found 13 matching posts pour 'champ ou champs'


Champ ou champs

Beaucoup de personnes écrivent champs au lieu de champ au singulier. Eh non, il n’y a pas de S à la fin, sauf au pluriel bien sûr !  Le nom masculin champ vient du latin campus qui a donné également le nom masculin camp. Les champs, dans le langage populaire,  désignent la campagne de manière générale. Mais le champ, jamais de S à la fin. Un champ de vision, un champ de poireaux, un champ de bataille, un champ de foire, laisser le champ libre, sur le champ, à tout bout de champ, un champ d’activité.  Attention, l’erreur vient souvent de la confusion avec le nom masculin temps qui lui, prend bien un S à la fin.

Testez votre culture générale en famille ou entre amis avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON
Découvrez les secrets de la langue française tout en vous amusant avec ALPHA ET LE SECRET DES MOTS chez TBE ou Amazon

Différence entre butane, propane, gaz de ville et gaz naturel

Le butane est un hydrocarbure saturé de formule N-butane et isobutane  C4H10 et provient uniquement de raffineries. Utilisé sous forme de bouteille, il est essentiellement utilisé comme combustible notamment à l’intérieur d’un bâtiment pour faire la cuisine. Le butane n’est pas prévu pour être utilisé à l’extérieur. Son point d’ébullition/liquéfaction se situe à 0°C. Il est plus lourd que l’air. C’est un GPL (gaz de pétrole liquéfié).

Le propane est un hydrocarbure saturé gazeux de formule C3H8, employé comme combustible dans les moteurs à combustion interne, les barbecues et les chaudières. C’est un GPL (gaz de pétrole liquéfié) qui provient de champs ou de raffineries.
Un additif odorant, l’éthanethiol, lui est ajouté pour signaler les fuites. Son point d’ébullition particulièrement bas (-42 ° C) lui donne l’avantage de pouvoir être utilisé à l’extérieur, ce qui est pratique pendant l’hiver. Il est plus lourd que l’air.

Le gaz naturel est distribué par le réseau. Il est propre et non toxique, issu de champs : son principal composé chimique est le méthane CH4. Pour rendre le gaz odorant, on y ajoute du THT. Plus léger que l’air, il est distribué sous forme gazeuse, car son transport en phase liquide est difficile. Précisons qu’historiquement, le gaz de ville et le gaz naturel provenaient de deux sources distinctes, le gaz de ville provenant de la distillation de la houille (charbon) alimentant les réseaux urbains donc différent du gaz naturel issu de champs. Malheureusement, ce gaz dit manufacturé, contenait du monoxyde de carbone, très toxique. Les usines à gaz appelées aussi cokeries qui le fabriquaient ont donc disparu et il n’y a plus de gaz de ville aujourd’hui en France. Il a été remplacé par le gaz naturel propre et non toxique, dès 1920 aux États-Unis et dès 1960 en Europe. En France, la dernière cokerie, située à Belfort, fut fermée en 1971.

Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON
Entrez dans les secrets de la langue française tout en vous amusant avec ALPHA ET LE SECRET DES MOTS , de Corinne DUVAL, un livre tous publics écrit par une professionnelle de la langue française : thebookedition.com/corinne-duval-alpha-et-le-secret-des-mots ou amazon.fr/Alpha-secret-mots-Corinne-DUVAL

