posts dans la catégorie 'Mots compliqués – complexes'


Sycophante

Sycophante ? Voici un mot employé récemment par un homme politique (François Bayrou) et qui en interroge plus d’un dans la mesure où ce terme ne fait pas partie du vocabulaire habituellement utilisé à notre époque. Pour y voir un peu plus clair, il faut remonter à la Grèce antique pour en trouver la signification et de ce fait, la raison pour laquelle ce mot a été employé en lien avec les florissantes délations qui sévissent au niveau politique en France depuis quelques mois. En grec ancien, le  sukophantês, dont est issu le terme sycophante, était tout simplement un délateur professionnel, eh oui, cela existait ! Le mot français date du XVe siècle, du latin sycophanta et du grec sukophantês. Le professionnel en question avait pour rôle, selon le philosophe Plutarque, de dénoncer (de phaineîn = faire voir, découvrir) les voleurs de figues (sûkon), d’où ce nom. Les délateurs, selon lui, s’en prenaient aux exportateurs de figues hors de l’Attique (péninsule grecque), leur exportation étant alors illégale. Leur but n’était pas emprunt de civisme mais purement intéressé afin de s’enrichir. L’orateur attique Démosthène les traitait d’ailleurs de chiens du peuple, estimant qu’ils représentaient une perversion du système.

Pittaciocapsulacaseusnormandiphobie

La pittaciocapsulacaseusnormandiphobie (35 lettres quand même, ‘ anticonstitutionnellement ‘ – longtemps reconnu comme mot le plus long de la langue française – est largement battu !) est la peur (phobie) des étiquettes de Camembert. Remarquons tout de même que cette phobie est très rare, mais elle a le mérite d’exister, donc autant en parler pour en expliquer l’étymologie du nom ! Décortiquons-le un peu : pittacium en latin désigne à l’origine l’étiquette d’un vase, mais c’est également un morceau de cuir, de toile ou de papier, une étiquette de bouteille, un billet de loterie, un mémoire, un contrat, une quittance, une annonce, un placard, une affiche (dict.latin). Nous retiendrons ici la définition qui correspond à l’étiquette, évidemment. En latin, capsula désigne un petit étui, une cassette, donc dans le cas présent cela fait référence à la boîte de Camembert. Caseus veut dire fromage en latin, donc là tout est clair ! Quant à ‘ normandi ‘ pas besoin de dessin. C’est bien bon pourtant, un bon Camembert !

Nanopabulophobie

La nanopabulophobie est la peur des nains de jardin à brouette. Si si, ça existe ! Bon, ce n’est pas très courant effectivement, mais bien handicapant, surtout pour ceux qui vivent près de jardins, mais l’avantage est qu’on ne rencontre généralement pas de nains de jardin à brouette non plus à tous les coins de rue ! Il est cependant préférable d’éviter, dans ce cas, de fréquenter certains rayons des jardineries. Plus sérieusement, nano est un préfixe qui vient du latin nanus = nain. Phobie vient du grec phobos qui signifie frayeur. Là où j’ai dû chercher un peu plus, c’est pour pabulo. En effet, la pabulophobie est la peur des brouettes (sans le nain de jardin avec, bien sûr !). L’étymologie du nom brouette (dict. étym.) indique qu’il vient du latin birota (véhicule à 2 roues). Entre birota et pabulo ou pabula, il y a quand même une différence, le rapport est difficile à trouver. J’ai donc cherché un peu plus loin, à savoir pabula tout simplement. Le terme pabula en latin est le pluriel de pabulum = pâturages. Les brouettes sont bien utilisées à la campagne généralement (oui, je sais, dans les jardins des villes aussi bien sûr), non ? D’où ce rapport très probable concernant l’origine complète (3 éléments) du mot nanopabulophobie.

Vexillologie – vexillophile

La vexillologie est l’étude des étendards, drapeaux, pavillons. Le nom vient du latin vexillum, qui désignait l’étendard des armées romaines. La vexillophilie quant à elle désigne cette même collection. Le vexillophile en est le collectionneur. Une association française regroupe les amateurs de drapeaux depuis le 16 mars 1985 à Paris : la Société nationale de vexillologie. Elle les représente au niveau international, favorisant les échanges avec les institutions nationales ou étrangères.

