posts dans la catégorie 'REGLES d’orthographe'


Opprobre ou opprobe ?

Beaucoup écrivent et disent opprobe alors que le bon mot est opprobre, effectivement plus difficile à prononcer. Le mot vient du latin opprobrium, de probum = infamie. Il désigne une très grande honte publique, un déshonneur. Jeter l’opprobre = déshonorer, réprouver publiquement. Exemple : L’attitude scandaleuse de ce candidat à la présidence jette désormais l’opprobre sur toute sa famille politique !

Trois quarts et trois-quarts

Trois quarts, deux cinquièmes, huit dixièmes, et ainsi de suite, ne prennent pas de trait d’union car il s’agit de quantités. En revanche, le substantif masculin trois-quarts prend un trait d’union : un (violon) trois-quarts, un (pantalon) trois-quarts, un (joueur de rugby) trois-quarts.

Voix et voie

La voie avec un E à la fin doit contenir une notion de trajet, de chemin (du latin via = chemin). Pour éviter de se tromper, on peut remplacer ce mot par route. Une voie ferrée, (chemin), être sur la bonne voie, la voie de la réussite, par voie de conséquence (direction), en voie de disparition (sur le point de disparaître, en passe de disparaître), par voie de fait (notion juridique). En revanche, la voix avec un X désigne la parole : la voix de la conscience, avoir une belle voix, avoir voix au chapitre, remporter la majorité des voix aux élections. Le nom féminin voix vient du latin vox, vocis au sens de suffrage. Donner sa voix = donner son suffrage.

Fruste ou frustre ?

Une erreur est fréquemment commise, écrire (et même dire !) frustre au lieu de fruste pour évoquer les manières grossières (sans éducation) d’une personne. La confusion vient de la ressemblance avec le nom et adjectif (selon l’utilisation) rustre (grossier, sans éducation, manquant de savoir-vivre). Fruste vient de l’italien frusto = usé.
Ce rustre a des manières frustes ! Rustre vient du latin rusticus = rustique, champêtre. Autrefois (XVIIe siècle), le terme de fruste était utilisé dans le langage des arts (Italie, frusto), et le sens actuel lié à la rudesse ne date que du XIXe siècle.

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Détoner et détonner

Les deux verbes détoner et détonner existent, voici la différence : détoner (du latin detonare) signifie exploser, le nom féminin détonation prend également un seul N au milieu. Il est courant cependant de voir écrit ce verbe avec 2 N (détonner) en raison de la confusion avec le verbe tonner (du tonnerre, manifestation sonore de la foudre). Détonner existe aussi, mais sa signification est autre : ce verbe désigne le fait de chanter, de jouer faux en sortant du ton. Au sens figuré, détonner, c’est produire un contraste désagréable.

En voiture mais à moto

Selon l’Académie française, il vaut mieux que la préposition en soit réservée aux moyens de transport dans lesquels on peut s’installer : voiture, train, bateau, side-car, autobus, avion, camion, montgolfière, tramway, etc. Aller quelque part en voiture, faire une croisière en paquebot. Dans les autres cas, il est préférable d’utiliser la préposition à : à moto, à bicyclette, à vélo, à cheval, à ski.

Ce qu’il reste ou ce qui reste ?

Que doit-on dire ? Voici ce qu’il reste de ta maison ou voici ce qui reste de ta maison ? Eh bien les deux solutions sont correctes avec l’utilisation de verbes susceptibles d’être construits personnellement ou impersonnellement (c’est le cas du verbe rester). QUI est le sujet du verbe construit personnellement et QU’IL se trouve dans la tournure impersonnelle. Évidemment, la nuance est subtile voire indiscernable. Les deux écritures étant correctes, il est impossible de se tromper, enfin une règle simple à retenir !

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En termes de… et au terme de…

Quand doit-on mettre un S à terme ? Si nous parlons de vocabulaire spécifique, de langage particulier, nous devons mettre un S : en termes de pédagogie, en termes de jurisprudence, en termes de médecine, etc. Pour signifier en matière de, il vaudra mieux utiliser les locutions quant à, en matière de ou en ce qui concerne, s’agissant de. En effet, dans ce cas précis, en termes de est un anglicisme, donc à proscrire selon l’Académie française. Exemples : en matière de respect, en ce qui concerne le respect, quant au respect. Au terme de signifie à la fin de. Dans ce cas-là, on ne doit pas mettre de S à terme, qui reste au singulier. Exemple : au terme d’une année difficile, il prend tout de même quelques jours de vacances. Terme est écrit au singulier également dans les cas suivants : marché à terme, emprunts, prévisions à court ou long terme, parvenir au terme d’un mandat. Termes s’écrit en revanche au pluriel dans les cas suivants : être en bons ou mauvais termes avec une personne, aux termes de la loi, du code, en termes propres, en propres termes.

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Différent ou différend

Il est courant de voir des confusions dans l’écriture de ces deux mots : différent et différend. Pourtant la différence (c’est le cas de le dire !) est assez simple : différent avec un T à la fin est un adjectif, on peut le mettre au féminin (différente), au pluriel (différents/différentes). Exemples : ‘ Il a réuni ses différentes affaires de pluie comme de beau temps pour partir en vacances. ‘ – ‘ Ces jumeaux sont différents malgré leur grande ressemblance, ils n’ont pas le même regard. ‘ Différend avec un D à la fin, quant à lui, est un nom masculin : un différend. Différend signifie désaccord. Exemple : ‘ La semaine dernière, ils ont eu un différend avec leur voisin à propos d’un arbre qui faisait de l’ombre sur leur terrasse. ‘ Astuce pour ne plus vous tromper : remplacez différent/différend par désaccord. Si le remplacement est possible, il s’agit donc du nom : différend, qui vous le remarquerez, se termine également par un D, ce qui facilite la tâche.

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Entrepreneuriat ou entreprenariat ?

Ce matin en regardant les informations à la télévision (je ne citerai pas la chaîne mais quoi qu’il en soit, on voit aussi des horreurs ailleurs, sur Internet par exemple…), j’ai eu les yeux écorchés (aïe, oui ça fait mal mais on s’en remet !) par une annonce écrite (vous savez, tout en bas de l’écran) concernant, je cite, ‘ l’entreprenAriat ‘. Eh bien voilà, ce mot a été mal écrit ! On écrit ENTREPRENEURIAT, avec EU et pas A, et les dictionnaires Larousse et Robert, pas toujours en harmonie sur certains mots, s’accordent bien sur cette orthographe. Le nom entrepreneuriat, créé récemment pour une utilisation dans le domaine de l’économie parallèlement à des noms comme partenariat ou actionnariat, vient d’entrepreneur, avec EU. Or, les deux exemples donnés ci-dessus viennent de noms prenant un A (partenAire et actionnAire), et l’analogie pourrait bien être une des causes expliquant la faute consistant à écrire ‘ entreprenariat ‘ au lieu de ‘ entrepreneuriat ‘. Phonétiquement, c’est assez proche aussi, et si on parle vite, il est assez difficile de faire la différence…  ASTUCE pour ne plus se tromper : si vous hésitez, pensez à ENTREPRENEUR (il ne viendrait à l’idée de personne de dire ENTREPRENAIRE ou ENTREPRENARE… enfin j’espère !), et ajoutez IAT, ce qui donne ‘ entrepreneuriat ‘. La seule orthographe qui aurait été possible (mais ce n’est pas le cas) en dehors de l’orthographe officielle ENTREPRENEURIAT aurait été ENTREPRENEURAT, sans le ‘ i ‘ comme docteur-doctorat, professeur-professorat par exemple, mais ceux-ci prennent un  ’ o ‘ et non pas ‘ eu ‘ alors ne compliquons pas les choses, un autre article expliquera éventuellement l’origine de ces différences. Donc on écrit bien ENTREPRENEURIAT, c’est cela qu’il faut retenir.

Au vu de – en vue de

La confusion est fréquente entre au vu de… (qui signifie ‘ en voyant ‘, ‘ en tenant compte de… ‘) et en vue de… (qui signifie ‘ pour ‘, ‘ dans l’intention de ‘). Dans le premier cas (au vu de… et au su de…), il s’agit d’une idée tandis que dans le second cas (en vue de…), la locution repose sur quelque chose de réel, d’une intention concrète en tout cas. Exemples : ‘ Au vu de vos résultats scolaires, vous aurez du mal à obtenir votre diplôme. En vue des prochaines élections, le candidat commence à préparer son programme. ‘ Par ailleurs, VU en tant que préposition signifie : étant donné. Elle est invariable (beaucoup l’accordent alors qu’il ne faut pas le faire !). Exemple :Vu (et non pas vues !) les circonstances défavorables du marché immobilier actuellement, nous allons attendre pour investir. ‘ Idem pour la locution conjonctive vu que… qui signifie attendu que…

Dinausore, dinausaure, dinosore ou dinosaure ?

Voici un mot que je vois régulièrement écrit de toutes les façons : un dinosaure (ceci est la bonne écriture, et non pas dinausore, dinausaure ni dinosaure !).  Le mot vient du grec dinos = toupie (parce que sa tête ressemble à une toupie – Bescherelle 1845), et de saura = lézard. Généralement, le mot saurien est connu ainsi que son orthographe (reptiles sauf les tortues), ce qui peut aider pour se souvenir de l’orthographe de dinosaure.

Contentieux ou contencieux ?

Je vois souvent écrit ainsi le mot contenCieux, mais c’est une orthographe erronée, on doit l’écrire contenTieux avec un T. Il n’y a pas de cieux dans un contentieux ! Ce nom vient du latin juridique contentiosus = qui donne lieu à une querelle (1257 – Dict. Étym.). La définition actuelle y est fidèle puisqu’un contentieux, en termes de droit, désigne ce qui fait l’objet d’un débat et généralement d’un procès, c’est une affaire litigieuse : on parle d’une affaire contentieuse. Le recours contentieux s’oppose au recours gracieux (tribunaux).

Penser ou panser ?

Les deux verbes penser et panser existent bien mais n’ont pas la même signification. Penser (Xe siècle) vient du bas latin pensare qui signifie penser, et en latin classique cela veut dire peser, juger (fréquentatif de pendere = peser). Penser, c’est réfléchir. Exemple : il pense à ce qu’il va faire pendant ses vacances. Panser signifie au XVe siècle, soigner un animal, s’occuper de lui puis le sens évolue au XVIe siècle pour désigner le soin d’une blessure, d’où l’utilité de mettre un pansement. Panser les plaies, c’est aussi au sens figuré, soigner les plaies de l’âme ou du cœur, réconforter, consoler quelqu’un de triste.

Référent ou référant ?

Dans le langage informatique, un référant (avec un A), plus généralement exprimé en anglais (referer), désigne une information transmise à un serveur par le clic d’un internaute sur un lien. De même, en conjugaison, référant (avec un A aussi) est le participe présent du verbe référer. Exemple : se référant au dictionnaire, il a trouvé la bonne orthographe de ce mot. Dans tous les autres cas, référent (du latin referre = rapporter) s’écrit avec un E, qu’il s’agisse du nom masculin désignant en linguistique un être ou un objet (réel ou imaginaire) auquel renvoie un signe linguistique, ou plus simplement ce que désigne le nom, l’élément du monde qui est désigné par un signe bien précis, ou qu’il s’agisse de l’adjectif, ou nom selon les cas (masc. référent – fém. référente), utilisé fréquemment dans le langage courant pour désigner une personne ou un service compétent qui exerce une mission spécifique auprès d’un groupe particulier. Un médecin référent (adjectif). Un référent national (nom). C’est une personne à qui l’on doit se référer pour obtenir telle ou telle chose dans un cadre précis.

Tel quel accord

La locution adjective tel quel est composée de deux adjectifs, elle signifie ‘ sans modification, sans changement ‘. Elle doit s’accorder avec le nom auquel elle se rapporte. Il suffit donc de savoir (en général, c’est facile !) si ce nom est masculin ou féminin, singulier ou pluriel. Exemples : il est parti de son bureau et a laissé ses affaires telles quelles (attention, pas d’apostrophe !). Cela signifie qu’il a laissé ses affaires telles qu’elles (avec apostrophe à qu’elles !) étaient, il ne les a pas déplacées. Il a laissé son bureau tel quel (= il n’a rien modifié), et non pas ‘ tel que ‘, souvent utilisé mais incorrect ! La même règle d’accord s’applique avec l’utilisation de comme tel et en tant que tel.

Tribut et tribu

Les noms tribut (masculin) et tribu (féminin) sont des homophones, ils se prononcent de la même manière mais n’ont pas la même signification. Un tribut est une contribution forcée due à une autorité ou un vainqueur, mais également un hommage moral ou un sacrifice. Payer un lourd tribut = subir de graves dommages. L’adjectif tributaire (dépendre de quelqu’un ou quelque chose) est d’ailleurs issu de tribut. Côté étymologie, le mot tribut est apparu au XIIIe siècle (Dict.Étym.) et vient du latin tributum, de tribuere (avec un t) qui signifie répartir entre les tribus. Le verbe attribuer possède la même origine. Puisqu’on parle de tribus - sans t – (du même mot latin tribus), justement le terme désigne un groupe fondé sur une parenté ethnique, familiale voire sociale. Exemple : une tribu jusqu’ici inconnue a été découverte en Amazonie. Au sens figuré quelque peu péjoratif, on parle aussi de tribu quand on dit : ils sont arrivés avec toute leur tribu (grande famille).

Le jour même ou le jour-même ?

Doit-on écrire : le jour même (sans trait d’union) ou le jour-même (avec trait d’union) ? Il ne faut pas de trait d’union. On écrit : le jour même. Le seul cas où même est lié par un trait d’union, c’est derrière un pronom : lui-même, elle-même, soi-même. Attention, si le pronom qu’il complète est au pluriel, même prend un s  : eux-mêmes, elles-mêmes.

Des ciels ou des cieux ?

Que doit-on dire (et écrire) ? Des ciels ou des cieux ? Les deux solutions existent, mais avec des significations différentes selon l’emploi. Lorsqu’il s’agit du ciel physique, à savoir l’espace visible au-dessus de nous, délimité par l’horizon et s’étendant à l’espace où l’on peut apercevoir les étoiles, on parle de cieux au pluriel. S’il s’agit de l’aspect (clair, nuageux etc.), on parlera de ciels (des ciels bas et non pas des cieux bas !). S’agissant du ciel astral lié aux arts divinatoires (‘ ensemble des astres avec leur influence supposée sur la destinée ’ – Dict. Larousse), on parle de ciels. Il existe aussi les ciels de lit (et non pas cieux !). Ce sont des ornements divers pendus au-dessus des lits, comme par exemple les baldaquins. À notre époque, ils sont généralement utilisés sur des lits de bébés. En revanche, dans le cadre religieux, à savoir le séjour des âmes, des divinités et tout ce qui concerne la puissance divine, on parlera alors de cieux. Quand on parle d’un autre pays ou continent, on pourra également utiliser le terme de cieux : sous d’autres cieux. Le pluriel cieux peut être aussi utilisé en poésie.

Quelque temps ou quelques temps ?

La locution adverbiale quelque temps s’écrit sans s à quelque, alors que l’erreur courante consiste à en mettre un (quelques temps). Pourtant c’est bien quelque temps qu’il faut écrire. Pourquoi ? Parce que l’adjectif indéfini (quelque) ne marque pas la pluralité mais l’indétermination. Quelque chose, quelque part, quelque sorte… Quelque temps = ‘ un certain temps ‘, et non pas ‘ plusieurs temps ‘ !  En revanche, nous pourrons écrire : ‘ nous revenons dans quelques minutes ‘. Dans ce cas, quelques marque un temps indéfini au sens strict du terme puisqu’il n’indique pas combien de minutes de manière exacte, mais signifie bien ‘ d’ici plusieurs minutes ‘, ce qui justifie l’utilisation du pluriel.

Pole ou pôle ?

On parle de pole position sans accent circonflexe à pole, dans le cadre du sport notamment (comme les courses automobiles) : être en première ligne. C’est le SEUL CAS d’écriture sans accent circonflexe. Dans tous les autres cas, il en faut un : pôle (pôle Nord, pôle Sud, pôle d’attraction, pôle magnétique, Pôle emploi, pôle de développement etc.). Vous ne pouvez donc pas vous tromper.

Urticaire ou urtiquaire ?

On parle bien d’une plante urticante (et non pas urtiquante !) donc l’urticaire s’écrit avec un c (et non pas urtiquaire !). Le nom féminin urticaire (oui, féminin, beaucoup se trompent !) est apparu au XVIIIe siècle (Dict.Étym.) et vient du latin urtica = ortie. Il suffit de se souvenir du mot latin pour savoir écrire le mot français. La raison pour laquelle les orties donnent de l’urticaire, c’est que ce sont des plantes urticantes. Urticaire est aussi un adjectif : la fièvre urticaire.

entretien ou entretient ?

Entretient (avec un t) correspond à la conjugaison du verbe entretenir à la troisième personne du singulier (il/elle/on) à l’indicatif présent :  il entretient bien ses affaires. Entretien (sans t à la fin) est le nom masculin qui correspond au verbe entretenir : l’entretien d’une maison, un entretien d’embauche.

Soutien ou soutient ?

