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Les huîtres triploïdes

Les huîtres à l’état naturel contiennent deux jeux de chromosomes (diploïdes) tout comme de nombreux êtres vivants dont les êtres humains. Les huîtres triploïdes (80 à 90 % des ostréiculteurs environ en élèvent) ont cette spécificité qu’elles comportent trois jeux de chromosomes (3n), à savoir un jeu d’origine femelle (parent diploïde) et deux jeux d’origine mâle (parent tétraploïde). Stériles, elles sont le fruit du croisement entre une femelle diploïde (2n) et un mâle tétraploïde (4n) fourni par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). L’avantage de cette technique est que leur énergie propre sert à leur développement et non à la reproduction, ce qui réduit le cycle de production à deux ans au lieu de trois. De plus, elles ne sont pas laiteuses en été et les mois en R, ce qui attire plus les consommateurs. L’un des objectifs est d’améliorer les souches d’huîtres françaises pour les rendre plus résistantes aux maladies. L’Ifremer a ainsi été conduit à travailler sur le génome de l’huître. Attention, elles ne sont pas OGM (Organismes génétiquement modifiés) au sens juridique car aucun gène étranger n’y est ajouté, n’affectant pas leur patrimoine génétique. C’est l’Ifremer qui a contribué au lancement de cette production au début des années 2000 puis déposé le brevet Obtention de mollusques bivalves tétraploïdes à partir de géniteurs diploïdes en 2007 et gère un cheptel de 150 géniteurs tétraploïdes dans son laboratoire de la Tremblade en Charente-Maritime, où les écloseurs s’approvisionnent pour effectuer les croisements et vendent ensuite les naissains aux ostréiculteurs. Il n’existe pas de réglementation spécifique au niveau de l’étiquetage car selon la Commission européenne, ces huîtres triploïdes existent en quantité infime à l’état naturel. Les opposants affirment que ces huîtres ne sont pas totalement stériles. Parmi eux, l’association Ostréiculteur traditionnel qui fait la promotion de la marque Huîtres nées en mer (mouvance proche de l’ONG Slow Food, qui refuse les biotechnologies).

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Différence entre vote et votation

Le vote et la votation ont en commun le fait de demander leur avis aux citoyens ou membres d’une assemblée. Le vote, mot anglais issu du latin votum = vœu,  désigne l’acte par lequel les citoyens d’un pays ou les membres d’une assemblée (association par exemple) expriment leur opinion lors d’une élection. Le vote, en France, est un processus institutionnel décidé par les élus ou le gouvernement. En revanche, la votation s’applique plus particulièrement à la Suisse, elle y désigne à l’origine un certain type de vote populaire, notamment les référendums d’initiative populaire et locale (ne venant pas des élus mais du peuple). Les votations fédérales y sont quant à elles officielles, ce sont des consultations populaires. La votation dite ‘ citoyenne ‘ existe cependant en France bien que non prévue par la loi. Elle permet de s’exprimer librement sur un sujet précis pour interpeller les institutions en place, tout en étant dépourvue d’objectif électoral (ce qui est le cas du vote). En 2009 par exemple, le collectif ‘ Contre la privatisation de la Poste ‘ avait utilisé ce terme de ‘ votation citoyenne ‘. Il fut utilisé également en 2011 pour les primaires socialistes. En juin 2016, une ‘ votation citoyenne ‘ en France est organisée par les 7 organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) par rapport au projet de loi Travail (El Khomri) qui fait tant débat afin de permettre aux salariés, jeunes, privés d’emplois, retraités et citoyens de s’engager dans la mobilisation.

