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Canicule origine du mot

Le nom féminin ‘ canicule ‘ vient du latin canicula (= petite chienne – 1500  - Molinet – Dict. Etym.) de canis = chien, qui désigne l’étoile de Sirius ou Grand Chien dont le lever héliaque, c’est-à-dire le moment où elle devient visible à l’Est au-dessus de l’horizon à l’aube, coïncide avec le solstice d’été dans l’hémisphère nord. Sirius est en effet l’étoile la plus brillante de toutes à ce moment. Le Soleil entre en conjonction avec Sirius début juillet. Pendant la période prédynastique en Égypte, ce lever héliaque coïncidait avec le début de la crue du Nil que l’on pouvait observer à Thèbes entre le 20 et le 25 juin. L’étoile Sirius se lève et se couche avec le Soleil du 24 juillet au 24 août et symbolise les très fortes chaleurs, voire caniculaires, c’est-à-dire quasiment insupportables ! De nombreuses superstitions et croyances au cours des siècles attribuent à cette étoile du Grand Chien (Sirius) des pouvoirs surnaturels et une influence sur les êtres vivants, pas toujours bénéfique d’ailleurs. En effet, à titre d’exemple, pour apaiser ‘ Canicule ‘, les Romains sacrifiaient (vainement) des chiennes rousses lors de cérémonies pendant lesquelles ils les jetaient au bûcher.

Sain – sein – saint – seing

Les mots sain, sein, saint et seing existent tous, ce sont des homonymes. Leurs significations diffèrent. Sain est un adjectif (saine au féminin), il date du XIIe siècle et vient du latin sanus = bien portant, en bonne santé. Les noms assainissement et assainisseur en sont issus aussi. Rendre un endroit sain. Être sain d’esprit, c’est être en bonne santé mentale, psychologique, être équilibré. Le nom sein, généralement tout le monde sait l’écrire, on se demande bien pourquoi… Mais son origine, la connaissez-vous ? Le nom sein date du XIIe siècle et vient du latin sinus = pli, courbure. Le mot français sinus (vous connaissez la sinusite ?) possède la même origine. Le nom ou adjectif (selon l’utilisation) saint (sainte au féminin) est apparu au Xe siècle et vient du latin ecclésiastique sanctus = vénéré. D’où le T à la fin. Enfin, le nom seing, avec un G à la fin, désigne une signature sur un acte pour en attester l’authenticité. Le mot date du XIIe siècle et vient du latin signum qui signifie précisément signe. D’où le G à la fin du mot seing. Je rappelle que connaître l’étymologie des mots permet bien souvent de se souvenir de leur orthographe. La locution ‘ sous seing privé ‘ désignant un acte non établi devant un officier public, est apparue quant à elle à la fin du XVIIe siècle. Le blanc-seing est un document signé en blanc, même principe que le chèque en blanc, tout est question de confiance entre les personnes !

Tabac étymologie et histoire

Le tabac, tout le monde connaît, mais l’origine du mot, pas forcément ! Il vient de l’espagnol tabaco emprunté à la langue des Arawaks d’Haïti (1555) : le tzibatl était un double tuyau qui servait à inhaler la fumée du tabac. Au XVIe siècle en France, on utilisait le mot espagnol (tabaco), pour faire concurrence au mot pétun (issu du tupi, langue disparue, parlée autrefois au Brésil et dans certaines régions de l’Amazonie). Le pétun (mot désormais désuet) désigne par extension tout ce qui se fume, y compris le ‘ pétard ‘… ^^ C’est seulement au XVIIe siècle que le mot tabac fut utilisé couramment en France. Concernant l’histoire du tabac et de son introduction en Europe, cette plante est originaire d’Amérique méridionale, les Indiens l’utilisaient à des fins médicinales mais en fumaient également les feuilles séchées et préparées. Le tabac était aussi utilisé par les prêtres lorsqu’ils rendaient leurs oracles. C’est en 1515 que Christophe Colomb envoya les premières graines de tabac en Europe. Il y fut ensuite fumé puis prisé. L’explorateur et géographe (‘ cosmographe ‘ officiel du roi en 1560) français André Thévet rapporta lui-même des graines de ‘ pétun ‘ en France en 1556 et en décrivit les effets sur les Indiens sans oublier de l’expérimenter personnellement (Singularités de la France antarctique - 1558). Originaire d’Angoulême, il en planta dans sa région et nomma la plante ‘ herbe angoulmoisine ‘. De son côté, Jean Nicot (d’où le nom de nicotine) attribua des vertus curatives au tabac et en envoya de la poudre à la reine Catherine de Médicis pour traiter les migraines de François II, son fils. Vu le succès apparent du traitement, on appela le tabac ‘ l’herbe à Reine ‘ et il fut vendu ensuite aux apothicaires (ancêtres des pharmaciens). Le duc de Guise décida d’honorer Jean Nicot et nomma le tabac : nicotiane. Le botaniste Jacques Daléchamps retint cette proposition dans son livre ‘ Histoire générale des plantes ‘.

