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Saint Benoît

Saint Benoît naquit vers 480 à Nursie (en Ombrie dans le centre de l’Italie). Il est le saint patron de l’Europe depuis 1964 (par le pape Paul VI) et fondateur de l’ordre bénédictin. On le fête le 11 juillet, jour de la ‘ translation de ses reliques ‘. Il fut envoyé en études à Rome alors qu’il avait 15 ans. Mais il n’apprécia guère les multiples tentations romaines et préféra s’enfuir, ne cherchant que Dieu. Un ermite d’une caverne de Subiaco le recueilla et lui servit de guide dans cette quête. Des moines voisins lui demandèrent ensuite de devenir leur père abbé, et Benoît voulut les réformer, ce qui leur déplut. Ces derniers essayèrent alors de l’empoisonner pour se débarrasser de lui, mais ils échouèrent. Benoît retourna à Subiaco, rejoint par quelques disciples. Il les organisa en prieuré et établit la ‘ Règle bénédictine ‘. Chassés par un prêtre jaloux, ils se réfugièrent au Mont-Cassin où ils fondèrent le premier monastère bénédictin. Il y est mort en 547, la même année que sa sœur Sainte Scholastique, et leurs reliques furent emportées frauduleusement, puis récupérées et envoyées sur les bords de Loire où elles se trouvent toujours, à Fleury-sur-Loire devenu Saint-Benoît-sur-Loire.

Saint Donatien

Saint Donatien appelé aussi Donatien de Nantes est fêté le 24 mai avec son frère Saint Rogatien. Refusant de renier leur foi, ils furent martyrisés à Nantes à la fin du IIIe siècle sous le règne de l’empereur Maximien. Ils furent soumis à la torture du chevalet (supplice de l’écartèlement quand on faisait tourner la roue sur laquelle la personne était attachée) puis décapités. Ils ont chacun leur statue sur la cathédrale Saint-Pierre de Nantes. Ils sont les saints patrons de la ville de Nantes.

Saint Pascal

Saint Pascal (Pascal Baylon de son vrai nom) était un franciscain espagnol (Aragon) très apprécié pour son amabilité et sa douceur. On le fête le 17 mai, date du jour de sa naissance en 1540. Son prénom vient du latin Paschalis et fait référence à la fête de Pâques. Il fut d’abord berger près du monastère des Soccolans, qu’il ne pouvait rejoindre en raison de son illettrisme. Très croyant en la Sainte Vierge, il la priait sans cesse tout en gardant ses moutons. Il y fut finalement accepté comme ‘ frère convers ‘, à savoir un frère qui ne participe pas au chœur, mais y est employé pour les tâches domestiques. Il y pratiqua une grande charité envers les visiteurs, ce qui ne plut pas à ses supérieurs. Un jour, il fut appelé en France et fut attaqué par les Huguenots qu’il pardonna. Rentré en Espagne, il termina sa vie au couvent de Notre-Dame-du-Rosaire à côté de Valence. Il mourut en 1592 puis fut canonisé par le pape Alexandre VIII en 1690.

Sainte Judith

Sainte Judith est fêtée le 5 mai. C’était une bénédictine originaire de Thuringe en Allemagne. Veuve, elle décida de rejoindre son frère qui dirigeait l’Ordre Teutonique et consacra le reste de sa vie aux bonnes œuvres. Dicton du Morbihan : ‘ S’il pleut le 5 mai, il n’y aura pas de noix, et le 13 pas de raisins. ‘

Saint Isidore

Saint Isidore vécut au XIIe siècle, c’est le saint patron des laboureurs (et des paysans) et de la ville de Madrid depuis 1212. Il est fêté le 4 avril. On peut voir sa statue dans la cathédrale de Vannes. Originaire de Madrid et ouvrier agricole, il fuit la région à l’arrivée des Sarrazins. Il se fit embaucher plus loin, et devint régisseur. Il fit l’objet de nombreuses critiques de la part de ses collègues qui disaient le voir prier plus que travailler. L’histoire dit que son patron Juan de Vargas le vit un jour effectivement prier dans les champs, alors que deux anges poussaient sa charrue. Il décida, suite à cette vision, de se convertir. Philippe III roi d’Espagne fut guéri par Saint Isidore et le fit mettre dans le calendrier, puis le pape Grégoire XV le canonisa en 1622.