Soutien ou soutient ? Les deux existent mais il y a une différence ! Le mot soutien (sans t) est un nom masculin. C’est l’action de soutenir. Le soutien familial, ou comme nom composé : le soutien-gorge. Soutient (avec un t) désigne quant à lui la conjugaison du verbe soutenir au présent de l’indicatif, troisième personne du singulier (il/elle/on). Le verbe soutenir vient du latin populaire sustenire (même signification). Soutenir un ami dans une épreuve. Soutenir une thèse.

Maintien ou maintient ?

Maintien et maintient existent mais il y a une différence ! Maintien est un nom masculin : le maintien est l’action de faire durer, de conserver, terme associé au principe de continuité. Le maintien des effectifs. Ce nom est formé à partir du verbe maintenir. Maintient (avec un t) correspond en revanche à la conjugaison à la troisième personne du singulier (il/elle/on) du verbe maintenir à l’indicatif présent. Il maintient sa position. Ce verbe est formé à partir du verbe latin manutenere qui signifie tenir avec la main.

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Laissez-passer ou laisser-passer ?

On écrit laisser-aller, laisser-faire et laisser-courre (noms masculins invariables) avec un r, mais laissez-passer prend un z à laissez, c’est le seul ! Attention, passer prend bien un r quant à lui, donc un seul z au total dans ce mot composé ! Comment s’en souvenir ? Astuce : pensez à cette phrase : laissez passer les pompiers, ils ont un laissez-passer ! Un laissez-passer désigne un permis de circuler, une autorisation de passer là où tout le monde n’a pas le droit, sur un territoire déterminé, et délivré par une autorité. Les pompiers, par exemple, ont un laissez-passer en forêt au niveau des endroits marqués comme « accès pompiers », de manière à pouvoir intervenir rapidement sur un sinistre. Les véhicules particuliers n’y ont pas accès, ils doivent laisser le passage et ne pas boucher l’entrée de ces voies non plus.

Epouvantail ou épouventail

Un épouvantail s’écrit avec un a et non un e, donc on n’écrit pas un épouventail. La faute est courante cependant parce que le verbe épouvanter vient du latin populaire espoventer (avec un e comme on peut le constater), issu du latin classique expavere, de pavere = avoir peur. Il aurait donc été presque logique d’écrire le mot avec un e et non un a mais l’écriture a été modifiée lorsque le mot français est apparu (Fabliau – XIIIe siècle – Dict. Étym.).

Paie ou paye ?

Doit-on écrire paie ou paye ? En fait on peut écrire ce mot des deux façons, sachant qu’on les prononce différemment, mais le sens reste le même. Les deux orthographes sont donc admises. Une chose importante cependant : il faut harmoniser votre texte. Si vous écrivez une fois paie, écrivez ce mot de la même manière à chaque fois, pareil pour paye. Le verbe associé est payer (et non pas paier !), qui vient du latin pacare = pacifier (XVIe siècle), en ce sens que donner à quelqu’un l’argent qu’on lui doit permet d’avoir la paix. Les bons comptes font les bons amis, dit-on ! Le paiement ou payement désigne l’action de payer. La paierie est un synonyme de trésorerie.

Pic ou pique ?

Pic et pique existent bien, ce sont des homophones (ils se prononcent de la même façon). Le nom masculin pic désigne un oiseau (pic épeiche), un outil (le pic pour escalader les montagnes), un sommet (pic d’une montagne) et une pointe (pic de croissance). Pique est un nom féminin quant à lui : il désigne une arme ancienne (fer plat et pointu au bout d’une hampe de bois), qui est notamment représentée dans les jeux de cartes, mais au masculin dans ce cas : un pique à côté du trèfle, du cœur et du carreau. Lancer une pique à quelqu’un (donc féminin aussi), c’est lui faire une remarque blessante, pour la piquer au sens figuré. Piquer au vif. Pour vous souvenir de l’orthographe, pensez que quand c’est au masculin, sauf pour le jeu de cartes (un pique, c’est l’exception à la règle), le mot s’écrit toujours pic. Au féminin, c’est toujours pique, jamais pic.

Faire parti ou partie ?

Faire partie, c’est être une partie d’un ensemble. C’est pourquoi on met un e à la fin de partie. De même, on n’accorde pas si plusieurs personnes font partie d’une association (ou autre). En revanche on écrira prendre parti, ce qui veut dire prendre le parti de… ou prendre parti pour une idée, un avis, pour quelqu’un ou quelque chose… et tirer parti de… qui signifie tirer bénéfice de quelque chose, d’une situation.

Merci ou merçi ?

Ah ! Combien de fois voit-on ce mot mal orthographié ! On écrit merci et non pas merçi. Devant e, i et y en français, on ne met jamais de cédille à la lettre c. Comment s’en souvenir ? Pensez à CACOCU, ce sont les cas où l’on peut en mettre une : ça, ço, çu. On met une cédille pour faire [s] sinon ça fait ‘ ca co cu ‘. Exemples : fiançailles, garçon, déçu.

Il s’en suit ou il s’ensuit ?

Que doit-on écrire ? Il s’en suit… ou il s’ensuit… ? Réponse : il s’ensuit…  Il s’agit du verbe s’ensuivre qui ne s’emploie d’ailleurs qu’à la troisième personne du singulier et du pluriel (il s’ensuit, ils s’ensuivent). Phrase de signification similaire : il en découle, il en résulte.

Cane et canne

La cane est le canard femelle. Comment se souvenir que le mot ne prend qu’un n ? En général, on sait écrire canard, il ne vient pas à l’idée d’y mettre deux n. Il suffit de s’en souvenir, pour avoir l’orthographe de cane, avec un seul n comme dans canard. De même pour caneton, canardeau (et non pas canard d’eau !), canette = jeune cane, rien à voir avec le contenant de boisson en métal… qui peut s’écrire aussi de la même manière d’ailleurs, ayant deux orthographes admises : canette et cannette (du latin canna = tuyau).

La canne quant à elle désigne le bâton en bois au manche recourbé, qui sert à aider à la marche et que tout le monde connaît. Le mot vient du provençal cana, ce qui est trompeur vu que ce mot d’origine ne prend qu’un seul n. Cependant, pour retenir l’orthographe de canne, pensez que l’on a besoin de deux jambes pour marcher, tout comme deux n à canne.

Gène et gêne

Un gène (nom masculin) avec un è (accent grave) est l’unité composée d’ADN localisée sur un chromosome et qui constitue le vecteur de l’hérédité. La gêne (nom féminin) avec un ê (accent circonflexe) désigne un sentiment ou un état provoqué par un malaise physique ou psychologique, un sentiment d’incommodité : être gêné. Mais comment se souvenir de l’orthographe de ces deux mots, sans risquer de se tromper ? Voici une petite astuce : quand on écrit être gê, vous constatez que les deux mots comportent chacun un accent circonflexe, c’est cela qu’il faut retenir. Quand nous parlons des gènes héréditaires, ce n’est pas le cas. Vous avez donc définitivement la bonne orthographe de ces mots en tête ! 

Aplatir ou applatir ?

Une erreur courante consiste à écrire applatir avec 2 p ! Hé bien non, il n’y a qu’un seul p, voici la bonne orthographe : aplatir. Comment s’en souvenir ? C’est très simple, pensez qu’aplatir c’est mettre à plat. Dans à plat on ne peut lire qu’un seul p, même si c’est en deux mots, il est donc impossible de se tromper. Pour le verbe aplatir, c’est la même chose, un seul p.

Donneur d’ordre ou donneur d’ordres ?

L’erreur est courante de l’écrire au singulier (donneur d’ordre) mais donneur d’ordres s’écrit au pluriel, car par principe, il y a plusieurs ordres à donner. Dans le cadre professionnel, le donneur d’ordres est un opérateur qui active les chaînes de valeur (qu’on appelle aussi supply chain dans le jargon industriel) par les ordres qu’il donne à ses sous-traitants. Il peut être le consommateur final également dans le cas où il remplit lui-même un bon de commande. Il active ainsi la chaîne de valeur du fournisseur sollicité. C’est le principe de la sous-traitance qui lie des entreprises. Le donneur d’ordres (commanditaire) demande à une autre entreprise sous-traitante (dite ‘ assujettie ‘) de réaliser une partie de sa production ou même simplement des composants nécessaires à sa propre production.

Vicissitude

Le nom féminin vicissitude désigne le changement de choses qui se succèdent, et plus précisément utilisé au pluriel de nos jours, les aléas de la vie, les événements surtout malheureux qui affectent la vie humaine : les vicissitudes de l’existence. Le mot est connu depuis 1355 (Dict. Étym.) et vient du latin vicissitudo, construit sur le radical vice = à la place de. On parle d’ailleurs de vice-président, à savoir la personne qui est chargée de seconder voire de remplacer le président si celui-ci ne peut plus assurer ses fonctions. Se souvenir du mot vice constitue donc un moyen mnémotechnique pour retenir l’orthographe de vicissitude.

Seyant ou seillant ?

Un vêtement seyant, c’est un vêtement qui va bien à une personne, bien assorti. L’adjectif seyant (et non pas seillant comme on le voit souvent écrit !) vient du verbe seoir, qui signifie : aller bien à… et qui vient du latin sĕdēre = être assis, par l’ancien français sedeir = seoir. L’infinitif de ce verbe n’est d’ailleurs plus utilisé, on ne l’emploie qu’à certains temps et notamment à la troisième personne du singulier comme du pluriel : il sied, ils siéent, il seyait, il siéra, il siérait, de même qu’au participe présent seyant et au participe passé sis(e).

Sans crier gare ou sans crier garde

Que doit-on dire (et écrire)  ? Sans crier gare ou sans crier garde ? L’erreur qui consiste à dire sans crier garde au lieu de sans crier gare est courante et comme tout s’explique, voici l’origine de la confusion : ‘gare’ est une interjection très ancienne, datant du XIIe siècle. C’est une autre forme de ‘guar’ qui voulait dire prends garde (gare-toi) = fais attention à toi. On conseille ainsi à une personne de se mettre sur le côté, à l’abri, voire de prendre garde à une éventualité fâcheuse. En criant le mot ‘gare !’, on demande instamment à quelqu’un de se méfier de quelque chose. De ce fait, celui qui arrive sans crier gare le fait par surprise, sans prendre la précaution de prévenir. Alors entre garde et gare, vous pouvez constater que le chemin n’est pas bien long concernant cette expression.

Acné ou acnée ?

Acné ou acnée ? Il s’agit bien d’un nom féminin, mais qui s’écrit acné, sans ‘e’ à la fin. Le mot est emprunté à l’anglais mais d’origine grecque : akmê qui signifie pointe, sommet, modifié ultérieurement en aknê suite à l’erreur d’un copiste : Aetius au XVIe siècle (dict. étym. Larousse). La pointe est ici associée à ce que l’on nomme les points noirs sur la peau.

En suspend ou en suspens ?

Une question en suspend ou en suspens ? Le piège vient du fait que beaucoup de gens pensent au verbe suspendre (une question ‘ suspendue ‘) alors qu’il s’agit en fait d’une question ‘ incertaine ‘, donc on écrit en suspens (avec un S à la fin). L’étymologie du mot suspens le confirme, puisqu’il vient du latin suspensus = incertain.

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Acquit de conscience ou acquis de conscience ?

Par acquit de conscience s’écrit toujours avec un T à la fin, et non pas un S comme dans le nom masculin acquis lié à l’acquisition de quelque chose. La locution invariable par acquit de conscience signifie : pour ne pas avoir de regrets, de doutes, pour avoir l’esprit tranquille. Pourquoi un T à la fin de acquit ? Parce que le mot se réfère au fait d’être quitte avec sa conscience. Cela n’a donc rien à voir avec quelque potentielle acquisition. On écrit également : pour acquit. Le mot vient du verbe acquitter du latin ad composé avec le substantif quitte, du latin quietus = tranquille.

Manquer de tomber ou manquer tomber

Dans le langage oral, on utilisera manquer tomber (sans de). En revanche, dans le langage écrit, notamment littéraire, on utilisera de préférence manquer de tomber (avec de). Cependant, on dira et on écrira toujours il a failli tomber (sans de).

Aux dépens ou aux dépends

Vivre aux dépens de quelqu’un signifie vivre à ses frais, à son préjudice. L’expression s’utilise toujours au pluriel, jamais au singulier. Rien à voir avec le verbe dépendre (dépendance), qui justement provoque la confusion orthographique, même si celui qui vit aux dépens d’un autre en dépend au final.

Être condamné aux dépens ou au titre de l’article 700 signifie être condamné au terme d’une procédure judiciaire à payer tout ou partie du coût du procès supporté par un adversaire.

Apprendre à ses dépens vient du latin dispensum, qui est le participe passé neutre substantivé de dispendere (= peser en distribuant, d’où le verbe distribuer) dont est dérivé dispendium (= frais, dépense).

Rire aux dépens de quelqu’un signifie se moquer, rire de ses menaces, lui rire au nez. Familièrement, nous pourrions dire que ‘ c’est lui qui paye ‘. On dit d’ailleurs quand on se moque de quelqu’un : se payer sa tête.

Dépends existe aussi, mais il s’agit de la conjugaison du verbe dépendre aux 1ère et 2ème personnes du singulier. Je dépends de toi, tu dépends de moi (être sous la dépendance de quelqu’un). Je dépends/ tu dépends un tableau du mur. Le verbe dépendre vient du latin dependere (même signification).

Se faisant ou ce faisant ?

Se faisant ou ce faisant ? Que doit-on écrire ? L’erreur est très courante d’écrire se à la place de ce, surtout lorsqu’il est placé devant un verbe, comme c’est le cas dans pour ce faire ou ce faisant. Si on peut remplacer par cela, c’est ce qu’il faut écrire, comme dans les expressions figées : et ce, sur ce, ce me semble. Dans le cas contraire, si on ne peut pas remplacer par cela, il faut écrire se  qui est un pronom réfléchi. Exemple : utilisez un marteau pour ce faire. = utilisez un marteau pour faire cela. Exemple : ce faisant, il fut surpris par la pluie. Se faisant : se faisant passer pour un gendarme, il a obtenu les renseignements qu’il voulait (se faire passer pour…).

 

Vieux, vieil et vieille

Vieux : devant un nom masculin (singulier ou pluriel) commençant par une consonne autre que le H aspiré => un vieux chêne, un vieux bâtiment…

Vieil : devant un nom qui commence par une voyelle ou un H muet => un vieil arbre, un vieil habit…

Vieille : devant un nom féminin singulier (vieilles au pluriel) => une vieille chaussure, des vieilles chaussures…

C ou Q

Règle : la lettre Q est toujours suivie d’un U sauf les 2 mots suivants : coq, cinq.
Les noms suivants s’écrivent avec un C : cacao, vicaire, acabit, acacia, acoustique, fisc…
Les noms suivants s’écrivent avec QU : quatre, quatorze, quadrille, quantième…

Mots qui commencent par un H

Concernant les mots commençant par un H, dans certains cas on doit faire la liaison, mais pas dans d’autres.

Pour savoir si le H doit être aspiré ou pas, voir si l’on peut placer l’article défini le ou la devant le mot :  on dit ‘ l’hypothèse ‘ et non pas ‘ la hypothèse ‘.

Faire la liaison : des hypothèses, des habitudes, des homéopathes, des hôtels, des honoraires…

Ne pas faire la liaison (le H est ‘ aspiré ‘) : un hibou, un harnais, un handicap, un héron, des hachettes, un hérisson, un hachoir…

Le tréma

Le tréma, du grec trêma qui signifie point, est utilisé pour indiquer que deux voyelles voisines se prononcent séparément. Le tréma est utilisé sur les lettres E, I et U (plus rare pour le U). La voyelle qui précède la lettre avec le tréma doit être prononcée à part : ciguë (on prononce le U), naïf (on prononce le A), héroïque (on prononce le O).

Quand le nom et le verbe sont homonymes

Quand un nom (exemple : le travail) et le verbe (exemple : je travaille) sont homonymes, le nom s’écrit en général plus simplement que le verbe : un recueil, il recueille ; un sommeil, il sommeille ; une vis, je visse ; un travail, elle travaille. Dans d’autres cas, il s’écrit complètement différemment : une croix, je croise – ou s’écrivent de la même façon : une place, je place.

Devant M – B – P

Règle : devant M, B ou P, on met un M : emmener, embolie, emporter, emprunter, embrasser etc.
Exceptionsnéanmoins, bonbon, bonbonne et bonbonnière, embonpoint, mainmorte, mainmise. 

LEUR déterminant possessif et pronom personnel

LEUR est un déterminant possessif s’il se trouve devant un nom et dans ce cas il s’accorde : leur chien, leurs chiens.

LEUR est un pronom personnel devant un verbe. Dans ce cas il est invariable, c’est le pluriel de LUI : tu leur offres des fleurs (il y a plusieurs personnes), tu lui offres des fleurs (il n’y a qu’une personne).

Noms féminins en I et U

Règle : les noms féminins en I ou U s’écrivent avec un E : une amie, une rue, une tortue etc.
Exceptions : brebis, nuit, fourmi, à la merci, souris, perdrix,  bru, tribu, glu et vertu. 