Palais de l’Elysée, un peu d’histoire…

Le palais de l’Élysée fut construit au XVIIIe siècle. En 1718, le compte d’Evreux (Henri-Louis de la Tour d’Auvergne) en achète le terrain situé à l’époque dans une plaine maraîchère puis y fait construire un hôtel particulier dont la construction durera 4 ans, marquant l’essor d’un des plus beaux quartiers de Paris. Cet hôtel est racheté 30 ans plus tard par la marquise de Pompadour qui souhaite avoir un pied-à-terre dans la capitale, y fait effectuer des travaux puis s’y installe, le léguant à Louis XV en 1764, qui décide d’en faire le lieu de résidence des ambassadeurs extraordinaires puis le transforme rapidement en galerie d’art, en 1765. Le financier Nicolas Beaujon l’achète en 1773 et le transforme à son tour. Puis l’hôtel est vendu par Louis XVI à la duchesse de Bourbon qui donne son propre nom à l’hôtel : Bourbon. Cette dernière est arrêtée en 1793 et l’hôtel sert ensuite comme imprimerie du Bulletin des Lois, puis comme garde-meuble des diverses saisies (il y en avait beaucoup à l’époque !). Libérée, la duchesse retourne dans son hôtel en 1797 mais a besoin d’argent. Elle loue dans ce but le rez-de-chaussée à Benoît Hovyn et sa fille Liévine pour des bals populaires. L’hôtel prend le nom d’Élysée par référence à la promenade toute proche des Champs-Élysées. Elle finit par le vendre puis de nouveau, la famille Hovyn alors propriétaire le revend en 1805. Murat y vit jusqu’en 1809 et le cède à Napoléon Bonaparte qui le renomme Élysée-Napoléon. Le palais entre définitivement dans les biens nationaux en 1816, propriété de la Couronne. Ce lieu sert ensuite de résidence des hôtes étrangers (Louis-Philippe) jusqu’en 1848 et change encore de nom sous la IIe République : Élysée National. En décembre de la même année, le palais devient résidence du Président de la République mais il faut attendre 1874 avec le général Mac Mahon pour qu’il devienne la résidence officielle de tous les Présidents de la République. Une seule exception pendant la Seconde Guerre mondiale du 13 juin 1940 à 1946 où le palais est fermé, le maréchal Pétain dirigeant notamment en zone libre le régime de Vichy. L’Élysée retrouve sa fonction présidentielle avec Vincent Auriol. Le téléphone, l’électricité et le chauffage central y sont installés au cours de la IIIe République.
Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA culture générale chez TBE et AMAZON

Amender et amodier

Le verbe ‘ amender ’ (du latin emendare = ‘ enlever la faute ’, ‘ châtier ’) signifiait au départ ‘ corriger une faute ’ mais également ‘ payer l’amende ’ tout comme baisser le prix d’une denrée (4e édition du dictionnaire de l’Académie française de 1762 : ‘ Baisser de prix, devenir à meilleur marché. ’). Puis son sens a évolué vers les significations actuelles, à savoir modifier un texte, un décret par amendement dans le but de l’améliorer, mais également modifier un sol pour le rendre plus fertile (lui apporter un amendement). En France, le droit d’amendement est réservé, selon la Constitution de la Ve République de 1958, aux membres du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) et au gouvernement. Exemples : ‘ Les députés de l’opposition ont proposé plusieurs milliers d’amendements au projet de loi touchant le secteur de l’énergie. ’ – ‘ Le sol de votre jardin est un peu trop acide, il faudrait l’amender en calcaire pour le rendre plus fertile. ’ Le verbe ‘ amodier ’ (du latin médiéval admodiare = ‘ donner à ferme moyennant une redevance en nature ’ et issu du latin modius = ‘ boisseau de blé ‘) signifie ‘ affermer ‘, c’est-à-dire louer à l’exploitation, une terre contre une redevance périodique. L’amodiation constitue donc un mode d’exploitation agricole. À notre époque, cette redevance est évaluée en argent, mais à l’origine et jusqu’au XXe siècle, il s’agissait plutôt de concéder une partie de la culture ou une prestation en nature en guise de paiement. Le dictionnaire de l’Académie française intègre ces deux possibilités jusque dans sa 6e édition (1832) : ‘ Affermer une terre en denrées ou en argent. ‘ Exemple : ‘ Le propriétaire de cette grosse exploitation a amodié 10 hectares de champs à son voisin agriculteur à qui il manquait quelques terres pour pouvoir rentabiliser son activité. ’ L’amodiation concerne également le paiement de droits de chasse ou de pêche, tout comme la location d’une concession minière pour une période déterminée. L’amodiateur(trice) est la personne qui détient le titre minier ou la terre et amodie son exploitation à une autre personne, moyennant redevance.

 Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON

Affermer et affermir

Le verbe affermer désigne le fait de prendre ou donner en location (à bail) un bien rural, que ce soit un champ ou un bâtiment (rapport avec le mot ferme). Exemple : ‘ La terre des parcelles que possède cet agriculteur est trop pauvre pour qu’il puisse en vivre. Il va devoir affermer des champs plus riches afin de les exploiter en complément. ’ La notion s’applique également depuis quelques années à la location d’emplacements publicitaires, moyennant une redevance fixe. Le verbe affermir désigne le fait de rendre quelque chose plus stable, plus solide, plus ferme, plus consistant. Exemples : ‘ Ce mur menace de s’effondrer aux prochaines pluies, il est nécessaire de l’affermir. ’ – ‘ Chaque hiver, le gel affermit la terre. ’ Au sens figuré, le verbe ‘ affermir ‘ signifie rendre plus difficile à ébranler, à déstabiliser. Exemples : ‘ À force d’accumuler les épreuves, cet homme a affermi son cœur pour mieux les supporter. ’ – ‘ Prenant la parole pour la première fois en public, le lauréat du concours affermit sa voix pour se donner du courage et chasser le trac. ’

Tabac étymologie et histoire

Le tabac, tout le monde connaît, mais l’origine du mot, pas forcément ! Il vient de l’espagnol tabaco emprunté à la langue des Arawaks d’Haïti (1555) : le tzibatl était un double tuyau qui servait à inhaler la fumée du tabac. Au XVIe siècle en France, on utilisait le mot espagnol (tabaco), pour faire concurrence au mot pétun (issu du tupi, langue disparue, parlée autrefois au Brésil et dans certaines régions de l’Amazonie). Le pétun (mot désormais désuet) désigne par extension tout ce qui se fume, y compris le ‘ pétard ‘… ^^ C’est seulement au XVIIe siècle que le mot tabac fut utilisé couramment en France. Concernant l’histoire du tabac et de son introduction en Europe, cette plante est originaire d’Amérique méridionale, les Indiens l’utilisaient à des fins médicinales mais en fumaient également les feuilles séchées et préparées. Le tabac était aussi utilisé par les prêtres lorsqu’ils rendaient leurs oracles. C’est en 1515 que Christophe Colomb envoya les premières graines de tabac en Europe. Il y fut ensuite fumé puis prisé. L’explorateur et géographe (‘ cosmographe ‘ officiel du roi en 1560) français André Thévet rapporta lui-même des graines de ‘ pétun ‘ en France en 1556 et en décrivit les effets sur les Indiens sans oublier de l’expérimenter personnellement (Singularités de la France antarctique - 1558). Originaire d’Angoulême, il en planta dans sa région et nomma la plante ‘ herbe angoulmoisine ‘. De son côté, Jean Nicot (d’où le nom de nicotine) attribua des vertus curatives au tabac et en envoya de la poudre à la reine Catherine de Médicis pour traiter les migraines de François II, son fils. Vu le succès apparent du traitement, on appela le tabac ‘ l’herbe à Reine ‘ et il fut vendu ensuite aux apothicaires (ancêtres des pharmaciens). Le duc de Guise décida d’honorer Jean Nicot et nomma le tabac : nicotiane. Le botaniste Jacques Daléchamps retint cette proposition dans son livre ‘ Histoire générale des plantes ‘.
Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA culture générale chez TBE et AMAZON

Champs-Elysées et Champs Elysées

L’avenue des Champs-Élysées (avec un trait d’union) à Paris et longue de 1 880 mètres est mondialement connue. Mais d’où vient ce nom ? Il se rapporte aux mythologies grecque et romaine où les Champs Élysées (sans trait d’union), appelés aussi Élysée ou Champs Élyséens, n’étaient autre qu’un lieu de délices où il régnait un printemps éternel pour les âmes vertueuses dans l’Au-delà (poètes, héros, etc.). C’est une partie des Enfers (au pluriel) appelés aussi l’Hadès, désignant le royaume des morts et n’ayant à l’origine rien à voir avec la conception chrétienne de l’Enfer. Le mot Élysées vient du bas latin elysei, du grec êlusia pedia, de elthein = venir. Enêlýsion = lieu frappé par la foudre. Les Champs Élysées étaient la quatrième division des Enfers chez les Grecs et la septième chez les Romains. L’une des caractéristiques de cet endroit est qu’on y conservait éternellement l’âge où l’on avait été le plus heureux de son vivant. On comprend alors aisément pourquoi le palais présidentiel français est si convoité !