Acolyte étymologie

Le sens actuel le plus utilisé du nom masculin acolyte possède une connotation clairement péjorative, puisque ce mot désigne le complice d’une mauvaise action. Il s’est en effet désacralisé au XXe siècle. À l’origine, le mot vient du latin chrétien acolythus emprunté au grec akolouthos, qui signifie serviteur, suivant. Le principe du serviteur est resté, mais pour une mauvaise cause. En 1175 (Charles de Troyes), ce terme désignait un clerc remplissant les bas offices. Dès le XVIIe siècle, par extension de sens, l’acolyte désigne ensuite un clerc qui sert le prêtre à l’autel, c’est le clerc qui a reçu le plus élevé des 4 ordres mineurs. Selon Sainte-Beuve (1834) : 1er ordre = portier, 2e ordre = lecteur, 3e ordre = exorciste et 4e ordre = acolyte. L’emploi religieux de ce terme est désormais de moins en moins usité.

Apostasie étymologie

L’apostasie désigne, au sens propre du terme, l’abandon volontaire et public d’une religion pour une autre, et selon les Statuts d’Hôtels-Dieu en 1250, ‘ l’abandon public d’un état religieux ‘, autrement dit, pas tout seul dans son coin, c’est un acte que l’on peut qualifier de militant. L’apostasie concerne surtout la religion catholique mais le principe s’applique également aux autres religions. Le mot vient du latin ecclésiastique apostasia = abandon, défection, et emprunté au grec apostasia (apo = loin de, et stênai = se tenir). Par extension, l’apostasie désigne également l’abandon d’une doctrine voire d’un parti politique.

Suppôt du diable et suppositoire

Le nom masculin suppôt date du XIIIe siècle et désigne un subordonné, un subalterne, qui se trouve donc au-dessous dans la hiérarchie, le mot vient du latin suppositus (même signification). Les suppôts du diable (ou suppôts de Satan) sont les démons qui l’aident à réaliser ses maléfices, ils sont à ses ordres. Dans le langage populaire, on dira de quelqu’un que c’est un suppôt du diable s’il défend des causes peu défendables, s’il est complice des mauvaises actions ou desseins peu louables de quelqu’un. C’est, quoi qu’il en soit, quelqu’un de malfaisant en ce qui concerne cette expression. Historiquement, au Moyen Âge, un suppôt était un vassal, il était au service du seigneur, inférieur à lui hiérarchiquement, là aussi. Le terme de suppôt désignait également une personne qui appartenait à un corps (dans le sens de compagnie) et qui effectuait les tâches subalternes.

Quant au nom masculin suppositoire (inutile d’expliquer ici ce que c’est, tout le monde connaît), son étymologie est pratiquement la même, il est connu depuis le XIIIe siècle et vient du latin suppositorius = placé en dessous. Eh oui !

Caniche étymologie

Le caniche, ce petit chien de compagnie très répandu, tout le monde connaît. Il existe deux explications à l’origine de son nom, qui probablement se complètent et ne s’excluent pas mutuellement. Autrefois, le caniche était utilisé pour chasser les canards près des lacs et étangs (il aime l’eau), d’où une explication de son nom, à savoir de cane avec le suffixe -iche. Il servait de leveur de gibier d’eau, capable de rapporter les proies à ses maîtres. Autrefois, le terme de canichon désignait un jeune canard. Cependant, le Littré de 1872-1877 dit que c’est ‘ peut-être aussi un diminutif de canis = chien ‘. Bon, rien à voir bien sûr avec les cannisses (ou canisses – mot d’origine provençale), qui sont des claies de roseaux utilisées comme coupe-vent dans les jardins !

Vaccin origine du mot

Un vaccin, tout le monde sait ce que c’est, mais l’origine du mot, la connaissez-vous ? Hé bien ce mot (XIVe siècle) est issu du latin vaccinus, de vacca qui veut dire vache, oui oui ! L’histoire commence en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, avec le Docteur Edward Jenner. Les vaches souffraient d’une forme de variole appelée variola vaccina (variole de la vache) ou vaccine. La maladie se transmettait à l’homme mais la variole humaine sévissait aussi dans le pays, faisant bien plus de ravages. Alerté par le nombre impressionnant de malades atteints de variole et complètement défigurés, le médecin chercha un moyen pour empêcher la propagation de cette maladie. Or, il avait été remarqué que les gens travaillant dans les laiteries, donc au contact des vaches, ne l’attrapaient visiblement pas. Un dicton affirmait d’ailleurs : ‘ Si tu veux une femme qui n’aura jamais de cicatrice au visage, épouse une laitière ! ‘ Le médecin fit la relation entre la vaccine (variole des vaches) et la protection qu’elle apportait aux personnes au contact des vaches. Edward Jenner mit sa découverte en pratique en 1796, inoculant du pus infecté puis le virus à un petit garçon, qui n’attrapa pas la maladie, immunisé comme l’espérait le docteur. Le principe du vaccin était trouvé ! Cependant, la vaccination contre une autre maladie, la variole, existait en Chine dès le XVIe siècle (variolisation) sans porter le nom de vaccin. Le principe d’action de la vaccination fut ensuite expliqué par Louis Pasteur et ses collaborateurs.

