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Sainte Agathe

Sainte Agathe est la patronne de l’île de Malte, elle se fête le 5 février. Elle est également la patronne des nourrices, en rapport avec le fait que ses deux seins furent arrachés lors du supplice. Son prénom vient du grec agathos = bon. Femme d’une grande beauté issue d’une famille noble, elle fut martyrisée à Catane (Sicile) en 251, à l’époque de la persécution de Dèce. Sa richesse et sa beauté attirèrent précisément Quintien, le Gouverneur de Palerme, qui voulut l’épouser. Mais elle refusa ses avances. Vexé, Quintien la fit torturer par ses bourreaux qui lui déchirèrent les membres, puis il la fit mettre en prison sans lui donner à manger ni la soigner. La légende dit que Saint Pierre apparut la première nuit et soigna ses blessures, affolant les gardes par sa venue. Quintien, furieux, lui fit déchirer le corps au point qu’elle finit par mourir. Le pape Symniaque fit construire une église en son nom en l’an 500, près de Rome. Ses reliques se trouvent en grande partie à Catane et les habitants l’invoquent toujours contre les éruptions de l’Etna. Son invocation sauva aussi l’île de Malte en 1551 lors d’une attaque des Turcs, c’est pourquoi elle est devenue patronne de cette île depuis ce temps.

Expression : au grand dam (de quelqu’un)

L’expression  » au grand dam  » (de quelqu’un) signifie au grand détriment, désavantage. Le mot  » dam  » n’a rien à voir avec les dames ! Apparu en 842, il vient du latin damnum utilisé à l’époque dans le domaine juridique pour signifier «  dommage « . Le mot a évolué vers  » damage  » au XIème siècle puis  » domage  » au XIIème siècle (avec un seul  » m « ). Le mot  » dommage  » est resté dès le XVIème siècle (avec deux  » m « ), et  » dam  » n’est plus utilisé depuis que dans cette expression  » au grand dam « .

Etymologie du mot programme

Le mot programme est apparu à la fin du XVIIème siècle et vient du grec programma, qui signifie affiche, de pro = devant, et de la racine de grapheîn qui signifie écrire, gramma = lettre.

Sainte Véronique

Sainte Véronique est la femme qui a essuyé le visage du Christ quand il monta au calvaire au Golgotha. Sa fête est le 4 février. Elle est donc très liée au célèbre Saint Suaire (conservé maintenant à Saint-Pierre de Rome) : le voile utilisé a gardé l’empreinte du visage du Christ. Ce prénom est un dérivé de Bérénice. En grec  » pherenik  » veut dire  » porteuse de victoire « , et vera icona signifie l’icône véritable. Mais l’étymologie provient aussi du latin véra (= vraie) et icône (= image). Sainte Véronique est patronne des lingères et des photographes, mais elle est également invoquée par les femmes pour avoir un bon cycle menstruel. La légende dit qu’après être allée à Rome et montré le Saint Suaire à l’empereur romain Tibère-César, elle fut comblée d’honneurs car la vision du linge guérit l’empereur d’une grave maladie, la lèpre. Puis elle demanda à retourner à Jérusalem où elle mourut de faim, enfermée dans un cachot. Une autre tradition veut qu’elle soit allée plutôt en Gaule en l’an 47, précisément à Soulac, et son mari Amateur (ou Zachée) lui, se serait retiré à Roc-Amadour dans un ermitage.

Saint Blaise

Saint Blaise se fête le 3 février. Très lié à l’agriculture mais également à la médecine, il est le patron des éleveurs de porcs, bovins et ovins, des drapiers et cardeurs, des meuniers, des tailleurs de pierre, des sonneurs de cor et musiciens, et en Russie, patron des troupeaux. Il était évêque de Sébaste en Arménie, et fut martyrisé sous Lucinus en 316, dépecé par les bourreaux avec des peignes de fer. La tradition veut qu’il soit invoqué pour soigner la gorge notamment quand des arêtes s’y plantent. Il fut invoqué également pour soigner les animaux et les maladies des dents au XIIème siècle. C’est le patron de Dubrovnik où il serait apparu dans les airs, en l’an 971, pour prévenir ses habitants d’une attaque imminente des Vénitiens. Il existe une statue de Saint Blaise dans l’église de Saint-Georges-du-Vièvre (Eure). Etymologie : Blaise viendrait de Blandux qui veut dire doux, ou de Belasius (Bela = habitude et Syor = petit), ce qui en fait un être gentil, humble, doux, dévoué.

