Faire florès 15 décembre, 2011
Posté par alorthographe dans : Etymologie,Expressions françaises , ajouter un commentaireL’expression » faire florès « ‘ signifie » obtenir un succès éclatant » (dictionnaire), ce qui conduit à se faire une bonne réputation. Le mot vient du latin floridus (= fleuri, couvert de fleurs) et l’expression fait office de métaphore avec le principe de la floraison lorsque les fleurs se répandent sur les arbres au printemps. Etre couvert de fleurs, donc de compliments après avoir réussi quelque chose de remarquable. Cette expression n’est cependant plus tellement utilisée de nos jours, assez vieillie.
Crime de lèse-majesté 30 octobre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Etymologie,Vocabulaire , ajouter un commentaireLa locution nominale » crime de lèse-majesté » désigne au sens propre un » attentat perpétré contre un prince ou son autorité » (dictionnaire), et de manière générale tout délit d’opinion à réprimander (époque de l’hérésie, à partir du XIIème siècle). Ce sens est désormais vieilli, et le terme est plus généralement utilisé au sens figuré, désignant le fait de porter atteinte à l’honneur de quelqu’un. Le mot est formé à l’aide du préfixe » lèse » (du latin laesa = blessée), qui peut s’ajouter de même à d’autres noms, souvent féminins (exemple : société), signifiant qu’il est porté atteinte à ce que ces mêmes noms désignent.
Le boustrophédon 9 octobre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Etymologie,Mots français d'origine grecque,Vocabulaire , ajouter un commentaireEn voilà un drôle de mot ! Boustrophédon ! Ce mot désigne en fait un système d’écriture très ancien, très archaïque grec étrusque, qui possède cette particularité d’être lu » alternativement de gauche à droite et de droite à gauche » (dictionnaire). Son origine vient du grec (bien sûr !) bous = boeuf, et strephein = tourner. Le verlan (envers à l’envers, argot codé) en est d’ailleurs issu. Les palindromes, figures de style caractérisées par des textes ou mots qui peuvent se lire dans les deux sens, dont la succession de lettres est la même de gauche à droite comme de droite à gauche (symétrie bilatérale), s’inspirent justement du boustrophédon. Exemples : radar, kayak, rotor, été, » Esope reste ici et se repose » (J. Capelovici alias Maître Capello). Pour en revenir au boustrophédon, un exemple connu est celui des tablettes rongo-rongo de l’île de Pâques, écrites en » boustrophédon inversé « . Ah, qu’est-ce que le boustrophédon inversé ? On part de la ligne inférieure du support (et non pas supérieure !), on lit la 1ère ligne de gauche à droite puis on tourne ce support à 180 degrés. On lit la 2ème ligne de gauche à droite aussi, puis on retourne et on recommence avec la 3ème ligne etc. Autre exemple de texte écrit en boustrophédon (Grèce antique), les » lois de Solon » (législateur) publiées vers l’an 594 avant l’ère chrétienne.
Les zazous
Posté par alorthographe dans : Culture,Etymologie,Vocabulaire , ajouter un commentaireBien que le mot « zazou » soit de moins en moins employé, il faisait partie à une époque du vocabulaire courant. Je me souviendrai toujours de ma grand-mère utilisant ce nom quand elle voulait désigner des gens un peu farfelus. C’est un mot qui m’amusait d’ailleurs, quand j’étais enfant. Sa consonnance, probablement ! Plus concrètement, les zazous ont existé, hé oui ! C’était tout simplement un courant de mode dans les années 1940, rassemblant des jeunes amoureux de jazz. Ils portaient des vêtements anglais ou américains. L’origine du terme se trouve dans la chanson » Zah Zuh Zaz » de Cab Calloway (chef d’orchestre et chanteur de jazz américain). Très anticonformistes, les zazous jouèrent un rôle sous l’occupation allemande. Pour marquer leur opposition au régime, ils organisaient des concours de danse, les opposant notamment aux soldats allemands. Ils allèrent même, par bravade, jusqu’à porter volontairement des étoiles jaunes marquées » zazou « , » swing » ou » goy « à l’époque des lois raciales de Pétain et des Nazis. Ils furent évidemment arrêtés, puis relâchés après un court séjour au camp de Drancy. Le tissu étant rationné pendant la guerre, ils provoquaient en portant des vêtements longs. De même, ils se laissaient pousser les cheveux par bravade envers le décret qui ordonnait de récupérer les cheveux chez les coiffeurs pour en faire des pantoufles. Un autre de leurs signes distinctifs était enfin le port du parapluie, qu’ils prenaient soin de ne jamais ouvrir.
