found 28 matching posts pour 'land art'


Faire le zouave

Faire le zouave signifie faire le pitre, le clown. Mais quel rapport avec ces soldats kabyles entrés au service de la France au sein des unités françaises d’infanterie légère appartenant à l’Afrique lors de la prise d’Alger en 1830 ? Le terme zouave vient du berbère zwawa (ou zouaoua), c’était le nom d’une tribu kabyle fournissant autrefois des janissaires à l’Empire ottoman. Pour complément d’information, le corps de soldats d’élite des janissaires fut créé en 1334 par Orkhan, fils d’Osman 1er ayant donné son nom à la dynastie ottomane. Deux hypothèses existent. Selon la première, peu probable vu comme les zouaves ont pu brillamment s’illustrer lors de batailles de la Première et de la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’en Algérie et en Indochine, la rigueur imposée au sein de ce corps d’armée des zouaves était telle qu’elle les aurait rendus idiots à force d’obéir sans avoir le droit de réfléchir. La deuxième explication possible est liée à leur uniforme très particulier et original, particulièrement remarqué lors des défilés militaires et constitué d’un pantalon bouffant, de guêtres blanches, d’une très longue ceinture de 3 mètres, d’une veste courte et d’une chéchia ornée d’un gland doré et d’un turban. Avec le temps, cet uniforme a pu être considéré comme drôle, d’où l’expression faire le zouave.
Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON
Entrez dans les secrets de la langue française tout en vous amusant avec ALPHA ET LE SECRET DES MOTS , de Corinne DUVAL, un livre tous publics écrit par une professionnelle de la langue française : thebookedition.com/corinne-duval-alpha-et-le-secret-des-mots ou amazon.fr/Alpha-secret-mots-Corinne-DUVAL

Allers-retours et allées et venues

Un aller-retour au singulier, des allers-retours au pluriel. Cependant, on parle plus généralement d’un aller-retour (un aller et un retour) au singulier. Tous les grammairiens ne s’accordent pas sur l’orthographe au pluriel mais le Larousse admet les S (allers-retours). On peut évoquer quand même plusieurs allers-retours en un même endroit, par exemple lorsque l’on déménage et que l’on doit aller chercher des affaires. Quand on prend le train pour partir en vacances, généralement, on achète un billet aller-retour, sauf le célèbre criminel Henri Désiré Landru, qui au début du XXe siècle, achetait chaque fois un billet de train aller-retour pour lui et un aller simple pour sa victime, en direction de Vernouillet ou Gambais (ses maisons sous des faux noms), ce qui le perdit entre autres faits révélés ! Concernant les allées et venues (pas de trait d’union mais ET), l’expression désigne des déplacements incessants en tous sens et n’existe qu’au pluriel. Va-et-vient est synonyme d’allées et venues. Exemple : Cette personne n’arrête pas de faire des allées et venues dans le quartier depuis quelques jours.

Stromatolite ou stromatolithe

Un stromatolite (écrit aussi stromatolithe), du grec strôma, -atos = couverture, et lithos = pierre, est une concrétion laminaire (feuillets superposés de 0,1 à 5 mm d’épaisseur) généralement calcaire que l’on trouve dans les eaux peu profondes (mer ou eau douce), d’origine biogénique (cyanobactéries) et sédimentaire. Bien que créés en grande partie par des bactéries, les stromatolites ne sont pas vivants. Cependant, sa structure laissant des vides à certains endroits permet à des organismes ou bactéries d’y trouver abri. Les stromatolites existaient déjà il y a plus de 3,5 milliards d’années (Groenland et Australie notamment). Les stromatolites sont un sujet de recherche important en paléontologie en tant que dépositaires des premières traces de vie sur Terre et selon les scientifiques, premières manifestations également de cette vie. Le fait de les connaître mieux renseigne sur l’histoire des bactéries, organismes de la biosphère les mieux adaptés à leur milieu et les plus abondants.
Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON
Entrez dans les secrets de la langue française tout en vous amusant avec ALPHA ET LE SECRET DES MOTS , de Corinne DUVAL, un livre tous publics écrit par une professionnelle de la langue française : thebookedition.com/corinne-duval-alpha-et-le-secret-des-mots ou amazon.fr/Alpha-secret-mots-Corinne-DUVAL