Origine du jeu de poker

Le jeu de poker pourrait venir lointainement d’un jeu de cartes perse appelé Nas (XVIème siècle) et du jeu du Primero populaire en Angleterre (et Primera en Espagne). Les colons français ont apporté avec eux le  » poque «  (proche de pochen en allemand, qui veut dire  » bluff « ) en Louisiane, au début du XVIIIème siècle. Le jeu est vite devenu courant à la Nouvelle-Orléans, puis s’est étendu peu à peu à toute l’Amérique. On suppose que ce sont les Américains eux-mêmes qui ont transformé le mot  » poque «  en  » poker « . En France, il existait aussi le jeu de poche ou de piquet, ce peut être aussi à l’origine lointaine du poker. En anglais, le verbe  » to poke  » signifie  » tisonner « , c’est une possibilité envisagée également. En fait, plusieurs origines doivent s’être mêlées pour arriver au mot actuel.

Etymologie des mots urbain et rural

Le mot urbain est apparu au XIVème siècle, il vient du latin urbanus, de urbs qui signifie ville mais également les habitants d’une ville : les urbains. Le mot urbain s’oppose au mot rural, qui désigne la campagne (les ruraux = les gens qui habitent la campagne). Le mot rural vient du bas latin (fin du XVème siècle) ruralis, de rus, ruris = campagne.

Etymologie du mot ozone

Le mot ozone est récent, apparu en 1840, créé par le chimiste et physicien allemand Christian Friedrich Schönbein grâce à une expérience (oxydation ménagée du phosphore et électrolyse de l’eau) dont l’odeur particulière lui inspira le mot «  ozone « , venant du grec ozein, qui signifie exhaler une odeur.

Etymologie du mot hiérarchie

Le mot hiérarchie, substantif féminin, trouve son origine au XIVème siècle. Il vient du latin ecclésiastique hierarchia, emprunté au grec hieros qui signifie sacré, et arkhie qui signifie commandement.

La fête de la Chandeleur

Tout le monde connaît la Chandeleur pour ses célèbres crêpes ! Au-delà des crêpes, c’est une fête d’origine notamment chrétienne, qui se fête le 2 février soit 40 jours après Noël. Jésus avait été présenté au temple de Jérusalem et Marie avait été purifiée, selon l’Evangile de Saint Luc. (Luc II,22). Mais pourquoi 40 jours ? Selon la Loi Lévitique (loi juive de l’époque), la femme ayant enfanté un garçon était déclarée impure pendant 7 jours suite à l’accouchement, puis devait attendre encore 33 jours pour que son sang soit lui-même purifié. Si elle accouchait d’une fille, le délai était plus long : 14 jours pour la mère auxquels il fallait rajouter 66 jours pour le sang. La cérémonie de la Présentation fut instaurée à Rome par le pape Serge 1er au VIIème siècle, donc bien longtemps après le Christ. La coutume voulait que l’on allume des cierges lors de la procession… d’où les chandelles… d’où Chandeleur… Le mot Chandeleur vient du latin festa candelarum, qui signifie fête des chandelles (candela en latin signifie bougie… d’où aussi le mot candélabre). Le mot chandelle a remplacé le mot bougie, plus particulièrement lié à la ville algérienne (en Kabylie) qui fournissait autrefois la cire destinée à fabriquer les cierges (Moyen Age), Bejaïa. La Chandeleur marque la bénédiction des chandelles. Cependant, le Romains fêtaient, bien avant Jésus, le Dieu de la Fécondité Lupercus vers le 15 février, au cours des Lupercales, autrement dit jours de la fertilité. Nous retrouvons le thème de la nativité, de la naissance. Chez les Celtes, également avant le Christ, on purifiait l’eau à cette même époque pour assurer la fécondité des femmes à la venue des beaux jours, lors de la fête d’Imbolc (1er février).

Alors, que viennent donc faire les crêpes dans cette histoire de chandelles ? Rappelez-vous qu’une crêpe est ronde et jaune… si elle est à peu près réussie ! Ce disque doré est ainsi en rapport avec le Soleil, qui commence à revenir début février, marquant les futurs beaux jours de l’année. Quant à sa composition, elle est essentiellement à base de farine de froment. Cette farine provenait de la précédente moisson. Les prochaines moissons approchant, on pouvait utiliser en grandes quantités la farine qui restait… pour en faire des crêpes ! Une variante existe, surtout en Bretagne, à savoir l’utilisation de farine de sarrasin (blé noir, appelé  » gwiniz du «  en breton) pour confectionner des galettes salées, tandis que les crêpes sont sucrées. Il est de coutume à la Chandeleur de faire sauter les crêpes en serrant une pièce dans la main, aux lueurs des chandelles, afin d’assurer la prospérité de l’année en cours. Les crêpes sont célèbres aussi pour la fête de Mardi-Gras, nous y reviendrons dans un article ultérieur.

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