La zidovudine ou AZT

La zidovudine (ou azidothymidine ou  AZT), puissant antiviral, fut la première substance approuvée dans le traitement du SIDA (20 mars 1987). Jerome P. Horwitz synthétisa les premières molécules d’AZT en 1964, dans le cadre d’un projet fédéral américain des National Institutes of Health (NIH), l’AZT étant prévue à l’origine pour traiter le cancer mais finalement considérée comme peu efficace. Elle est issue du sperme de hareng et les tout premiers traitements rétroviraux furent fabriqués à base de cette molécule. La réserve de sperme de hareng étant rapidement consommée, la molécule fut ensuite synthétisée. Elle n’est pas utilisée en tri thérapie mais elle est encore prescrite dans certains pays en voie de développement faute de pouvoir accéder à la tri thérapie. Il reste encore beaucoup de travail humanitaire à effectuer dans ces régions du globe ! D’autres molécules furent découvertes ensuite, comportant moins d’effets secondaires et plus efficaces.

Codicologie et paléographie

Qu’est-ce que la codicologie ? Ce nom désigne la science qui consiste à étudier les manuscrits reliés en codex, celui-ci étant un cahier formé de pages (manuscrites) reliées ensemble. Caudex = bloc de bois en latin. En effet, le codex était un assemblage de tablettes de bois à l’origine. Il a été inventé à Rome au IIe siècle av. J.-C. puis s’est répandu pour remplacer peu à peu le rouleau de papyrus, intéressant du fait de son faible encombrement, coût minime, maniabilité et possibilité d’accéder directement à toute partie du texte de par les pages faciles à tourner. Plus tard, les premiers chrétiens l’adoptèrent pour commencer à diffuser leurs textes sacrés. Le codex est en fait l’ancêtre du livre moderne. La codicologie, bien que connexe (proche) de la paléographie, est à en différencier cependant, cette dernière désignant plutôt l’étude des écritures manuscrites anciennes, quelle que soit la langue utilisée et visant à la lecture et à l’édition de textes en étudiant des témoignages écrits, permettant ainsi de reconstruire l’évolution des écritures dans le temps et d’en connaître leurs causes et développements. La paléographie étudie également les systèmes de production de l’écriture d’un point de vue socio-culturel.

Chiliagone – chiliogone – chiligone

Un chiliogone, appelé aussi chiliagone et chiligone, issu du grec khílioi = mille et de gônía = angle, désigne en géométrie un polygone plat et régulier à 1 000 côtés et 1 000 angles, possédant de ce fait 498 500 diagonales et dont la somme de tous ses angles est égale à 1996 angles droits. Vous allez me dire, on en utilise rarement ! Mais si ce polygone existe, c’est qu’il a une utilité, René Descartes y faisait notamment référence dans la Méditation Sixième (Méditations métaphysiques), car il représente en fait quelque chose d’impossible à imaginer clairement bien que facile à concevoir au niveau de l’idée. Cela, selon Descartes, prouve la puissance de l’entendement par rapport à la faiblesse des sens. Des méditations métaphysiques qui portent bien leur nom ! L’imagination est un type de vision à part entière. Archimède, en tant que scientifique et bien antérieurement à Descartes, a également utilisé le concept de chiligone pour tenter de décrire le diamètre (apparent !) du Soleil.

Mythifier et mystifier

Les verbes mythifier et mystifier sont des paronymes (mots qui se ressemblent beaucoup, à part une lettre ou une syllabe), il ne faut pas les confondre ! Un mythe (du grec mûthos = récit) est une image simplifiée mais très puissante sur l’imagination des foules ou un récit légendaire qui a marqué les esprits, une croyance très répandue. Mythifier, c’est faire passer à l’état de mythe. Cela se produit par exemple pour certaines grandes vedettes (chanteurs, acteurs…) qui, lorsqu’elles disparaissent, sont mythifiées par leurs fans, afin quelque part de les garder encore vivantes dans l’esprit et le cœur de ceux qui les aiment et leur vouent quasiment une sorte de culte presque comme à des dieux. Le verbe mystifier (du grec mustês = initié), quant à lui, est essentiellement utilisé au sens politique, désignant le fait de tromper le peuple en masquant la réalité sociale, mystifier les électeurs en les alléchant par des fausses promesses. Mystifier, c’est aussi de manière générale abuser de la crédulité de quelqu’un. Le nom associé est : mystification. Il n’y a pas de h dans ce mot, contrairement à mythification.