Codicologie et paléographie

Qu’est-ce que la codicologie ? Ce nom désigne la science qui consiste à étudier les manuscrits reliés en codex, celui-ci étant un cahier formé de pages (manuscrites) reliées ensemble. Caudex = bloc de bois en latin. En effet, le codex était un assemblage de tablettes de bois à l’origine. Il a été inventé à Rome au IIe siècle av. J.-C. puis s’est répandu pour remplacer peu à peu le rouleau de papyrus, intéressant du fait de son faible encombrement, coût minime, maniabilité et possibilité d’accéder directement à toute partie du texte de par les pages faciles à tourner. Plus tard, les premiers chrétiens l’adoptèrent pour commencer à diffuser leurs textes sacrés. Le codex est en fait l’ancêtre du livre moderne. La codicologie, bien que connexe (proche) de la paléographie, est à en différencier cependant, cette dernière désignant plutôt l’étude des écritures manuscrites anciennes, quelle que soit la langue utilisée et visant à la lecture et à l’édition de textes en étudiant des témoignages écrits, permettant ainsi de reconstruire l’évolution des écritures dans le temps et d’en connaître leurs causes et développements. La paléographie étudie également les systèmes de production de l’écriture d’un point de vue socio-culturel.

Origine du chandail

Le mot chandail est l’abréviation populaire, plus précisément l’aphérèse (suppression d’un ou plusieurs phonèmes au début d’un mot) de (mar)chand d’ail. Le chandail était un tricot chaud et imperméable à maille très serrée que portaient les marchands d’ail aux Halles de Paris à la fin du XIXe siècle (Dict. Étym.) et venus de Bretagne et du sud de la France. Ils vendaient également leur production d’ail et d’oignons en Angleterre, dès le XVIIIe siècle. L’expression française marchand d’ail désignait ces vendeurs avant de devenir chandail dans le langage commun, en parlant du vêtement qu’ils portaient.

Cahier origine du mot

Tout le monde sait ce qu’est un cahier (cahier d’écolier par exemple), mais quelle est l’origine de ce mot ? Il date du XIIIe siècle et vient du bas latin quaternus, du latin quaterni = quatre. Au départ, le cahier ne possédait que quatre pages (quaternio en latin = cahier de quatre pages). Depuis ce temps, leur nombre a augmenté bien sûr, mais toujours en multiple de quatre à cause de la reliure.

Envisager origine

Le verbe envisager contient le nom visage, et pour cause ! Il en est issu ! Mais le nom visage, d’où vient-il ? Il est en rapport avec la vue. Il vient de l’ancien français vis, du latin visus, du verbe videre qui signifie voir. Envisager, selon Pasquier en 1560 (Dict. Étym.), signifiait regarder au visage. Le sens a ensuite évolué en 1680 (Richelet) pour devenir : examiner avec l’esprit.  Le terme vis-à-vis vient également de vis (= visage), ‘ visage à visage ‘ en quelque sorte. Avoir du vis-à-vis (de sa fenêtre, voir la fenêtre du voisin par exemple).

Qu’est-ce qu’un édile ?

Les édiles étaient, dans l’Antiquité romaine, les magistrats chargés de l’administration urbaine de Rome. Actuellement, un édile est un élu municipal (maire, adjoint, conseiller), détenteur du pouvoir exécutif. Les édiles avaient à l’origine pour fonctions essentielles l’entretien des bâtiments et de la voirie, la police, l’approvisionnement de la ville et l’organisation de jeux. Les édiles curules , créés en 365 av. J.C, s’asseyaient d’ailleurs sur un siège curule (voir mon autre article à ce sujet), symbole de leur pouvoir. Le terme édile est issu du mot latin aedes = temple. Au-delà de leurs autres fonctions, la première tâche des édiles était d’assurer l’entretien des bâtiments sacrés (temples), ce qui leur conférait un rôle religieux en plus du rôle civil. L’édilité (fait d’être édile) était la deuxième magistrature du cursus honorum. Il fallait avoir au moins 31 ans pour y prétendre, et d’autre part avoir occupé précédemment une autre magistrature. Les édiles étaient considérés comme sacro-saints et étaient accompagnés de licteurs, ces derniers étant les ancêtres de la garde prétorienne (unité d’élite de la garde romaine).

