Mettre des bâtons dans les roues

Mettre des bâtons dans les roues de quelqu’un est une expression qui désigne le fait de lui rendre une tâche plus difficile. En effet, elle fait allusion aux roues qui se coincent si l’on met quelque chose entre leurs rayons. Autrefois, à l’époque des carrosses, les grands chemins étaient fréquentés par des brigands qui parfois, pour les arrêter et dévaliser les riches voyageurs, plaçaient précisément des bâtons dans les roues des véhicules pour les obliger à s’arrêter. Une autre explication existerait, à savoir que sur les voies très pentues, afin d’empêcher les carrosses de les dévaler à toute vitesse au risque de s’écraser au bas, les cochers y mettaient parfois des bâtons dans les roues, ce qui en freinait considérablement l’avancée. Désormais, mettre des bâtons dans les roues d’une personne, c’est quelle qu’en soit la raison, tout faire pour l’empêcher de faire quelque chose de précis, les exemples contemporains sont nombreux !

Le népotisme, c’est quoi ?

Le nom masculin népotisme, peu utilisé généralement dans le langage courant, revient à la mode depuis quelque temps, on se demande bien pourquoi… En effet, issu de l’italien nepotismo, de nipote = neveu, du latin nepos, -otis, le népotisme désigne une politique qu’adoptaient autrefois certains papes (eh non, ce n’est pas nouveau !), consistant à favoriser systématiquement leur famille, avec des exemples célèbres particulièrement aux XVe, XVIe et XVIIe siècles (Calixte III, Sixte IV, Alexandre VI, Paul III, Pie IV, Urbain VIII, Innocent X, etc.). Par extension, le népotisme désigne le fait pour une personne élue ou très haut placée dans une institution ou une grande entreprise d’abuser de son autorité afin de procurer des avantages à sa famille, la favoriser.  Le népotisme, en politique, s’étend également aux amis très proches, associé à un principe de favoritisme sans considération de mérite ou d’équité. Selon les pays et les législations, le népotisme (à condition qu’il ne soit pas détourné en emploi fictif et en ce cas, c’est un délit) est généralement autorisé, on en devinera facilement la raison, le pouvoir amenant la possibilité (et non l’obligation mais c’est si tentant !) de bien se servir en premier.

Carat origine

Le carat, de nom officiel carat métrique, est l’unité de mesure de masse employée dans le commerce des diamants et pierres précieuses. Cette unité correspond à 2 décigrammes (0,2 gramme ou 200 milligrammes). C’est également l’unité de titrage de l’or dans un alliage, chaque carat représentant 1/24e du poids de l’alliage. Le nom vient  de l’italien carato emprunté à l’arabe qirat = poids d’une graine de caroube, issu du grec keration = tiers de l’obole (unité de monnaie et de poids de la Grèce antique). Le carat en joaillerie est une unité de masse particulière aux gemmes qui sont des pierres fines, précieuses ou ornementales, tandis que le carat des bijoutiers désigne plutôt le degré de pureté du métal. Le carat métrique existe officiellement depuis 1907, il a été défini par la 4e Conférence générale des poids et mesures (CGPM). Il faut 5 carats pour faire 1 gramme.

Banquet étymologie – Dresser la table

Un banquet, à peu près tout le monde sait ce que c’est, à savoir un grand festin pour une occasion particulière. Mais d’où vient ce mot ? Il est issu de l’italien banchetto = petit banc (début XIVe siècle). En effet, autrefois, les convives mangeaient assis sur des bancs disposés autour de la table, la chaise n’étant devenue populaire en Europe qu’à partir du XVIIIe siècle. Seul le seigneur, au Moyen Âge, avait droit à un faudeteuil (1611, Cotgrave), ancien nom du fauteuil. D’ailleurs, à cette occasion, on dressait la table au sens propre du terme, c’est-à-dire que l’on disposait des grandes planches sur des tréteaux et pour cacher cet aspect rudimentaire et égayer l’atmosphère, des grandes nappes étaient posées ensuite dessus.

Burlesque origine

L’adjectif burlesque vient de l’italien burlesco, de burla = farce. Un spectacle burlesque : extravagant, comique exagéré, grotesque, satirique, saugrenu, mélangeant généralement caricature et humour. L’adjectif burlesque désignant une satire Ménippée, œuvre satirique collective mêlant prose et vers français (1594 – dict. étym.) est tiré du nom bourle (ou burle) qui signifiait plaisanterie jusqu’au XVIIe siècle. Le nom burlesque quant à lui désigne un genre littéraire et théâtral (XVIIe siècle surtout – Molière) puis cinématographique (Charlie Chaplin) adapté du vaudeville, en tant que comédie fondée sur le comique de situation (début XXe siècle). Ce genre est réputé amusant grâce au comique de l’absurde et de l’irrationnel.

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