Sainte Léa

Sainte Léa vécut au IVe siècle, et mourut en l’an 384. On la fête le 22 mars. C’était une ‘ noble Dame ‘ romaine, admiratrice de Saint Jérôme, passionnée par les leçons d’Écriture Sainte qu’il donnait. Une fois veuve, elle distribua ses biens aux pauvres puis rejoignit un monastère d’Ostie et en devint la Supérieure. Saint Jérôme lui consacra une lettre très élogieuse, louant ses vertus.

Sainte Clémence

Sainte Clémence d’Hohenberg était la veuve du compte Crafton de Spanheim, devenue moniale bénédictine au XIIe siècle à Trèves (Rhénanie). Après avoir vécu dans l’esprit de charité et de prière, elle est morte en 1176. On la fête le 21 mars.

Saint Joseph

Saint Joseph était un descendant d’Abraham et du roi David. On le fête le 19 mars. Il épousa Marie (la Vierge), à qui il était fiancé, quand celle-ci se retrouva enceinte, selon l’histoire, par ‘ l’Esprit Saint ‘. Homme réputé juste et bon, cet artisan charpentier accepta l’enfant (Jésus) et devint son père nourricier.  Il est devenu le saint patron des travailleurs.

Saint Cyrille

Saint Cyrille vécut à Jérusalem au IVe siècle et mourut en 380. On le fête le 18 mars. D’origine paysanne chrétienne, il fut instruit de manière libérale, il apprit notamment l’astronomie, l’anatomie, la géographie, mais également les Saintes Écritures. Il devint prêtre vers l’an 350 puis évêque de Jérusalem. Plus tard, il fut chassé par l’archevêque arien Césarée et partit en exil pendant onze ans puis revint à Jérusalem. Il écrivit plusieurs ‘ Catéchèses’.

Sainte Bénédicte

Sainte Bénédicte vécut au XIIIe siècle et mourut en 1253. Appelée aussi Benoîte, cette clarisse succéda à Sainte Claire comme abbesse de Saint Damien à Assise. On la fête le 16 mars. Elle vécut dans la pauvreté stricte. Il existe une autre Sainte Bénédicte qui vécut au IIIe siècle, martyre quant à elle. Elle mourut la tête tranchée à l’époque de la persécution romaine de l’empereur Julien l’Apostat.

Sainte Louise de Marcillac

Sainte Louise de Marcillac était parisienne (1591 – 1660), elle est fêtée le 15 mars. En 1623 (à la Pentecôte), elle reçut une ‘ grâce de l’illumination spirituelle ‘. Elle créa en 1633 les Servantes des Pauvres, appelées aussi Filles de la Charité. Elle fonda également, en 1638, l’Oeuvre des Enfants trouvés. Elle fut canonisée par le Pape Pie XI en 1934, puis déclarée par le Pape Jean XXIII ‘ patronne de tous ceux qui s’adonnent aux œuvres sociales chrétiennes ‘ en 1960.

Sainte Mathilde

Sainte Mathilde, de famille noble, naquit à la fin du IXe siècle et fut élevée par des religieuses. On la fête le 14 mars. Elle fit un très bel et heureux mariage avec Henri 1er, roi de Germanie. Ils eurent cinq enfants dont leur fils aîné, Othon, qui alla à Rome se faire sacrer Empereur d’Allemagne après la mort de son père. Mathilde ne s’occupa plus ensuite que d’oeuvres charitables et fonda plusieurs monastères et hôpitaux. Elle fut exilée puis quelques années plus tard, elle décida de terminer sa vie comme simple religieuse dans un couvent. Elle mourut en 968.