QUAND – QUANT – QU’EN

Règle : quand prend un D à la fin si on peut le remplacer par lorsque. Quand tu auras terminé ton travail, tu pourras aller au cinémaQuant prend un T à la fin quand il signifie : ‘ pour ce qui est de ‘, ‘ en ce qui concerne ‘ (il est suivi de à ou de au). Quant à, quant au, quant aux… Quant aux gens qui critiquent ta décision, n’y fais pas attention, ils ne sont pas à ta place, suis donc ta route sans t’en préoccuper. 

Qu’en s’écrit en deux mots quand il se décompose en QUE… EN. Qu’en fais-tu ?

Verbes en YER

Règle : dans le cas des verbes en — OYER et — UYER on transforme le Y en I devant un E muet : je nettoie, nous nettoyons ; j’essuie, nous essuyons.

Les verbes en -AYER peuvent conserver en revanche le Y devant un E muet : je paie ou je paye, nous payons ; je remblaie ou je remblaye, nous remblayons.

Précision : à l’imparfait de l’indicatif et au présent du subjonctif on doit mettre un I après le Y : nous nous ennuyions — il faut que vous nettoyiez les lieux.

Verbes en CER

Règle : les verbes terminés en CER à l’infinitif prennent une cédille sous le C devant A et O seulement : j’avance, nous avançons, il avançait, nous avancions.

Adverbes en -ment

Règle : les adverbes terminés en -MENT s’écrivent :

1/ -AMMENT : s’ils sont formés sur un adjectif en ANT : méchant, méchamment ; complaisant, complaisamment ; indépendant, indépendamment ; élégant, élégamment etc.
2/-EMMENT : s’ils sont formés sur un adjectif en ENT : violent, violemment ; récent, récemment ; conscient, consciemment ; patient, patiemment etc.

Chaque

L’adjectif indéfini CHAQUE s’écrit toujours de la même façon, il ne prend jamais de S à la fin.

ASTUCE pour s’en souvenir : CHAQUE vient de CHACUN => CHAQUE + UN. Un seul donc singulier.

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Adjectifs masculins en ILE

La règle : les adjectifs (au masculin) se terminant en -ILE s’écrivent comme : immobile, facile, utile, agile etc. 

Exceptions : civil, subtil, vil, puéril, volatil, viriltranquille.

Pluriel des noms

De manière générale, le PLURIEL = le SINGULIER + S : une chaise, des chaises. Attention, les noms finissant en : S, X, Z, ne changent pas au pluriel : une voix, des voix – un choix, des choix – un gaz, des gaz. Les noms finissant en EU comme cheveu par exemple, prennent parfois un X au pluriel (cheveux), tandis que d’autres prennent un S comme pneu => pneus. Il existe encore d’autres possibilités selon les terminaisons, voir dans ce cas nos articles spécifiques (noms finissant en OU, AIL etc.).

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A l’attention de ou à l’intention de

Que doit-on écrire dans l’en-tête d’un courrier ? À l’attention de… ou à l’intention de… ?

Voici la règle : à l’intention de… signifie ‘ en l’honneur de ‘, tandis que à l’attention de… est justement utilisé dans l’en-tête d’un courrier pour indiquer le nom du destinataire.

On peut par exemple organiser un pot de départ à l’intention d’une personne qui va partir en retraite (en son honneur). On envoie en revanche un courrier à l’attention de telle ou telle personne.

Hors et or

Souvent, hors et or sont confondus à l’écrit (hors est écrit à tort à la place de or). Ce sont pourtant des mots très différents, voici la règle : or est une conjonction de coordination tandis que hors est une préposition qui signifie ‘ à l’extérieur de ‘. Pour ne pas se tromper (astuce), remplacer or ou hors par en-dehors de, et si c’est possible, alors la bonne écriture est horsExemples : être hors de vue – or il n’a pas dit le contraire pour autant. Une autre solution consiste à remplacer or ou hors par et, et si cela est possible, il faut mettre la conjonction or. Exemple : Il a acheté une voiture neuve, or (et) il venait déjà d’en acquérir une il y a trois mois.

Convaincant ou convainquant

Convaincant et convainquant existent mais ne s’utilisent pas dans les mêmes cas.

Règle : ‘ convainquant ‘ est le participe présent du verbe convaincre et il est invariable, tandis que ‘convaincant ‘ est un adjectif (au féminin : convaincante). Pour ne pas se tromper, utiliser l’astuce qui consiste à mettre la phrase au féminin, et si on peut dire ‘ convaincante « , alors il faut bien mettre un c et non qu.

Exemples : ‘ Une personne convaincante ‘ – ‘ Un élu convaincant ‘ – ‘ Il agitait les mains tout en convainquant son auditoire par ses mots justes ‘

On a – on n’a pas

Comment savoir si on met n’ (n apostrophe) devant un verbe qui commence par une voyelle ? Effectivement, on ne l’entend pas du fait de la liaison, alors comment deviner ?
Pour distinguer on de on n’, mettez le verbe à une autre personne (nous par exemple), cela vous permettra de vérifier s’il est à la forme négative ou positive.

On a mal aux pieds => Nous avons mal aux pieds.

On n’a pas mal aux pieds = > Nous n’avons pas mal aux pieds.

Le nôtre et le vôtre

Notre ou nôtre ? Votre ou vôtre ? Toutes ces orthographes existent, bien sûr ! Mais attention, une petite règle s’impose : après un article (le, la, les, un, une, des etc.) il faut mettre l’accent circonflexe sur le ô de nôtre ou vôtre.

Votre maison est très jolie, mais moins belle que la nôtre. Vous êtes des nôtres. À la vôtre ! Je le reconnais, c’est bien notre chat ! Petite astuce, pensez au jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre. Généralement, tout le monde sait l’écrire. C’est la même écriture quand on dit : ce jardin, c’est le nôtre.

Pluriel des noms en -ou

La règle est que les noms terminés en -ou prennent un s au pluriel.

Exemples : bisou/bisous, clou/clous, verrou/verrous, voyou/voyous, matou/matous, trou/trous, nounou/nounous etc.

Voici les 7 exceptions : ces noms prennent x au pluriel.

Un bijou, des bijoux  - Un caillou, des cailloux - Un genou, des genoux - Un chou, des choux  - Un hibou, des hiboux  - Un joujou, des joujoux - Un pou, des poux

Féminin des adjectifs en -et

Règle : les adjectifs terminés par -et forment leur féminin en -ette. Exemples : muet/muette, cadet/cadette, violet/violette, net/nette, blondinet/blondinette etc.

Voici les exceptions : concret/concrète, complet/complète, discret/discrète, inquiet/inquiète, secret/secrète.

Féminin des adjectifs en -ot

La règle générale est que les adjectifs terminés par -ot forment leur féminin en -otte : vieillot/vieillotte, pâlot/pâlottesot/sotte, etc.

Voici les exceptions (un seul T) : idiot/idiote, dévot/dévote, manchot/manchote.

 

Noms terminés par -euil ou -ueil

Noms terminés par -euil : un écureuil, le seuil, le deuil, le treuil, le bouvreuil, le cerfeuil, le chevreuil, le demi-deuil, le deuil, le fauteuil, le feuil (terme utilisé en peinture).

Règle : après un g ou un c-euil se transforme en -ueil : l’orgueil, un cercueil, un écueil, un accueil, un bouscueil (= une débâcle), un recueil.

Noms terminés par -eur

Les noms terminés par -eur ne prennent pas de E à la fin, même les noms féminins : le bonheur, la peur, une fleur, une couleur, le labeur, une horreur, etc.

Voici les exceptions (pas très nombreuses donc assez faciles à retenir) : une demeure, une heure, le beurre,  le babeurre (petit lait),  un leurre (attrape, tromperie, mais aussi un appât factice pour la pêche).

Prêter main forte – mains fortes ou main-forte ?

Main-forte est un nom féminin totalement inusité au pluriel. On écrit donc prêter main-forte, avec un trait d’union et toujours au singulier.

Pour se faire ou pour ce faire ?

Pour ce faire ou pour se faire ? Les deux solutions existent mais ne veulent pas dire la même chose.

Pour ce faire = pour faire cela (quelque chose).  En inversant cela donne : pour ce faire, mis pour pour faire cela. Pour ce faire, vous devez d’abord remplir la feuille d’inscription.
Pour se faire => doit être suivi d’un verbe à l’infinitif. Pour se faire admettre en 3ème année, il doit déjà avoir suivi avec succès les cours les deux premières années.

Et caetera etc.

Une erreur très courante consiste à mettre des points de suspension (trois petits points) après etc. Il n’en faut surtout pas ! Et caetera sous sa forme abrégée etc. ne doit pas être suivi de points de suspension dans la mesure où ceux-ci signifient eux-mêmes et caetera. C’est une forme de pléonasme.

Ou et où

Les deux mots ou et existent mais doivent être bien différenciés, nombreuses sont les erreurs. Ou est une conjonction de coordination (tu veux du thé ou du café ?) tandis que indique un lieu (où ça ?).

Anti-bruit, anti-bruits ou antibruit ?

On écrit ’ un mur antibruit ‘, pas de S, ni de trait d’union. Le mot ’ antibruit ’ est un adjectif invariable. Destiné à empêcher LE bruit, pris dans son sens global, et pouvant inclure plusieurs bruits différents. Le mot est toujours singulier.

Flic flac ou flic-flac ?

Flic flac (sans trait d’union) et flic-flac (avec trait d’union) désignent tous deux le bruit du clapotement de l’eau. Cependant, il existe une légère différence quant à l’utilisation ou non du trait d’union. S’il s’agit de l’onomatopée (exemple : la pluie tombant du toit sur les dalles de l’allée faisait flic flac), on ne met pas de trait d’union. Si on utilise le mot comme substantif (nom qui doit être accompagné d’un déterminant), on met le trait d’union. Exemple : le flic-flac de l’eau de pluie qui tombe du toit sur les dalles de l’allée est agréable à entendre.

Faux bourdon ou faux-bourdon ?

Les noms faux bourdon (sans trait d’union) et faux-bourdon (avec un trait d’union) existent tous les deux, mais ne désignent pas du tout la même chose ! Le faux bourdon est un insecte, à savoir l’abeille mâle, tandis que le faux-bourdon est un terme musical désignant l’harmonisation de psaumes (dictionnaire), procédé d’harmonisation typique des musiques d’église et originaire d’Angleterre à l’époque médiévale (du XIIIe au XVIe siècle). C’est une sorte d’accord de sixte qui se déplace sur les degrés de l’échelle musicale.

À pied ou à pieds ?

L’erreur courante consiste à écrire ‘ à pieds ‘ avec un S, ce qui pourrait paraître logique vu que nous avons deux pieds, donc pluriel ! La langue française étant remplie de difficultés et pièges divers, on ne sera pas étonné d’apprendre que l’on écrit ‘ à pied ‘, sans S. Exemple : ‘ Il va à l’école à pied. ‘ De même, on écrit ‘ avoir pied ‘ et ‘ perdre pied ‘.

Chic ou chics ?

Le mot ‘ chic ‘ en tant que nom s’utilise toujours au singulier : avoir du chic, bon chic bon genre. Lorsqu’il est utilisé comme adjectif, l’usage actuel (dictionnaire) fait qu’il est toujours invariable en genre (pas de féminin) mais s’accorde en nombre (singulier/pluriel) : des quartiers chics, des hôtesses chics. Selon l’Académie, le mot est cependant encore invariable officiellement. On a donc le choix, en attendant que tout le monde soit d’accord, mais la langue évoluant bien plus vite que l’Académie pour des raisons de temps (il faut plusieurs dizaines d’années minimum entre chaque version du dictionnaire de l’Académie, travail très long à réaliser), le mieux est de se fier au dictionnaire.

Alentour ou alentours ?

Les mots ‘ alentour ‘  et ‘ alentours ‘ existent bien, l’un avec un S à la fin et pas l’autre. Lorsqu’il est employé comme adverbe et signifiant ‘ proximité, autour ‘, on ne met pas de S à la fin. Exemple : ‘ Son hôtel étant situé en plein centre-ville de la capitale, il a pu visiter tous les musées alentour. ‘ En revanche, lorsque ‘ alentours ‘ est utilisé comme nom, il prend un S et s’utilise ainsi : ‘ aux/les alentours ‘. En tant que nom, il est accompagné d’un déterminant : ‘ aux/les ‘, et toujours au pluriel. Exemples : ‘ Ils arriveront aux alentours de 13 heures. ‘ -’ Les alentours de cette villa sont très jolis. ‘

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL. 
Entrez dans les secrets de la langue française tout en vous amusant, un livre tous publics écrit par une professionnelle de la langue française : http://www.thebookedition.com/corinne-duval-alpha-et-le-secret-des-mots-p-127154.html

Rendre la pareille ou l’appareil ?

Si votre voisin vous a prêté sa perceuse et que vous lui la redonnez, vous lui rendez l’appareil (l’appareil étant la perceuse). En revanche, une autre fois, ce voisin a besoin d’une tondeuse, la sienne étant en panne. Vu qu’il vous a déjà aidé, vous lui prêtez donc votre tondeuse tout naturellement, ainsi vous lui rendez la pareille. Cela signifie que l’on fait à quelqu’un ce qu’il a déjà fait vis-à-vis de nous. Ceci concerne les bonnes comme les mauvaises actions. Quelqu’un vous fait du mal un jour, et vous, pour lui rendre la pareille (‘ la pareille ‘ signifiant ‘ la chose pareille ‘), vous lui en faites à votre tour, même si ce n’est pas la meilleure façon de vivre en paix avec les autres, ceci est juste un exemple. Tout le monde est quitte.

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Arrière-grand-mère et arrière-pensée

Les noms composés arrière-grand-mère, arrière-grand-père, arrière-grand-oncle, arrière-grand-tante etc. comportent tous des traits d’union entre les différents mots qui les composent. Au pluriel, on met un S partout sauf au mot ‘ arrière ‘ : arrière-grands-mères, arrière-grands-pères, arrière-grands-oncles, arrière-grands-tantes. Pourquoi ? Parce qu’ils sont ‘ en arrière ‘.

Arrière-pays est invariable parce que ‘ pays ‘ prend déjà un S à la fin. On écrira arrière-pensée au singulier mais arrière-pensées au pluriel. Arrière ne s’accorde donc pas là non plus. Attention, dans la locution ‘ ménager ses arrières ‘, il faut accorder parce que ‘ arrière ‘ est utilisé en tant que nom. Sinon, c’est un adjectif invariable (les roues arrière du carosse) ou un adverbe (avoir le vent arrière), selon les utilisations que l’on fait du mot.

Appel d’offre ou appel d’offres ?

L’erreur est courante d’écrire ‘ un appel d’offre ‘ (offre au singulier), alors qu’il faut écrire ‘ un appel d’offres ‘ (offres au pluriel), parce qu’il y a en principe plusieurs offres à l’appel.

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Des mètres carré ou des mètres carrés ?

On voit souvent écrit, au pluriel, des ‘ mètres carré ‘ mais c’est une erreur. Il faut accorder ‘ carré ‘, donc au pluriel cela donne : des mètres carrés. Trois kilomètres carrés (masculin pluriel), dix lieues carrées (féminin pluriel).

Ils se sont tout dit ou tout dits ?

On écrit : ‘ ils se sont tout dit ‘ et non pas ‘ ils se sont tout dits ‘, comme le propose notamment et à tort le correcticiel de Word. ‘ Tout ‘ est le COD (complément d’objet direct) et ‘ se ‘ est dans le cas présent un pronom indirect. Vu qu’il faut accorder avec le COD, on ne met pas de S à ‘ dit ‘.

Taule ou tôle ?

La tôle est un produit sidérurgique laminé bien connu et très utilisé dans le bâtiment. Tôle ondulée par exemple. Il n’y a qu’une seule façon de l’écrire : tôle. En revanche, ce mot tôle désigne, en argot, une prison. Il y a deux façons de l’écrire : tôle ou taule.  Et la différence entre un tôlier (ou taulier) et un tôlard (ou taulard) ? Le tôlier est l’ouvrier qui manie la tôle, en ce cas une seule écriture possible ! Le tôlier ou taulier est un patron d’entreprise ou gérant/patron d’hôtel, en argot. Le tôlard ou taulard est un prisonnier.

Innondation ou inondation ?

L’erreur courante consiste à écrire ‘ innondation ‘ avec 2 N. La bonne orthographe est : ‘ inondation ‘. La confusion vient du fait qu’un certain nombre de mots prennent 2 N, comme innocence, innocuité, innombrable, innommable ou encore innovation.

Hazard ou hasard ?

Un vrai bazar, ce hasard ! Eh oui, beaucoup de gens ont tendance à écrire ‘ hazard ‘ avec un Z comme dans ‘ bazar ‘, mais c’est une erreur bien sûr ! La bonne orthographe est : hasard, avec un S. Pourquoi un D à la fin ? Peu de gens l’oublient d’ailleurs ! C’est à cause de l’adjectif ‘ hasardeux ‘.

Conjuguaison ou conjugaison ?

Tout le monde connaît le verbe ‘ conjuguer ‘, avec un U entre le G et le E, ce qui est normal puisque sans ce U, cela ferait ‘ conjuger ‘ (comme voyager) et changerait de ce fait toute la prononciation du mot. En revanche, entre le G et le A, pas besoin de U, il ne faut pas écrire ‘ conjuguaison ‘ mais bien ‘ conjugaison ‘. Intercaler un U est valable seulement pour les voyelles E et I.

