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Apologue et épilogue

Le nom masculin ‘ apologue ’ (du latin apologus, issu du grec apologos = récit fictif, fable) désigne un ‘ court récit en prose ou en vers ’ à visée allégorique (métaphorique, symbolique) qui comporte en général une morale, une leçon à retenir, c’est un récit à but instructif sous une forme imagée. Attention, un apologue est une fable mais une fable n’est visiblement pas forcément un apologue selon Jean-François Féraud (grammairien et lexicographe français, professeur de rhétorique et de philosophie) qui, dans son ‘ Dictionaire critique de la langue française ’ (nota : ‘ dictionaire ’ écrit ici avec un seul ‘ n ’) de 1787-1788, en fournit l’explication suivante : ‘ Je crois que l’apologue est une histoire feinte pour instruire et pour corriger. Il est distingué de la Fable proprement dite, en ce que celle-ci ne fait parler que les animaux ou les chôses inanimées, et que l’Apologue a plus d’étenduë, et fait parler et met en jeu les hommes même, les anges et les Dieux. ’ L’Académie française quant à elle, ne distingue pas particulièrement les deux mots mais il me semblait instructif d’évoquer parallèlement la définition complémentaire de Féraud ci-dessus. Exemples : ‘ Le célèbre et populaire Roman de Renart est un apologue. ’ – ‘ Les fables de La Fontaine sont, pour la plupart, des apologues. ’

Le nom masculin ‘ épilogue ’ (du latin epilogus, emprunté au grec epilogos = ‘ après le discours ’) désignait à l’origine ‘ La derniere partie d’un discours oratoire. L’epilogue doit estre court. ‘ (1re édition – Dictionnaire Académie française 1694). La signification s’est ensuite étendue pour désigner finalement la dernière partie, la conclusion tant d’un poème que d’une pièce de théâtre, d’un discours, d’une dissertation, d’un récit quel qu’il soit ou d’un film, le dénouement d’une histoire, d’une affaire. Exemples : ’ Léa était tellement fatiguée qu’elle s’est endormie avant l’épilogue, du coup elle ne connaît pas la fin du film. ’ – ‘ Cette triste affaire a connu un épilogue vraiment dramatique. ’
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Etrennes origine et histoire

Début janvier (mais aussi fin décembre), il est généralement coutumier de donner des étrennes à certaines personnes comme le gardien d’immeuble, le facteur, les pompiers etc., de moins en moins cependant, crise oblige ! Dans ce cas précis, le nom (féminin) est toujours utilisé au pluriel : des étrennes. Attention, il faut savoir qu’elles ont été interdites par l’Assemblée nationale constituante le 29 novembre 1789 pour les agents de l’État. En effet, elles sont associées à la notion de corruption. Par exemple, le site Internet de la mairie du 13ème arrondissement de Paris exprime clairement ceci : ‘ Il est interdit aux agents municipaux (éboueurs, égoutiers, etc.) de faire des quêtes et de demander des étrennes ‘, et cette interdiction est valable pour Paris tout entierUn arrêté préfectoral du 2 décembre 1955 l’interdit. La démarche est tout de même tolérée généralement par les communes et il n’est pas interdit par exemple de vendre des calendriers (facteur, pompiers…) sauf à Paris (selon l’avis préfectoral susmentionné).

Aux origines, le nom étrenne (XIIe siècle) vient du latin strena (associé à la déesse  romaine de la santé Strena), qui signifie bon présage, et donc par extension, cadeau à titre d’heureux présage. Les étrennes se sont surtout développées sous l’Empire romain sous forme de don de nourriture, de vêtements, d’argent voire d’objets précieux. L’auteur et aristocrate romain Symmachus (Symmaque – IVe siècle), ardent défenseur du paganisme, rapporte que les étrennes furent introduites par le roi Tatius Sabinus en recevant le premier, de la part de la déesse Strenia, la verbène (= verveine) du bois sacré, signe de bon augure pour l’année qui démarre. Dans la mesure où l’origine des étrennes est païenne, l’Église catholique en a condamné la pratique, jugée diabolique et reste de paganisme notamment par Saint Augustin, et par le Concile d’Auxerre en 587. Les différentes condamnations historiques n’ont cependant aucunement empêché la tradition de perdurer jusqu’à nos jours.

Mais le mot étrenne (féminin aussi) existe aussi, dans le cas où l’on utilise quelque chose pour la première fois : avoir l’étrenne de… étrenner un vêtement, le mettre pour la première fois. Au sens familier, étrenner signifie être le premier à subir un inconvénient : ah ben voilà, il a renversé son verre sur sa nouvelle chemise, il l’a bien étrennée !

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