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Lapidaire

Un lapidaire était un ouvrier qui travaillait dans les carrières, un tailleur de pierre, un ouvrier travaillant les pierres fines mais aussi un marchand vendant toutes sortes de pierres. Les lapidaires taillent toutes les pierres plus tendres que le diamant. Ce métier existe toujours. Le terme de lapidaire existe depuis le XIIe siècle (Dict. Étym.) et vient du latin lapis = pierre. Par exemple, le lapis-lazuli est une pierre bleue, de lapis + lazuli (= azur) du mot persan lazur = bleu. Le verbe lapider possède la même origine (lancer des pierres). En France, la région la plus historique en matière de taille de pierre est le Haut-Jura, grâce à la proximité avec la Suisse qui facilitait le commerce des pierres. La présence de cours d’eau était nécessaire, les roues à aube des tailleries étant actionnées par la force motrice de l’eau. Les tailleries traditionnelles commencèrent à disparaître dans les années 1930 avec l’arrivée de l’électricité. Pour plus d’informations à propos de ce métier : lataillerie.com/Lapidaire.

Addiction et adduction

Le nom addiction est un anglicisme d’origine latine. Il vient de ad diccere ou add dictus qui signifie ‘ dire à ’. Son étymologie explique la présence des deux D. Son utilisation était autrefois réservée au domaine juridique, désignant la mise en esclavage d’une personne endettée et insolvable. Ensuite, le mot anglais fut utilisé dans le cadre du rapport de soumission de l’apprenti par rapport à son maître. Enfin, il évolua vers la définition actuelle, à savoir le caractère compulsif et répétitif de certains comportements accompagnés de perte de contrôle de la personne sur elle-même, ce qui crée précisément la dangerosité de l’addiction, tant pour la personne que pour son entourage ! Les addictions sont des dépendances extrêmes, liées ou non à des produits. Les plus courantes concernent l’alcool, les drogues, le tabac, les jeux (vidéo, jeux d’argent etc.), la sexualité, les médicaments,  les aliments (chocolat, bonbons etc.), mais également les achats dits ‘ compulsifs ’, Internet, le téléphone, le travail (si si, ça existe !), ce dernier étant appelé en anglais ‘ workaholisme ’ et caractérisé par le fait que le travail devienne l’unique facteur de définition identitaire de celui qui en souffre. Exemples : ’ Julien a fini par prendre rendez-vous chez son médecin, car sa compagne lui reproche sans cesse son addiction aux jeux en réseau sur lesquels il passe régulièrement des nuits entières au point de ne plus avoir de vie de famille. ’ – ‘ Estelle dépense toute sa paye dans des paires de chaussures, elle en a plein la maison ! Son mari vient de demander le divorce en raison de cette addiction qui les a menés à une situation proche du surendettement. ’ Le nom adduction (du latin adducere = ‘ action d’attirer, apporter à… ‘ pour le sens premier et adductio = ‘ amener ’ pour le deuxième sens) est d’une part un terme d’anatomie : les muscles adducteurs. ‘ Mouvement de certains muscles qui rapprochent de l’axe du corps les parties qui en avaient été écartées ’. D’autre part, le terme désigne depuis la fin du XIXe siècle la ‘ conduite d’un fluide vers des installations de traitement puis de distribution ’, c’est le cas notamment de l’adduction d’eau ou de gaz. Exemples : ‘ Aucuns ont voulu dire que ce muscle aide aussi à l’adduction des doigts vers le poulce (PARÉ IV, 29) ’ – ‘ Avec l’arrivée de l’adduction d’eau, les lavoirs furent peu à peu abandonnés dans la plupart des villages. ’
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Alpha et le secret des mots

NOUVELLEMENT ÉDITÉ (15/06/2015)

‘ Alpha et le secret des mots ‘, 294 pages d’astuces d’orthographe, explications et histoire des mots parce que comprendre c’est apprendre, et pour le côté ludique, divers jeux de mots sachant que la mémoire retient ce qui a du sens et doit apporter du plaisir pour être efficace (mots croisés, QCM, énigmes…).