Une hâche ou une hache ?

Il arrive souvent de voir écrit ‘ une hâche ‘ avec un accent circonflexe sur le A, mais c’est une erreur ! Le mot s’écrit tout simplement  » hache « . Le verbe «  hacher  » ne prend pas non plus d’accent circonflexe, oubliez-le si vous en mettiez un.

Congés et vacances

On peut dire ‘ un congé de maternité, un congé sabbatique ’ et ‘ prendre congé ‘ (singulier), mais on dira ‘ prendre des congés d’hiver ’ (pluriel). Le congé (au singulier) désigne également un formulaire officiel fourni par les marchands de vin attestant que les droits fiscaux ont bien été réglés, vis-à-vis des douanes, pour le transport jusqu’au domicile de l’acheteur. Quant au mot vacances, il est toujours utilisé au pluriel. Partir en vacances. Le seul cas où vacance est utilisé au singulier concerne le cas de vacance d’un poste à savoir un poste qui n’a pas de titulaire (poste vacant), mais le sens n’est plus le même.

Quasi ou quasi- ?

L’adverbe ‘ quasi ‘, qui veut dire ‘ presque, à peu près ’ vient du latin quasi (quam et si) = comme si. Avez-vous remarqué que certaines fois, il est suivi d’un trait d’union, mais pas toujours ? La règle est assez simple, encore faut-il la connaître ! Quand ‘ quasi ‘ est suivi d’un nom, on met un trait d’union. Quand ‘ quasi ‘ est suivi d’un adjectif, on ne met pas de trait d’union. En général, on distingue assez facilement un nom d’un adjectif (pour le nom, on peut mettre un ou une devant). Exemples : ‘ Il est quasi impossible de franchir ce mur. (adjectif) ‘ – ‘ Sur la plage, les gens se mettent en maillot de bain dans la quasi-totalité des cas. (nom) ‘. emoticone Astuce pour le cas où l’on hésite : quand on peut remplacer ‘ quasi ‘ par ‘ quasiment ‘, il ne faut pas mettre de trait d’union. Exemple : ‘ Il est quasiment impossible de franchir ce mur. ‘

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Hors paire ou hors pair ?

Il ne faut pas écrire ‘ hors paire ‘ mais ‘ hors pair ‘, sans E à la fin. Pourquoi ? Parce que cela signifie ‘ hors de pair ‘ en tant que ‘ sans égal ‘ (pair = ‘ égal ‘ dans ce cas précis). Exemple : un cuisinier hors pair = un cuisinier vraiment exceptionnel.

Libelule ou libellule ?

Beaucoup de L dans ce mot ! Mais comment savoir s’il faut écrire ‘ libelule ‘ ou ‘ libellule ‘ ? C’est très simple : le mot a 4 L (dont 2 au milieu), comme la libellule a 4 ailes.

Un échappatoire ou une échappatoire ?

Une erreur courante consiste à dire (et à écrire) un échappatoire, alors que c’est un nom féminin, on dit UNE échappatoire. Voici une astuce pour s’en souvenir : on dit bien une échappée (exemple : une échappée belle), et pour échappatoire, c’est la même chose, le genre est féminin. Nous constatons que ce nom prend 2 P, l’explication se trouve dans l’étymologie du verbe échapper, qui vient du latin populaire excappare, de cappa qui signifie ‘ sortir de la chape, en la laissant aux mains du poursuivant ’ (dict. étym.). La chape était un vêtement (notamment la cape des ecclésiastiques). En sortir, cela signifie retirer très vite sa cape et la jeter sous les pas de son poursuivant, ce geste permet ainsi de prendre un peu d’avance… et de s’échapper. Voici une petite astuce pour se souvenir également des 2 P : pour s’échapper, on a besoin des deux jambes, donc 2 P.

Un ou une anagramme ?

En voilà une question ! Quel est le genre de ce nom : anagramme ? Beaucoup de gens disent  » un anagramme  » alors que c’est un nom féminin, on dit ‘ une anagramme ‘. L’erreur s’explique facilement car il est l’un des deux seuls mots se terminant par -gramme à être de genre féminin, l’autre mot est ‘ épigramme ‘ (une épigramme) dans le sens ‘ petit poème satirique ‘, mais aussi de genre masculin (un épigramme) pour désigner en termes de boucherie le ‘ haut de côtelettes d’agneau ‘. Tous les autres noms terminés par – gramme sont masculins. Exemples : kilogramme, centigramme, programme, organigramme, télégramme, hologramme etc.

Pleins de… ou plein de…

Une erreur courante consiste à écrire pleins de… sous prétexte qu’il y en a beaucoup ! La bonne réponse est plein de… sans S à plein ! Exemples : plein de fruits, plein de monde, plein de bonheur etc. Plein est dans ce cas utilisé comme adverbe. Il signifie beaucoup. Il est alors invariable. Il existe cependant un cas où plein doit être accordé en genre (fém./masc.) et en nombre (sing./plur.) avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte, à savoir quand il est utilisé en tant qu’adjectif. Il signifie alors rempli. Exemples : une tasse pleine de café, des champs pleins de fleurs, des vacances pleines de surprises. Attention ! L’adjectif plein possède la particularité de pouvoir se placer avant le nom et son déterminant. Dans ce cas, il est invariable, comme lorsqu’il est utilisé en tant qu’adverbe. Exemple : Il y a des fleurs plein le jardin.

Intrigant ou intriguant ?

Intrigant est : 1 – Un adjectif, il doit de ce fait s’accorder en genre et en nombre avec le nom. Exemple : ‘ Cet homme a une démarche intrigante. ‘ 2 – Un nom féminin (intrigante) ou masculin (intrigant). Exemple : ‘ Cette personne est une intrigante, elle n’use que de machinations secrètes pour arriver à ses fins ! ‘

Intriguant (avec un U) est le participe présent du verbe intriguer, il est donc invariable. Exemple : ‘ On les a vus hier soir, intriguant près du lieu du crime. ‘

Aucun ou aucuns ?

L’erreur courante consiste à mettre un S à aucun (aucuns)… qui n’en prend pas ! Exemples : Je n’ai eu aucun souci à trouver la route. – Il n’a reçu aucune menace. Pourquoi ? Parce que aucun(e) = pas un(e) seul(e). Il ne faut donc pas accorder non plus au pluriel le nom qui suit aucun. Tout est au singulier.

Il existe cependant deux cas d’emploi de aucuns (avec un S). Le premier existe au sens littéraire pour signifier quelques personnes, il s’agit de la locution d’aucuns, quasiment inutilisée dans le langage courant, vous ne pouvez donc pas vous tromper. Le deuxième cas concerne l’emploi avec le nom frais, qui s’utilise toujours au pluriel mais on ne le remarque pas forcément vu qu’il prend un S à la fin (attention, ne pas confondre avec l’adjectif frais/fraîche !). Exemple : Ce magasin ne compte aucuns frais supplémentaires pour la livraison des articles à domicile.

Associal ou asocial ?

En voilà une erreur courante ! Beaucoup de gens écrivent associal, avec deux S, peut-être par confusion avec le mot association qui lui, prend bien deux S. La bonne réponse : asocial, avec un seul S. Une personne asociale est une personne qui refuse les règles de la société, du latin socius = compagnon + -a privatif.

Aquisition ou acquisition ?

La bonne réponse est : acquisition. Le mot vient du latin juridique acquisitio (= augmentation) du radical acquisitum + suffixe -io. Origine XIIIe siècle. Le terme d’acquisition désigne tant le fait d’acquérir quelque chose que la chose acquise. Exemples : ‘ Faire l’acquisition d’une maison. ‘ – ‘ Je te présente ma dernière acquisition. ‘

Noms composés invariables

Voici la liste des principaux noms composés invariables (attention aux terminaisons, parfois avec S parfois sans S sur l’un des mots qui les composent !) : gratte-ciel, passe-partout, savoir-vivre, savoir-faire, faire-part, faire-valoir, pince-sans-rire, abat-jour, aide-mémoire, abat-vent, allume-feu, amuse-bouche, après-midi, après-ski, attrape-tout, avant-bras, avant-propos, cache-cache, cache-col, cache-misère, cache-nez, cache-pot, casse-noix, casse-noisettes, cessez-le-feu, chasse-neige, chauffe-eau, chauffe-plats, chez-soi, coupe-faim, coupe-feu, coupe-gorge, coupe-vent, croque-madame, croque-monsieur, cure-dents, demi-sel, dessous-de-plat, emporte-pièce, essuie-mains, étouffe-chrétien, ex-voto, face-à-face, fume-cigarette, gagne-pain, gagne-petit, garde-boue, grille-pain, hors-jeu, hors-d’oeuvre, hold-up, hors-texte, haut-le-cœur, lance-flammes, lave-vaisselle, lave-linge, libre-échange, libre-service, laisser-aller, monte-charge, mort-aux-rats, nu-pieds, on-dit, pare-balles, pare-brise, pare-chocs, passe-passe, pot-au-feu, perce-neige, pied-à-terre, pince-sans-rire, porte-avions, porte-bagages, porte-bébé, porte-clés, porte-monnaie, pur-sang, trois-mâts, quatre-mâts, rabat-joie, rase-mottes, remue-ménage, rendez-vous, ras-le-bol, réveille-matin, rez-de-chaussée, rince-doigts, sans-abri, sans-gêne, sans-le-sou, sans-papiers, saute-mouton, serre-joint, serre-livre, soi-disant, sot-l’y-laisse, souffre-douleur, sous-main, tape-à-l’œil, tire-au-flanc, tout-à-l’égout, tord-boyaux, traîne-savates, taste-vin, tête-à-tête, tête-à-queue, tête-de-nègre, tue-mouches, va-nu-pieds, va-tout, vol-au-vent, volte-face…

Locutions invariables

Certaines locutions sont invariables, soit au singulier, soit au pluriel : de tout temps, à tout hasard, à tout prix, en toute hâte, à toute heure, de toute façon, à tous égards, en toutes lettres, de toutes pièces, toutes choses égales, de toutes parts, en tout cas.

De même sont invariables les expressions formées avec : butoir, cible, culte et phare. Des dates butoir, des publics cible, des phrases culte, des produits phare.

En tant que ou en temps que ?

L’erreur est courante de voir écrit ‘ en temps que… ‘. Il faut écrire ‘ en tant que… ‘. Il n’y a pas de rapport avec le temps. Temps et tant sont des homophones, attention à ne pas les confondre. L’adverbe ‘ tant ‘ marque de manière générale l’intensité, la quantité, la comparaison ou la durée.

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Il pleut averse ou il pleut à verse ?

On écrit ‘ une averse ‘ (+ grosse pluie), et il est fort tentant d’écrire ‘ il pleut averse ‘ par confusion avec le mot ‘ averse ‘. C’est une erreur ! On écrit : ‘ il pleut à verse ‘ (en 2 mots) pour signifier qu’il pleut abondamment. L’ancienne locution était : ‘ il pleut à la verse ‘ (du verbe ‘ verser ‘).

Une heure sonne mais deux heures sonnent

L’erreur est courante de voir écrit ‘ deux heures (ou 3, 4, 5 etc.) sonne ‘ alors qu’il faut accorder le verbe sonner avec le premier élément, à savoir le sujet singulier ou pluriel. Une heure ou une heure et demie : accord au singulier. Deux heures (ou plus…) sonnent. Petite précision pour la demi-heure. On écrit ‘ demie ‘ au féminin singulier dans ‘ deux heures et demie (etc.) ‘, mais la règle est différente pour midi et minuit, il faut écrire au masculin singulier : midi et demi, minuit et demi.

Bel et bien ou belle et bien ?

On écrira : ‘ Cette femme est bien belle ‘ (là, on écrit ‘ belle ‘)  mais si l’on utilise la locution ‘ bel et bien ‘, ’ bel ‘ est invariable car nous sommes en présence d’une locution dite adverbiale, invariable par définition. Exemple : ’ Elle est bel et bien enceinte. ‘ On écrira aussi : ‘ Elle est bel et bien belle. « ‘ Bel et bien = réellement, de manière certaine.

Public ou publique ?

Le mot ‘ public ‘ est selon les cas un adjectif ou un nom masculin. Le mot ‘ publique ‘ est quant à lui toujours un adjectif (accordé avec un nom féminin). Public = nom masculin : le public. Exemple : ‘ Le public se rassemble sur la place publique. ‘ Dans ‘ place publique ‘, ‘ publique ‘ est bien un adjectif accordé avec ‘ place ‘, donc au féminin. Exemple : ‘ Les amoureux sont assis sur un banc public. ‘ Dans ‘ banc public ‘, le mot ‘ public ‘ est un adjectif accordé avec banc, donc au masculin. Locutions : en public, bon public, grand public. ‘ Trésor public ‘ (masculin singulier), ‘ opinion publique ‘ (féminin singulier), ‘ secteur public ‘ (masculin singulier), ‘ autorité publique ‘ (féminin singulier), ‘ affaires publiques ‘ (féminin pluriel).

La majuscule

Voici les principaux cas d’utilisation de lettres majuscules :

Au début d’une phrase, d’une citation ou dans certains cas d’un vers (poésie), des noms propres de personnes, lieux, monuments, peuples, oeuvres, sociétés, marques…, dans certains termes de politesse (Monsieur Untel) mais également titres ou qualités (Monsieur le Président, Maître Untel…), également certains termes historiques (Révolution française, Troisième République, Seconde Guerre mondiale, Trois Glorieuses…). On met une majuscule après un point qui termine une phrase, point d’exclamation, d’interrogation, et points de suspension seulement s’ils terminent la phrase et enfin à ce que l’on nomme les ‘ abstractions personnifiées ‘ (allégories) comme par exemple dans le célèbre tableau de Eugène Delacroix ‘ La Liberté guidant le peuple ‘.

Stalactite et stalagmite

Les stalactites et les stalagmites sont des concrétions du groupe des spéléothèmes, dépôts minéraux qu’on trouve dans les grottes. Du point de vue orthographique, remarquons en premier lieu que stalactite s’écrit avec un c, tandis que stalagmite s’écrit avec un g. Ensuite, notons que stalactite s’écrit avec un t, tandis que stalagmite s’écrit avec un m. Tout ceci s’explique par l’étymologie de ces deux mots d’origine grecque : stalactite vient de stalaktos (le k du mot grec s’est transformé en c dans le mot français) signifiant ‘ qui coule goutte à goutte ‘, et stalagmite vient de stalagmos qui signifie ‘ écoulement goutte à goutte ‘.

Rire  Voici une astuce pour savoir lesquelles montent et lesquelles descendent. Beaucoup de gens confondent les stalactites et les stalagmites, voici un moyen très simple pour les différencier : les stalactites tombent (t comme dans le verbe tomber) et les stalagmites montent (m comme dans le verbe monter).

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Chiffre d’affaire ou chiffre d’affaires ?

Beaucoup hésitent quant au fait d’accorder ou pas le mot ‘ affaire ‘ dans cette locution. Réponse : il faut accorder au pluriel, cela représente ‘ le chiffre des affaires ‘ car  il y a forcément plusieurs affaires. Ce chiffre désigne la totalité des ventes d’une entreprise sur un exercice comptable, donc on écrit ‘ le chiffre d’affaires ‘.

Ils se sont rendu compte ou se sont rendus compte ?

La bonne réponse est : ‘ ils se sont rendu compte ‘. Il ne faut pas accorder rendu. Rendre est un verbe occasionnellement pronominal. Il peut s’utiliser au participe passé avec l’auxiliaire avoir ou être selon les cas. Ici, il s’agit de l’auxiliaire être. Même si habituellement on doit accorder, ce n’est pas le cas ici car le complément d’objet (compte qui est un nom) suit le verbe. Prenons un autre verbe, le verbe acheter. On écrira : ‘ Elles se sont acheté de nouvelles chaussures. ‘ Là non plus, il ne faut pas accorder, pour les mêmes raisons. Dans la conjugaison de se rendre compte, pour être sûr de ne pas se tromper il faut juste se souvenir que le participe passé est invariable, il ne faut jamais accorder. En revanche, on accorde dans les exemples suivants, qui sont de configuration différente : ‘ Ils se sont rendus à la réunion prévue hier soir. ‘ ou ‘ Elles se sont enfuies de la maison en courant. ‘

Sur-mesure ou sur mesures ?

Un objet ou un vêtement est fabriqué ‘ sur-mesure ‘, et le mot prend un trait d’union. On ne doit pas accorder ‘ mesure ‘ au pluriel (exemple : ‘ sur mesures ‘ comme on le voit parfois écrit à tort), ‘ sur-mesure ‘ est un nom masculin invariable, il signifie ‘ à la mesure ‘, selon une mesure précise bien établie.

Aller de pair ou de paire ?

On écrit ‘ aller de pair ‘ et non ‘ aller de paire ‘, comme par exemple une paire de chaussures.  ‘ De pair ‘ signifie ici à l’unisson, ensemble, dans un but commun, et ne suppose pas particulièrement que seuls deux éléments soient associés.

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Aller droit au but ou aller droite au but ?

