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Pléonasme : au jour d’aujourd’hui

Vous avez sans doute lu ou entendu au moins une fois dans votre vie l’expression  » au jour d’aujourd’hui… « . C’est un pléonasme. Explication :  » hui «  vient du latin hodie qui signifiait  » aujourd’hui« . Au XIIème siècle, on l’écrivait  » au jour de hui « , forme renforcée de hui, qui a disparu au XVIIème siècle pour laisser place au mot actuel (sauf en wallon et dans le Sud-Est).

Pléonasme : avoir le monopole exclusif

Un monopole désigne par définition la situation d’un marché où il n’y a qu’un seul vendeur de biens ou de services. C’est aussi la possession exclusive de quelque chose. Le mot est donc suffisamment parlant pour se suffire à lui-même, et parler de  » monopole exclusif  » est un pléonasme. Cool

Le mot monopole est apparu au XIVème siècle, il vient du latin monopolium, issu du grec monopôlion (droit de vendre seul), de monos = seul et pôlein = vendre. Sourire

Pléonasme : se confronter mutuellement

Le verbe transitif confronter, apparu au milieu du XIVème siècle, vient du latin juridique médiéval confrontare, de frons qui veut dire frontConfronter c’est mettre des personnes en présence afin de comparer leurs idées, leurs opinions à propos d’un sujet commun. Exemple : confronter des témoins. Il est donc inutile de préciser  » se confronter mutuellement « , c’est un pléonasme.

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Pléonasme : faire un mauvais cauchemar

C’est un pléonasme que de se lever le matin et dire à sa famille :  » Oh misère ! Cette nuit j’ai fait un mauvais cauchemar !  » Un cauchemar est par définition un mauvais rêve, pénible, angoissant, négatif. Etymologie : le mot cauchemar vient de l’ancien français caucher = fouler, et du néerlandais mare = fantôme. En anglais d’ailleurs, cauchemar se dit nightmare (littéralement le  » fantôme de nuit « ).

Expression : aller à vau-l’eau

L’expression  » aller à vau-l’eau  » signifie péricliter, aller en se dégradant. Mais elle signifie également aller au fil de l’eau, descendre le long de l’eau, venant de  » avau « , variation de  » aval  » et  » eau « . Vau = vallée (exemple :  » par monts et par vaux « ). Cette locution vient de l’ancien français  » aller à val d’eau  » (XIIème siècle). Plus tard, on dira  » à val de route  » qui deviendra ensuite  » en déroute  » (qui ne fonctionne pas correctement).

Expression : faire la navette

L’expression  » faire la navette » est apparue au XVIIIème siècle, en rapport avec l’outil que les tisserands utilisent pour faire l’aller-retour sur le métier à tisser, appelé  » navette « . Le mot est apparu quant à lui au XIIIème siècle. Il signifie  » vaisseau « , diminutif de nave ou nef (navire). Pourquoi ce nom ? A cause de sa forme qui rappelle celle d’une petite barque. Faire la navette, c’est faire des allers-retours réguliers d’un endroit à un autre.

Expression : avoir la berlue

Avoir la berlue signifie voir des choses qui ne se trouvent pas devant les yeux. Le mot vient de l’occitan« beluga » qui signifie « être ébloui » mais est aussi à l’origine de bluette (belluette). Une personne qui a la berlue croit voir des choses non existantes, des hallucinations, mais également des points noirs, des mouches (problème de vue). Le mot berlue est apparu au XIIIème siècle, sous la forme « bellue« . Belluer signifiait, à l’époque, éblouir.

Etymologie de misanthrope

Le mot misanthrope apparut en 1552 (Rabelais), il vient du grec misanthrôpos, de misein = haïr et anthrôpos = homme. Un misanthrope n’aime pas les autres, il éprouve de la haine pour le genre humain, il est sauvage, bourru. Dans la pièce Le Misanthrope de Molière par exemple, Alceste (amant de Célimène) en est le type-même. Alceste hait profondément l’humanité, y dénonçant ouvertement l’hypocrisie et la compromission, tout comme la couardise, l’ingratitude. Ce personnage constitue un moyen détourné pour Molière de critiquer en réalité les moeurs de la cour et l’hypocrisie qui y règne. Le mot misanthrope s’oppose à philanthrope (cf. article sur philanthrope). La misanthropie constitue le dernier degré de mécontentement que l’on puisse ressentir envers le genre humain, seul contre tous.

Etymologie de philanthrope

L’origine la plus lointaine du mot philanthrope remonte au XIVème siècle, et rare jusqu’au XVIème siècle (Fénélon dans « Dialogues des morts »). Il vient du grec philanthrôpos, de philo = ami, et anthrôpos = homme (grec ancien : philanthropia). Un philanthrope est donc ami des hommes, il aime l’humanité, il aime les autres, bienveillant. La philanthropie est une doctrine d’origine morale (à connotation religieuse) quant à elle, datant d’une époque où l’Etat ne se préoccupait guère du sort des gens démunis. Elle correspond au principe de la Pyramide de Maslow, où il faut satisfaire aux besoins des rangs inférieurs pour pouvoir ensuite satisfaire les autres rangs, selon un ordre établi. Elle s’oppose à la misanthropie (cf. article sur la misanthropie).

Voici à titre d’information en quoi consiste la Pyramide de Maslow appelée aussi pyramide des besoins : 1 - Besoins physiologiques (manger, boire, dormir, respirer…) 2 - Besoins de sécurité (corps, emploi, santé, logis…) 3 - Besoins d’appartenance et besoin affectif (amour, amitié, famille, intimité…) 4 – Estime (confiance, respect des autres, estime personnelle) 5 – Accomplissement personnel (morale, créativité, résolution des problèmes…)

Etymologie de cube

Le mot cube vient du latin cubus, emprunté au grec kubos, qui signifie  » dé à jouer  » (XIVème siècle). Ce mot est utilisé également en argot scolaire pour désigner un élève qui redouble sa seconde année de classe préparatoire aux grandes écoles : cuber son année = redoubler son année. Expressions avec le mot cube : cube d’un nombre, mètre cube, jeu de cubes, volume d’un cube, élever au cube…

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