Sainte Justine

Sainte Justine (de son vrai nom Giustina Bezzoli) était une moniale bénédictine d’Arrezzo en Toscane. Elle est fêtée le 12 mars. Elle vécut de manière très fidèle à la Règle de Saint Benoît et finit sa vie recluse en 1319. Sa dépouille se trouve à Florence depuis 1968, où elle est vénérée et invoquée pour guérir la paralysie des jambes. De nombreux miracles lui sont attribués.

Sainte Rosine

Sainte Rosine est assez peu connue en France, elle est surtout vénérée en Allemagne dans l’église de Wengligen du diocèse d’Augsbourg. On la fête le 11 mars.  Rosine est une vierge ermite et martyre qui vécut au IVe siècle. Elle est la patronne principale de la ville de Wengligen depuis le XIIIe siècle.

Saint Vivien

Saint Vivien était un soldat romain. On le fête le 10 mars. Il mourut avec 39 autres compagnons d’armes en Turquie en l’an 320, condamnés à périr de froid, attachés nus dans un étang gelé. Ceux qui souhaitaient renoncer à la guerre avaient eu un bain chaud, mais Saint Vivien ne céda pas. Dicton (source Nominis) : ‘ S’il gèle au jour des quarante martyrs, il gèlera encore quarante jours au pire. ‘

Sainte Françoise

Sainte Françoise dite Françoise de Rome (ou Françoise Romaine), de famille noble, est née en 1384 et morte en 1440. Elle est fêtée le 9 mars. Elle fut la fondatrice des Oblates de Saint Benoît. Attirée par la religion, elle fut pourtant mariée de force à l’âge de 12 ans. Elle eut plusieurs enfants dont un mourut de la peste. Françoise et sa belle-sœur Vanozza s’occupèrent beaucoup des malades durant les épidémies de peste (courantes à l’époque). Françoise incita également les femmes de la haute noblesse à se rapprocher de Dieu, et fonda à cet effet, en 1425, l’association des Oblates de Marie (rattachée aux bénédictins). Lors d’une invasion, sa maison fut pillée, ses biens confisqués et son mari envoyé en exil. Restée seule à Rome, elle décida de continuer ses œuvres de charité. Après la mort du roi de Naples, ses biens et son mari lui furent rendus. Tombée gravement malade, Françoise eut deux fois l’apparition de Saint Alexis, et elle guérit. Son mari décéda en 1436. Elle rejoignit la Maison des Oblates pour finir sa vie dans la pauvreté et le don aux pauvres.

Sainte Félicité

Sainte Félicité était une esclave. Elle est fêtée le 7 mars. Elle fut martyrisée en l’an 203. Félicité, enceinte, demanda le baptême à l’évèque de Carthage (Tunisie), mais l’Empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, elle se fit arrêter avec une amie nommée Perpétue (qui était une jeune maman). Félicité accoucha en prison et son enfant fut confié à une famille chrétienne. Les deux femmes furent livrées ensuite aux bêtes du cirque (vaches), recouvertes de filets pour les empêcher de s’enfuir. Elles furent finalement égorgées et achevées. Leur grand sourire dans la douleur de l’agonie émut la foule et elles firent ensuite l’objet de culte suite à leur courage lors de leur mise à mort.

Sainte Colette

Sainte Colette est née à Corbie en Picardie en 1381, issue d’une famille pauvre. On la fête le 6 mars. Elle était religieuse franciscaine. Elle fut d’abord appelée Nicolette en remerciement à Saint Nicolas que sa mère pria pour avoir l’enfant, d’où le fait que les Nicole soient fêtées également le 6 mars en plus de la Saint Nicolas le 6 décembre. Elle fut ensuite appelée couramment Colette, diminutif de Nicolette. Elle entra en vie religieuse à l’âge de 18 ans après la mort de ses parents, intégrant les béguines de Corbie, institution destinée aux veuves et aux vierges laïques. Trouvant que cet ordre n’était pas suffisamment rigoureux, elle entra chez les bénédictines, puis les clarisses près de Senlis. Toujours déçue par un manque de rigueur selon sa vision des ordres, elle retourna à  Corbie où, avec l’aide du père franciscain Jean Pinet, elle décida de vivre recluse, selon la règle primitive de cet ordre (elle fit ‘ vœu de réclusion ‘), murée pendant 3 ans entre deux contreforts de l’église Notre Dame de Corbie. L’histoire dit que Saint François et Sainte Claire lui apparurent alors pour lui demander de réformer l’ordre franciscain, ce qu’elle fit lors de nombreux voyages, fondant 17 couvents. Elle est morte à Gand en Belgique, le 6 mars 1447.