L’erreur courante consiste à écrire ‘ aller droite au but ‘, sans doute à cause de la liaison entre ‘ droit ‘ et ‘ au ‘. Il faut écrire ‘ aller droit au but ‘, c’est-à-dire tout droit vers le but, et non pas à droite du but ! ^^

Une espèce de… ou un espèce de…

L’erreur est courante de voir écrit ‘ un espèce de… ‘ alors qu’il faut écrire ‘ une espèce de… ‘, même avec un nom masculin derrière. Exemple : ‘ Il portait sur le dos une espèce de sac en toile jaunie. ‘ Rappelons que cette locution est relativement péjorative. Si l’on veut dire à peu près la même chose mais sans caractère péjoratif, il faut employer la locution ‘ une sorte de… ‘

Bon gré mal gré

Dans ‘ bon gré mal gré ‘ il ne faut pas attacher ‘ mal ‘ et ‘ gré ‘ comme on le voit souvent écrit à tort : ‘ bon gré malgré ‘. Pourquoi ? Parce que l’expression signifie de bon ou de mauvais gré, autrement dit volontairement ou pas, à ne pas confondre avec la préposition ‘ malgré ‘ (en un seul mot) qui signifie ‘ contre le gré ‘, ‘ en dépit de ‘.

Clé de voûte

Une clé de voûte s’écrit avec un accent circonflexe sur le U. Le terme peut être utilisé au sens propre dans le cas d’une construction architecturale, cette clé étant en fait un claveau situé au centre d’une voûte et destiné à maintenir les autres pierres tout autour. Il est également utilisé au sens figuré pour désigner une personne centrale, sur laquelle repose une responsabilité et dont les autres personnes dépendent.

A proprement parler

La locution ‘ à proprement parler ‘ s’écrit avec le verbe parler à l’infinitif et non pas au participe passé comme on le voit souvent ( ‘ à proprement parlé ‘) = ‘ pour parler en termes exacts ‘, en propres termes.

Plainte et plinthe

Attention à l’orthographe de ces deux homonymes : plainte et plinthe. Ils n’ont pas du tout les mêmes significations. La ‘ plainte ‘ est dans le sens du mécontentement, de la dénonciation (porter plainte contre…), tandis que la ‘ plinthe ‘ (du grec plinthos = brique) désigne la bande de bois ou de carrelage située en bas des murs pour les protéger des coups de pied.

Evénement ou évènement ?

Voilà un mot régulièrement écrit indifféremment ‘ événement ‘ ou ‘ évènement ‘. Les deux écritures sont valables… depuis le ‘ rapport de 1990 sur les rectifications orthographiques ‘ approuvé par l’Académie française et publié au Journal officiel le 6 décembre 1990. L’utilisation de l’accent aigu correspond à l’ancienne orthographe, toujours valable. L’utilisation de l’accent grave correspond à la nouvelle orthographe, que l’on trouve notamment dans les dictionnaires actuels. Pourquoi cette évolution ? Tout simplement pour rapprocher le plus possible la graphie de la prononciation courante. Résumé : pas de faute, ni à l’un ni à l’autre !

Homonymes for, fort et fors

Le nom masculin ‘ for « ‘ (du latin forum = tribunal) s’utilise essentiellement dans la locution ‘ en son for intérieur ‘. L’étymologie nous renseigne bien sur sa signification : en son âme et conscience, ‘ au plus profond de sa conscience ‘, en soi-même, dans ses pensées secrètes.

L’adjectif fort (féminin = forte) désigne ce qui est puissant, robuste (du latin fortis).

La préposition fors (du latin foris = hors de) est plutôt littéraire et guère utilisée de nos jours. Elle signifie ‘ hors ‘, ‘ excepté ‘.

Dédicasse ou dédicace ?

Eh oui, l’erreur est courante ! On n’écrit pas ‘ dédicasse ‘ mais ‘ dédicace ‘. Le mot vient du latin dedicatio, du verbe dedicare qui signifie ‘ dédier ‘.

Téléférique ou téléphérique ?

Les deux noms masculins ‘ téléférique ‘ et ‘ téléphérique ‘ sont corrects mais l’usage de ‘ téléphérique ‘ est plus fréquente y compris dans les dictionnaires où l’on trouve ’ téléphérique ‘. L’autre écriture (téléférique) serait d’influence italienne (dictionnaire étymologique).

Béni – bénie – bénit – bénite

Les quatre solutions existent : béni, bénie, bénit, bénite. Mais attention à l’orthographe selon les cas, les erreurs sont très courantes ! Voici quelques petites explications de base qui devraient vous aider à y voir plus clair.

Béni et bénie : participe passé dans un temps composé de la forme active, dont le complément est un objet soumis à une ‘ bénédiction rituelle ‘ ==> Exemple : le chapelet que le prêtre a béni  (accorder en genre et en nombre : les médailles que le prêtre a bénies). Au passif ou actif quand ce qui est béni n’est pas un objet ==> Exemples : le pape a béni la foule – la foule a été bénie par le pape.

Bénit et bénite : adjectif qui qualifie un objet soumis à une bénédiction rituelle ==> Exemples : du pain bénit – de l’eau bénite. Participe passé dans un temps simple ou composé forme passive à condition que le sujet soit un objet soumis à une bénédiction rituelle ==> Exemple : mon chapelet a été bénit par le pape. Attention, cela ne fonctionne que pour les objets ! On écrira donc ‘ le mariage a été béni par le prêtre ‘ (on ne met pas de T à ’ béni ‘ dans ce cas car le sujet – mariage - n’est pas un objet).

Ce qui s’ensuit ou ce qui s’en suit ?

L’erreur consistant à écrire ‘ ce qui s’en suit ‘ est courante ! La bonne réponse est : ‘ ce qui s’ensuit ‘, du verbe ‘ s’ensuivre ‘ (qui désigne la conséquence de quelque chose) assez particulier par le fait qu’il ne se conjugue qu’à la 3e personne du singulier ou du pluriel. Il existe cependant un cas où ‘ en ‘ est séparé du verbe : dans le cadre de l’emploi du participe passé, mais attention, on rajoute l’auxiliaire ‘ être ‘ ! ‘ Il s’en est suivi ‘.

De sitôt ou de si tôt ?

Comment écrit-on : ‘ Il ne reviendra pas de sitôt ! ‘ ou ‘ Il ne reviendra pas de si tôt ! ‘ ? La bonne réponse est : ‘ Il ne reviendra pas de sitôt !Sitôt en un seul mot. Signification : pas avant longtemps.

Droit de cité

Le ‘ droit de cité ‘ est ancien, son origine remonte à l’époque romaine à laquelle le principe de ‘ citoyenneté ‘ offrait un ensemble de droits signifiant la reconnaissance de cette même citoyenneté. On appelait cet ensemble ‘ droit de cité romaine ’ (jus civitas). Au départ, il concernait les ‘ hommes libres ‘ (par opposition aux esclaves) des tribus de Rome et de ses environs, puis s’est étendu à l’Italie et enfin à la totalité de l’Empire romain en l’an 212. Attention, il est courant de voir écrit cette locution de manière erronée, à savoir ‘ droit de citée ‘ ou ‘ droit de citer ‘. Le mot ‘ cité ‘ s’écrit comme une cité, mot habituellement écrit correctement.

Abhérant ou aberrant ?

Voilà un mot qui fait souvent l’objet de confusion avec le verbe ‘ adhérer ‘. On n’écrit pas abhérant mais aberrant. Cet adjectif vient du latin aberrare qui signifie ‘ s’écarter ‘. Une chose aberrante est effectivement une chose qui s’écarte du ‘ bon sens ‘, des normes, voire qui dépasse l’entendement.

Prendre parti, parti pris, prendre à partie…

Parti et partie, dans quels cas mettre un S ou pas ?

Parti : 1 – prendre parti (il s’agit de ‘ parti ‘ au masculin, prendre ‘ le parti de… ‘, la défense de…, prendre position pour…) 2 – Parti pris (en tant qu’opinion préconçue, décidée à l’avance) 3 – Tirer parti de (tirer avantage de, utiliser).

Partie : prendre quelqu’un à partie (accuser quelqu’un, l’attaquer).

Intéressant ou interresant ?

Voilà un mot que l’on voit écrit, si je puis dire, de toutes les façons ! Entre intéresant, interresant, interessant, interressant et intéressant… la dernière solution est pourtant la bonne ! Mais comment s’en souvenir ? Déjà, rappelez-vous qu’il y a un accent (allez, un petit effort), et sachant que derrière un accent, on ne redouble pas les consonnes, il n’y a donc qu’un seul R. Concernant le S, la solution est auditive. Sachant qu’un S entre deux voyelles (dans le cas où l’on n’en mettrait qu’un seul), on devrait prononcer alors ‘ intéreZant ‘ ! Résultat : il y a deux S : intéreSSant.

Fourmi ou fourmie ?

Une erreur courante consiste à écrire ‘ une fourmie / des fourmies ‘ au lieu de ‘ une fourmi / des fourmis ‘ (sans E). En revanche, Fourmies existe, mais en tant que nom propre puisqu’il s’agit d’une ville du nord de la France (dans le département du Nord – 59). Le nom féminin ‘ fourmi ‘ vient du latin formica (même signification).

Parmi ou parmis ?

La préposition parmi ne prend pas de S à la fin, contrairement à la manière erronée dont on peut le voir souvent écrit : parmis ! Pourquoi ? Parce que le mot vient de par et mi = au milieu. emoticone Astuce : pour s’en souvenir, pensez au mot milieu qui ne prend évidemment pas de S, ni au milieu ni à la fin, même pas au pluriel !

Grand ouverts ou grands ouverts ?

Les deux possibilités existent dans le cas de l’emploi adverbial de ‘ grand ‘ devant un participe : on peut écrire ‘ des yeux grand ouverts ‘ ou ‘ des yeux grands ouverts ‘, de même que ‘ des fenêtres grand ouvertes ‘ ou ‘ des fenêtres grandes ouvertes ‘. Soit on applique la règle de l’invariabilité, soit on accorde, sachant que l’accord est plus couramment utilisé et même conseillé (Bordas  Pièges et difficultés). Si vous êtes dans le doute, accordez en genre et en nombre, c’est mieux !

Exorbitant ou exhorbitant ?

Il est courant de voir écrit le mot ‘ exhorbitant ‘ au lieu de  » exorbitant « . Pourquoi compliquer quand on peut faire simple ? Pas besoin de H ! L’explication de cette erreur se trouve principalement dans le fait qu’il existe plusieurs mots prenant quant à eux un H : exhaler, exhausser, exhaustion, exhaustif, exhéréder, exhérédation, exhiber, exhibition, exhorter, exhortation, exhumer, exhumation… d’où une confusion compréhensible. D’un point de vue étymologique, le mot ‘ exorbitant ‘ vient du bas latin exorbitare qui signifie ‘ dévier ‘. Par exemple, un prix exorbitant est un prix qui dépasse le prix habituel ou attendu, qui dépasse la mesure. Des yeux exorbités sont des yeux qui dépassent de leurs orbites, tellement ils sont grands ouverts.

A l’envie ou à l’envi ?

Voici une locution adverbiale souvent mal orthographiée : à l’envi et non à l’envie.  L’explication d’une telle orthographe se trouve dans l’étymologie de cette locution. Elle vient en effet de l’ancien français envier, issu du latin invitare qui signifie inviter et par extension provoquer au jeu, inviter au jeu et envi qui désigne un défi, une gageure. À l’envi signifie à qui mieux mieux, en renchérissant sur l’autre. Se critiquer à  l’envi = se critiquer mutuellement en en rajoutant à chaque fois.

Indemme ou indemne ?

Une erreur fréquente consiste à écrire ‘ indemme ‘ au lieu de ‘ indemne ‘ qui est la bonne orthographe (avec un M suivi d’un N). emoticone Astuce : pour s’en souvenir, pensez au verbe  » indemniser  » et au nom féminin  » indemnité « , qui sont en général bien écrits. Le mot  » indemne  » vient du latin indemnis, de in privatif et de damnum = dommage. Indemne = qui n’a pas de dommage, l’étymologie du mot est très claire.

Acquis de conscience ou acquit de conscience ?

L’erreur courante consiste souvent à écrire ‘ par acquis de conscience ‘ (avec un S) au lieu de  » par acquit de conscience  » (avec un T), qui est la bonne orthographe. Pourquoi ? Parce que le mot vient du verbe acquitter (avec un T), à ne pas confondre avec le verbe acquérir, pour lequel le participe passé est effectivement ‘ acquis ‘ avec un S. S’acquitter d’une dette = la payer. Or, un acquit est une reconnaissance écrite d’un paiement (expression ‘ pour acquit ‘, qui veut dire ‘ qui est acquitté, payé ‘). Par extension, la formule ‘ par acquit de conscience ‘ désigne le fait d’être sûr de sa conscience, pour éviter un remord ultérieur, comme le fait qu’un paiement soit effectif dans le cas de ’ pour acquit ‘ (acquitté).

Exclu et inclus

Voici deux mots de sens opposés qui n’obéissent pas aux mêmes règles d’orthographe : exclu ne prend pas de  S  à la fin, tandis que inclus en prend un. Clin doeil On dit pourtant exclusion et inclusion mais voici une petite astuce pour s’en souvenir : au féminin, on ne dit pas excluse mais exclue, tandis qu’on dit incluse et non pas inclue.

Mourir ou mourrir ?

Voilà un mot souvent mal orthographié, et pourtant il est simple de s’en souvenir : on écrit ‘ mourir ‘ et non pas ‘ mourrir ‘ ! Astuce : il faut un seul R (au milieu) tout simplement parce qu’on ne meurt qu’une fois !

A peu près ou un peu près

Il est courant de voir écrit ‘ un peu près ‘ au lieu de ‘ à peu près ‘. Les deux existent cependant mais ne veulent pas dire la même chose. Exemples : ‘ Pourriez-vous vous éloigner de moi ? Je trouve que vous êtes un peu près, je manque de place. ‘ – ‘ J’ai mesuré la largeur du jardin, cela fait à peu près 20 mètres. ‘

Des dates butoir

Des ‘ dates butoir ‘ au pluriel : on ne doit pas accorder ‘ butoir ‘ car c’est un nom et pas un adjectif. En revanche, on écrit ‘ des butoirs ‘ (il s’agit d’un nom dans ce cas).

Paiement ou payement ?

Que doit-on écrire ? Paiement ou payement ? Les deux orthographes sont admises mais l’usage actuel veut que l’on écrive ce mot plutôt ainsi : paiement (avec un ‘ i ‘), l’autre orthographe étant un peu démodée et de moins en moins utilisée.

Méditerranée, méditerrannée ou méditérannée ?

Il est très courant de voir ce mot mal écrit, voici la bonne orthographe avec une petite astuce qui devrait aider à la retenir : la méditerranée – les eaux méditerranéennes. 2 R ! Pourquoi ? En rapport avec le mot ‘ terre ‘, qu’en général tout le monde sait écrire (ou presque). Un peu d’étymologie : le nom ‘ Méditerranée ‘ vient du latin mediterraneum (mare), qui signifie ‘ mer au milieu des terres ‘. Il est donc bien question de terre, d’où les 2 R. Il faut en revanche mettre un seul N. Résumé : 2 R 1 N.

Décevent ou décevant ?

Une erreur très courante consiste à écrire ‘ décevent ‘ ou ‘ décevente ‘ avec un E. La bonne orthographe de cet adjectif est ‘ décevant ’ ou ‘ décevante ‘ avec un A.

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Le préfixe méga-

Le préfixe méga- vient du grec megas qui veut dire ‘ grand ‘. Les mots qui commencent par ce préfixe ne prennent pas de trait d’union, ils s’écrivent en un seul mot.

Voici la liste de ces principaux mots : mégabit (unité de mesure informatique), mégacaryocyte (cellule géante de la moelle osseuse), mégacéros (grand cerf préhistorique fossile), mégacôlon (dilatation du côlon), mégaflops (unité de mesure informatique), mégahertz (un million de herz, unité de mesure de fréquence), mégalérythème (maladie), mégalithe (monument constitué de blocs de pierre), mégalomane (qui a des idées de grandeur), mégalopole ou mégapole (très grande agglomération), mégaloptère (insecte à quatre ailes), mégaoctet (unité de mesure informatique), mégaphone (porte-voix), mégapode (oiseau aux pattes puissantes), mégaptère (cétacé à fanons), mégaron (grande salle rectangulaire à foyer central), mégathérium (grand mammifère fossile), mégatonne (un million de tonnes), mégawatt (un million de watts).

Le préfixe servo-

Il existe plusieurs mots souvent mal orthographiés en raison de la méconnaissance de leur étymologie, c’est le cas notamment des mots formés avec le préfixe servo- :

Ce préfixe vient du latin servus, qui signifie esclave, et n’a rien à voir avec le… cerveau ! Les noms formés avec le préfixe servo- désignent donc naturellement des mécanismes asservis. Attention, ils ne prennent pas de trait d’union, erreur TRÈS courante également ! Voici la liste de ces noms : servocommande, servodirection, servofrein, servomécanisme et servomoteur.

A plein temps et un plein-temps

Ne confondons pas ‘ à plein temps ‘ et ‘ un plein-temps ‘.