Comment mieux écrire cette langue française réputée si complexe ? Une solution consiste notamment à comprendre les mots par l’accès à leurs origines. Un plongeon dans les secrets de leur histoire éclaire et aide à les apprivoiser. Spécialiste de la langue française depuis plusieurs dizaines d’années et ex-enseignante, Corinne DUVAL vous propose, dans ce livre accessible à tous, une étude à la fois documentée et ludique d’un certain nombre de mots et locutions. Son personnage Alpha, votre entraîneur personnel, vous invite, au fil des chapitres, à des jeux et énigmes destinés à faire travailler votre mémoire, à attiser votre curiosité intellectuelle de manière détendue. Un apprentissage est plus efficace et durable s’il est associé à la notion de plaisir et de soif d’en savoir plus. La mémoire retient ce qui a du sens pour elle et comprendre c’est apprendre.

ISBN 978-2-9546968-1-2

14,50 €

www.thebookedition.com/corinne-duval-alpha-et-le-secret-des-mots-p-127154.html

Alpha et le secret des mots

Alpha et le secret des mots – © Corinne DUVAL

 

Différence entre tendresse et tendreté

Les noms tendresse et tendreté sont souvent confondus. Il faut dire aussi qu’ils ont la même origine, dérivés de l’adjectif tendre, issu du latin tener = tendre, délicat. La tendresse est abstraite et s’applique à un sentiment d’affection : un regard empli de tendresse. Au pluriel, on l’utilise à la fin d’une lettre adressée à quelqu’un que l’on affectionne : tendresses. La tendreté, en revanche, n’a rien à voir avec un sentiment. On n’emploie ce mot que pour parler de choses bien concrètes, pour décrire une viande qui se travaille bien par exemple (tendreté d’une pièce de bœuf). On parlera aussi de la tendreté d’un fruit. Enfin, la tendreté s’applique aussi aux roches dans le domaine de la sculpture. Par exemple, la tendreté du tuffeau permet de le sculpter aisément.

Vaccin origine du mot

Un vaccin, tout le monde sait ce que c’est, mais l’origine du mot, la connaissez-vous ? Eh bien ce mot (XIVe siècle) est issu du latin vaccinus, de vacca qui veut dire vache, oui oui ! L’histoire commence en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, avec le Docteur Edward Jenner. Les vaches souffraient d’une forme de variole appelée variola vaccina (variole de la vache) ou vaccine. La maladie se transmettait à l’homme mais la variole humaine sévissait aussi dans le pays, faisant bien plus de ravages. Alerté par le nombre impressionnant de malades atteints de variole et complètement défigurés, le médecin chercha un moyen pour empêcher la propagation de cette maladie. Or, il avait été remarqué que les gens travaillant dans les laiteries, donc au contact des vaches, ne l’attrapaient visiblement pas. Un dicton affirmait d’ailleurs : ‘ Si tu veux une femme qui n’aura jamais de cicatrice au visage, épouse une laitière ! ‘ Le médecin fit la relation entre la vaccine (variole des vaches) et la protection qu’elle apportait aux personnes au contact des vaches. Edward Jenner mit sa découverte en pratique en 1796, inoculant du pus infecté puis le virus à un petit garçon, qui n’attrapa pas la maladie, immunisé comme l’espérait le docteur. Le principe du vaccin était trouvé ! Cependant, la vaccination contre une autre maladie, la variole, existait en Chine dès le XVIe siècle (variolisation) sans porter le nom de vaccin. Le principe d’action de la vaccination fut ensuite expliqué par Louis Pasteur et ses collaborateurs.
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Camembert clacos calendos