Tomber dans le panneau

L’expression tomber dans le panneau ne signifie pas que l’on s’encastre dans un panneau évidemment ! Elle signifie se faire avoir, tomber dans le piège. Mais pourquoi un panneau ? Remontons au Moyen Âge pour en trouver l’origine. Au XIIIe siècle, le panneau (ou plus précisément penel - dict.étym.) était un filet vertical tendu à l’aide de piquets pour capturer les oiseaux et le petit gibier, un piège en fait. Bien sûr, le maillage de ce filet était suffisamment fin pour ne pas être visible, sans compter les astuces de camouflage habituel (feuilles, fines branches…). Autre question : pourquoi ce filet s’appelait-il un panneau ? Le mot panneau vient du latin populaire pannellus, dérivé de pannus = morceau d’étoffe.

Allocation et allocution

Allocation et allocution existent bien mais n’ont pas la même signification. Les deux noms sont féminins, on ne peut pas se tromper. Une seule lettre les différencie, voyez comme la langue française est subtile ! Une allocation est une somme allouée… à un allocataire. Le nom allocation (1478 selon Dict.Étym.) vient du verbe allouer, issu du latin populaire allocare = placer, dépenser jusqu’au XVIe siècle, puis approuver et ensuite accorder une somme d’argent. Le nom allocution quant à lui vient du latin allocutio, de aldoqui = parler. Une allocution est un discours officiel de courte durée, comme par exemple une intervention du Président de la République à la télévision sur un sujet précis et important. Le locuteur s’adresse d’ailleurs à l’allocutaire… dans le cadre d’une allocution.

Taloche

Une taloche peut désigner deux choses bien différentes au sens propre, mais qui se ressemblent au sens figuré, comme nous allons le voir ! La taloche, en maçonnerie, est une plaque pourvue d’un manche (oui, il faut bien la tenir quand même !) servant à prendre et appliquer le mortier ou le plâtre sur les murs (talocher). Au XIVe siècle, le mot désignait un bouclier (Cuvelier). C’est au XIXe siècle qu’il prit son sens actuel. Il y a ressemblance effectivement avec un bouclier. Le mot taloche vient de taler (du germanique tâlon = fouler, meurtrir). C’est là que nous arrivons au sens figuré : donner une taloche à quelqu’un, c’est lui donner une claque… donc risquer de le meurtrir !

À foison – à profusion

À foison : cette locution adverbiale signifie en abondance. Avoir du blé à foison. Elle date du XIIe siècle et dérive du nom foison (XIe siècle) lui-même issu du latin fusio = écoulement, action de répandre. De là apparaît clairement la notion d’abondance. Le verbe d’origine, fundere (qui a pris un sens figuré en latin, lié au versement d’argent), a donné  fondre mais également foisonner.

La locution à profusion reprend la même idée en exprimant la prodigalité. Elle est issue du nom profus (1478 – dict. étym.) du latin profusus = répandu en dehors, du verbe fundere = répandre.

Giboulées

Le nom féminin giboulée qui désigne une pluie soudaine généralement accompagnée de grêle a été attesté en 1548 par Mizauld (dict. étym.). Il s’utilise d’ailleurs le plus souvent au pluriel : giboulées de mars. L’étymologie de ce mot est inconnue dans la mesure où son origine géographique n’a pas été prouvée. Dans le Berry (langue d’oïl) le mot pourrait venir de l’ancien français, peut-être même du berrichon, gibler / giber  = agiter, secouer, se battre, par similitude avec ces pluies soudaines. En Occitanie, on peut rapprocher le mot giboulée des termes giboulado = gibouléegibourna = grésiller et gibournado = giboulée. Il existe également le terme guilée en vaudois et en wallon. Il est d’ailleurs présent dans le Dictionnaire de l’Académie de 1762.

D’ores et déjà

L’expression d’ores et déjà signifie ‘ maintenant, sans attendre ‘. D’ores = désormais. Dorénavant = à partir de maintenant, ‘ d’ores et en avant ‘ (Gautier 1863). L’adverbe ores vient du latin hac hora = à cette heure.

De bon acabit

L’expression de bon acabit signifie de bonne qualité. Le terme acabit date du XVe siècle et au départ il s’écrivait acabie (jusqu’au XVIIe siècle) et signifiait achat ou débit. Son étymologie est multiple, de l’occitan cabir ou caber signifiant obtenir, achever, perfectionner. En provençal, acabir = se procurer. On dit aussi de tout acabit. L’expression, dans ce cas péjorative, signifie de tout genre, du même genre, de même nature.

For intérieur

Prendre une décision en son for intérieur, c’est prendre une décision en toute conscience, comme fonction de son propre tribunal intérieur qui nous permet de juger. En effet, le nom masculin for vient du latin ecclésiastique forum, qui signifie tribunal. Le for intérieur peut donc être comparé à une sorte de tribunal de la conscience.

Glaciaire ou glacière

Les deux mots glaciaire (adjectif) et glacière (nom féminin) existent, ce sont des homophones (ils se prononcent de la même façon) et ils n’ont pas la même signification, même si tous deux sont en rapport avec la glace, du latin glacies qui signifie ‘ miroir ‘.