‘ À plein temps ‘ : cette locution adverbiale, écrite aussi ‘ à temps plein ‘ désigne le fait de pratiquer une activité qui occupe la totalité de son temps. En général, cela s’applique au domaine du travail. Exemple : ‘ Françoise travaille à plein temps. ‘

Un plein-temps ‘ : ce nom masculin prend un trait d’union, et désigne un travail à temps complet. Exemple :’ Alain est content, il vient de décrocher enfin un plein-temps. ‘

Chiffres romains de base

Voici la liste des chiffres romains de base : I = 1, II = 2, III = 3, V = 5, X = 10, L = 50, C = 100 (facile à mémoriser, vu que le mot ‘ cent ‘ commence par un C), D = 500, M = 1 000 (facile à mémoriser, le mot ‘ mille ‘ commence par un M). Ensuite, on place les signes à droite ou à gauche les uns des autres pour constituer les associations. Exemples : IV = 4 (5 moins 1) et VI = 6 (5 plus 1).

Les chiffres romains, quand doit-on les utiliser ?

L’utilisation des chiffres romains obéit à certaines règles. Voici les cas principaux où on doit les utiliser : les noms de souverains (ex. Louis XIV), les noms de siècles, de dynasties, de conciles (ex. le XXe siècle), les années du calendrier républicain, les inscriptions sur les monuments, les noms des chevaux ou des bateaux, les numéros d’arrondissements (ex. le XVe arrondissement de Paris), les numéros d’armées ou de régions militaires, les tomes, chapitres et actes, divisions d’un texte, pages des préfaces et introductions (ex. chapitre III).

Armoirie ou armoiries ?

Le nom féminin ’ armoiries ‘ s’écrit toujours au pluriel, on dit ‘ des armoiries ‘, et jamais ‘ une armoirie ‘. Il vient de l’ancien français armoyer qui signifiait ‘ orner d’armes héraldiques ‘. Pourquoi ce mot est-il au pluriel ? Parce qu’il désigne un ensemble de choses, à savoir les signes, devises et ornements divers de l’écu d’une famille noble comme d’un État ou d’une ville. Il y a plusieurs choses, donc plusieurs armoiries, jamais une seule.

Accompte ou acompte ?

L’erreur est courante de voir écrit ‘ accompte ‘ au lieu de ‘ acompte ‘, qui ne prend qu’un seul C ! Le début du mot fait penser à des mots comme ‘ accompagner ‘ ou ‘ accabler ‘ par exemple, qui prennent deux C, d’où cette confusion récurrente.

Addresse ou adresse ?

Il est courant de voir écrit ‘ addresse ‘ au lieu de ‘ adresse ‘, qui ne prend en fait qu’un seul D. L’origine de cette erreur provient probablement de la confusion avec l’écriture anglaise : ‘ address ‘ (sans E en revanche).

Ecrire les noms des mois de l’année

Une erreur courante consiste à mettre des majuscules aux noms des mois de l’année. Il n’en faut pas, sauf en début de phrase bien sûr ! Voici comment s’écrivent les mois (avec une lettre minuscule au début) : janvier – février – mars – avril – mai – juin – juillet – août (attention, sur ce mot, il est courant de voir l’accent circonflexe mal placé) – septembre – octobre – novembre – décembre.

Négligeant et négligent

Le mot ‘ négligeant ‘ est en fait le participe présent du verbe ‘ négliger ‘, invariable bien sûr. Exemple : ‘ En négligeant ainsi ses affaires, il peut être certain qu’elles vont s’abîmer plus vite ! ‘ En revanche, le mot ‘ négligent ‘ est un adjectif variable, il s’accorde en genre et en nombre avec son sujet. ‘ Cet homme profondément négligent – cette femme profondément négligente - n’a pas l’air de savoir ce qu’est la propreté, sa maison est un taudis ! ‘

Etant donné… ou étant donnés…

Il existe deux cas d’utilisation de ‘ étant donné ‘. Si on place l’expression devant le nom, elle est invariable. Exemples : Étant donné les trop nombreux spectateurs, le cinéma a dû refuser du monde. ‘ (‘ spectateurs ‘ étant le nom).  – ‘ Étant donné la conjoncture actuelle, les gens voyagent beaucoup moins. ‘ (‘ conjoncture ‘ étant le nom). Si on la place en revanche derrière le nom, elle s’accorde en genre et en nombre. Exemple : ‘ Les sujets étant donnés, les candidats à l’examen n’ont plus qu’à plancher ! ‘ (‘ sujet  ’ étant le nom).

Discussion ou discution ?

Discussion ou discution ? La bonne orthographe est ‘ discussion ‘ avec 2  » s  » et non pas ‘ discution ‘. L’erreur est courante de vouloir y mettre un T, probablement en raison du verbe lié, à savoir ‘ discuter ‘ avec un T. On écrit aussi un ‘ discuteur ‘ pour désigner une personne qui aime les discussions ou qui contredit tout. Exemples : ‘ Arrête de discuter tout le temps ce que je dis ! ‘ – ‘Puis-je prendre part à votre discussion ? ‘

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL. 
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Accord des adjectifs de couleur

S’il s’agit d’adjectifs simples, il faut accorder en genre et en nombre (masculin/féminin et singulier/pluriel) avec le nom auquel ils se rapportent. Exemple : ‘ une robe blanche. ‘ Cependant, quand le mot désignant la couleur est un nom commun utilisé adjectivement, il ne faut pas accorder : noisette, marron, paille, pastel, jonquille etc. Exemple : ‘ des vestons marron. ‘

Attention, certains noms sont assimilés à de véritables adjectifs, ce sont les exceptions que voici, il faut donc les accorder : écarlate, fauve, incarnat, mauve, pourpre et rose. Exemple : ‘ des gants roses et des chaussures mauves. ‘

Autre règle générale : quand les adjectifs de couleur sont reliés par un trait d’union, ils sont invariables. Exemple : ‘ une tapisserie dans les tons bleu-vert. ‘ (On voit que ‘ bleu ‘ et ‘ vert ‘ ne sont pas accordés). De même lorsqu’ils sont reliés par ‘ et ‘. Exemple : ‘ des chaussures noir et blanc. ‘ Cependant, si l’on accorde ‘ noir ‘ et ‘ blanc ‘, le sens de la phrase est modifié. Explication : ‘ des chaussures noires et blanches ‘ signifie que certaines chaussures sont noires et d’autres blanches.

Dans le cas des ellipses, il ne faut pas accorder ni mettre de trait d’union : jaune citron, gris perle, bleu azur etc. Lorsqu’ils sont suivis d’un autre adjectif, il ne faut pas accorder non plus : ‘ des cheveux châtain foncé. ‘

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Doit-on accorder répondre présent et marcher droit ?

Tout le monde connaît la locution ‘ répondre présent ‘… mais doit-on l’accorder en genre et en nombre ? La réponse est NON.  Exemple : ‘ Elles ont répondu présent à l’appel. ‘… et non ‘ présentes ‘. C’est le même principe que pour ‘ marcher droit ‘. Exemple : ‘ Ils ont marché droit au commandement de leur chef. ‘… et non pas ‘ droits ‘. En revanche, on écrira (en accordant) : ‘ Elles étaient toutes présentes à la réunion d’information.’

Quoi que et quoique

Quoi que en deux mots signifie littéralement : quelle que soit la chose que… Exemples : quoi qu’il en soit, quoi qu’il arrive… En revanche, quoique en un seul mot signifie : bien que. Clin doeil L’astuce consiste d’ailleurs, en cas de doute, à remplacer  quoi que  ou  quoique par  bien que. Si le remplacement est possible, quoique s’écrit en un seul mot, sinon c’est en deux mots. Exemple : ’ Quoique très malade, il est quand même sorti ce matin.’ Nous pouvons remplacer par : ‘ Bien qu’il soit très malade… ‘ Ce remplacement n’est pas possible dans le cas des premiers exemples (quoi qu’il en soit…). L’astuce est très efficace !

Avoir affaire… ou avoir à faire…

Les deux écritures existent mais ne s’utilisent pas dans les mêmes contextes. Avoir affaire à quelqu’un ou à quelque chose (‘ affaire ‘ en un seul mot). Cela signifie être confronté à…, être en rapport avec… Exemple : ‘ Tu vas avoir affaire à moi ! ‘ En revanche, on écrit en deux mots quand il s’agit d’une tâche à effectuer, à faire. Exemple : ‘ N’oublie pas qu’en mon absence, tu as la lessive à faire. ‘

Tiret et trait d’union ?

Les tirets longs doivent se ponctuer de la même manière que les parenthèses, sauf devant une ponctuation forte telle qu’un point-virgule ou un point final où le 2nd tiret disparaît. Le tiret long introduit également les répliques des dialogues (typographie française).

Le trait d’union est un tiret court. 1 - Il sert à distinguer certains préfixes (après-, arrière-, avant-, demi-, mi-, outre-, sans-, semi-, sous-, vice-).  Exemples de mots contenant ces préfixes : outre-tombe, arrière-cour, semi-automatique. 2- Il sert à unir des éléments de  mots composés. Exemples : une auto-école, un micro-ordinateur.   emoticone Petite astuce pour les nombres écrits en lettres : lorsque chacun des éléments du nombre est inférieur à cent, on utilise le trait d’union. Exemples : vingt-quatre, quatre-vingt-six, dix-huit. On n’utilise pas non plus le trait d’union avec les nombres reliés par la préposition et. Exemple : vingt et un.

Différence entre pourquoi et pour quoi

Pourquoi : c’est un adverbe interrogatif qui signifie ‘ pour quelle raison ‘ mais également un nom : le pourquoi. Exemple : ‘ Pourquoi es-tu allé en vacances au Canada ? ‘ La réponse pourrait être ‘ Parce que j’ai toujours été fasciné par ce pays qui me fait rêver depuis tout petit.’

Pour quoi : signifie ‘ pour quelle chose ‘, ‘ pour cela ‘ et s’oppose à ‘ pour qui ‘. Pour = préposition, et quoi = pronom relatif. Exemples : ‘ Vous venez pour quoi faire ? ‘ – ‘ C’est ce pour quoi il est venu. ‘ – ‘ Lui offrir un cadeau ? Pour quoi faire ? ‘

Les verbes en -oter ou en -otter

Voici quelques exemples de verbes en -oter, ce sont les plus courants (un seul T) : annoter, chevroter, chuchoter, clignoter, emmailloter, escamoter, fagoter, gigoter, grignoter, papoter, pianoter, radoter, sangloter, tapoter, toussoter, tripoter…

Voici maintenant d’autres verbes (moins courants), mais qui prennent deux T : ballotter, botter, boulotter, calotter, culotter, débotter, décalotter, décrotter, déculotter, emmenotter, émotter (briser les mottes), flotter, frisotter, frotter, garrotter, grelotter, marcotter, marmotter, se motter, trotter.

Un L ou LL ?

Fourmilière (nid des fourmis) et fourmilier (mammifère américain pourvu d’une longue langue qui mange des fourmis et des termites) ne prennent qu’un seul L, de même pour fourmilion ou fourmi-lion (insecte dont la larve mange des fourmis).  En revanche, fourmillement et fourmiller prennent deux L. Cela vient du son [j] (comme pied, bille, yeux, paille).  Imbécile et imbécilement prennent un seul L mais imbécillité en prend deux.

Au temps pour moi ou autant pour moi ?

Il faut écrire ‘ au temps pour moi ‘ et non ‘ autant pour moi ‘, erreur courante ! L’expression serait d’origine militaire. Pour commander la reprise d’un mouvement depuis le départ, on y dit ‘ au temps ! ‘. Le sens figuré a remplacé le sens propre dans le langage courant. Quand on admet une erreur par exemple, on dit ‘ au temps pour moi, je me suis trompé ‘, à savoir que l’on revient sur un évènement passé, que l’on va de ce fait reconsidérer d’autre manière.

En terme de… en termes de… au terme de…

Il faut écrire ‘ en termes de… ‘ et non ‘ en terme de… ‘, toujours au pluriel. C’est la seule forme correcte du point de vue de l’Académie française, même si cela ne concerne qu’une seule chose. Par exemple : ‘ En termes de rentabilité, cette entreprise a encore des progrès à faire. ‘ Il est même conseillé d’écrire plutôt : ‘ en matière de rentabilité… ‘ que ‘ en termes de rentabilité… ‘ car  » en termes de… ‘ dans cet exemple est un anglicisme. Autres exemples : en termes de marine, de droit… (= vocabulaire spécifique à un métier, une spécialité…).

Au terme de… est en revanche écrit au singulier, signifiant ‘ à la fin de… ‘. Exemple : ‘ Au terme de son stage, il recevra un certificat de participation. ‘

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Je vous saurais gré ou je vous serais gré ?

Je vous saurais gré ou je vous serais gré ? La première solution est la bonne, et la deuxième est fausse, erreur courante pourtant ! En fait, cette expression qui permet d’exprimer sa reconnaissance est à la base : savoir gré… (Académie française). Savoir gré à quelqu’un de quelque chose. Exemple : ‘ Je vous saurais gré d’avoir l’amabilité de m’envoyer le dossier d’inscription dans les meilleurs délais. ‘

Jus de fruit ou jus de fruits ?

La règle veut que l’on écrive ‘ jus de fruits ‘ avec un S à fruits (pluriel). En revanche, on écrit : jus de pomme, jus de poire, jus d’abricot, jus de tomate, jus de viande etc. Le nom d’un fruit (ou d’autre chose) particulier reste au singulier, même s’il y en a plusieurs dans le jus.

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Navigant ou naviguant ?

Navigant et naviguant existent mais voici la différence :

Navigant est l’adjectif verbal du verbe naviguer. Par exemple, on parle de personnel navigant (au pluriel : les personnels navigants). On dit aussi : des navigants (nom). En revanche, on écrira par exemple : de loin, il observe les bateaux naviguant (= qui sont en train de naviguer) sur les flots. En effet, naviguant est le participe présent du verbe naviguer. Il ne faut pas l’accorder avec un S à la fin, comme l’indique l’exemple ci-dessus volontairement au pluriel.

Partager avec… ou partager entre…

Nous pouvons partager un gâteau avec nos invités, tout comme nous pouvons le partager entre nos invités. Dans le premier cas, nous en gardons une part, tandis que dans le second cas, nous ne gardons rien pour nous, toutes les parts vont aux invités.

Clin doeil L’utilisation de ‘ avec ‘ suppose que nous sommes inclus dans le partage. L’utilisation de ‘ entre ‘ nous exclut de ce même partage.

Genet ou genêt ?

Genet ou genêt ? Les deux existent mais ont des significations différentes !

Un genet est un cheval espagnol qui fut très utilisé au Moyen Âge comme palefroi, tandis qu’un genêt est une plante à fleurs blanches ou jaunes. Cet arbuste pousse en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Il est d’ailleurs très répandu en France. Historiquement, le genêt est connu pour être à l’origine du surnom de la dynastie des ‘ Plantagenêt ‘. Le compte du Maine et d’Anjou Geoffroy V (XIIe siècle) aimait à porter un brin de genêt sur son chapeau, le genêt se transforma ainsi en emblème. Le surnom Plantagenêt vient du latin planta (brin) et genista (genêt).

Bailler, bâiller ou bayer ?

Bailler, bâiller ou bayer ? Les trois existent !

Bailler : c’est un ancien verbe qui n’est pratiquement plus utilisé, signifiant ‘ donner ‘. Cependant, un autre mot, toujours utilisé dans le domaine juridique, en est issu : bailleur (bailleresse au féminin). Il désigne celui qui donne à bail.

Bâiller : verbe très utilisé pour désigner le fait de ‘ respirer en ouvrant convulsivement la bouche ‘. Bâiller de sommeil.

Bayer : c’est un ancien verbe français que l’on n’utilise plus à l’heure actuelle, sauf dans la locution ’ bayer aux corneilles ‘, qui signifie regarder bêtement en l’air la bouche ouverte.

Qu’est-ce qu’une syllepse ?

En grammaire, une syllepse est un accord de mots selon le sens et non selon des règles grammaticales. Pour plus de clarté, voici un exemple typique, celui des accords avec ON. Le pronom indéfini ‘ on ‘ désigne soit une personne soit un groupe de personnes. Mais quel que soit le cas (un ou plusieurs), on conjugue le verbe qui suit au singulier 3e personne. Exemple : ‘ On va au cinéma  ’. Attention, il y a un piège ! Il faut savoir que l’adjectif ou le participe passé s’accorde en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/pluriel) avec la ou les personne(s) désignée(s) par le pronom ‘ on ‘. Admettons que dans une phrase, ‘ on  désigne ‘ moi et mon frère ‘. Nous sommes donc deux personnes. Nous écrivons ‘ on va au cinéma ‘ (présent de l’indicatif), selon la règle expliquée plus haut. Voyons maintenant le cas où l’on utilise un adjectif. Exemple : ‘ On est fatigués ‘ (nous sommes plusieurs), là il faut accorder ‘ fatigués ‘. Enfin, avec l’utilisation d’un participe passé auxiliaire être, on accorde également. Exemple : ‘ On est partis ‘, ‘ on est allés au cinéma ‘. Pour résumer, l’accord dépend de ce à quoi ‘ on  se rapporte.