Suie et suif

Voici deux noms à ne pas confondre : la suie et le suif. Le nom féminin suie, du gaulois sūdia, cf. moyen irlandais súide, gallois huddugl, attesté sous la forme sugia en latin tardif (1130 – dict. étym.) désigne une matière carbonée noire et épaisse, résultant d’une combustion incomplète et emportée par la fumée : la suie de cheminée. Le nom masculin suif, de l’ancien français seu issu du latin sebum = graisse, désigne la graisse d’animaux herbivores comme le mouton et le bœuf et servant autrefois à fabriquer des bougies, des pommades, des savons. Le suif est composé principalement de stéarine et d’oléine, que l’on recueille par fusion (graisse fondue). Le suif est utilisé aussi pour l’assouplissement et l’imperméabilisation des cuirs ou comme lubrifiant sur le bois (cales de lancement des bateaux). Le suif n’est pas qu’animal, il désigne également une graisse végétale, analogue au suif animal pour son utilisation : suif de Camara, d’Ochoco, arbre à suif. Récemment, le 28 novembre 2016, la banque d’Angleterre a confirmé que du suif d’origine bovine faisait partie des composants des nouveaux billets en polymère de 5 £ lancés en septembre dernier, ce qui a valu la création par les vegans d’une pétition réunissant près de 100 000 signatures contre l’utilisation de matière animale dans ces billets. La société Innovia qui produit le billet de banque précise que ce suif permet au polymère d’être anti-statique, et qu’il faudra du temps pour trouver un substitut. 440 millions de billets de 5 £ ont déjà été produits, à suivre…
Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON
Entrez dans les secrets de la langue française tout en vous amusant avec ALPHA ET LE SECRET DES MOTS , de Corinne DUVAL, un livre tous publics écrit par une professionnelle de la langue française : thebookedition.com/corinne-duval-alpha-et-le-secret-des-mots ou amazon.fr/Alpha-secret-mots-Corinne-DUVAL

Tarte Tatin

La tarte Tatin est une tarte renversée dans laquelle des pommes sont caramélisées au sucre. Mais pourquoi un tel nom ? Il est dû aux sœurs Tatin qui tenaient un hôtel-restaurant (l’Hôtel Tatin) en face de la gare de Lamotte-Beuvron (Sologne) à la fin du XIXe siècle. En fait, il s’agit d’une ancienne spécialité solognote présente dans tout l’Orléanais, qu’elles ont rendue célèbre. Le célèbre critique culinaire Maurice-Edmond Sailland, dit Curnonsky, ambassadeur des cuisines provinciales, diffusa cette tarte à Paris et chez tous les fins gourmets sous le nom de tarte des demoiselles Tatin et en donna la recette dans l’un de ses livres en 1926. La plus âgée des sœurs, Caroline, recevait la clientèle pendant que Stéphanie s’affairait en cuisine et sa spécialité était la tarte aux pommes fondante et caramélisée. Curnonsky aurait inventé l’anecdote afin de conquérir les journalistes lors d’une conférence de presse, comme quoi la tarte aurait été renversée par erreur par Stéphanie, étourdie un dimanche d’ouverture de la chasse en préparant sa tarte pour les nombreux clients chasseurs. La légende était née ! Le restaurateur Louis Vaudable (1902-1983), propriétaire de Maxim’s, fut le premier à introduire cette recette dans la carte de son restaurant. Il existe une confrérie dédiée à cette tarte : les Lichonneux de la tarte Tatin.

