Faire des ronds de jambe 24 novembre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireL’expression » faire des ronds de jambe » signifie que l’on fait beaucoup de manières pour plaire à quelqu’un dans le but d’en obtenir des faveurs. Cette politesse excessive est nettement hypocrite et n’a donc rien de sincère, c’est une attitude intéressée. On dit aussi » faire des courbettes » ou » faire la carpette » (= s’applatir comme un tapis). L’expression est assez récente et date du XXème siècle. Le » rond de jambe » est en réalité une figure de danse qui rappelle la révérence, geste traditionnel datant de l’Ancien Régime pour montrer la considération et le respect que l’on portait au souverain ou à une personne de rang supérieur.
Pas folle la guêpe 22 novembre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireL’expression » pas folle la guêpe » est utilisée pour signifier qu’une personne est maline, rusée. Au-delà du fait que les guêpes soient réputées pour leur ruse afin de venir s’installer avec nous à la table de jardin et y partager nos confitures et autres sucreries sans y être expressément invitées, le terme de » guêpe » désignait autrefois une personne maline, fine. La guêpe (l’animal) a aussi une taille fine, ce qui est à l’origine du vêtement appelé » guêpière « . Au XIXème siècle, l’expression se disait » pas bête la guêpe « . Ce n’est qu’au XXème siècle qu’elle a évolué vers l’expression actuelle » pas folle la guêpe « . Le film » Circonstances atténuantes » de 1939 avec Arletty contribua à la populariser.
Avoir le moral dans les chaussettes 28 octobre, 2011
Posté par alorthographe dans : Expressions françaises , ajouter un commentaireL’expression » avoir le moral dans les chaussettes » est particulièrement imagée. Les chaussettes sont portées en bas du corps (à moins de marcher sur la tête), laissant entendre métaphoriquement que le moral se situe au plus bas. Inversement, on dira » avoir le moral au-dessus des sourcils » pour désigner la bonne humeur.
Expression : avoir des casseroles
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireL’expression bien connue » avoir des casseroles » ou » traîner des casseroles » signifie qu »une personne a été mêlée de près ou de loin (plus souvent de près) à une affaire douteuse, a commis un acte malhonnête de par le passé, ce qui avait fait » grand bruit « . Les ennemis, adversaires et opposants se chargent en général de rappeler ces casseroles pour salir notamment la réputation d’un candidat à une élection, afin de lui laisser moins de chances d’être élu. Les milieux politiques sont très friands de ce genre d’action. Mais pourquoi des casseroles ? A cause du bruit tout simplement. Attachez des casseroles derrière une voiture, on l’entendra de loin ! L’expression fait également référence à un jeu d’enfants du début du XXème siècle qui consistait à attacher des casseroles à la queue d’un chat ou d’un chien, puis d’en rire en le voyant courir. Il s’agit donc d’une métaphore dans le cadre de l’expression.
Nettoyer les écuries d’Augias 19 octobre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireNettoyer les écuries d’Augias, que signifie cette expression ? D’où vient-elle ? On l’utilise au sens propre comme au sens figuré. Elle signifie » faire un très grand ménage « , effectivement nous ne sommes pas hors sujet ! Mais faire le ménage, ce peut être réellement nettoyer un endroit encombré, ça c’est le sens propre. Ce peut être aussi » nettoyer » au sens figuré, notamment une institution, une entreprise où les affaires vont mal, voire où il y a de la corruption… Quant à l’origine de l’expression, elle nous amène vers la mythologie grecque. Ce fameux nettoyage des écuries d’Augias n’est autre que le 5ème des 12 travaux d’Hercule, exigé par son ennemi Eurysthée afin d’expier ses crimes. Il avait en effet massacré ses propres enfants, sous l’emprise d’une crise de folie provoquée par Héra femme de Zeus, jalouse qu’il soit le fils de Zeus et d’une autre femme, Alcmène. Mais Augias, c’était qui alors ? C’était l’homme le plus riche en bétail, et Hercule eut pour mission de nettoyer toutes ses étables (pas lavées depuis 30 ans) en une seule journée, autant dire impossible… sauf pour lui ! Le terme d’étable fut transformé ensuite en » écurie » dans l’expression, en rapport avec le verbe » curer « , qui veut dire » nettoyer « .
