posts dans la catégorie 'Vocabulaire jardinage'


Différence entre potiron et potimarron

Le potiron et le potimarron font tous deux partie de la famille des cucurbitacées et sont souvent confondus. Voici quelques précisions pour aider à les reconnaître. Le potiron, originaire des régions tropicales d’Amérique du Sud, de couleur orange rougeâtre, est de petite taille quasi-cylindrique. Le mot, altération du vieux français poistron lui-même issu du latin populaire posterior (= derrière, postérieur)  en raison de sa forme,  est apparu au XVIe siècle, désignant à l’époque un gros champignon. Le potiron est également appelé citrouille giraumon. Très aqueux (95 % d’eau), il est particulièrement utilisé pour faire de la soupe. Le potimarron quant à lui est plus allongé, un peu en forme de poire, de couleur marron rougeâtre, rouge brique. Il est originaire d’Amérique du Sud et sa première forme, le kabocha, aurait été introduite au Japon par des navigateurs portugais en 1541. Une famille japonaise aurait ensuite  amené le potimarron en France en 1957 mais d’après une autre hypothèse, le kabocha squash (nom anglais) aurait pu être créé lui-même par les Japonais à partir d’une courge chinoise. Le potimarron a d’ailleurs été appelé, au début, potiron doux d’Hokkaido. C’est une variété de courge voisine du potiron (Cucurbita maxima). Le potimarron a un goût de châtaigne et sa chair est jaune et farineuse, plus ferme que celle du potiron. Son nom est une contraction des mots potiron et marron.

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Différence entre terreau et compost

Si vous avez un jardin ou des bacs potagers sur votre terrasse, l’utilisation de terreau et de compost est utile pour la croissance des cultures. Mais quelle différence entre les deux ? Premièrement, le terreau et le compost sont issus de la décomposition de matières organiques végétales ou animales. Le terreau est une terre enrichie de matières organiques en décomposition comme du fumier et des débris végétaux, ainsi que de matières minérales pour certains d’entre eux. C’est un support de culture prêt à planter. Le compost, lui, est un produit organique très facile à fabriquer soi-même dans un bac spécial. Il est obtenu grâce à un processus de valorisation des matières organiques (déchets  ménagers de légumes, cendres, marc de café, coquilles d’œuf concassées, feuilles mortes…) appelé compostage. Une fois mélangé à la terre (ne jamais l’utiliser seul, il brûlerait les plantes, trop puissant), il constitue un terreau. Le compost est destiné à enrichir le sol en micro-organismes, humus et éléments minéraux nécessaires à la croissance des plantes. Le compost agit avant tout sur la qualité du sol, c’est un excellent amendement, tandis que le terreau aide directement les plantes à se développer.

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La consoude

La consoude est une plante vivace de la famille des Boraginacées, décorative (clochettes de différentes couleurs), médicinale et très robuste, à la floraison très décorative, originaire d’Europe et d’Asie septentrionale. Elle est utilisée depuis 2 000 ans en médecine traditionnelle mais également de nos jours pour traiter les contusions et entorses. Elle aide également les blessures à cicatriser. Astuce en jardinage bio : le purin de consoude combat le mildiou. Cet engrais biologique est riche en potasse et en azote, il peut être utilisé en arrosage, dosé à 10 % de purin consoude et 90 % d’eau, pendant la période de croissance et de floraison sur tous légumes et toutes plantes. Si l’on veut l’utiliser comme répulsif contre les parasites, il faut mettre  5 % de purin de consoude et 95 % d’eau.

 

Lavande

La lavande est une plante aromatique très parfumée essentiellement méditerranéenne bien qu’elle pousse dans de nombreuses autres régions, à partir du moment où le terrain est rocailleux. Origine du nom lavande : vient de l’italien lavanda (‘ qui sert à laver ‘). Il existe deux sortes de lavande : la vraie lavande (lavandula vera) et la lavande aspic (lavandula spica). En Provence, la lavande est appelée ‘ baïasse ‘, et les champs de lavande sont appelés des ‘ baïassières ‘. La lavande qui y est cultivée est en fait du lavandin, hybride naturel de la lavande.

La lavande attire beaucoup les abeilles, on en fait d’ailleurs du miel, de goût assez puissant, excellent pour soulager la migraine et autres maux de tête. Elle réduit également l’anxiété et aide à l’endormissement. La lavande est utilisée pour parfumer les vêtements dans les placards (on la met dans de petits sachets de toile) et éloigner les mites. Son odeur est légèrement camphrée. Elle est beaucoup utilisée en parfumerie. Les Romains l’utilisaient d’ailleurs pour parfumer leurs bains et leurs vêtements. Ses propriétés apaisantes la firent aussi considérer autrefois comme favorisant la chasteté. La fondatrice de l’ordre des Ursulines, Sainte Angèle Merici, infligeait des jeûnes à base de lavande et de romarin aux religieuses de son couvent convaincues de pensées interdites… D’un point de vue plus médical, ses pouvoirs désinfectants étaient reconnus au Moyen Âge. On en faisait des fumigations et des emplâtres pour combattre la peste.

