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Ordre jupitérien

L’ordre jupitérien, expression quelque peu à la mode en France (on se demande bien pourquoi !), fait référence à la mythologie romaine dans laquelle Jupiter n’est autre que le maître des autres dieux et de tous les êtres vivants, équivalent du dieu grec Zeus. Cela décrit notamment (quoi qu’on en pense) à notre époque un président qui représente pleinement le pouvoir exécutif suprême et s’exprimant peu mais de manière réfléchie (malgré quelques apparences trompeuses), aux propos laconiques voire sibyllins. Un dieu tout-puissant qui foudroie ? Un dieu à la parole performative (réaliser soi-même ce que l’on énonce) ? Quoi qu’il en soit, du point de vue de la langue française, il faut savoir que l’adjectif jupitérien est un néologisme. Il n’est pas latin. On y substituerait plutôt jovius, formé à partir du génitif de Jupiter, Jovis. De même, l’adjectif dialis signifie de jupiter. Représenté avec comme attributs l’aigle et la foudre, le père céleste est le Dius pater, racine du nom, d’origine indo-européenne, dyew signifiant lumière diurne sur lequel le mot latin dies est formé, pour désigner le jour. Le nom Jupiter signifie d’ailleurs littéralement maître du jour lumineux.

Carat origine

Le carat, de nom officiel carat métrique, est l’unité de mesure de masse employée dans le commerce des diamants et pierres précieuses. Cette unité correspond à 2 décigrammes (0,2 gramme ou 200 milligrammes). C’est également l’unité de titrage de l’or dans un alliage, chaque carat représentant 1/24e du poids de l’alliage. Le nom vient  de l’italien carato emprunté à l’arabe qirat = poids d’une graine de caroube, issu du grec keration = tiers de l’obole (unité de monnaie et de poids de la Grèce antique). Le carat en joaillerie est une unité de masse particulière aux gemmes qui sont des pierres fines, précieuses ou ornementales, tandis que le carat des bijoutiers désigne plutôt le degré de pureté du métal. Le carat métrique existe officiellement depuis 1907, il a été défini par la 4e Conférence générale des poids et mesures (CGPM). Il faut 5 carats pour faire 1 gramme.

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Stromatolite ou stromatolithe

Un stromatolite (écrit aussi stromatolithe), du grec strôma, -atos = couverture, et lithos = pierre, est une concrétion laminaire (feuillets superposés de 0,1 à 5 mm d’épaisseur) généralement calcaire que l’on trouve dans les eaux peu profondes (mer ou eau douce), d’origine biogénique (cyanobactéries) et sédimentaire. Bien que créés en grande partie par des bactéries, les stromatolites ne sont pas vivants. Cependant, sa structure laissant des vides à certains endroits permet à des organismes ou bactéries d’y trouver abri. Les stromatolites existaient déjà il y a plus de 3,5 milliards d’années (Groenland et Australie notamment). Les stromatolites sont un sujet de recherche important en paléontologie en tant que dépositaires des premières traces de vie sur Terre et selon les scientifiques, premières manifestations également de cette vie. Le fait de les connaître mieux renseigne sur l’histoire des bactéries, organismes de la biosphère les mieux adaptés à leur milieu et les plus abondants.
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Différence entre spationaute, astronaute, cosmonaute et taïkonaute

Tous ces termes désignent des personnes qui voyagent dans l’espace, mais pourquoi plusieurs noms ? Ils sont associés en fait à l’origine géographique des missions spatiales : spationaute = France, astronaute = États-Unis, cosmonaute = Russie (traduction du russe космонавт kosmonavt) et enfin, taïkonaute = Chine.
Côté étymologie, voici l’origine de ces noms : spationaute est un mot hybride issu du latin spatium (espace) et du grec nautes (navigateur), astronaute est issu des mots grecs ástron (étoile) et nautes (navigateur), cosmonaute est issu des mots grecs kosmos (univers) et nautes (navigateur) et enfin, taïkonaute vient du chinois tàikōngrén composé de tàikōng (espace, cosmos) et rén (homme).
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Végétarien – végétalien – vegan