L’adjectif glaciaire est relatif aux glaciers en géologie. L’érosion glaciaire, une montagne glaciaire, une période glaciaire (période marquée par un refroidissement significatif du climat et où les glaciers se sont donc répandus), régime glaciaire (cours d’eau marqué par de hautes eaux l’été en raison de la fusion des glaces et de basses eaux l’hiver en raison de la rétention nivale et glaciaire -Dict. Larousse).

Le nom féminin glacière désigne un récipient isolé (isotherme) et portatif  dans lequel on peut conserver quelques heures des aliments ou boissons avec de la glace.

Avoir du bagou

L’expression avoir du bagou (peut s’écrire aussi bagout) signifie avoir la parole facile, aisée, avec une connotation péjorative : parler effrontément, voire raconter des histoires (fausses !) si bien et avec tant d’aisance que tout le monde les croit. Le mot bagou vient de l’ancien français bagouler = parler de manière inconsidérée.

Maire : origine du mot et historique de la fonction de maire

Le maire est le premier magistrat d’une commune et en est l’organe exécutif, il est élu par le conseil municipal, lui-même élu par les électeurs de la commune. Mais d’où vient ce mot : maire ? Il est issu du latin major qui signifie ‘ plus grand ‘. La commune est apparue peu à peu en France et ce n’est qu’en 1790 qu’un réel statut en est fixé de manière précise. Les origines du mouvement communal remontent au XIe siècle. Le maire apparaît cependant au XIIe siècle.

À partir du moment où la commune était reconnue juridiquement et politiquement, elle devait se doter obligatoirement d’organes pour la représenter. Au début, en fonction des lieux et des époques on parlera de pairs, d’échevins ou de conseillers. Fin XVe siècle, les maires achetaient leur charge pour deux ans, ils étaient électeurs censitaires, à savoir qu’ils payaient le cens électoral (droit seigneurial), au final ils payaient leur droit de vote. Le mot maire trouve son origine dans le Polyptique d’Irminon, ouvrage de droit d’un Abbé de Saint-Germain-des-Prés (IXe siècle), où il emploie le mot maior pour désigner le représentant du domaine, à savoir celui qui administre le village pour le compte du seigneur. À l’origine, c’est par le maire que les citoyens étaient informés d’un changement de régime, des élections et nouvelles lois. Son impact sur la population a pris de l’importance au fil du temps. L’histoire des maires est liée à une fonction tiraillée entre pouvoir central et administrés, mais également peut être considérée comme la victoire de la démocratie, au départ locale mais qui s’est étendue au pays entier.

Le mandat municipal est de 6 ans. Le mode de scrutin diffère selon la taille de la commune. Après la réforme introduite par la loi n°2013-403 du 17 mai 2013, qui s’appliquera à partir du renouvellement général des conseils municipaux de 2014, il s’agira pour les élections des 23 et 30 mars 2014 d’un scrutin majoritaire plurinominal avec panachage pour les communes de moins de 1 000 habitants et d’un scrutin proportionnel de liste avec prime majoritaire, pour les communes plus importantes.

Blanc-seing

Un blanc-seing (et non pas un sein blanc !) est un document signé en blanc, c’est-à-dire que l’on confie, après signature, à une autre personne désignée (de confiance tant qu’à faire !) le soin de le remplir. Le nom masculin seing signifie signature. Il vient du latin signum = signe. Il est utilisé dans de rares locutions comme ‘ sous seing privé ‘ désignant une convention signée entre deux parties. Le contreseing (en un seul mot) désigne quant à lui la signature d’une personne qui contresigne un acte et s’en déclare de ce fait solidaire (elle est d’accord avec l’acte).

Municipal origine du mot

Bientôt les élections municipales en France, ça tout le monde le sait !…  Mais saviez-vous d’où vient le mot municipal ? Vous êtes-vous posé la question ? En tout état de cause, voici la réponse : cet adjectif vient du latin municipalis, qui signifie textuellement (dict. étym.) ‘ qui appartient à un municipe ‘. Bon, c’est bien gentil mais voilà, qu’est-ce qu’un municipe ? Un municipe  est un terme (datant de 1765)  issu du latin municipium, de munus = charge et capere = prendre. Ah, c’est déjà plus clair, non ?  Un peu d’Histoire pour mieux comprendre : dans l’Antiquité romaine, un municipe était une cité italienne qui se gouvernait par ses propres lois mais cependant soumise à Rome et qui devait de ce fait participer à ses charges financières et militaires. Une municipalité est devenue ainsi à notre époque un territoire soumis à une organisation… municipale !

Couci-couça origine

‘ Comment allez-vous ? Oh, couci-couça, vous savez ! ‘ Cette locution adverbiale qui signifie ‘ni bien ni mal’, ‘comme ci comme ça’, ‘à peu près’,  est une variante de couci-couci qui vient de l’italien cosi-cosi = ainsi.

Attention à l’orthographe : il n’y a une cédille qu’à couça, pas à couci. Jamais de cédille devant e, i et y !

Auspices ou hospice

Les deux noms auspices et hospice existent, mais leur signification est très différente.