Ne pas confondre : quand et quant

Il faut distinguer quant (avec un T) de l’adverbe de temps quand (avec un D). Quant est systématiquement suivi de la préposition à ou de l’article contracté au/auxClin doeil Astuce : on prononce bien [quanta] et non [quanda] ! Exemple : ‘ Quant à toi, je te conseille de te tenir tranquille ! ‘

Il arrive cependant que quand soit suivi de à, mais dans des cas bien précis, ceux des inversions. Exemple : ’ Quand à la soupe on rajoute de la crème, elle est meilleure. ‘ Il s’agit bien de l’adverbe de temps. La phrase signifie : ‘ Quand on rajoute de la crême à la soupe, elle est meilleure. ‘ Quand veut alors dire lorsque. Généralement, quand est utilisé dans ce type de phrase : ‘ Quand je serai prêt, je vous préviendrai. ‘

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Trait d’union ou pas devant  » même  » ?

Devant ‘ même ‘, il faut parfois un trait d’union, mais pas toujours ! Le seul cas où l’on doit en mettre est quand le premier mot est un pronom personnel, à savoir : moi, toi, soi, lui, elle, nous, vous, eux. Exemple : moi-même. Remarque : on écrit ‘ même ‘ au pluriel avec nous, vous et eux (nous-mêmes, vous-mêmes, eux-mêmes) sauf dans le cas du pluriel de politesse avec ‘ vous ‘ (vous-même) si l’on s’adresse à une seule personne. ‘ Nous-même ‘ ne se met pas au pluriel non plus dans le cas du ‘ pluriel de majesté ‘ (utilisé par les hauts dignitaires) ou de modestie.

En revanche, on ne met pas de trait d’union à  : le jour même, cela même, ici même, là même, par là même, tout de même…

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Règle d’orthographe : la liaison et la négation

En raison de la liaison, il est parfois difficile de distinguer ORALEMENT des phrases négatives. Voici quelques petites astuces pour faciliter cette distinction. Exemples : ‘ On oublie son rendez-vous ‘ et ‘ On n’oublie pas son rendez-vous. ‘ La prononciation du début de phrase est la même, mais pas l’écriture ! ‘ Des choses à faire aujourd’hui, on n’en oublie aucune ‘ et non ‘ on n’en n’oublie aucune. / on en n’oublie aucune. ’ Il ne faut écrire la négation qu’UNE SEULE fois, l’erreur courante consistant à l’écrire deux fois ou à mal la placer. Astuce en cas de doute dans le cadre de l’utilisation de on : remplacez on par il ou nous. La négation doit être placée devant le pronom en qui précède le verbe, pas après !

Précédent ou précédant ?

Doit-on écrire précédent ou précédant ? Les deux orthographes existent, mais les mots et les sens sont différents !

Précédant : c’est le participe présent du verbe précéder. Exemple : ‘ Précédant son frère de deux places, il a gagné la course. ‘

Précédent(e) : 1- Adjectif signifiant ‘ qui est immédiatement avant ‘. Exemple : ‘ Il est arrivé le jour précédent. ‘ – ‘ Regardez bien votre manuel, vous trouverez la solution de ce problème à la page précédente. ‘ ( contraire de ‘ suivante ‘) 2 – Nom masculin. Exemple : ‘ Une aventure sans précédent. ‘ De là vient l’adverbe ‘ précédemment ‘ (auparavant).

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Vigilant ou vigilent ?

Un mot où beaucoup de gens se trompent ! Vigilent ou vigilant ? Réponse : vigilant, avec un A. Astuce pour s’en souvenir : l’adjectif vigilant vient du nom féminin vigilance (habitude à veiller). Vigilant vient du latin vigilans (avec un A), participe présent de vigilare qui signifie : veiller. Il existe également l’adverbe vigilamment, avec un A aussi (qui signifie : attentivement). Donc toujours un A ! Cool

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Diagnostic ou diagnostique ?

Diagnostic ou diagnostique ? Les deux existent et voici la différence :

Diagnostic (nom masculin) : c’est l’identification d’une maladie par ses symptômes, ou de la nature d’un dysfonctionnement. Diagnostiquer = établir un diagnostic. Alors diagnostique, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est cette fois pas un nom mais un adjectif ! C’est ce qui est relatif au diagnostic, à savoir par exemple un test diagnostique (test destiné à établir un diagnostic).

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Censé ou sensé

Censé et sensé existent !

1- Censé = être censé, supposé faire ou savoir quelque chose. Exemple : ‘ Nul n’est censé ignorer la loi. ‘ = On est supposé connaître la loi. Le verbe censer vient du latin censere = estimer, juger. Le censeur, sous l’Empire romain, était un magistrat curule chargé du cens et également de la surveillance des mœurs, au sens figuré cela signifie : celui qui blâme. Les proviseurs adjoints, dans les lycées, s’appelaient encore, il y a quelques dizaines d’années, des censeurs  (‘ Monsieur le Censeur ‘).

2- Sensé = être sensé, avoir de la jugeote, avoir du bon sens, raisonnable.

emoticone Astuce : sensé vient de sens, donc on met un S.

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Comment écrire la date ?

En français, on écrit la date en commençant par le jour, puis le mois et en terminant par l’année, contrairement à beaucoup de pays où l’on fait l’inverse, et que l’on peut rencontrer essentiellement pour un usage commercial. Les noms de jours et de mois sont des substantifs (des noms), on doit donc les accorder au pluriel. Exemple : ‘ Magasin fermé tous les lundis ainsi que les dimanches et fêtes. ‘

Le numéro du jour s’écrit en chiffres arabes, pas en lettres. Exemple : ‘ La réunion aura lieu le mercredi 16 février 2011. ‘ Pas de majuscule au nom du jour et du mois ! Erreur courante… ^^ Concernant le premier jour du mois, il faut utiliser l’ordinal 1er (exemple : 1er juin). À propos de l’année, lorsqu’il n’y a pas possibilité de se tromper, on peut n’écrire que les deux derniers chiffres, en ce cas on écrit en chiffres et non en lettres. Exemple : ‘ La guerre de 14-18. ‘

Homonymes pair – paire – père – perd

Pair(e) : adjectif. Un nombre pair, divisible par deux. Une fonction paire. Pair : nom masculin. Égalité de change de deux monnaies, mais aussi personne de rang semblable à une autre. Être jugé par ses pairs.

Paire : nom féminin. Une paire de chaussures. Réunion de deux choses identiques.  Astuce : on dit une paire, marque du féminin, donc on accorde en mettant un E à la fin.

Père : nom masculin. Le papa, le parent ‘ mâle ‘, humain ou animal. Père spirituel = celui qui dirige la conscience, modèle, guide spirituel.

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Orthographe au-dessus / au-dessous / en dessous / au-delà etc.

Il n’y a pas toujours de trait d’union, voici l’orthographe de ces mots qui font souvent l’objet de fautes : la règle à retenir est que quand il y a AU devant, il faut mettre le trait d’union, mais pas avec EN. Au-dedans (de), au-dehors (de), au-delà (de), au-dessous (de), au-dessus (de), au-devant (de). Donc : en dessous (de), en deçà (de).

Les mots avec compte

1/ Compte tenu : s’écrit en 2 mots et sans trait d’union.

2/ Compte rendu ou compte-rendu : les 2 orthographes existent. Un conseil : harmonisez votre texte et choisissez une même orthographe, celle que vous souhaitez, n’en changez pas en cours de route ! Pluriel : des comptes rendus / des comptes-rendus.

3/ Compte chèques ou compte-chèques : les 2 orthographes existent. Pluriel : des comptes chèques / des comptes-chèques.

4/ Compte-fils : nom masculin invariable. On utilise la même orthographe au singulier et au pluriel. Clin doeil ASTUCE ==> Pourquoi ? Parce que ce mot vient du verbe compter (les mots ci-dessous aussi, donc même règle), le compte-fils sert à compter les fils, de ce fait pas de raison de mettre un S  à compte. Différence avec, par exemple, le mot compte chèques/compte-chèques : ce dernier ne désigne pas le fait de compter les chèques, mais un compte (en banque), c’est un nom, pas un verbe.

5/ Compte-gouttes : nom masculin invariable. Instrument qui compte les gouttes.

6/ Compte-tours : nom masculin invariable. Appareil qui compte les tours d’un arbre en rotation pendant un temps donné (ex. auto/moto).

Ne pas confondre fond et fonds

1 – Fond = le fond (prend un S au pluriel mais pas au singulier) est la partie la plus basse d’une chose ou d’un endroit creux. Le fond du puits. Le fond désigne aussi le degré le plus bas d’une situation : le fond de la misère. C’est aussi la partie la plus éloignée : le fond de la pièce. Fond désigne aussi la partie la plus reculée d’un endroit : le fond de la forêt. C’est aussi ce qui est caché, en arrière-plan : le fond de la pensée.

2 – Fonds = le fonds (avec un S, même au singulier) est un terrain sur lequel on bâtit, un ensemble de biens immobiliers corporels et incorporels qui permettent à une entreprise d’exercer son activité : un fonds de commerce. Le fonds désigne aussi un capital : dilapider son fonds (gaspiller son argent, le dépenser entièrement). Le fonds commun de placement (FCP) désigne quant à lui un portefeuille de valeurs immobilières. Autres expressions : fonds de roulement, fonds souverain, fonds d’État, fonds spéculatif, fonds structurel, être en fonds (avoir de l’argent), mise de fonds (investissement), fonds propres, fonds publics, fonds secrets.

Homonymes chair, chaire et cher (chère)

Ne confondons pas les homonymes chair, chaire et cher (chère).

emoticone Chair : nom féminin mais qui ne prend pas de E à la fin. C’est le tissu musculaire et conjonctif des humains et animaux, recouvert de peau. C’est aussi la qualité et l’aspect de la peau : avoir la chair ferme. On parle de chair également pour les fruits pour désigner leur pulpe.

emoticone Chaire : nom féminin. C’est une tribune, une estrade d’où le professeur ou le prédicateur parle à son auditoire. C’est également le nom du poste de professeur à l’université.

emoticone Cher / chère : adjectif qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Signifie ‘ très coûteux ‘,  ou auquel on accorde beaucoup de prix. Exemple : ‘ La vie est de plus en plus chère. ‘ On l’utilise également dans le cadre de formules de politesse : cher monsieur, chère madame, chers amis. C’est aussi un adverbe. Exemple : ‘ Ces produits se vendent cher. ‘ On n’accorde pas avec ‘ produits ‘, tandis qu’employé comme adjectif, il faut accorder. Exemple : ‘ Ces produits sont chers. ‘ On écrit aussi : ‘ Aimer la bonne chère ‘ (et non pas ‘ chair ‘ comme on le voit souvent !).

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Main et maint(e) à ne pas confondre

Maint(e) est un adjectif qui signifie ‘ de nombreuses fois ‘. Maint au masculin, mainte au féminin.

Main : nom féminin. Tout le monde sait ce qu’est une main, on ne va quand même pas l’expliquer ici ! En revanche, voici quelques expressions qui utilisent ce mot : avoir sous la main (à sa portée), à pleines mains (tenir fermement quelque chose), des deux mains (notion d’empressement), avoir le coeur sur la main (être généreux), agir sous la main (agir secrètement), tendre la main (demander l’aumône), de la main à la main (sans intermédiaire), en main(s) propre(s) (donner quelque chose directement à son destinataire, remettre une lettre par exemple), de main en main (d’une personne à l’autre), de première main (acquis directement, sans intermédiaire), de seconde main (acquis avec intermédiaire), avoir la main (jouer en premier aux cartes), à main levée (vote public en levant la main), se faire la main (s’exercer à un nouveau travail), perdre la main (perdre son habileté à effectuer une action), mettre la main à la pâte (aider, participer), mettre la dernière main à un travail (le terminer), avoir la main heureuse ou malheureuse (dans un tirage au sort, avoir de la chance ou de la malchance), avoir les mains libres (avoir la liberté d’agir), changer de mains (passer d’un possesseur à l’autre), prendre en main (se charger de quelque chose ou de quelqu’un), reprendre en main (redresser une situation délicate), passer la main (transmettre ses pouvoirs à quelqu’un d’autre), avoir la haute main sur… (commander), ne pas y aller de main morte (être brutal), en bonnes mains (quelque chose est confié à quelqu’un de capable, de confiance)…

Cool Exemple avec les deux écritures : ‘ Je t’ai déjà dit maintes fois de te laver les mains avant de manger. ‘

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Fin et faim… ne pas confondre !

Fin ou faim, deux homonymes à ne pas confondre !

Sourire 1 – Fin possède plusieurs significations : 11 – En tant que nom, cela marque un achèvement, une période terminale, par exemple la fin d’une histoire. Expressions : ‘ une fin en soi ‘, ‘ à toutes fins utiles ‘, ‘ parvenir à ses fins ‘. 12 - En tant qu’adjectif, c’est le contraire de ‘ épais ‘, par exemple un tissu fin (tissu léger). Extrêmement mince, pur, délicat, d’une grande acuité. Exemple : ‘ Cet homme a l’ouïe fine. ‘

Sourire 2 – Faim (nom féminin) :  21 - C’est la sensation d’avoir besoin de se nourrir, de manger quelque chose. 22 - C’est aussi le besoin ardent d’obtenir quelque chose : ‘ avoir faim de… ‘. 23 - C’est également ainsi que l’on dénomme la disette et la famine dans le monde : ‘ la faim dans le monde ‘.

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Même et mêmes… dans quels cas accorder !

emoticone Même ou mêmes ? Variable dans certains cas, invariable dans d’autres. Explications :

Cool 1 – Variable (on accorde) : 11- Quand il renforce un pronom. Exemple : ‘ Ses parents eux-mêmes sont agriculteurs. ‘ 12- Quand il renforce un pronom démonstratif ou un nom. Exemple : ’ Lors d’une fête, le professeur a revu quelques anciens élèves, ceux-là mêmes qu’il n’avait pas oubliés. ‘ 13- Quand il veut dire ‘ semblable ‘.  Il s’accorde avec le nom qu’il qualifie. Exemple : ‘ Sylvie a les mêmes chaussures qu’Isabelle, mais pas la même coiffure. ‘ 14- Quand il s’agit d’un pronom, il s’accorde alors en genre et en nombre. Exemple : ‘ Tu voudrais avoir les mêmes qu’elle. ‘

Cool 2 – Invariable (on n’accorde pas) : 21- Quand il veut dire ‘ également, aussi, y compris ‘. C’est dans ce cas un adverbe, et on ne l’accorde donc pas. Exemple : ‘ Il ramasse toujours les pièces par terre, même celles d’un centime. ‘ 22- Même est également un adverbe dans les locutions suivantes : à même de, même plus, tout de même, de même, même si etc. Exemple : ‘ Dans cet état, Paul n’est pas à même de travailler. ‘

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Quand accorder plein

emoticone Plein = adverbe ou adjectif selon les cas, il est donc variable ou non.

Cool 1 – Plein utilisé comme adjectif. Il signifie ‘ rempli(e) ‘. Exemple : ’ Mon panier est plein (rempli), la coupe est pleine (remplie). ‘ On remarquera que dans ce cas, plein est variable, il faut l’accorder en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/pluriel) avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte. Sa particularité est de pouvoir se placer avant le nom et son déterminant. Dans ce cas il est invariable : Exemple : ’ J’ai des fruits plein mes arbres. ‘

Cool 2 – Plein utilisé comme adverbe. Il signifie alors ‘ beaucoup ‘. Il est invariable dans ce cas, et on ne peut pas le remplacer par rempli(e). Exemple : ’ Il y a plein (beaucoup) de fruits dans ces arbres. ‘

emoticone Astuce : pour savoir si plein est invariable ou variable, c’est tout simple, mettez la phrase au féminin. Vous aurez immédiatement la réponse. Exemple : ’ Des placards pleins d’affaires. ’ ==> ‘ Des armoires pleines d’affaires. ’ (On accorde donc)  / ‘ Des fourmis plein le jardin. ’ ==> ‘ Des fourmis pleines le jardin. ’(On n’accorde pas)

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L’orthographe facile en vidéo illustrée – 3 fard, far, phare, fart

Troisième volet vidéo de l’orthographe pour tous, illustrée et facile à retenir :

http://www.youtube.com/watch?v=DgcTaK-S_9E 

Un moyen gratuit, simple, efficace pour apprendre. Vidéos pédagogiques pour tous publics.

Homophones far, fard, phare

Les trois homophones far, fard et phare n’ont évidemment pas les mêmes significations selon leur écriture, il ne faut donc pas se tromper. Les voici :

1 – Far (‘ farz ‘ en breton) : il s’agit d’un gâteau breton aux raisins ou aux pruneaux. On peut le réaliser avec de la farine de froment mais également de la farine de sarrasin (de blé noir). Le ‘ kig ha farz gwiniz du ‘ (‘ du ‘ veut dire ‘ noir ‘) est le far de blé noir, appelé aussi ‘ far en sac ‘. Ce dernier est mis dans un sac de toile suspendu à l’intérieur d’un pot bouillant sur le feu accompagné de légumes, de viande ou même d’abats.

2 – Fard : il s’agit d’un produit cosmétique destiné au maquillage, pour rehausser le teint. Vient du verbe ‘ farder ‘. En littérature, ‘ parler sans fard ‘ signifie parler directement, sans feinte. Il existe aussi une expression : ‘ piquer un fard ‘, cela signifie qu’on rougit de confusion ou d’émotion.