Lavande

Lavande

Butoir ou buttoir

Le butoir et le buttoir existent mais n’ont pas les mêmes significations, selon que l’on met un seul ou deux T. Le butoir (un seul T) est un heurtoir, les deux mots sont synonymes. Le buttoir (avec deux T), appelé aussi butteur, est une petite charrue destinée à butter (avec deux T aussi) les végétaux, c’est-à-dire entourer leur pied de terre pour les protéger (plants de vigne par exemple).

Agroforesterie et permaculture

Qu’est-ce que l’agroforesterie ? C’est un mode d’exploitation qui consiste à associer des plantations d’arbres et des terres agricoles.  Concrètement, il s’agit de planter des rangées d’arbres au milieu des cultures ou des pâturages, la technique est ancestrale mais remise au goût du jour depuis quelques années, les arbres fertilisant le sol et le rendant ainsi plus productif. L’agroforesterie utilise des plantes annuelles en association avec les arbres, tandis que la permaculture privilégie particulièrement les plantes pérennes (intégration harmonieuse des activités humaines au sein des écosystèmes, mettant l’accent sur l’optimisation des cultures plutôt que leur maximisation).

Ecobuage

L’écobuage désigne le débroussaillement par le feu. C’est une pratique agricole ancestrale qui existe partout dans le monde. Le terme d’écobuage est apparu en 1797 dans les Annales de l’Agriculture. Il s’agirait, selon le Dictionnaire étymologique, d’un mot de l’Ouest d’origine obscure mais probablement lié au dialectal gobuis qui signifie terre pelée, de gobe = motte de terre. À l’origine, il s’agit d’arracher la végétation et la couche superficielle de l’humus au moyen d’une ‘ écobue ‘, un outil proche de la houe, puis d’incinérer ces éléments en petits tas et enfin d’épandre les cendres sur les terrains pour les enrichir en éléments nutritifs. Cette pratique chère en main-d’œuvre a progressivement disparu pour laisser place au brûlage direct des végétaux sur pied et qui a quand même conservé l’appellation ‘ d’écobuage ‘. La technique comporte de nombreux dangers : mal maîtrisée, elle peut engendrer de catastrophiques incendies et porter atteinte à l’équilibre biologique, dégrader les sols et polluer par émission de goudrons et dioxines. L’écobuage est très réglementé.

Eclaircissage et division des touffes

En jardinage, il ne faut pas confondre léclaircissage et la division des touffes. L’éclaircissage consiste à arracher les plants en surnombre de manière à favoriser le développement de ceux qui doivent normalement exister. L’éclaircissage est par exemple couramment effectué dans les lignes de radis ou de betteraves, car souvent les graines se retrouvent trop près les unes des autres et sans cette action, les légumes n’auraient pas la place de se développer. La division des touffes quant à elle consiste à dissocier partiellement ou totalement des éléments constitutifs de la souche d’un végétal donné dans le but de replanter ailleurs chacun des éléments dissociés. On pratique la division des touffes sur des souches d’iris (notamment à partir de la mi-juillet) ou de dalhias par exemple, quand elles sont trop grosses, cela les rajeunit et leur permet de se multiplier. Il n’y a donc pas destruction de plants dans ce cas, contrairement à l’éclaircissage.

Bouillie bordelaise

La bouillie bordelaise est le seul traitement toléré dans les cultures biologiques (il est autorisé en France depuis le 01/01/2006 jusqu’à 6 kg/an par hectare). Algicide (détruit les algues, notamment micro cellulaires) et fongicide polyvalent (détruit les champignons parasites), elle est fabriquée en neutralisant une solution de sulfate de cuivre et de chaux éteinte, puis y est ajouté du savon noir (surfactant) pour augmenter l’effet mouillant. La bouillie bordelaise est très reconnaissable à sa couleur bleue, mais il en existe maintenant de la transparente.

C’est le traitement idéal préventif contre le mildiou (les tomates et pommes de terre sont particulièrement vite touchées par cette moisissure, les vignes et les arbres fruitiers aussi, ce qui peut détruire rapidement toute la récolte d’une année), très dévastateur lors des étés pluvieux ! Attention, éviter de vaporiser sur les fruits, pour éviter toute intoxication, le mieux étant de les laver systématiquement avant consommation pour être sûr. L’idéal est de traiter tous les 15 jours.

Pourquoi ce nom de ‘ bouillie bordelaise ‘ ? Tout simplement parce qu’à l’origine, ce sont les viticulteurs bordelais qui ont commencé à l’utiliser pour traiter leurs vignes. Les propriétés fongicides du cuivre (présent dans la bouillie) sont par ailleurs connues depuis une centaine d’années.

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