Pâquerette – Au ras des pâquerettes

Tout le monde connaît cette jolie petite fleur des champs appelée pâquerette. Mais d’où vient son nom ? Il y a plusieurs explications. La principale est liée à l’époque du début de floraison : Pâques. Pâquerette vient du moyen français pasquerette (XVIe siècle) et autrefois on l’appelait aussi pasquette (ancien français). Le mot pourrait venir également de pasquier = pâturage (Littré),  du latin pascuarium =pâturage. L’expression au ras des pâquerettes date du XVIIe siècle et vient de la très petite taille de ces fleurs : au sens propre, qui signifie terre-à-terre, de bas niveau, et au sens figuré signifiant minable, désolant, médiocre.

 

Lavande

La lavande est une plante aromatique très parfumée essentiellement méditerranéenne bien qu’elle pousse dans de nombreuses autres régions, à partir du moment où le terrain est rocailleux. Origine du nom lavande : vient de l’italien lavanda (‘ qui sert à laver ‘). Il existe deux sortes de lavande : la vraie lavande (lavandula vera) et la lavande aspic (lavandula spica). En Provence, la lavande est appelée ‘ baïasse ‘, et les champs de lavande sont appelés des ‘ baïassières ‘. La lavande qui y est cultivée est en fait du lavandin, hybride naturel de la lavande.

La lavande attire beaucoup les abeilles, on en fait d’ailleurs du miel, de goût assez puissant, excellent pour soulager la migraine et autres maux de tête. Elle réduit également l’anxiété et aide à l’endormissement. La lavande est utilisée pour parfumer les vêtements dans les placards (on la met dans de petits sachets de toile) et éloigner les mites. Son odeur est légèrement camphrée. Elle est beaucoup utilisée en parfumerie. Les Romains l’utilisaient d’ailleurs pour parfumer leurs bains et leurs vêtements. Ses propriétés apaisantes la firent aussi considérer autrefois comme favorisant la chasteté. La fondatrice de l’ordre des Ursulines, Sainte Angèle Merici, infligeait des jeûnes à base de lavande et de romarin aux religieuses de son couvent convaincues de pensées interdites… D’un point de vue plus médical, ses pouvoirs désinfectants étaient reconnus au Moyen Âge. On en faisait des fumigations et des emplâtres pour combattre la peste.

Lavande

Lavande

Olibrius

Bien drôle de mot ! Qu’est-ce qu’un olibrius ? C’est un personnage extravagant, excentrique et qui se fait remarquer de ce fait. On parle souvent de ‘ drôle d’olibrius ‘ ou ‘ d’espèce d’olibrius ‘. Bon, voilà on sait ce que c’est. Maintenant, d’où vient de mot ? Un peu de culture (pas celle des champs^^) ? Le mot vient du nom propre Olybrius (avec un Y). Ah ? Il a donc existé ? Bien sûr, c’était un empereur romain du nom exact : Flavius Anicius Olybrius. Son règne fut très bref  car il mourut de mort naturelle peu de temps après être monté sur le trône. Le surnom dépréciatif  ’ olibrius ‘ serait lié justement à ce très court règne. Olybrius était un aristocrate romain devenu gendre de l’empereur Valentinien III en épousant la princesse Galla Placidia, et envisagé pour le trône impérial dès 465 mais Anthémius lui fut préféré. Quelques années plus tard, il devint empereur romain à son tour, régnant du 11 juillet au 23 octobre 472, à la fin de l’Empire romain d’Occident qui se termina en 476. Son règne fut sans grande influence en dehors du territoire de l’Italie sans même être reconnu par l’empire d’Orient, soumis aux pressions  de l’empereur romain d’Orient Léon 1er,  du Pape de Rome, des rois barbares (le vandale Genséric), des Patrices (le Patrice suève Ricimer) et d’autres généraux d’armées romaines barbarisées en pleine décomposition.

Testez votre culture générale avec LES QUIZ D’ALPHA chez TBE et AMAZON

12

Vivre |
Éditions du tanka francophone |
SISSI ou la destinée d'... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Une majorité pour François ...
| LisezMoi
| Toute une histoire ...