Sainte Olive ou Olivia

Sainte Olive (Olivia) de Palerme, martyre, vécut au IXe siècle. On la fête le 5 mars. Fille d’un aristocrate sicilien, elle fut enlevée par des Sarrasins et devint esclave à Tunis. Réalisant de nombreux miracles, elle impressionna la population, ce qui entraîna un certain nombre de musulmans à se convertir à la foi chrétienne. Ses ravisseurs, en réaction, l’emprisonnèrent et la torturèrent, puis tentèrent de la faire mourir sur le bûcher. Les flammes ne la touchant pas, ils la décapitèrent. Sainte Olive est l’une des 4 patronnes de la ville de Palerme (Sainte Rosalie en étant la plus connue, les autres étant Sainte Agathe, Sainte Christine et Sainte Nymphe).

Saint Casimir

Saint Casimir fut prince de la dynastie des Jagellon en Pologne, et duc de Lituanie au XVe siècle. Il est d’ailleurs le saint patron de la Pologne et de la Lituanie depuis 1636. On le fête le 4 mars. Il est né en 1458 et mort en 1484. Ce confesseur fut canonisé en 1522 par le pape Adrien VI car de nombreux miracles lui furent attribués. Il fut nommé ensuite par le pape Pie XII, le 11 juin 1948, patron de la jeunesse et modèle de pureté.

Saint Guénolé

Saint Guénolé est fêté le 3 mars. Né à Ploufragan ou à Plougin (il y a un doute sur la ville exacte), il était le fils de Saint Fragan et Sainte Gwenn, qui seraient venus du Pays de Galle s’installer dans la baie de Saint-Brieuc. Saint Budoc le forma à l’ermitage vers l’an 470. Il fut le fondateur de l’abbaye de Landévennec en Bretagne. La date de sa mort est incertaine, on en trouve au moins trois : 504, 530 et 532.  Dicton du jour : ‘ S’il gèle à la Saint Guénolé, au taureau, ferme le pré ! ‘.

Saint Aubin

Saint Aubin d’Angers était… évêque d’Angers mais originaire de Vannes en Bretagne. Il est resté le ‘ patron céleste ‘ de la ville d’Angers. Il est fêté le 1er mars. Il fit partie des promoteurs du Concile d’Orléans en charge de réformer l’Église franque (époque mérovingienne où les seigneurs épousaient leurs sœurs voire leurs filles). Il est mort en l’an 550, après une vie de bonté et contre les injustices, où il a tout fait pour adoucir le sort des prisonniers et des pauvres.

Saint Romain

Saint Romain, abbé du Jura et frère de Saint Lupicin, vécut au Ve siècle et mourut en l’an 460. On le fête le 28 février. Décidant de vivre en ermite, il quitta sa famille et traversa les forêts de l’Est pour atteindre la Bienne où il s’établit plusieurs années, cultivant la terre et vivant dans la simplicité, la paix et le calme. Des disciples le rejoignirent, de plus en plus nombreux, ainsi que son frère Saint Lupicin. Deux monastères furent donc construits. L’un à Condat (devenue plus tard Saint-Oyant-de-Joux puis Saint-Claude) que Romain dirigea, l’autre à Laucone devenue plus tard Saint Lupicin… que Saint Lupicin dirigea (source Nominis).

Sainte Honorine

Sainte Honorine vécut aux IIIè et IVe siècle. On la fête le 27 février. Elle fut martyrisée en 303 par les Romains, son corps jeté dans la Seine puis recueilli au Havre (Graville) où elle fut enterrée et où fut construite une abbaye en son honneur (Abbaye de Graville). Puis ses reliques furent envoyées  à Conflans-Sainte-Honorine au IXe siècle (876) pour échapper aux invasions normandes (Vikings). Elle est la patronne des prisonniers mais également des bateliers. Vivant en Normandie, elle était d’origine gauloise, de la tribu des Calètes (pays de Caux). Elle fut longtemps invoquée pour guérir les fortes fièvres.