La fête à Neu-Neu (Neuneu) 18 septembre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireLa fête à Neu-Neu (écrite aussi Neuneu) est en réalité une fête foraine populaire assez ancienne ayant eu lieu au départ à Neuilly, d’où le nom (Neuilly – Neu). Elle fut créée grâce à un décret impérial de Napoléon 1er le 10 juin 1815 à la demande du maire de Neuilly de l’époque, l’abbé Jean-François Delabordère, qui voulait instituer une fête patronale de l’église Saint-Jean-Baptiste. Cette fête eut lieu jusqu’en 1935, puis disparut pendant plusieurs dizaines d’années en raison de travaux d’élargissement de l’avenue de Neuilly, ne laissant plus assez de place aux manèges pour s’installer. Ce n’est qu’en 2008 que la Foire d’automne (appelée » Fête au Bois » puisqu’elle a lieu au Bois de Boulogne), se trouvant au départ derrière l’hippodrome d’Auteuil, fut déplacée Porte de la Muette. Elle reprit son nom de Fête à Neu-Neu en août 2010, donc très récemment, à la demande du public.
Le dindon de la farce
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireMieux vaut ne pas être » le dindon de la farce « , car cela signifie que nous sommes la victime, la personne trompée, dupée, qui s’est fait avoir ! Pourquoi dindon ? Pourquoi farce ? Il existe deux explications. 1- La farce était un divertissement comique moyenâgeux, un intermède à l’intérieur des spectacles, à ne pas confondre avec la farce des tomates farcies ! Bien évidemment, des personnages jouaient ces farces, et parmi eux se trouvaient les » pères dindons » systématiquement dupés par leurs fils. 2- L’autre explication nous vient de Claude Duneton, liée à l’existence d’un » ballet des dindons « , spectacle forain parisien des années 1739 à 1844. Ce spectacle de type » farce » et malheureusement très cruel envers les animaux amusait beaucoup les spectateurs de l’époque. Il s’agissait de mettre des dindons sur une plaque de métal que l’on chauffait progressivement, et au bout d’un moment, les dindons souffrant de la chaleur trop forte, finissaient par danser pour ne pas se brûler les pattes.
Etre soupe au lait 17 septembre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireUne personne » soupe au lait » est une personne qui s’emporte facilement, qu’il ne faut pas trop chatouiller sous peine de la voir vite se mettre en colère. Mais quel rapport avec la soupe au lait ? Comme nous l’avons tous remarqué déjà, le lait a tendance à monter d’un coup et à sortir brusquement de la casserole quand on le chauffe et qu’on ne le surveille pas. Autrefois et cela dès le XIVème siècle, la soupe désignait en fait un bouillon épaissi assez complet qui servait couramment de repas. Il arrivait qu’on remplace l’eau par du lait, d’où la soupe au lait ! L’expression » être soupe au lait » fut attestée en 1737.
Faire le pied de grue
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireQuand on attend quelqu’un longtemps, debout bien sûr, voire avec l’air bête de tant d’attente sans rien avoir à faire d’autre, on fait » le pied de grue « . Mais quel rapport avec cet échassier appelé » grue » ? La grue possède la particularité de pouvoir se tenir sur une seule patte, assez longtemps du reste. Position incommode (en tout cas pour un humain) à l’origine de l’expression. Au départ, on disait » faire la jambe de grue » puis l’expression actuelle l’a remplacée au début du XVIIème siècle. La grue désignait également une prostituée autrefois, par métaphore, en rapport avec le fait que les prostituées attendaient leurs clients dehors, debout.
Tirer à boulets rouges
Posté par alorthographe dans : Culture,Expressions françaises , ajouter un commentaireL’expression » tirer à boulets rouges » désigne le fait d’émettre une très violente critique verbale envers quelqu’un (ou quelque chose). Mais pourquoi des boulets ? Pourquoi rouges et pas bleus, verts ou jaunes ? L’origine en est bien sûr historique. Il faut remonter au temps où les » boulets rouges « , ancêtres de la bombe incendiaire, étaient rougis au feu avant d’être insérés dans les canons. Inutile de décrire les dégâts que cela causait… sur les nombreux bâtiments en bois subissant les assauts ! De nos jours, » tirer à boulets rouges » désigne donc par métaphore un discours incendiaire.