Latifundium

Un latifundium (nom masculin - pluriel latifundia) est un terme latin, de latus = large et de fundus = fonds de terre, domaine. Il est utilisé de deux manières : dans l’Antiquité romaine, le latifundium était un grand domaine rural créé grâce à l’usurpation de terres de l’ager publicus. Il était cultivé par des esclaves et les riches Romains y pratiquaient l’élevage, l’oléiculture et la viticulture. De nos jours il désigne dans certains pays (Brésil, Pérou et autres pays d’Amérique latine notamment) une vaste propriété agricole à culture extensive pauvre. Le latifundium est d’ailleurs plus un système économique qu’une forme de propriété, de par son type de fonctionnement, géré encore à l’heure actuelle par une classe dominante conservatrice dont c’est la base agraire. En Afrique noire en revanche, en l’absence d’aristocratie foncière, il n’existe pas de latifundium.

Noctambule et noctivague

Noctambule est un terme courant qui désigne une personne aimant vivre et s’amuser la nuit. Le mot vient du latin nox, noctis qui veut dire nuit, et ambulare qui veut dire marcher. Noctivague en revanche est un terme zoologique qui désigne un animal se promenant uniquement la nuit. Exemple : le tinamou noctivague (crypturellus noctivagus), oiseau terrestre des forêts tropicales d’Amérique du Sud (Brésil). Le mot noctivague vient du latin noctivagus, de nox = nuit, et vagari = errer.

Cacographie et cacophonie

La cacographie, du grec kakos (= mauvais) et graphein (= écrire), désigne une orthographe emplie de fautes, erronée, mais également un mauvais style d’écriture (le mot ‘ charabia ‘ en est un synonyme). Un cacographe est une personne qui fait beaucoup de fautes à l’écrit.

La cacophonie, du grec kakos (= mauvais) et phônê (= son, voix), désigne un ensemble de sons, de voix, de bruits discordants. Une musique peut être cacophonique, mais également un texte lu à haute voix (‘ mots, syllabes, sons désagréables ‘- Dict. Larousse).

Géoglyphe

Qu’est-ce qu’un géoglyphe ?  Un géoglyphe est un grand dessin, un grand motif sur le sol (plusieurs centaines de mètres). Les géoglyphes peuvent être réalisés en positif par principe d’entassement de pierres, de gravier, de terre, de sable… Ils peuvent être réalisés également en négatif par enlèvement de pierres, de sable, de végétation ou de terre. Les plus célèbres géoglyphes sont les lignes de Nazca au Pérou. Les plus anciens datent de l’antiquité, mais d’autres appartiennent à une branche de l’art contemporain, le Land Art.

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Les pyramides de galets à l’Ile-Grande (Bretagne), du Land Art

 

Palimpseste

Qu’est-ce qu’un palimpseste ? Le mot vient du latin palimpsestus lui-même issu du grec ancien palímpsêstos = ’ gratté de nouveau ‘, il désigne un manuscrit sur parchemin déjà utilisé, dont on a effacé les inscriptions pour y écrire de nouveau. La méthode fut utilisée au Moyen Âge essentiellement entre les VIIe et XIIe siècles par des copistes réutilisant d’anciens manuscrits pour y copier de nouveaux textes, par économie à cause du coût très élevé lié à la rareté des parchemins. Les vieux manuscrits étaient désencrés ou effacés à l’aide de pierre ponce. De nombreux écrits ont été ainsi perdus, comme des textes juridiques tombés en désuétude, mais également des textes de penseurs grecs pré-chrétiens, ou des écritures gothiques. On peut cependant retrouver l’ancien texte dans certains palimpsestes grâce aux techniques modernes de restauration de documents utilisant la chimie, l’imagerie aux rayons ultraviolets ou le rayonnement synchrotron.

Qu’est-ce qu’une objurgation ?

Le nom féminin objurgation date du XIIIe siècle et vient du latin objurgare = blâmer et objurgatio = réprimande, de jurgare = quereller, de juris = droit. Une objurgation est une demande pressante, une adjuration mais également une remontrance, un violent reproche, une vive admonestation, une mise en garde à prendre au sérieux, destinée notamment à dissuader quelqu’un de faire quelque chose. Le mot objurgation est plus utilisé au pluriel qu’au singulier : des objurgations. Le verbe associé est : objurguer.