Le végétarisme est une pratique alimentaire très ancienne, remontant jusqu’à l’Antiquité grecque. Pythagore est considéré comme le père du végétarisme. Les pythagoriciens excluaient la viande de leur régime alimentaire. De nombreux penseurs et scientifiques comme Albert Einstein, Léonard de Vinci et Mahatma Gandhi étaient également végétariens. Le principe du végétarisme : exclure la viande (rouge et blanche), le poisson et les fruits de mer. Le végétalisme pratique les mêmes exclusions, mais exclut en plus les produits laitiers, les œufs et autres produits d’origine animale (miel…) : alimentation issue uniquement du monde végétal. Le véganisme, lui, va encore plus loin et n’est pas lié qu’à la nourriture, c’est un mode de vie, de consommation cherchant à exclure selon ses adeptes toute exploitation des animaux, que ce soit pour se nourrir, se vêtir, pour ses loisirs… Donc pas de laine, pas de cuir, pas de produits cosmétiques testés sur des animaux. Le terme vegan est un terme anglo-saxon, souvent traduit en français par végétalien. Ce mode de vie fut créé en 1944 par Donald Watson, officiellement le premier adepte du véganisme. En 1948, fut fondée aux États-Unis la première Vegan Society. Puis dans les années 70, le véganisme se popularisa en Amérique du Nord, grâce notamment au World Vegetarian Congress. Un vegan est donc d’abord végétalien, mais en plus, il n’utilise aucun produit d’origine animale.

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Nougat

Le nougat est une confiserie faite de blanc d’œuf, de noix ou d’amandes et de miel. Son nom vient du mot provençal nogat signifiant tourteau de noix, du latin populaire nucatum, de nux = noix (XVIe siècle). Le nougat connu en France est le nougat de Montélimar mais il est apparu d’abord à Marseille vers 600 avant notre ère (arrivée des Grecs à Massalia, ancien nom de Marseille), il s’agissait de nougat noir à l’époque. Le nougat ne fut reconnu en France qu’au XVIIIe siècle, grâce à l’agronome Olivier de Serre qui décida d’ouvrir la Drôme et la Provence à la culture de l’amandier et le Premier consul de Montélimar, Claude Souchon, qui proposa, pour fêter le passage des ducs de Bourgogne et de Berry (2 janvier 1701) de retour d’Espagne, que la ville leur offre à chacun un quintal de nougat blanc. La recette du nougat blanc telle que nous la connaissons date de 1730 mais le nom de son créateur est inconnu. Les premières recettes ne comportaient pas de blanc d’œuf, il fallut attendre 1650 pour que ce soit ajouté afin d’aérer et blanchir la pâte. Le premier nougatier connu fut F.-Joseph Michel (1740).

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Navarin d’agneau

Le navarin d’agneau est une sorte de pot-au-feu constitué de morceaux d’épaule, de collier ou de poitrine d’agneau cuits lentement en ragoût et accompagnés de légumes nouveaux dont les navets. Son origine est liée à la bataille de Navarin (ville grecque) qui eut lieu en 1827, où les flottes anglaises, russes et françaises infligèrent une cuisante défaite à la flotte turco-égyptienne, lors de la guerre d’indépendance de la Grèce. Pour fêter la victoire le lendemain, l’Amiral de Rigny, commandant l’armada, donna l’ordre d’améliorer le repas ordinaire. Le chef cuisinier eut l’idée de remplacer le riz du rata par des légumes variés et colorés, inventant une nouvelle recette qui prendra le nom du port grec de Navarin.

Déguster de bons petits plats, c’est bien, mais en connaître l’histoire, c’est encore mieux : thebookedition.com/fr/alpha-et-le-secret-des-mots-cuisine-p-345620.html

