Epistolaire étymologie

L’adjectif épistolaire vient du latin epistolaris, de epistola = épître, lettre écrite par un auteur ancien (pas vieux au sens de vieillard, mais ancien, de l’ancien temps…) ou en vers, qui traite de sujets moraux ou philosophiques et très souvent sur un ton satirique (Les Épîtres de Boileau), ou alors texte emprunté au Nouveau Testament. De manière générale, en littérature, le genre épistolaire, désigne des écrits constitués de correspondances réelles ou fictives (roman épistolaire). Exemples : Les Lettres persanes de Montesquieu, Les Liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos (œuvres du XVIIIe siècle). On parlera également de relation épistolaire, à savoir constituée de correspondance écrite entre deux personnes.

Chapeauter ou chapoter ?

Les verbes chapeauter et chapoter existent bien, mais leurs significations sont différentes, donc attention à l’orthographe en fonction de ce que l’on veut dire ! Le plus répandu des deux est le verbe chapeauter (1892 – Guérin), lié au nom chapeau (XIe siècle), du latin populaire capellus, de cappa signifiant couronne de fleurs jusqu’au XVIe siècle. Maintenant, un chapeau, tout le monde sait ce que c’est ! Le verbe chapeauter, en termes familiers, désigne le fait d’avoir une supériorité hiérarchique (exemple : chapeauter plusieurs associations, plusieurs entreprises ou services). Chapeauter, c’est aussi coiffer d’un chapeau, bien sûr ! Le verbe chapoter en revanche possède une signification et une étymologie très différentes, dérivé en -oter du verbe chaper = couper. Chapoter signifie dégrossir, couper, notamment avec une plane (bois). En poterie, chapoter consiste à détacher avec un chapotin (outil spécifique) les matières qui adhèrent aux pièces en céramique fraîchement défournées. Notons que le nom du chapon (coq castré), de même origine, signifie littéralement animal découpé.

Différence entre éclaircir et éclairer

Le verbe éclairer, du latin exclarare (même sens), signifie, au sens concret, apporter de la lumière dans un endroit sombre (éclairer une pièce) et par extension fournir une source de lumière à quelqu’un. Exemple : Peux-tu m’éclairer s’il te plaît ? Je ne vois pas bien le trou de la serrure. Éclairer désigne également le fait de rendre une idée plus compréhensible. Exemple : Merci de m’avoir éclairé (surtout pas éclairci !), je comprends mieux maintenant le fonctionnement de cet appareil grâce à vos explications. Éclairer comme éclaircir sont liés au terme clair, de l’ancien français cler, issu du latin clarus = clair. Le verbe éclaircir quant à lui désigne le fait de rendre plus clair dans le sens moins foncé. Exemple : Les nuages se dissipent, le temps s’éclaircit. Il désigne également le fait de rendre plus net, plus pur, plus distinct. Exemple : Ma voix s’est éclaircie grâce à cette cuillerée de miel. Le verbe éclaircir s’utilise également en cuisine, pour désigner le fait de rendre un sirop, une sauce plus liquide. Au sens figuré, on parlera d’éclaircir les idées, les affaires, ce qui signifie les rendre plus claires, ôter un doute, les rendre moins confuses. À notre époque, on n’en manque pas, d’affaires à éclaircir !

Aller de Charybde en Scylla

Charybde (tourbillon redouté du détroit de Messine) et Scylla (dangereux récif), concrètement, sont deux écueils situés entre l’Italie et la Sicile. Les marins de l’Antiquité qui devaient emprunter ce passage se trouvaient confrontés à un choix difficile, à savoir passer par Charybde ou passer par Scylla, tout aussi dangereux, d’où l’expression qui signifie aller de mal en pis. Autrement dit, quand on a réussi à échapper à un danger, le chemin que l’on prend nous mène vers un autre danger encore plus grand. Mais Charybde et Scylla, ce sont à l’origine, dans la mythologie grecque, deux monstres qui ne l’ont pas toujours été… Charybde fille de Poséidon et de Gaïa, perpétuellement affamée, dévora un jour le bétail d’Héraclès fils de Zeus. Ce dernier, pour la punir, l’envoya au fond d’un détroit qui prit son nom, elle s’y transforma en tourbillon très redouté des marins. Dans les environs, vivait Scylla, nymphe dont Glaucos (dieu marin) était follement amoureux. Mais cet amour n’était pas réciproque. Glaucos demanda alors à la magicienne Circé un philtre d’amour pour séduire Scylla mais pas de chance, Circé était amoureuse de lui ! Jalouse, elle donna à Glaucos non pas un philtre d’amour mais un poison qu’elle mit au point, à verser dans la fontaine où Scylla se baignait habituellement, ce qui eut pour effet de la changer en monstre marin terrifiant. Jean de La Fontaine fait allusion à cette histoire mythologique dans sa fable La Vieille et les deux Servantes (La vieille, au lieu du coq, les fit tomber par là, De Charybde en Scylla.). L’expression aller de Charybde en Scylla, bien qu’histoire ancienne, pourrait se trouver une version actuelle si l’on réfléchit bien…

Belliqueux origine

Une personne belliqueuse aime la guerre, la dispute, elle cherche à la provoquer, l’encourage, c’est une personne agressive, batailleuse, querelleuse. En parlant d’un inanimé, l’adjectif belliqueux désigne la nature guerrière : une expédition belliqueuse, un discours belliqueux. L’adjectif belliqueux (XVe siècle – 1468 – Chastellain, Œuvres, VI, 366) vient du latin bellicosus = guerrie, de bellum = guerre. Il existe aussi l’adjectif bellique, très usité au XVIe siècle mais désormais complètement tombé en désuétude : une colonne bellique, dont le fût est en forme de canon.

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