Qu’est-ce qu’un accessit ?

Le mot accessit est à l’origine un mot latin qui signifie ‘ il s’est approché ‘, et vient du verbe latin accedere = s’approcher. Mais s’approcher de quoi ? Du podium ! L’accessit est une distinction donnée à ceux qui ne sont pas lauréats d’un prix, mais très proches ! Cette récompense est une manière de les encourager, de reconnaître leur mérite et leurs efforts dans la mesure où ils étaient très près de gagner. C’est en d’autres termes un ‘ lot de consolation ‘. L’utilisation de ce mot remonte à l’époque lointaine où l’enseignement était fait en latin, dans les universités moyenâgeuses. En Angleterre, le mot est également utilisé mais encore plus précis qu’en France : proximè accessit.

Différence entre cacosmie et cacostomie

Les deux noms féminins ’ cacosmie ‘ et ‘ cacostomie ‘ viennent du grec kakos = ‘ mauvais ‘, voilà donc un point commun ! Mais s’il existe deux mots, on peut supposer à juste titre qu’ils n’ont pas tout à fait les mêmes significations.

La cacosmie (du grec kakos = ‘ mauvais ‘, et osmê = ‘ odeur ‘)  est une modification du sens olfactif (odorat) qui conduit les personnes atteintes de cette pathologie à sentir certaines odeurs fétides, des mauvaises odeurs, voire à les aimer, à les apprécier. L’origine en est soit physiologique (rhume, sinusite…) soit psychologique (hystérie, psychotisme…).

La cacostomie (du grec kakos = ‘ mauvais ‘ et stoma = ‘ bouche ‘) est une mauvaise odeur de la bouche, une mauvaise haleine. On la nomme également ‘ halitose ‘ (terme médical). Vous saurez ainsi quoi dire, et de manière élégante, à votre charmant collègue la prochaine fois qu’il vous parlera d’un peu trop près… Langue ce sera plus diplomate que de lui dire qu’il p… de la g… ! Origine : des troubles fonctionnels de la bouche ou du système digestif, mais parfois pour des raisons hygiéniques… pensez à vous laver les dents régulièrement !

Que signifie nycthémère ?

Qu’est-ce qu’un ‘ nycthémère ‘ ? C’est pourtant quelque chose que nous connaissons tous, mais rarement nommé, enfin pas tous les jours ! Il s’agit de la durée des 24 heures du cycle biologique, et qui correspond à un jour et une nuit. C’est une unité physiologique de temps (nom masculin). L’adjectif associé est ‘ nycthéméral(e) ‘, par exemple : ’ cycle nycthéméral ‘. Un mot bien compliqué dont l’étymologie est pourtant simple et nous renseigne parfaitement : il vient du grec nux, nuktos = nuit et hêmera = jour.

Qu’est-ce qu’un coulonneux ?

Un coulonneux est un éleveur de pigeons voyageurs. Mais d’où ce mot provient-il ? Il vient du mot picard coulon qui veut dire pigeon, du latin colombus, et colomba pour colombe. Le terme de colombophile est plus connu, de même signification que coulonneux, qui est plutôt utilisé dans le nord de la France.

Qu’est-ce que l’acrimonie ?

Le mot ‘ acrimonie ‘ vient du latin acrimonia = ‘ âcreté du sang, de la bile ‘. Il désigne la mauvaise humeur exprimée essentiellement par des propos et un ton hargneux, acerbes, mordants. Ses synonymes sont : causticité, aigreur, amertume. On parle ‘ d’élan acrimonieux ‘ pour désigner l’attitude correspondante. L’expression ‘ acrimonie fielleuse ‘ (de ‘ fiel ‘ = bile des animaux) est également utilisée.

Mots désignant les peurs

Il existe de nombreuses peurs possibles, et chacune porte un nom bien particulier, en voici quelques-uns :

Aéroacrophobie = peur de prendre l’avion, des espaces ouverts placés en hauteur. Du grec aêr = air, phobos = peur.

Agoraphobie = peur des lieux publics (du grec agora = forum, marché).