Dragée origines

Le nom féminin dragée vient du grec tragêmata qui signifie bonbon. Le sucre n’était pas connu dans l’Antiquité, mais les dragées existaient à l’époque romaine (vers 170 av. J.-C.). En effet, Julius Dragatus, confiseur de la famille des Fabius, l’aurait inventée pour le baptême du fils d’un patricien romain, laissant accidentellement tomber une amande dans une jarre de miel (selon Véronique Dumas : ‘ Les dragées ’, Historia,‎ novembre 2011). En France, la première référence à la dragée sucrée date de 1220, un apothicaire de la cité de Verdun (devenue capitale des dragées) en ayant fabriqué, sachant que seuls les apothicaires (appelés ensuite pharmaciens en 1777 par un décret de Louis XVI) avaient le droit de faire le commerce du sucre. Elles étaient enrobées de sucre et de miel durcis à la cuisson. À Verdun d’ailleurs, la recette d’origine consiste à enrober de sucre des graines d’anis vert. Des vertus curatives ont été longtemps attribuées aux dragées, étant censées faciliter la digestion mais aussi combattre la stérilité, ce qui explique notamment leur présence lors des fêtes familiales (mariages, baptêmes…). De même, dans la tradition chrétienne, l’amande est associée à la virginité de Marie. Les dragées étaient particulièrement appréciées à la cour de Louis XIV, faisant partie de ce que l’on appelait ‘ les épices de chambre ‘ disposées dans des drageoirs (vases d’argent et d’or). Les dragées furent introduites dans les grandes cours d’Europe par la famille de Médicis au XVIIIe siècle, sous forme de pralines enrobées de petites confitures. En 1750, le confiseur parisien Pecquet, devint fournisseur du roi Louis XV grâce à l’invention d’une dragée lisse en faisant cuire du sirop de sucre autour d’une amande dans une bassine remuée toute une journée. Le privilège du commerce du sucre dont bénéficiaient les apothicaires fut aboli par une ordonnance royale en 1777, le transférant aux confiseurs. La fabrication se modernisa avec l’invention de l’ancêtre de la turbine à dragée par Moulefarine en 1845. Julien Peysson et Zacharie Delaborde déposèrent ensemble le brevet de la turbine à dragées (sphère de cuivre permettant un brassage continu et régulier) peu de temps après, en 1846.

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Biscuit origine

Le biscuit tient son nom du fait qu’il soit cuit deux fois : bis-cuit. Chrétien de Troyes dans ses Œuvres poétiques en 1175 y faisait mention sous le nom de bescuit (Dict. étym.) et Jean de Joinville, biographe et conseiller du roi Louis IX dit Saint Louis (XIIIe siècle), évoque des petits pains, les besquis, parce qu’ils sont cuits de deux à quatre fois. Au Moyen Âge, les marins avaient l’habitude d’emporter avec eux des sortes de pains à base de farine, d’œufs et d’eau qu’ils cuisaient deux fois afin d’en assurer une conservation plus longue pendant le voyage. Bien avant, les Égyptiens de l’Antiquité ajoutaient du miel au pain pour mieux le conserver et le cuisaient également deux fois plus longtemps. Dans le tombeau du pharaon égyptien Ti, de la Ve dynastie, des peintures ont été trouvées montrant un ouvrier qui attise le feu d’un four où cuisent des galettes. À l’époque de Périclès (495 – 429 av. J.-C.), les Grecs préparaient déjà de nombreuses variétés de pains dont notamment les dypires, (pains cuits deux fois). En France, les premières biscuiteries apparurent dès le milieu du XIXe siècle à Bordeaux (Jean-Honoré Olibet), puis à Dijon (Pernot en 1870), Nantes (Lefèvre-Utile alias LU en 1883), etc.

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Apprendre par coeur, origine de l’expression

Lorsque l’on veut retenir un texte mot pour mot, on l’apprend par cœur. Mais que vient donc faire le cœur dans cette histoire ? N’est-ce pas plutôt le cerveau qui va enregistrer le texte ? En fait, il faut remonter à l’époque d’Aristote qui pensait que le cœur était ‘ le siège de l’intelligence ‘. Pour les Grecs de l’Antiquité, le cœur était même également le centre de l’affectivité, des émotions, de la mémoire. En France, c’est Rabelais qui, au XVe siècle, utilisa le premier l’expression ‘ savoir par cœur ‘. Une variante à l’époque (et aujourd’hui perdue) disait ‘ souper par cœur ‘, signifiant ‘ manger par la pensée ‘. Le vocabulaire amoureux, quant à lui, ne manque pas de références au cœur : briser/fendre le cœur, être dans le cœur de quelqu’un… Il a fallu attendre le XIXe siècle pour découvrir un peu plus les secrets du cerveau et de ses réelles fonctions et capacités.

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