Le népotisme, c’est quoi ?

Le nom masculin népotisme, peu utilisé généralement dans le langage courant, revient à la mode depuis quelque temps, on se demande bien pourquoi… En effet, issu de l’italien nepotismo, de nipote = neveu, du latin nepos, -otis, le népotisme désigne une politique qu’adoptaient autrefois certains papes (eh non, ce n’est pas nouveau !), consistant à favoriser systématiquement leur famille, avec des exemples célèbres particulièrement aux XVe, XVIe et XVIIe siècles (Calixte III, Sixte IV, Alexandre VI, Paul III, Pie IV, Urbain VIII, Innocent X, etc.). Par extension, le népotisme désigne le fait pour une personne élue ou très haut placée dans une institution ou une grande entreprise d’abuser de son autorité afin de procurer des avantages à sa famille, la favoriser.  Le népotisme, en politique, s’étend également aux amis très proches, associé à un principe de favoritisme sans considération de mérite ou d’équité. Selon les pays et les législations, le népotisme (à condition qu’il ne soit pas détourné en emploi fictif et en ce cas, c’est un délit) est généralement autorisé, on en devinera facilement la raison, le pouvoir amenant la possibilité (et non l’obligation mais c’est si tentant !) de bien se servir en premier.

Carat origine

Le carat, de nom officiel carat métrique, est l’unité de mesure de masse employée dans le commerce des diamants et pierres précieuses. Cette unité correspond à 2 décigrammes (0,2 gramme ou 200 milligrammes). C’est également l’unité de titrage de l’or dans un alliage, chaque carat représentant 1/24e du poids de l’alliage. Le nom vient  de l’italien carato emprunté à l’arabe qirat = poids d’une graine de caroube, issu du grec keration = tiers de l’obole (unité de monnaie et de poids de la Grèce antique). Le carat en joaillerie est une unité de masse particulière aux gemmes qui sont des pierres fines, précieuses ou ornementales, tandis que le carat des bijoutiers désigne plutôt le degré de pureté du métal. Le carat métrique existe officiellement depuis 1907, il a été défini par la 4e Conférence générale des poids et mesures (CGPM). Il faut 5 carats pour faire 1 gramme.

Banquet étymologie – Dresser la table

Un banquet, à peu près tout le monde sait ce que c’est, à savoir un grand festin pour une occasion particulière. Mais d’où vient ce mot ? Il est issu de l’italien banchetto = petit banc (début XIVe siècle). En effet, autrefois, les convives mangeaient assis sur des bancs disposés autour de la table, la chaise n’étant devenue populaire en Europe qu’à partir du XVIIIe siècle. Seul le seigneur, au Moyen Âge, avait droit à un faudeteuil (1611, Cotgrave), ancien nom du fauteuil. D’ailleurs, à cette occasion, on dressait la table au sens propre du terme, c’est-à-dire que l’on disposait des grandes planches sur des tréteaux et pour cacher cet aspect rudimentaire et égayer l’atmosphère, des grandes nappes étaient posées ensuite dessus.

Burlesque origine

L’adjectif burlesque vient de l’italien burlesco, de burla = farce. Un spectacle burlesque : extravagant, comique exagéré, grotesque, satirique, saugrenu, mélangeant généralement caricature et humour. L’adjectif burlesque désignant une satire Ménippée, œuvre satirique collective mêlant prose et vers français (1594 – dict. étym.) est tiré du nom bourle (ou burle) qui signifiait plaisanterie jusqu’au XVIIe siècle. Le nom burlesque quant à lui désigne un genre littéraire et théâtral (XVIIe siècle surtout – Molière) puis cinématographique (Charlie Chaplin) adapté du vaudeville, en tant que comédie fondée sur le comique de situation (début XXe siècle). Ce genre est réputé amusant grâce au comique de l’absurde et de l’irrationnel.

Crosne

Le crosne (Stachys affinis) est une plante vivace à tubercules, cultivée pour ses rhizomes comestibles. La saveur de ce légume racine est réputée délicate et son goût est proche de celui du cœur d’artichaut et de la noisette. On l’appelle aussi crosne du Japon. C’est une plante originaire de Chine qui fut introduite et cultivée au Japon d’où elle fut ensuite importée en Europe à la fin du XIXe siècle, et en France particulièrement en 1882 quand Désiré Bois, professeur au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris en reçut les premiers tubercules. Son collègue Nicolas-Auguste Paillieux (écrit aussi parfois Pailleux) en planta quelques tubercules dans son jardin de l’Essonne à Crosne et donna à la plante le nom de son village (500 habitants à l’époque). Les crosnes, ayant du succès, furent rapidement cultivés, très appréciés pendant plusieurs dizaines d’années pour tomber dans l’oubli à la fin du XXe siècle, car très longs à nettoyer (secoués et frottés avec du gros sel) et supplantés par des légumes plus rapides à préparer. Depuis quelques années, il revient à la mode malgré un prix élevé et se cultive à nouveau. Il est désormais généralement proposé dans sa forme nettoyée, prélavée, plus facile à cuisiner.

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