Ailurophobie = peur des chats.

Androphobie = peur des hommes (au sens masculin).

Apiphobie = peur des abeilles et autres insectes qui piquent.

Apopathodiaphulatophobie = peur d’être constipé.

Aquaphobie = peur de l’eau.

Arachnophobie = peur des araignées.

Astraphobie = peur du tonnerre.

Autophobie = peu de soi-même.

Bélénophobie = peur des aiguilles.

Carpophobie = peur des fruits.

Chiroptophobie = peur des chauves-souris.

Claustrophobie = peur des espaces fermés, confinés (genre ascenseurs, tunnels, grottes etc.).

Coulrophobie = peur des clowns.

Cuniculophobie = peur des lapins.

Cynophobie = peur des chiens.

Dysmorphophobie = peur d’être laid.

Entomophobie = peur des insectes (qu’ils piquent ou pas).

Géphyrophobie = peur des ponts.

Glossophobie = peur de parler en public.

Gynéphobie = peur des femmes.

Hématophobie = peur du sang.

Herpetophobie = peur des reptiles et amphibiens.

Hexakosioihexekontahexaphobie = peur du nombre 666, particulièrement lié au diable, au mal.

Ichthyophobie = peur des poissons.

Musophobie = peur des souris et des rats.

Mycophobie = peur des champignons.

Mysophobie = peur de la saleté.

Nécrophobie = peur des cadavres.

Nosophobie = peur des maladies.

Ochlophobie = peur de la foule (souvent confondu avec l’agoraphobie).

Ophidiophobie ou ophiophobie = peur des serpents.

Ornitophobie = peur des oiseaux.

Paraskevidékatriaphobie = peur du vendredi 13.

Phasmophobie = peur des fantômes.

Phobophobie = peur de la peur (eh oui !).

Plangonophobie = peur des poupées.

Pyrophobie = peur du feu.

Sidérodromophobie = peur de voyager en train.

Squalophobie = peur des requins.

Taphophobie = peur d’être enterré vivant, peur des tombes.

Tératophobie = peur des monstres.

Tétraphobie = peur du chiffre 4.

Thalassophobie = peur de la mer.

Thanatophobie = peur de la mort (ne pas confondre avec la nécrophobie).

Triskaïdekaphobie = peur du nombre 13.

Xénophobie = peur des étrangers.

Zoophobie = peur des animaux de manière générale.

 

Histoire du vendredi 13

Le vendredi 13 n’est pas une fête, mais ce que l’on pourrait appeler ‘ un jour spécial ‘ assez rare. En 2011, il n’y en a qu’un seul, c’est le 13 mai, le suivant sera dans 426 jours. Il est tant signe de malchance que de chance, selon les gens et les cultures. Cependant, à part ceux qui jouent aux jeux de hasard et pensent gagner le million ce jour-là (très nombreux), en général ce vendredi est assez mal vécu, voire source de terribles angoisses et superstitions pour certains. Les gens qui ont peur du vendredi 13 sont appelés des paraskévidékatriaphobes. Dans le vendredi 13, il y a deux choses susceptibles de créer des superstitions : le vendredi d’une part, et le 13 d’autre part. Les deux mis ensemble sont particulièrement significatifs. Cette date est associée à la base au vendredi 13 ‘ Nissan ‘ (1er mois de l’année juive ecclésiastique, pas la voiture !) lié à la crucifixion du Christ. Elle est également associée au fait que lors de la Cène, les disciples de Jésus étaient 13 à table, sachant que le 13e (Judas) a trahi son hôte selon l’histoire. Par ailleurs, dans le cadre de la mythologie nordique, 11 dieux furent invités à manger à la table du dieu Odin, mais un 12e arriva sans être invité, Loki. Ils se retrouvèrent du coup 13 à table ! Le problème est que Loki était le dieu du mal, personnage très cruel. La légende raconte qu’une bagarre éclata. Le gentil dieu Balder tenta en vain de sortir Loki de la maison, et fut tué d’un coup de lance, provoquant de ce fait la malédiction liée au 13.

Qu’est-ce qu’un satisfecit ?