Saint Nestor

Saint Nestor vécut en Turquie au IIIe siècle. On le fête le 26 février. Il était évêque de Magydos, à l’époque des persécutions romaines envers les chrétiens par l’Empereur Dèce. Après avoir fait fuir ses fidèles pour qu’ils aient la vie sauve, il se fit arrêter et crucifier par les Romains en 251. C’est donc un saint martyr.

Saint Modeste

Saint Modeste fut élu évêque de Trèves en Rhénanie, il était également confesseur, quand la ville se trouvait sous la domination des Francs, au moment où Clovis devint roi des Francs. Il est fêté le 24 février. Autrefois, on l’invoquait pour guérir la rougeole. Son prénom vient du latin ‘ modestus ‘ qui signifie calme, mesuré.

Saint Lazare

Saint Lazare était un moine, ami et disciple de Jésus Christ. Il est mort au Ier siècle et est fêté le 23 février.Il avait pour habitude de peindre des icônes à Constantinople. Mais l’Empereur Théophile lui fit brûler la paume des mains. L’Impératrice Théodora décida de le mettre à l’abri en le cachant dans une église où elle le soigna et le guérit de ses brûlures. Elle le libéra quand elle devint régente et l’envoya annoncer la nouvelle au pape à Rome, mais il serait mort lors du naufrage du bateau (source Nominis).

Sainte Isabelle

Sainte Isabelle, princesse de son état, était la sœur de Saint Louis, elle naquit en 1223 et mourut en 1269. Ses parents étaient Blanche de Castille et le roi Louis VIII. Elle est fêtée le 22 février. Peu attirée par la vie mondaine, elle préféra toujours s’occuper des pauvres. Elle refusa le mariage prévu avec le fils de l’Empereur Frédéric II, Conrad. Elle fit construire un couvent de Clarisses à Longchamp. Après la mort de sa mère, elle décida d’aller vivre à l’écart dans une petite maison près du couvent, choisissant une vie de prières et d’austérité. Elle fut déclarée ‘ bienheureuse ‘ au XVIe siècle.

Sainte Aimée

Sainte Aimée était la nièce de Sainte Claire d’Assise et vivait au XIIIe siècle (1200 – 1252). Elle est fêtée le 20 février. Menant une vie très riche et mondaine, un jour elle rendit visite à sa tante au couvent de Saint Damien, et décida de devenir religieuse aussi et entra chez les Clarisses en 1213. Elle eut ensuite une vie si austère qu’elle y mourut d’hydropisie, cause courante à l’époque (œdème).

Saint Gabin

Saint Gabin est fêté le 19 février. Il vécut au IIIe siècle. Parent de l’Empereur Dioclétien et frère du Pape Caïus, il fut aussi le père de Sainte Suzanne, elle-même martyrisée pour avoir refusé de se marier avec le fils de l’Empereur. Il était prêtre et aurait été martyrisé en 286. Son histoire n’est pas établie de manière totalement certaine. Ses reliques sont conservées à la Basilique Sainte Suzanne de Rome. Il existe un autre Saint Gabin, qui fut martyr en Sardaigne au siècle précédent, en l’an 130.

Sainte Bernadette

Sainte Bernadette est fêtée le 18 février. Bernadette Soubirous est célèbre pour avoir témoigné de 18 apparitions de la Vierge près de Lourdes, dans la grotte de Massabielle en 1858. Elle est née en 1844 à Lourdes et décédée en 1879 à Nevers. Ses témoignages sont reconnus officiellement par l’Église catholique romaine. Elle fit partie des Sœurs de la Charité à Nevers. Elle fut béatifiée le 14 juin 1925 et le Pape Pie XI la canonisa le 8 décembre 1933. C’est grâce à la 9e apparition qu’elle découvrit la source miraculeuse devenue aujourd’hui célèbre et attirant de nombreux pèlerins avec l’espoir de guérison.