Un parka ou une parka ? 7 octobre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Etymologie,Vocabulaire , ajouter un commentaireLe mot » parka » est masculin ou féminin, au choix ! On dit un parka ou une parka, aucune possibilité de se tromper. Le mot vient du russe emprunté à l’anglo-américain, lui-même issu de l’inuit, ce qui n’étonnera personne vu ce qu’il désigne, » manteau court à capuchon, en tissu imperméable » (dictionnaire), c’est un anorak épais. En français, on l’appelle aussi une » doudoune « .
Tache ou tâche ? 4 octobre, 2011
Posté par alorthographe dans : DIFFICULTES langue FRANCAISE,Etymologie,Vocabulaire , ajouter un commentaireL’erreur qui consiste à confondre » tache » et » tâche » est courante. La tache sans accent circonflexe est la marque naturelle que l’on peut avoir sur le corps comme par exemple une » tache de vin « , ou la tache » sale » comme faire une tache sur sa chemise. Le mot vient du latin populaire tacca = signe. La tâche avec accent circonflexe désigne quant à elle le travail à effectuer par nécessité, la mission à remplir en général dans un temps imparti. Exemples : » Cette fois-ci, tâche d’être sage chez ta grand-mère ! » – » J’arrive d’ici une heure, il me reste encore une tâche à effectuer. « Le mot vient du latin taxare = taxer. Exemple de phrase utilisant les deux mots : » Il faut que je tâche de ne pas me faire de taches au restaurant ce midi. «
Les catacombes 1 octobre, 2011
Posté par alorthographe dans : Culture,Etymologie,Mots français d'origine grecque,Vocabulaire , ajouter un commentaireLe nom » catacombe » est féminin et ne s’utilise qu’au pluriel : des catacombes. On ne parle jamais d’une catacombe, mais de catacombes. Le mot vient du latin tumba = tombe, mais également du grec kata = en dessous et tumba = tombe. Alors pourquoi ne dit-on pas » cataTombes » au lieu de » cataCombes » ? Parce que ce mot, comme beaucoup d’autres, a subi une altération depuis l’origine.
Quasi ou quasi- ?
Posté par alorthographe dans : DIFFICULTES langue FRANCAISE,Etymologie,REGLES d'orthographe , ajouter un commentaireL’adverbe » quasi « , qui veut dire » presque, à peu près » vient du latin quasi (quam et si) = comme si. Avez-vous remarqué que certaines fois, il est suivi d’un trait d’union, mais pas toujours ? La règle est assez simple, encore faut-il la connaître ! Quand » quasi » est suivi d’un nom, on met un trait d’union. Quand » quasi » est suivi d’un adjectif, on ne met pas de trait d’union. En général, on distingue assez facilement un nom d’un adjectif (pour le nom, on peut mettre un ou une devant). Exemples : » Il est quasi impossible de franchir ce mur. (adjectif) » – » Sur la plage, les gens se mettent en maillot de bain dans la quasi-totalité des cas. (nom) ».
Astuce pour le cas où l’on hésite : quand on peut remplacer » quasi » par » quasiment « , il ne faut pas mettre de trait d’union. Exemple : » Il est quasiment impossible de franchir ce mur. »
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Une effluve ou un effluve ? 30 septembre, 2011
Posté par alorthographe dans : DIFFICULTES langue FRANCAISE,Etymologie,Vocabulaire , ajouter un commentaireOn ne dit pas » une effluve » (l’erreur est courante !), mais » UN effluve » pour désigner l’émanation qui peut s’exhaler d’un corps, d’un aliment ou d’un végétal. Le mot est d’origine latine, il vient de effluvium qui signifie » écoulement « . Astuce pour vous souvenir du genre masculin, pensez à son origine, on dit UN écoulement, donc UN effluve.
Un éphéméride ou une éphéméride ? 25 septembre, 2011
Posté par alorthographe dans : DIFFICULTES langue FRANCAISE,Etymologie,Mots français d'origine grecque,Vocabulaire , ajouter un commentaireTout le monde connaît ces fameux petits calendriers dont on retire une feuille chaque jour, appelés » éphémérides « . Cependant, une erreur courante consiste à dire » un éphéméride » au singulier (comme on dit UN calendrier), alors que ce nom est féminin. On dit » UNE éphéméride « . Le mot éphémère vient du grec ephêmeros = qui dure un jour (de hêmera = jour). Le mot est féminin pluriel en astronomie, désignant les tables qui donnent chaque jour des » valeurs calculées de grandeurs astronomiques variables » (dictionnaire) : les éphémérides.