Vous aimez la cuisine ? Alors vous allez aimer l’histoire de vos bons petits plats : thebookedition.com/fr/alpha-et-le-secret-des-mots-cuisine-p-345620.html

Ramequin

Le terme de ramequin désigne une petite pâtisserie au fromage (tartelette, petit nid en pâte à choux…) mais également le moule en pyrex ou en porcelaine dans lequel on la cuit, que ce soit au four ou au bain-marie. Autrefois, il s’agissait même de tranches de pain de mie toastées et recouvertes de fromage. Mais quelle est l’origine de ce nom ? Il provient du néerlandais rammeken, issu de l’allemand rham qui signifie crème. Il s’agit effectivement à l’origine de crème au fromage. On utilise généralement du gruyère râpé à notre époque. Un exemple : les ramequins lyonnais sont une entrée chaude. Le ramequin est également un fromage de vache originaire du canton de Saint-Rambert-en-Bugey (département de l’Ain) fabriqué à partir de lait écrémé, mais aussi une spécialité culinaire destinée à être mangée sous forme de fondue. Ce fromage a commencé à être fabriqué industriellement vers 1950 mais il est encore élaboré à la ferme en certains endroits.

Certains plats cuisinés ont une histoire assez cocasse, à découvrir sur : thebookedition.com/fr/alpha-et-le-secret-des-mots-cuisine-p-345620.html

Gaufre origine

La gaufre est une pâtisserie connue depuis le XIIe siècle (poète Huon de Rotelande). Déjà à l’époque, des marchands en vendaient dans la rue ou sur le parvis des églises à l’occasion de fêtes ou comme offrandes aux saints. Son nom vent de walfre = gâteau, du néerlandais wafel = rayon de miel, qui devint warfre plus tard. Les deux fers entre lesquels était cuite la gaufre à l’origine lui imprimaient des dessins en relief ayant une ressemblance avec l’œuvre des abeilles. Il existe cependant plusieurs types de plaques et de motifs : challe, waffier, fer à gaufre, moule à gaufre, gaufrier. En 1433, le terme de fer à waufres est utilisé dans le répertoire des ustensiles de cuisine (bonne maison des Ladres). Il est d’ailleurs courant d’en confectionner à la maison aux XIVe et XVe siècles, la gaufre faisant partie intégrante de l’alimentation paysanne, le Ménagier de Paris en donne 4 recettes différentes à cette même époque (traité de morale et d’économie domestique composé vers 1393 par un bourgeois parisien, Société des Bibliophiles françois). La gaufre est un mets typique de la Belgique (par exemple la gaufre de Liège, petite, arrondie et possédant 24 trous ou la gaufre bruxelloise plus grande et rectangulaire, possédant 20 trous) et du nord de la France. À l’origine des gaufres existaient les oublies, petites pâtisseries à la fonction religieuse offertes sur le parvis des églises ou en offrande aux saints. Les artisans gaufriers s’appelaient autrefois des oblayers (ancêtres des pâtissiers), et il n’y avait que des hommes, les femmes n’ayant pas le droit de toucher à la pâte au risque de la corrompre (on était loin de l’égalité !…), c’est en tout cas ce qu’avaient décidé les hommes… Le côté religieux s’estompa ensuite et les oublies furent vendues dans les rues par des enfants mendiants voire prostitués : les marchands d’oublies.

Découvrez l’histoire et l’origine de vos plats préférés : thebookedition.com/fr/alpha-et-le-secret-des-mots-cuisine-p-345620.html
Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA culture générale chez TBE et AMAZON

Triturateur

La trituration consiste en une opération de broyage par friction qui permet de combiner un mouvement de frottement et une forte pression. Elle existe par exemple dans le domaine du bois (usines de trituration pour fabriquer de la pâte à papier et des panneaux agglomérés) mais également dans le cadre de la fabrication d’huile : olive et graines oléagineuses comme l’arachide, le soja, le colza, le tournesol. Elle est utilisée aussi en pharmacie et herboristerie pour les préparations. Le triturateur est la personne qui fait les huiles, qui triture les graines à l’aide notamment d’une presse à vis dans le cadre artisanal. Concernant le colza, plante hybride agricole issue d’un croisement entre chou et navette (sorte de chou oléagineux), il existe depuis 3 à 4 000 ans mais l’origine du croisement n’est à l’heure actuelle pas élucidée. Il existe quoi qu’il en soit deux formes de cet hybride : le rutabaga utilisé pour ses racines et le colza utilisé pour son huile. Côté étymologie, le nom colza vient du néerlandais coolzaad, de zaad qui signifie semence et de cool qui signifie chou (1664 – Dict. étym.). Le nom rutabaga vient quant à lui du suédois rotabaggar qui signifie chou-navet (1803 – Dict. étym.).