Saint Alexis

Le prénom de Saint Alexis vient du grec Alexandros, il est fêté le 17 février. Issu d’une famille riche, il vivait à Rome au IVe siècle. Marié de force par ses parents, il s’enfuit et prit un bateau pour se rendre en Syrie, à Edesse. Il y mendia pendant 17 ans sous le porche de l’église. Ses parents le firent rechercher en vain. La Vierge apparut au Trésorier du temple pour qu’il donne à manger à Alexis. Celui-ci, ne supportant plus les honneurs, s’enfuit de nouveau et repartit malgré lui dans la ville de ses parents, à cause d’une tempête en mer qui dévia le trajet du bateau (source Carmina). Retournant à la maison des parents, son père ne le reconnaissant pas, eut pitié de ce mendiant et lui donna un petit endroit pour dormir sous l’escalier, et il y fut maltraité par les serviteurs pendant 17 autres années. Peu de temps avant de mourir, Dieu lui inspira une lettre où il devait y écrire qui il était vraiment. Il donna la lettre à un esclave avec pour ordre de ne l’ouvrir qu’après son décès. Puis il mourut. Son père découvrit la lettre et comprit que c’était son fils. Ses funérailles furent grandioses.

Sainte Julienne

Sainte Julienne de Nicomédie (Asie mineure) est fêtée le 16 février. Elle vivait au 4e siècle. Ses riches parents souhaitaient la marier avec le préfet de la ville, mais elle refusa, souhaitant donner sa vie au Christ. Son fiancé, vexé de ce refus, se vengea en la faisant torturer puis décapiter, elle n’avait que 18 ans.

Saint Claude

Le prénom Claude vient de l’adjectif latin claudus, qui veut dire boiteux (voir le verbe claudiquer = boiter).  Claude la Colombière naquit en France en 1641, à Saint-Symphorien-d’Ozon (Rhône). Il rejoignit la Compagnie de Jésus en 1659 puis fut ordonné prêtre en 1669. Il enseigna ensuite la rhétorique (art du ‘ bien parler ‘) et la prédication (art de ‘ prêcher la bonne parole ‘). Envoyé à Londres comme prédicateur de la Duchesse d’York, il fut emprisonné et exilé suite à des calomnies, et mourut à Paray-le-Monial (Saône et Loire) en 1682 (source Jésuites). Le Pape Pie XI le béatifia en 1929 et, plus récemment il fut canonisé par le Pape Jean-Paul II en 1992.

Saint Valentin

Saint Valentin est célèbre dans le monde entier. Il est fêté le 14 février, célébrant les amoureux, mais pourquoi ? Saint Valentin était un prêtre romain sous l’empereur Claude II (IIe siècle) appelé aussi Claude le cruel. Les guerres étant fort courantes à l’époque, l’empereur finissait par manquer de soldats et avait beaucoup de mal à en recruter de nouveaux. Il pensait que cette difficulté était due au fait que les hommes ne voulaient pas quitter leurs femmes, il interdit donc le mariage ! Valentin désobéit et continua de célébrer des mariages en secret. L’empereur en eut vent (bien sûr !) et le fit emprisonner. Valentin redonna la vue à la fille de son geôlier. Mais il fut finalement décapité. Plusieurs siècles après, la fête païenne de Lupercalia célébrant la fertilité en hommage à Lupercus (dieu des bergers et des troupeaux) et Junon (protectrice des femmes) fut remplacée par la fête de la Saint Valentin.

Sainte Béatrice

Sainte Béatrice fut cistercienne à Tolède en Espagne, elle est morte en 1490. On la fête le 13 février. Elle était la nièce d’Isabelle la reine de Castille. Très belle femme, elle dut fuir pour échapper à ses nombreux admirateurs qui ne cessaient de la courtiser. C’est ainsi qu’elle se réfugia chez les cisterciennes de Tolède. Elle décida d’y fonder un ordre de soeurs contemplatives en l’honneur de l’Immaculée Conception, selon la règle de Saint François. L’Église catholique la canonisa récemment, en 1976.