AUSPICES (nom masculin) s’utilise au pluriel et fait référence à des circonstances : d’heureux ou funestes auspices. Le mot vient du latin auspicium, de avis (= oiseau) et spicere (= examiner). Dans l’Antiquité romaine, les auspices étaient des présages que les dieux envoyaient à travers le vol ou le chant des oiseaux mais également la façon dont mangeaient les poulets sacrés. Ces présages étaient ensuite interprétés par des prêtres.

HOSPICE (nom masculin) vient du latin hospitium (= hospitalité) et désigne quant à lui une maison spécialisée dans l’accueil de personnes âgées démunies ou atteintes de maladies chroniques, c’est aussi l’ancien nom des hôpitaux. Le terme est utilisé également pour désigner un établissement où des religieux accueillent des pèlerins et randonneurs, c’est un lieu de refuge pour passer une nuit dans le cadre de leurs voyages.

Noctambule et noctivague

Noctambule est un terme courant qui désigne une personne aimant vivre et s’amuser la nuit. Le mot vient du latin nox, noctis qui veut dire nuit, et ambulare qui veut dire marcher. Noctivague en revanche est un terme zoologique qui désigne un animal se promenant uniquement la nuit. Exemple : le tinamou noctivague (crypturellus noctivagus), oiseau terrestre des forêts tropicales d’Amérique du Sud (Brésil). Le mot noctivague vient du latin noctivagus, de nox = nuit, et vagari = errer.

Conclave

Le conclave désigne pour l’Église catholique romaine l’endroit où sont enfermés à clef les cardinaux de moins de 80 ans dans le but d’élire le pape lors de la période dite Sede vacante, c’est-à-dire pendant les quelques jours après le décès voire la démission du dernier pape comme cela s’est produit exceptionnellement pour Benoît XVI. Le conclave désigne également l’assemblée elle-même et le travail qui y est effectué. Le mot conclave est dérivé du latin cum clave qui veut dire à clef. Le dernier conclave a eu lieu les 12 et 13 mars 2013, pour élire le Pape François. Il faut recueillir les deux tiers des votes pour être élu. Le résultat de chaque vote est annoncé par une fumée qui sort de la cheminée de la Chapelle Sixtine, noire si le pape n’est pas encore élu, blanche quand il est élu.

Lavande

La lavande est une plante aromatique très parfumée essentiellement méditerranéenne bien qu’elle pousse dans de nombreuses autres régions, à partir du moment où le terrain est rocailleux. Origine du nom lavande : vient de l’italien lavanda (‘ qui sert à laver ‘). Il existe deux sortes de lavande : la vraie lavande (lavandula vera) et la lavande aspic (lavandula spica). En Provence, la lavande est appelée ‘ baïasse ‘, et les champs de lavande sont appelés des ‘ baïassières ‘. La lavande qui y est cultivée est en fait du lavandin, hybride naturel de la lavande.

La lavande attire beaucoup les abeilles, on en fait d’ailleurs du miel, de goût assez puissant, excellent pour soulager la migraine et autres maux de tête. Elle réduit également l’anxiété et aide à l’endormissement. La lavande est utilisée pour parfumer les vêtements dans les placards (on la met dans de petits sachets de toile) et éloigner les mites. Son odeur est légèrement camphrée. Elle est beaucoup utilisée en parfumerie. Les Romains l’utilisaient d’ailleurs pour parfumer leurs bains et leurs vêtements. Ses propriétés apaisantes la firent aussi considérer autrefois comme favorisant la chasteté. La fondatrice de l’ordre des Ursulines, Sainte Angèle Merici, infligeait des jeûnes à base de lavande et de romarin aux religieuses de son couvent convaincues de pensées interdites… D’un point de vue plus médical, ses pouvoirs désinfectants étaient reconnus au Moyen Âge. On en faisait des fumigations et des emplâtres pour combattre la peste.

Lavande

Lavande

En suspend ou en suspens ?

Une question en suspend ou en suspens ? Le piège vient du fait que beaucoup de gens pensent au verbe suspendre (une question ‘ suspendue ‘) alors qu’il s’agit en fait d’une question ‘ incertaine ‘, donc on écrit en suspens (avec un S à la fin). L’étymologie du mot suspens le confirme, puisqu’il vient du latin suspensus = incertain.

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL. 
Entrez dans les secrets de la langue française tout en vous amusant, un livre tous publics écrit par une professionnelle de la langue française : http://www.thebookedition.com/corinne-duval-alpha-et-le-secret-des-mots-p-127154.html

Acquit de conscience ou acquis de conscience ?

Par acquit de conscience s’écrit toujours avec un T à la fin, et non pas un S comme dans le nom masculin acquis lié à l’acquisition de quelque chose. La locution invariable par acquit de conscience signifie : pour ne pas avoir de regrets, de doutes, pour avoir l’esprit tranquille. Pourquoi un T à la fin de acquit ? Parce que le mot se réfère au fait d’être quitte avec sa conscience. Cela n’a donc rien à voir avec quelque potentielle acquisition. On écrit également : pour acquit. Le mot vient du verbe acquitter du latin ad composé avec le substantif quitte, du latin quietus = tranquille.