Le mot ‘ satisfecit ‘ est emprunté au latin, et utilisé essentiellement dans un cadre scolaire. Il est lié au verbe ‘ satisfaire ‘, du latin satisfacere = payer, rémunérer. Un satisfecit désigne une ‘ attestation donnée en témoignage de satisfaction ‘, par un professeur à son élève. Le satisfecit peut être assimilé à une récompense, un compliment, une reconnaissance, une approbation, un prix, un diplôme, une médaille, une mention, voire autrefois un ‘ bon point ‘.

Dextrorsum et senestrorsum

Dextrorsum et senestrorsum (ou sénestrorsum) sont des adverbes. Le premier signifie ‘ dans le sens des aiguilles d’une montre ‘, à savoir vers la droite. Le mot ‘ dextre ‘ en ancien français signifie ‘ droite ‘. L’adjectif et nom ‘ ambidextre ‘ (selon les utilisations) désigne d’ailleurs une personne habile des deux bras, et en général sait écrire des deux mains. Le second (senestrorsum – du latin du même nom) signifie ‘ dans le sens inverse des aiguilles d’une montre ‘, à savoir vers la gauche. Le mot ‘ sénestre ‘ en vieux français signifie ‘ gauche ‘. Ces deux adjectifs sont utilisés en géologie, en zoologie et en héraldique (étude des armoiries).

Qu’est-ce qu’un étrésillon ?

Le nom masculin ‘ étrésillon ‘ vient de l’ancien français estesillon, qui signifie ‘ bâton ‘. C’est un terme utilisé dans le bâtiment. Il s’agit d’une pièce en général constituée de bois ou de métal voire une pièce de maçonnerie, destinée à étayer deux parois qui ont tendance à se rapprocher. L’étrésillon est donc un étai. Il est utilisé par exemple lorsque l’on perce un mur pour agrandir une pièce, empêchant que tout s’écroule avant la finition des travaux.

Qu’est-ce que le bichlamar ? Un pidjin ?

Le bichlamar est un pidjin utilisé en Mélanésie et de manière générale dans les îles du Pacifique sud pour le commerce. Mais alors, qu’est-ce qu’un pidjin ? C’est une langue uniquement utilisée pour les relations commerciales. Elle est issue de l’anglais mélangé à diverses langues asiatiques et océaniennes. Pourquoi une telle langue ? Afin de favoriser les échanges et la compréhension entre les commerçants des pays de langues européennes et les autres pays. Ce n’est pas une langue maternelle, elle n’appartient à aucun pays en particulier et doit forcément s’apprendre dans le contexte commercial.

La moxibustion

Qu’est-ce que la moxibustion ? Ce mot vient de moxa, mot d’origine japonaise (de mogusa = bourre végétale) qui désigne une ‘ herbe brûlante ‘, qui est en fait de l’armoise séchée. La moxibustion consiste à brûler de l’armoise séchée, en général sur des points d’acupuncture, dans un but thérapeutique. L’origine de cette pratique remonte à plus de 2 500 ans, très connue notamment en Chine.

Qu’est-ce qu’une didascalie ?

Le nom féminin ‘ didascalie ‘ vient du grec didaskalia qui signifie ‘ enseignement ‘ (voir le rapport avec le nom masculin ‘ didactique ‘, du grec didaskein = enseigner). Il est utilisé essentiellement, à notre époque, pour désigner les instructions de jeu et de mise en scène données par l’auteur d’une pièce de théâtre et nécessaires aux comédiens (maquillage, habillement, humeur, comportements particuliers selon les scènes, les répliques…). Ce mot est très ancien et s’appliquait autrefois aux pièces de théâtre de la Grèce antique.

Une impéritie

Qu’est-ce qu’une impéritie ? Ce nom féminin vient du latin imperitia, de peritus qui signifie ‘ expérimenté ‘ et in (transformé dans le cas présent en im à cause du P) qui indique le côté négatif. Ce mot désigne le manque d’habileté, d’expérience, de capacité dans la fonction exercée.

Un palimpseste

Qu’est-ce qu’un palimpseste ? Ce nom masculin vient du latin palimpsestus, lui-même issu du grec palimpsestos, de psan = gratter et de palin = nouveau. ‘ Gratter nouveau ‘ ? Effectivement, l’étymologie est très claire, puisqu’un palimpseste est un manuscrit écrit sur un parchemin dont on a gratté, retiré la première écriture.

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