Saint Arnaud

Saint Arnaud, patron des brasseurs, vivait au XIIIe siècle en Italie. On le fête le 10 février. Il était abbé et brasseur au monastère Sainte Justine de Padoue sous le nom d’Arnaud Cataneo. Révolté contre la tyrannie et la cruauté du roi Ezzolino (surnommé ‘ le féroce ‘), il l’exprimait haut et fort lors de chaque messe du dimanche, mais le roi en eut vent et vint, avec ses soldats, le frapper dans sa propre église pour lui donner une leçon. Arnaud s’enfuit ensuite dans les montagnes. Il put revenir à son église lorsque le roi perdit une bataille mais fut vite repris puis emprisonné dans un cachot pendant 8 ans, où il mourut de faim, de soif, de maladie en 1255.

Sainte Apolline

Sainte Apolline vécut au IIIe siècle, vierge et martyre à Alexandrie, morte en l’an 249. On la fête le 9 février. Son prénom, d’origine grecque, est associé avec Apollon, dieu de la lumière, des arts et de la beauté. Elle est patronne des dentistes, souvent représentée avec une paire de tenailles à la main. Après avoir eu les dents et la mâchoire fracassés par des païens qui chassaient les chrétiens, elle refusa d’obéir à leur demande d’insulter le Christ en échange de sa vie sauve (sinon, elle devait finir brûlée dans le bûcher allumé à cette occasion), et d’elle-même se jeta dans les flammes. Elle est depuis ce temps invoquée par les croyants quand ils ont mal aux dents.

Sainte Jacqueline

Sainte Jacqueline est fêtée le 8 février. Bienheureuse Jacqueline de Septisoles, décédée en 1274, était appelée Frère Jacqueline par Saint François d’Assise. Femme très riche, une fois veuve, elle décida de consacrer sa fortune aux fondations créées par Saint François (appelé le Poverello) et toutes oeuvres de charité. Dicton : ‘ À la Sainte Jacqueline, froid et bruine.

Sainte Eugénie

Sainte Eugénie, vierge et martyre, née à Rome en 183, était la fille de Saint Philippe. On la fête actuellement le 7 février mais pendant longtemps le 25 décembre. Voici les dictons qui lui sont liés : ‘ Il faut qu’à la Sainte Eugénie, toute semaille soit finie.  » et ‘ Pluie de Sainte Eugénie met le travailleur à la gêne, mais si le soleil pompe de l’eau, c’est signe de huit jours chauds. ‘ (source nominis). Son nom signifie ‘ bonne naissance ‘.  Elle vécut surtout à Alexandrie. Décidée à servir Dieu et refusant de se marier, elle s’échappa et intégra un monastère avec ses deux serviteurs, habillée en homme pour ne pas être reconnue, et s’y fit appeler Eugène. Elle fut ensuite accusée injustement d’un crime par une femme vexée qu’elle (il) refuse ses avances (la femme pensait qu’Eugène était un homme). Elle fut décapitée à Rome, en l’an 257. Il y a une Église Sainte Eugénie à Nîmes. Il existe cependant plusieurs saintes du même prénom, notamment Eugénie d’Alsace morte en 735, qui est fêtée le 16 septembre, et Bienheureuse Eugénie Smet (Lille) morte en 1881.

Saint Gaston

Le prénom Gaston est d’origine germanique, il vient de Gasto, de ‘ gast ‘ qui signifie ‘ étranger ‘ mais aussi ‘ vast ‘ qui veut dire ‘ hôte ‘. On le fête le 6 février. Saint Gaston, appelé aussi Saint Vaast (et autrefois Vedastus), était évêque d’Arras au VIe siècle mais également il fut le catéchiste de Clovis 1er, converti au catholicisme à la demande de sa femme Clotilde. Il restaura l’église suite à l’invasion d’Attila en l’an 450 et contribua largement pendant une quarantaine d’années à l’évangélisation du peuple païen de cette région. La légende dit que Saint Gaston rendit la vue à un aveugle et guérit un boiteux. Il apprivoisa également un ours qui terrorisait la population, raison pour laquelle il est souvent représenté avec un ours à ses côtés (la ‘ légende dorée ‘ parle quant à elle d’un loup). Saint Gaston est le patron des marchands de chapeaux et il était coutume autrefois de l’invoquer pour soigner les migraines et les aphtes. Il mourut en 540, ses restes ont été mis en 1227 dans la cathédrale d’Arras.