Aux dépens ou aux dépends

Vivre aux dépens de quelqu’un signifie vivre à ses frais, à son préjudice. L’expression s’utilise toujours au pluriel, jamais au singulier. Rien à voir avec le verbe dépendre (dépendance), qui justement provoque la confusion orthographique, même si celui qui vit aux dépens d’un autre en dépend au final.

Être condamné aux dépens ou au titre de l’article 700 signifie être condamné au terme d’une procédure judiciaire à payer tout ou partie du coût du procès supporté par un adversaire.

Apprendre à ses dépens vient du latin dispensum, qui est le participe passé neutre substantivé de dispendere (= peser en distribuant, d’où le verbe distribuer) dont est dérivé dispendium (= frais, dépense).

Rire aux dépens de quelqu’un signifie se moquer, rire de ses menaces, lui rire au nez. Familièrement, nous pourrions dire que ‘ c’est lui qui paye ‘. On dit d’ailleurs quand on se moque de quelqu’un : se payer sa tête.

Dépends existe aussi, mais il s’agit de la conjugaison du verbe dépendre aux 1ère et 2ème personnes du singulier. Je dépends de toi, tu dépends de moi (être sous la dépendance de quelqu’un). Je dépends/ tu dépends un tableau du mur. Le verbe dépendre vient du latin dependere (même signification).

Se mettre sur son 31

L’expression se mettre sur son 31 désigne le fait de s’habiller avec ses plus beaux vêtements, notamment dans le but de participer à une cérémonie ou réunion importante, une grande occasion exigeant d’être bien vêtu. Autrefois, les gens se mettaient sur leur trentain. Au Moyen Âge, le trentain était en effet un drap de luxe dont la chaîne était composée de trente centaines de fils, de plus l’expression se mettre sur signifie revêtir.

Alumnus – alumni

Un alumnus (au pluriel : des alumni) est un mot latin utilisé en français. Désignant un élève en latin, en français, il désigne un ancien élève d’un établissement scolaire, terme essentiellement utilisé dans le cadre des grandes écoles, en tant qu’association d’anciens élèves d’établissements d’enseignement secondaire ou supérieur.

Le terme alumni, aujourd’hui international, était à l’origine utilisé dans les pays anglo-saxons, surtout au Royaume-Uni et aux États-Unis où les associations d’anciens élèves des universités portent ce nom d’alumni. Par extension, le terme alumni est aussi appliqué aux regroupements d’anciens membres d’organisations ou d’entreprises.

Redondance

Une redondance est un mot qui vient du latin redundans (= superflu). Une redondance, en matière de langue française (car il existe des définitions plus techniques liées à des métiers, notamment en ingénierie, robotique, informatique), est la répétition inutile d’un mot ou expression d’une idée par deux formulations différentes à l’intérieur d’une même phrase. Exemple : ‘ Je descends en bas, je monte en haut.’ Le pléonasme est d’ailleurs souvent assimilé à la redondance, alors qu’il désigne plutôt une figure de style consistant en une répétition destinée à persuader ou renforcer le sens. Exemple de pléonasme : ‘ au grand maximum ‘. La redondance apporte quant à elle quelques nuances supplémentaires : ‘ La lune était blanche, brillante, claire. ‘

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Ingérence humanitaire

Le nom ‘ ingérence ‘ vient du latin ingerere, qui signifie porter dans. Il désigne une immixtion (s’immiscer dans les affaires d’autrui). On parle souvent de l’ingérence humanitaire qui est une doctrine prônant la possibilité d’envoyer des secours humanitaires voire des forces armées internationales afin de venir en aide à des populations victimes de catastrophes naturelles mais aussi de violations des Droits de l’Homme, sans que l’avis de l’État concerné ne soit demandé préalablement. L’objectif est humanitaire en ce sens qu’il vise à porter secours et protéger les populations déclarées en danger. L’expression ‘ ingérence humanitaire ‘ fut inventée à la fin des années 80 par Bernard Kouchner (fondateur de Médecins sans frontières et homme politique) et Mario Bettati (professeur de droit international public). Ils estimaient que certaines situations d’urgence pouvaient justifier moralement un devoir d’ingérence, ce qui remettait clairement en cause le principe de souveraineté des États. Cependant l’ingérence humanitaire trouve ses bases morales dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Ses partisans l’estiment légitime dans les cas de violation massive des Droits de l’Homme et à la condition impérative d’être encadrée par une organisation supranationale, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies.

