Faire le zouave

Faire le zouave signifie faire le pitre, le clown. Mais quel rapport avec ces soldats kabyles entrés au service de la France au sein des unités françaises d’infanterie légère appartenant à l’Afrique lors de la prise d’Alger en 1830 ? Le terme zouave vient du berbère zwawa (ou zouaoua), c’était le nom d’une tribu kabyle fournissant autrefois des janissaires à l’Empire ottoman. Pour complément d’information, le corps de soldats d’élite des janissaires fut créé en 1334 par Orkhan, fils d’Osman 1er ayant donné son nom à la dynastie ottomane. Deux hypothèses existent. Selon la première, peu probable vu comme les zouaves ont pu brillamment s’illustrer lors de batailles de la Première et de la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’en Algérie et en Indochine, la rigueur imposée au sein de ce corps d’armée des zouaves était telle qu’elle les aurait rendus idiots à force d’obéir sans avoir le droit de réfléchir. La deuxième explication possible est liée à leur uniforme très particulier et original, particulièrement remarqué lors des défilés militaires et constitué d’un pantalon bouffant, de guêtres blanches, d’une très longue ceinture de 3 mètres, d’une veste courte et d’une chéchia ornée d’un gland doré et d’un turban. Avec le temps, cet uniforme a pu être considéré comme drôle, d’où l’expression faire le zouave.
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Réduire comme peau de chagrin

Réduire comme une peau de chagrin, c’est s’amenuiser, diminuer de plus en plus. Mais pourquoi un tel nom ? Il est dérivé du turc sagri (ou çâgri), désignant à l’origine la croupe des mulets et des ânes. Au XVIe siècle, le terme utilisé était peau de sagrin pour confectionner des tambours, des reliures de livres et des chaussures, grâce au caractère dur et élastique de ce cuir, que l’on mouillait, étirait et qui en séchant, rétrécissait (pratique pour les tambours), d’où l’expression. Le mot sagrin a évolué ensuite en chagrin. Cependant, ce qui popularisa l’expression fut le roman Peau de chagrin d’Honoré de Balzac, dont l’histoire porte sur un cuir magique réalisant les désirs de son propriétaire, tout en rétrécissant à chaque vœu exaucé mais en raccourcissant également la vie du demandeur jusqu’à ce que celui-ci meure une fois la peau de chagrin rétrécie complètement au point de disparaître, ce principe alliant côté bénéfique et côté maléfique.
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Différence entre butane, propane, gaz de ville et gaz naturel

Le butane est un hydrocarbure saturé de formule N-butane et isobutane  C4H10 et provient uniquement de raffineries. Utilisé sous forme de bouteille, il est essentiellement utilisé comme combustible notamment à l’intérieur d’un bâtiment pour faire la cuisine. Le butane n’est pas prévu pour être utilisé à l’extérieur. Son point d’ébullition/liquéfaction se situe à 0°C. Il est plus lourd que l’air. C’est un GPL (gaz de pétrole liquéfié).

Le propane est un hydrocarbure saturé gazeux de formule C3H8, employé comme combustible dans les moteurs à combustion interne, les barbecues et les chaudières. C’est un GPL (gaz de pétrole liquéfié) qui provient de champs ou de raffineries.
Un additif odorant, l’éthanethiol, lui est ajouté pour signaler les fuites. Son point d’ébullition particulièrement bas (-42 ° C) lui donne l’avantage de pouvoir être utilisé à l’extérieur, ce qui est pratique pendant l’hiver. Il est plus lourd que l’air.

Le gaz naturel est distribué par le réseau. Il est propre et non toxique, issu de champs : son principal composé chimique est le méthane CH4. Pour rendre le gaz odorant, on y ajoute du THT. Plus léger que l’air, il est distribué sous forme gazeuse, car son transport en phase liquide est difficile. Précisons qu’historiquement, le gaz de ville et le gaz naturel provenaient de deux sources distinctes, le gaz de ville provenant de la distillation de la houille (charbon) alimentant les réseaux urbains donc différent du gaz naturel issu de champs. Malheureusement, ce gaz dit manufacturé, contenait du monoxyde de carbone, très toxique. Les usines à gaz appelées aussi cokeries qui le fabriquaient ont donc disparu et il n’y a plus de gaz de ville aujourd’hui en France. Il a été remplacé par le gaz naturel propre et non toxique, dès 1920 aux États-Unis et dès 1960 en Europe. En France, la dernière cokerie, située à Belfort, fut fermée en 1971.

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Différence entre terrine et pâté

Vous êtes-vous déjà demandé quelle est la différence entre un pâté et une terrine ? Les deux sont souvent confondus et pourtant, c’est très simple en réalité. La terrine est cuite dans un récipient appelé terrine, en terre cuite. Eh oui, le mot terrine désigne autant la préparation culinaire que le récipient dans lequel elle est cuite. La terrine se mange froide. En revanche, le pâté est toujours en croûte, puisqu’il est enfermé dans une croûte de pâte pour la cuisson. Il est cuit dans un moule et servi chaud ou froid. Parler de pâté en croûte constitue donc un pléonasme. Donc pour résumer, quand vous voyez du pâté chez le charcutier, s’il n’a pas de croûte, c’est de la terrine, sinon c’est du pâté, du vrai.
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Cloué et clouté

Il y a quelques dizaines d’années encore, les passages piétons s’appelaient des passages cloutés, parce qu’ils étaient précisément délimités par de très gros clous au sol, d’où l’expression passer dans les clous, tombée désormais en désuétude. Clouté signifie garni, pourvu de clous. On parlera par exemple d’un fauteuil clouté, c’est un fauteuil dont le tissu est attaché par des clous visibles sur les côtés de l’assise, du dossier et des accoudoirs. Clouter signifie donc garnir de clous, soit pour consolider, soit pour décorer. En revanche, clouer signifie assembler au moyen de clous. On va clouer des planches ou des lattes par exemple. Au sens figuré, être cloué quelque part signifie ne pas pouvoir en bouger (être cloué à la maison en raison d’une maladie). Dans le même style, être cloué à son bureau signifie travailler beaucoup, être très assidu à son travail.

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