Détoner et détonner

Les deux verbes détoner et détonner existent, voici la différence : détoner (du latin detonare) signifie exploser, le nom féminin détonation prend également un seul N au milieu. Il est courant cependant de voir écrit ce verbe avec 2 N (détonner) en raison de la confusion avec le verbe tonner (du tonnerre, manifestation sonore de la foudre). Détonner existe aussi, mais sa signification est autre : ce verbe désigne le fait de chanter, de jouer faux en sortant du ton. Au sens figuré, détonner, c’est produire un contraste désagréable.

Former et formuler

Le mois de janvier est une époque idéale pour former et surtout formuler des vœux ! Mais attention, ces deux verbes transitifs (verbes qui introduisent un complément d’objet direct ou indirect), à savoir former et formuler, ne sont pas synonymes, voici la subtilité : former des vœux, des souhaits, c’est les concevoir, qu’on les formule, qu’on les exprime ou pas ! Je forme le vœu que la paix règne un jour sur notre planète. Ce vœu, il peut être juste dans ma tête, dans mon cœur, tout comme je peux l’exprimer aussi, en faire part à quelqu’un. En revanche, formuler  des vœux, des souhaits, c’est les exprimer, les énoncer de manière claire, oralement ou par écrit (au téléphone, de vive voix, par mail ou carte postale à l’occasion de la nouvelle année par exemple).

En voiture mais à moto

Selon l’Académie française, il vaut mieux que la préposition en soit réservée aux moyens de transport dans lesquels on peut s’installer : voiture, train, bateau, side-car, autobus, avion, camion, montgolfière, tramway, etc. Aller quelque part en voiture, faire une croisière en paquebot. Dans les autres cas, il est préférable d’utiliser la préposition à : à moto, à bicyclette, à vélo, à cheval, à ski.

Ce qu’il reste ou ce qui reste ?

Que doit-on dire ? Voici ce qu’il reste de ta maison ou voici ce qui reste de ta maison ? Eh bien les deux solutions sont correctes avec l’utilisation de verbes susceptibles d’être construits personnellement ou impersonnellement (c’est le cas du verbe rester). QUI est le sujet du verbe construit personnellement et QU’IL se trouve dans la tournure impersonnelle. Évidemment, la nuance est subtile voire indiscernable. Les deux écritures étant correctes, il est impossible de se tromper, enfin une règle simple à retenir !

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En termes de… et au terme de…

Quand doit-on mettre un S à terme ? Si nous parlons de vocabulaire spécifique, de langage particulier, nous devons mettre un S : en termes de pédagogie, en termes de jurisprudence, en termes de médecine, etc. Pour signifier en matière de, il vaudra mieux utiliser les locutions quant à, en matière de ou en ce qui concerne, s’agissant de. En effet, dans ce cas précis, en termes de est un anglicisme, donc à proscrire selon l’Académie française. Exemples : en matière de respect, en ce qui concerne le respect, quant au respect. Au terme de signifie à la fin de. Dans ce cas-là, on ne doit pas mettre de S à terme, qui reste au singulier. Exemple : au terme d’une année difficile, il prend tout de même quelques jours de vacances. Terme est écrit au singulier également dans les cas suivants : marché à terme, emprunts, prévisions à court ou long terme, parvenir au terme d’un mandat. Termes s’écrit en revanche au pluriel dans les cas suivants : être en bons ou mauvais termes avec une personne, aux termes de la loi, du code, en termes propres, en propres termes.

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