Sainte Agathe

Sainte Agathe est la patronne de l’île de Malte, elle se fête le 5 février. Elle est également la patronne des nourrices, en rapport avec le fait que ses deux seins furent arrachés lors du supplice. Son prénom vient du grec agathos = bon. Femme d’une grande beauté issue d’une famille noble, elle fut martyrisée à Catane (Sicile) en 251, à l’époque de la persécution de Dèce. Sa richesse et sa beauté attirèrent précisément Quintien, le Gouverneur de Palerme, qui voulut l’épouser. Mais elle refusa ses avances. Vexé, Quintien la fit torturer par ses bourreaux qui lui déchirèrent les membres, puis il la fit mettre en prison sans lui donner à manger ni la soigner. La légende dit que Saint Pierre apparut la première nuit et soigna ses blessures, affolant les gardes par sa venue. Quintien, furieux, lui fit déchirer le corps au point qu’elle finit par mourir. Le pape Symniaque fit construire une église en son nom en l’an 500, près de Rome. Ses reliques se trouvent en grande partie à Catane et les habitants l’invoquent toujours contre les éruptions de l’Etna. Son invocation sauva aussi l’île de Malte en 1551 lors d’une attaque des Turcs, c’est pourquoi elle est devenue patronne de cette île depuis ce temps.

Sainte Véronique

Sainte Véronique est la femme qui a essuyé le visage du Christ quand il monta au calvaire au Golgotha. Sa fête est le 4 février. Elle est donc très liée au célèbre Saint Suaire (conservé maintenant à Saint-Pierre de Rome) : le voile utilisé a gardé l’empreinte du visage du Christ. Ce prénom est un dérivé de Bérénice. En grec ‘ pherenik ‘ veut dire ‘ porteuse de victoire ‘, et vera icona signifie l’icône véritable. Mais l’étymologie provient aussi du latin véra (= vraie) et icône (= image). Sainte Véronique est patronne des lingères et des photographes, mais elle est également invoquée par les femmes pour avoir un bon cycle menstruel. La légende dit qu’après être allée à Rome et montré le Saint Suaire à l’empereur romain Tibère-César, elle fut comblée d’honneurs car la vision du linge guérit l’empereur d’une grave maladie, la lèpre. Puis elle demanda à retourner à Jérusalem où elle mourut de faim, enfermée dans un cachot. Une autre tradition veut qu’elle soit allée plutôt en Gaule en l’an 47, précisément à Soulac, et son mari Amateur (ou Amadour ou Zachée), lui, se serait retiré à Rocamadour (Roc-Amadour, de son prénom) dans un ermitage.

Saint Blaise

Saint Blaise se fête le 3 février. Très lié à l’agriculture mais également à la médecine, il est le patron des éleveurs de porcs, bovins et ovins, des drapiers et cardeurs, des meuniers, des tailleurs de pierre, des sonneurs de cor et musiciens, et en Russie, patron des troupeaux. Il était évêque de Sébaste en Arménie, et fut martyrisé sous Lucinus en 316, dépecé par les bourreaux avec des peignes de fer. La tradition veut qu’il soit invoqué pour soigner la gorge notamment quand des arêtes s’y plantent. Il fut invoqué également pour soigner les animaux et les maladies des dents au XIIe siècle. C’est le patron de Dubrovnik où il serait apparu dans les airs, en l’an 971, pour prévenir ses habitants d’une attaque imminente des Vénitiens. Il existe une statue de Saint Blaise dans l’église de Saint-Georges-du-Vièvre (Eure). Étymologie : Blaise viendrait de Blandux qui veut dire doux, ou de Belasius (Bela = habitude et Syor = petit), ce qui en fait un être gentil, humble, doux, dévoué.

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