Le camembert, célèbre fromage au lait cru de vache, dont la pâte molle est légèrement salée et dont la croûte est dite fleurie (à savoir couverte de penicillium, lui donnant un aspect duveteux blanc) est originaire du village de Camembert dans l’Orne en Basse-Normandie (le nom a été vite trouvé !). Il est donc traditionnellement fabriqué en Normandie et protégé en France depuis 1982 par une appellation d’origine contrôlée (AOC) et dans les pays de l’Union européenne par une appellation d’origine protégée (AOP). Il porte, dans le langage populaire, un autre nom : clacos ou claquos. En argot, il est dénommé calendos. L’origine de ces noms n’est pas certaine, car il existe plusieurs explications non certifiées. Ce fromage est fabriqué depuis le XVIIe siècle, sans en porter le nom au départ. Marie Harel (1761-1844) de Vimoutiers (Orne), est considérée comme l’inventrice du camembert, ayant bénéficié en 1791 des conseils avertis en la matière d’un prêtre réfractaire au manoir de Beaumoncel où elle travaillait. Ses descendants ont créé une dynastie fromagère, notamment son petit-fils, Cyrille Paynel (né en 1817) à Mesnil-Mauger (Calvados). À partir de 1870, le monopole familial fut contesté par d’autres fromagers qui savaient eux aussi fabriquer le camembert.

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Sabotage origine

Tout le monde connaît ce mot : sabotage, qui signifie détruire ou abîmer volontairement. Mais d’où vient-il ? Il vient de sabot, oui le sabot, la chaussure. Le nom masculin sabot vient lui-même de çabot (XIIe siècle) = chaussure, qui est le croisement de deux mots de l’ancien français bot (botte) et savate. Une savate un peu haute en fait. À l’époque des Canuts (à Lyon) au XIXe siècle, les travailleurs désirant un congé ou lutter contre le patron en raison de trop d’heures de travail (ils en faisaient vraiment beaucoup !), jetaient un sabot dans les machines de l’usine ou ferme. Ils endommageaient de ce fait l’outil de travail et ne reprenaient qu’une fois l’outil réparé, mettant de force le patron en difficulté.

Suite à une évolution, de nouvelles machines à tisser leur ont été présentées, de type Jacquard, combinant techniques des aiguilles de Basile Bouchon, cartes perforées de Falcon et cylindre de Vaucanson. La possibilité de les programmer en utilisant des cartes perforées en fait par certains côtés les ancêtres de l’ordinateur. Les ouvriers ont eu alors peur de ne plus avoir de travail du fait de cette capacité plus grande des machines avec moins d’effort et moins de main d’oeuvre (nous en connaissons d’autres exemples à notre époque, liés à la rentabilité… c’était déjà le cas !). Ils se sont révoltés et ont cassé les nouvelles machines à nouveau avec leurs sabots et c’est de là qu’est né le terme de sabotage. En 1808 , le Dictionnaire Historique de la langue française d’Alain Rey définit ce terme dans le sens de ‘ faire vite et mal ‘.

Faire grève

Faire grève signifie, dans le sens général, que des salariés cessent de travailler (de quelques heures à plusieurs semaines) de manière concertée pour obtenir des avantages, contester une décision de la direction et essayer de la convaincre de la retirer, ou faire remonter à la direction un conflit avec des supérieurs hiérarchiques. Le mot ‘ Grève ‘ trouve son origine dans l’Histoire de France. Il s’agissait d’une place parisienne nommée ainsi parce qu’on y trouvait une grève, qui était en réalité un quai en pente douce plongeant dans la Seine au point d’accostage des bateaux, destiné à faciliter le déchargement des marchandises transportées sur le fleuve et livrées à Paris. En 1830, de par sa situation, cette place fut renommée ‘ Place de l’Hôtel de Ville ‘ après avoir été agrandie aux XVIIIe et XIXe siècle. Autrefois, ‘ être en grève ‘, c’était avant tout être sans travail, donc pas grand-chose à voir avec la définition actuelle. Les ouvriers se rassemblaient sur la fameuse place de Grève et les patrons venaient les chercher quand ils en avaient besoin. Le sens de l’expression a évolué au début du XIXe siècle quand des ouvriers, à force d’être exploités par des patrons peu scrupuleux, décidèrent d’abandonner le travail et de ‘ se mettre en grève ‘, se réunissant à l’occasion sur cette même place de Grève.

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