Bâiller, bailler et bayer

Le verbe ‘ bâiller ’, avec un accent circonflexe, se rapporte au bâillement de fatigue ou d’ennui que nous connaissons tous, mais également une mauvaise fermeture comme une fenêtre qui bâille, voire une étoffe mal tendue. Le mot vient du bas latin bataculare, de batare = ouvrir la bouche. Le mot fut attesté à la fin du XIIe siècle par Raoul de Cambrai sous la forme ‘ baailler ’. Exemple : ‘ Le film que je viens de voir comportait trop de scènes interminables, au point de me faire bâiller d’ennui ! ’. Notons l’existence d’une expression utilisée par La Fontaine : ‘ bâiller aux chimères ’.

Le verbe ‘ bailler ’ quant à lui n’a pas la même étymologie, il vient du latin bajulare = porter sur le dos ou à bras. Il a le sens de ‘ donner ’ depuis le XIe siècle et fut attesté par Roland. Le verbe signifiait surtout ‘ porter ’ jusqu’au XIIIe siècle, puis aussi bien ‘ recevoir ’, ‘ donner ’. L’expression ‘ la bailler belle / la bailler bonne ’ se rapporte au jeu de paume, ‘ LA ‘ désignant la balle de ce même jeu. Le nom masculin ‘ bail ’ est d’ailleurs le déverbal de ‘ bailler ’, désignant un pouvoir, une tutelle, plus précisément utilisé depuis le XVIe siècle pour désigner un bail locatif par exemple (‘ bail à loyer ’, ‘ bail à ferme ’ selon le Code civil). Le ‘ bailleur ’ quant à lui n’a rien à voir avec une personne fatiguée, c’est celui qui ‘ donne à bail ’, par opposition avec le ‘ preneur ’, il s’agit du loueur d’un bien quel qu’il soit. Le ‘ bailleur de fonds ’ concerne en revanche uniquement le domaine financier puisque le terme désigne la personne qui apporte des capitaux (des fonds), de l’argent à une entreprise voire à un particulier dans le cadre d’investissements spécifiques, et selon des conditions bien définies dans un contrat signé des deux parties.

Le verbe ‘ bayer ’ vient du latin populaire batare, verbe d’origine onomatopéique, confondu longtemps en français moderne avec ‘ bâiller ’, et s’utilise plus précisément dans l’expression ‘ bayer aux corneilles ’, rêvasser, perdre son temps à ne rien faire. Son sens possède donc une connotation abstraite contrairement au verbe ‘ bâiller ’, beaucoup plus concret. Bayer = béer (exemple : une plaie béante), dans le sens ‘ être ouvert ’. Il existe depuis le XIIe siècle.

Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA culture générale chez TBE et AMAZON

Aiglefin et aigrefin

Le nom ‘ aiglefin ’ ou ‘ églefin ’ (du néerlandais schelvish transformé en esclevis, puis esclefin) désigne un poisson très vorace proche de la morue et vivant dans la mer du Nord. Il est appelé ‘ haddock ’ quand il est fumé. Exemple : ’ Julie a donné à son amie Cynthia une excellente recette d’aiglefin à la moutarde d’estragon. ’ Le nom ‘ aigrefin ’ (de agrifin, dérivé de l’ancien français agrifer = prendre avec les griffes) désigne quant à lui un tricheur, un truand, un escroc, un homme prêt à tout pour parvenir à ses fins. Exemple : ’ Méfiez-vous de Paul, si vous jouez contre lui. C’est un aigrefin, bien connu pour tricher aux cartes. ’

123

Vivre |
Éditions du tanka francophone |
SISSI ou la destinée d'... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Une majorité pour François ...
| LisezMoi
| Toute une histoire ...