3 – Phare : il s’agit d’une tour illuminée par une puissante source lumineuse, destinée à guider les navires, en mer ou bord de mer. Il en existe également pour les avions. Un phare est aussi un projecteur situé à l’avant d’un véhicule. On parle aussi de ‘ ‘ produits phare ‘, pour désigner des produits d’avant-garde, servant de modèles.

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L’orthographe facile en vidéo illustrée – 2 balade et ballade

Deuxième volet vidéo de l’orthographe pour tous, illustrée et facile à retenir :

 http://www.youtube.com/watch?v=OC41CE3Us1Y

L’orthographe facile en vidéo illustrée – 1 homonymes

Nouveauté : l’orthographe facile illustrée en vidéo, un moyen efficace pour apprendre.

Découvrez le premier volet, expliquant la différence entre quelques homonymes : rêne, renne, reine et Rennes.

http://www.youtube.com/watch?v=eXiYQZTGTTw

Ne pas confondre nom et verbe : finales trompeuses

Maintient = verbe (ex. il maintient la porte ouverte) / Maintien (pas de T) = nom masculin (ex. le maintien de l’emploi)

Soutient = verbe (ex. il soutient son ami) / Soutien (pas de T) = nom masculin (ex. le soutien, le soutien-gorge)

Entretient = verbe (ex. il entretient sa maison) / Entretien (pas de T) = nom masculin (ex. l’entretien des locaux, je suis convoqué à un entretien d’embauche)

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Homonymes : rêne – renne – reine – Rennes

Voici quelques homonymes à ne pas confondre :

1 – rêne : c’est la courroie fixée au mors du cheval et que le cavalier tient pour guider l’animal. Expression : ‘ tenir les rênes ‘ = avoir la direction, la maîtrise de quelque chose.

2 – renne : c’est un mammifère ruminant proche du cerf vivant en zones septentrionales. Au Canada, il est appelé  aussi ‘ caribou ‘. Les rennes sont célèbres pour tirer le traîneau du Père Noël !

3 – reine : c’est la souveraine d’un royaume, mais aussi la femme d’un roi. Chez les insectes sociaux comme l’abeille, la fourmi ou la termite, c’est la femelle reproductrice.

4 - Rennes : ville de Rennes située en France. Chef-lieu du département d’Ille-et-Vilaine et de la Région Bretagne.

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Homophones bât, bas, bats, bat, bah

emoticone Homophone définition : les homophones sont des homonymes qui ont la même prononciation.

emoticone Homonyme définition : c’est un mot qui présente la même forme graphique (homographe) ou phonique (homophone) qu’un autre mot, mais dont le sens est différent.

1 – bat et bats ==> ’ Il le bat.’ - verbe battre – (le frappe, mais aussi le domine, gagne contre lui au jeu). ‘ Il bat la campagne.’ – verbe battre – (dans le sens de ‘ parcourir ‘) . ‘ Il bat des mains.’ (Mouvements répétés, battre, taper à plusieurs reprises). ‘ Il bat la mesure.’ (Indication du rythme.) ‘ Il se bat, je me bats, tu te bats.’ (Lutter, se démener – verbe se battre.)

2 – bât(s) ==> ‘ Il installe ses marchandises sur le bât du mulet.’ Il s’agit là d’un appareil en bois, un dispositif destiné au transport. Expression : ‘ C’est là que le bât blesse.’ (Point délicat, sensible en rapport avec la bât du mulet).

3 – bah ==> C’est une interjection qui exprime le doute, l’indifférence. ’ Bah ! Ne t’en fais pas, ce n’est pas bien grave, tu t’en remettras ! ‘

4 – bas ==> Nom masculin ou adjectif (selon les cas) contraire de HAUT. ‘ Il est bas.’ Cela a plusieurs significations, à savoir peu élevé ou intense, de faible altitude, mais également au sens moral, inférieur, honteux, indigne : ’ Il est bas / elle est basse.’ (Bassesse de comportement). ‘ Elle a des hauts et des bas.’ (Cela signifie dans ce cas que la personne a des améliorations et des rechutes). ‘ Il est bas dans l’échelle des salaires.’ (Il se trouve au niveau inférieur). ‘ Les mammifères mettent bas.’ ( Il s’agit pour certains animaux de l’acte qui consiste à donner naissance à un ou plusieurs petit(s)). ‘ Il parle tout bas.’ (Il parle en secret, à voix basse, produisant très peu de son, intensité sonore très  faible). Un bas (nom masculin) est un vêtement qui couvre le pied et la jambe. Un bas de laine est de l’argent caché, en rapport avec le fait qu’autrefois, les gens cachaient leur argent dans des bas de laine pour le protéger (il n’y avait pas de banques, tout l’argent se trouvait dans leur maison).

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C’est ou s’est

Comment savoir si l’on doit écrire C’EST  ou S’EST ? Voici les règles et astuces pour vous en souvenir :

1- C’est est démonstratif, l’astuce consiste à le remplacer par cela est… ou ceci est…

Exemple : Comme c’est beau, ce paysage ! On peut écrire : Comme cela est beau ! (Comme ceci est beau !). Dans cette phrase, il s’agit d’exprimer le fait que ce paysage est beau, on utilise donc la même lettre, à savoir le C.

emoticoneAstuce : dans tous les cas sauf devant un verbe (à part bien sûr l’auxiliaire être), on utilise la lettre C.

2- S’est est associé systématiquement à un verbe. Dans le cas présent, il s’agit de l’auxiliaire être précédant un verbe conjugué au passé composé :

Exemple : Il s’est souvenu de toi. On ne peut pas écrire ‘ Il cela est souvenu de toi.’

emoticoneAstuce : on peut remplacer le S par ME à la première personne du singulier.

Exemple : Je me suis souvenu de toi.

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On et ont

Cool 1- On : il peut être soit un pronom personnel, soit un pronom indéfini. Au-delà de ces mots barbares, l’important est de savoir l’utiliser correctement de manière pratique.

11- ON comme pronom indéfini : il faut mettre au masculin singulier les participes passés et adjectifs qui s’y rapportent… et bien sûr, jamais de T à la fin !

Exemples : ‘ On est bien servi dans ce restaurant. ‘ –  ’ On n’est jamais sûr d’avoir toujours raison. ‘ ( ON désigne dans ces cas-là un groupe de personnes indéterminé)

12-  ON comme pronom personnel : il faut accorder en genre et en nombre (masculin/féminin- singulier/pluriel) les participes passés et adjectifs qui s’y rapportent.

emoticoneAstuce : pour savoir si ON est un pronom indéfini ou un pronom personnel, il suffit de chercher à le remplacer par ‘ nous ‘. Si cela est possible, il s’agit donc d’un pronom personnel… et bien sûr, jamais de T à la fin (faute courante) !

Exemple : ’ On s’est rencontrés à la gare.’ (‘ Nous nous sommes rencontrés à la gare.’)

Cool 2- Ont : il s’agit du présent de l’indicatif du verbe avoir à la 3e personne du pluriel. Comme nous pouvons le constater, rien à voir avec ‘ on ‘.

Exemple : ‘ Ils ont une belle maison.’ (on fait d’ailleurs la liaison [tune]) –  ’ Elles ont froid. ‘

emoticoneAstuce : remplacez ONT par AVAIENT, si c’est possible, il s’agit bien de ONT.

Exemple : ‘ Ils avaient une belle maison. ‘

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Quelque ou quel que ?

La question se pose lors de l’utilisation du subjonctif. Quelque ou quel que ? Voici quelques éclaircissements à propos des différents cas de figure existants.

emoticone1- Quel que… (en deux mots)

On écrit toujours QUEL QUE en deux mots devant le verbe être au subjonctif, ainsi que son sujet. QUEL s’accorde dans ce cas en genre et en nombre avec le sujet de la proposition, comme le montrent les exemples ci-dessous. Le verbe être s’accorde également selon le même principe.

Exemples : ‘ Quelles que soient vos idées, vous pensez toujours avoir raison. ‘ – ‘ Quel que soit le temps, j’irai me promener. ‘ – ‘ Quels que soient les examinateurs, il va bien falloir passer l’oral de cet examen.’

emoticone2- Quelque… (en un seul mot)

Lorsqu’il précède un nom repris par  QUE ou QUI, destiné à introduire une subordonnée au subjonctif, QUELQUE s’écrit en un seul mot.

Exemple : ‘ Quelque projet qu’il puisse avoir, il rate toujours tout. ‘ On pourrait écrire ‘ Bien qu’il ait des projets, il rate toujours tout.’ ou ‘ Malgré ses projets…’ (on écrit le nom au pluriel dans ce cas : ‘ projets ‘).

QUELQUE peut aussi être un déterminant. Dans ce cas, il faut l’accorder en nombre (singulier ou pluriel) avec le nom auquel il se rapporte.

Exemple : ’ Quelques amis qu’il ait, Paul est toujours content. ‘

emoticoneAstuce : Pour savoir si on doit écrire quelque ou quel que, en un seul mot ou en deux mots, utilisez ‘ bien que ‘. Si c’est possible = un seul mot. Si c’est impossible = deux mots.

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Participe présent ou adjectif verbal ?

Sourire Règle de base :

- Le participe présent est une forme de conjugaison, il exprime une action, et se termine toujours par ANT. Exemple : ‘ Il parle en mangeant.’

- L’adjectif verbal marque un état, il se termine par ANT ou ENT, et s’accorde avec le nom. Exemple : ‘ Victor et Sophie sont des gens extravagants et différents.’

La difficulté réside dans la terminaison à choisir, au-delà de la question de savoir différencier participe présent et adjectif verbal.

emoticone Astuces :

1- Pour reconnaître un participe présent : encadrez le mot par ‘ ne…pas ‘. Exemple : ‘ Il parle en ne mangeant pas.’ (sans vous occuper du sens de la phrase)

2- Pour reconnaître un adjectif verbal : précédez-le de ‘ très ‘. Exemple : ‘ Victor et Sophie sont des gens très extravagants et très différents. ‘

Nous pouvons constater à l’inverse qu’on ne peut pas dire : ‘ Il parle en très mangeant. ‘ – de même pour : ‘ Victor et Sophie sont des gens ne extravagants pas et ne différents pas.’

3- Si on entend le T au féminin, il s’agit d’un adjectif, sinon, il s’agit d’un participe présent. Exemple de participe présent : ‘ En négligeant ses devoirs, elle risque de ne pas réussir son année scolaire. ‘ On ne peut pas dire ‘ En négligeante ses devoirs… ‘ Exemple d’adjectif : ‘ Il est trop négligent dans son travail. ‘ Si l’on met la phrase au féminin, cela donne : ‘ Elle est trop négligente dans son travail.’

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Comment utiliser le -t- euphonique ou analogique

D’ores et déjà, il est important de préciser que les erreurs s’avèrent courantes quant à l’utilisation du -t- euphonique.  L’euphonie par définition est la qualité des sons agréables à entendre. C’est le résultat harmonieux de leur combinaison au sein de la phrase. L’analogie quant à elle, en matière linguistique, est l’apparition de nouvelles formes dans une langue à partir de correspondances qui existent entre des termes d’une même classe.  Ceci explique la double dénomination possible du fameux -t-.

 Cas habituel d’utilisation :

Le -t- se place en général entre le verbe et les pronoms inversés il, elle ou on, quand la dernière lettre du verbe ne permet pas de créer la liaison en [t]. Il provoque précisément cette harmonie recherchée (euphonie), sans laquelle la phrase revêtirait un caractère sonore désagréable.

Dernière lettre du verbe : a, e ou c

Exemples : Va-t-on bientôt arriver à destination ? – Mange-t-il proprement ? – Convainc-t-il vraiment le juge de son innocence ?

Confusions possibles :

Quand le -t- est élidé, c’est-à-dire avec une apostrophe devant certains mots commençant par une voyelle ou un H muet : -t’

Exemples : Souviens-t’en. – Fie-t’y.

ATTENTION, il y a des exceptions dans le cadre de mots composés.
Exemple : Va-t-en-guerre.

Astuce à propos de ils et elles : devant ces pronoms au pluriel, il n’y a jamais de -t-, en ce sens que les verbes les précédant se terminent toujours par un T (ent, ont).

Exemples : Écrivent-ils avec un stylo ou un crayon de bois ? (et non écrivent-t-ils) – À quelle heure pensent-elles arriver ? (et non pensent-t-elles).

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Les espaces et la ponctuation

Espace : nom féminin (on dit ‘ une espace ‘) en termes typographiques. Il s’agit du blanc servant à séparer les mots.

Devant le point simple [.], la virgule [,] et les points de suspension [...], on ne met pas d’espace. En revanche, on doit en mettre après.

Exemples : ‘ Il attacha ses chaussures, mit son manteau, puis partit au travail‘ – ‘ François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac furent Présidents de la République française

On doit mettre une espace avant et après le point d’interrogation [?], le point d’exclamation [!], le point-virgule [;] et le deux-points [:].

Exemples : ‘ Morgane adore son chien ; elle s’en occupe très bien.’ –  ’ Que préférez-vous ? Le thé ou le café ? ‘ - ‘ Sors de ta chambre immédiatement ! Allez, vite ! ‘ - ‘ Nous devons arriver à l’heure au théâtre : les comédiens ne nous attendront pas ! ‘

emoticoneAstuce : Pour les signes horizontaux (, – . – …), pas d’espace avant, mais une espace après. Pour les signes verticaux (! – ? – ; – :) , il faut une espace avant et après.

Les signes doubles : ce sont les parenthèses, crochets, guillemets.

- Signes ouvrants ( - [ - ' -  « ==> espace avant mais pas après.

- Signes fermants ) - ] – ‘ –  » ==> espace après mais pas avant.

Exemple : ’ Nos 4 enfants (Charlotte, Julie, Paul et Sylvie) adorent la natation. ‘

Apostrophe et trait d’union : pas d’espace, ni avant ni après.

Exemple :  ‘ Lorage a fait beaucoup de dégâts avant-hier.’

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Orthographe de vingt et cent

Cent et vingt ont une particularité, ils peuvent être mis au pluriel dans certains cas. Les autres déterminants numéraux dont ils font partie sont invariables quant à eux.

 1/Singulier :

- Lorsqu’ils ne sont pas précédés d’un autre nombre.

Exemples : ‘ Le boulanger vend ses galettes vingt euros.  - ‘ Ce champ fait cent hectares.’

- Lorsqu’ils sont suivis par un autre nombre, y compris dans le cas où ils sont multipliés.

Exemple : ‘ Isabelle a gagné mille deux cent cinquante euros en revendant ses quatre-vingt-deux paires de chaussures.’

- Lorsqu’ils font partie d’un nombre à la valeur non plus d’un déterminant mais d’un adjectif ordinal.

Exemple : ‘ Il y a une belle citation à la page deux cent de ce livre.’ (deux centième page)

2/Pluriel :

- Lorsqu’ils sont multipliés par un nombre qui les précède, sans pour autant être suivis d’un autre nombre.

Exemples : ‘ Papy va fêter ses quatre-vingts ans cette année.’ – ‘ Ce site Internet a reçu six cents visites aujourd’hui.’ Remarquez bien la différence avec l’exemple au singulier de la ‘ page deux cent ‘.

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Orthographe de UN, les accords permis !

Il y a plusieurs solutions, soit UN est cardinal, soit il est ordinal, ou pronom indéfini. Les accords en dépendent.

1/ Un => cardinal

Explications : il s’agit d’un déterminant cardinal s’il exprime une quantité, un nombre.

Exemples : ‘ Il adopte un chien. ‘ – ‘ Il adopte une chienne. ‘

Comme on peut le remarquer, UN s’accorde en genre avec le nom qu’il détermine (masculin ou féminin), mais pas avec le sujet bien sûr !

Cas d’invariabilité : lorsque UN ne se rapporte pas directement au nom qu’il précède.

Exemple : ‘ cinquante et un mille personnes ‘ (et non cinquante et une mille…)

Dans l’exemple ci-dessus, le nom qui suit est ‘ mille ‘. Le nom  ’ personnes ‘, bien que féminin (et pluriel), ne vient qu’en deuxième position. Il ne faut pas accorder UN.

2/ Un => ordinal

Explications : il est ordinal quand il est employé dans le sens de ‘ premier ‘ (ordre). Il est dans ce cas invariable.

Exemples : ‘ L’introduction se trouve en page un du livre ‘ (en première page). – ‘ Il est né en l’an mille trente et un. ‘ 

3/ Un => pronom indéfini

Explications : dans ce cas seulement, il peut être accordé au pluriel, car il ne sert pas directement à exprimer un nombre précis.

Exemples : quelques-uns, quelques-unes, les uns et les autres…

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La cédille

La cédille se place sous le C, elle indique qu’il faut prononcer [s] devant les voyelles graphiques a, o et u.

Exemples : garçon, traça, déçu.

En l’absence de cédille, le C se prononce [k].

Exemples : canard, acoustique, décupler

Devant e, i  et y, on ne doit pas mettre de cédille au C, l’erreur est pourtant courante.

Exemples : cela, France, limace, merci, ici, Commercy.

Attention au sens des mots, il ne faut pas se tromper ! Dans l’exemple suivant, la cédille ou son absence est de la plus haute importance : Le maçon habite à Macon.

On doit utiliser la cédille sur les majuscules. Voici l’astuce pour la créer au clavier : [Alt]+0199 (PC), ou [Alt]+[ç] (Macintosh).

Exemple : Ça m’apprendra !

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