Pragmatisme

Le pragmatisme est lié au réalisme et au matérialisme, l’irréalisme et l’immatérialisme en sont les antonymes. Le pragmatisme véhicule l’idée que seuls les résultats concrets sont importants, qu’eux seuls comptent et qu’il faut donc s’adapter à la réalité contrairement à l’idéalisme où ce sont avant tout les idées qui comptent, même si elles ne sont pas réalistes. Dans le cadre de la résolution d’un conflit (social ou autre) par exemple, il vaudra mieux être pragmatique qu’idéaliste, cela fournira plus de chances d’arriver à une solution concrète et efficace.

L’adjectif pragmatique vient du latin juridique pragmatica sanctio, issu du grec pragmatikos qui signifie ‘ relatif aux faits ‘ (Dict.Étym.).

Lapidaire et laconique

Lapidaire, au sens propre du terme, désigne ce qui a trait aux pierres précieuses, mais au sens figuré, cet adjectif désigne un discours bref et concis, mais quel rapport avec les pierres ? C’est dans l’étymologie que nous le trouverons, le mot vient du latin lapidarius = ‘ qui a le style des inscriptions sur pierre ‘ (Acad. 1718), de lapis = pierre. Une inscription sur pierre est concise, précise, tout comme le discours lapidaire. Synonyme de lapidaire : laconique.

Laconique (début XVIe siècle – Dict. Étym) vient du latin laconicus emprunté au grec lakônikos = ‘ à la manière des Laconiens (Lacédémoniens, habitants de la Laconie) ‘, réputés pour avoir une manière de parler concise, exprimant leur pensée en peu de mots, de façon brève.

Cacographie et cacophonie

La cacographie, du grec kakos (= mauvais) et graphein (= écrire), désigne une orthographe emplie de fautes, erronée, mais également un mauvais style d’écriture (le mot ‘ charabia ‘ en est un synonyme). Un cacographe est une personne qui fait beaucoup de fautes à l’écrit.

La cacophonie, du grec kakos (= mauvais) et phônê (= son, voix), désigne un ensemble de sons, de voix, de bruits discordants. Une musique peut être cacophonique, mais également un texte lu à haute voix (‘ mots, syllabes, sons désagréables ‘- Dict. Larousse).

Fabophile

Qu’est-ce qu’un fabophile ? C’est un collectionneur de fèves des galettes des rois. Le mot vient du latin faba qui veut dire ‘ fève ‘ et du latin phila issu du grec philos, qui veut dire ‘ amour ‘. Ces collectionneurs pratiquent ce que l’on appelle la fabophilie (ou aussi favophilie), le but étant d’obtenir des séries complètes ou des pièces rares. Chaque année, 4 à 5 000 nouvelles fèves apparaissent sur le marché et personne ne peut donc tout avoir, c’est pourquoi généralement, les fabophiles se cantonnent sur des collections à thèmes. Précisions historiques : au XIIIe siècle, la fève et la galette figuraient parmi les nombreuses (déjà à l’époque !…) redevances qu’il fallait payer au voyer de Paris (seigneur propriétaire de la voirie) et en 1793, la fabrication de la galette des rois fut interdite par le maire de Paris (raison liée à la Révolution), mais la tradition continua de perdurer. La première fève en porcelaine date de 1874 (Allemagne) et représentait un baigneur. Les thèmes se diversifièrent à partir de 1892.

 

Cynodrome

Un cynodrome est un circuit destiné à accueillir les courses de lévriers. Le mot vient de cyno issu du grec ancien kynos = chien  et du grec ancien dromos = course. En France, la première course de lévriers fut organisée par Eugène Chapus à Bagatelle (28 novembre 1879). Le premier ‘coursing club‘ fut quant à lui fondé en 1890 à Boulogne-Billancourt.

Gallodrome

Un gallodrome est un lieu sphérique dans lequel sont organisés des combats de coqs. Ces combats sont illégaux sauf dans le Nord de la France (le Combattant du Nord) et aux Antilles où ils sont encore autorisés. Le mot vient du latin gallina = poule (les gallinacés) et gallus = coq du village, et du grec ancien dromos = course.

Barricades

Pourquoi les barricades portent-elles ce nom ? C’est parce qu’autrefois, les premières d’entre elles étaient faites à l’aide de barils, de barriques. Le verbe associé était barriquer. Monter des barricades. La Journée des Barricades, soulèvement populaire, éclata à Paris le 12 mai 1588 pendant la huitième guerre de religion. Aidé par le Duc de Guise, le peuple se révolta contre l’idée d’Henri III (catholique) de désigner un protestant comme successeur, à savoir Henri de Navarre, futur Henri IV.

En définitif ou en définitive ?

Que doit-on écrire (et dire !) ? En définitif ou en définitive ? On utilise souvent à tort en définitif à la place de en définitive. L’expression en définitif a existé autrefois mais n’existe plus et constitue désormais un barbarisme. En définitive est une locution adverbiale formée d’après l’adjectif définitive, du bas latin definitivus qui veut dire « fixé, décisif ». Elle signifie « après tout, tout bien considéré, en conclusion, en dernière analyse, au final ». Exemple :  En définitive, ils ont quand même déménagé malgré leur hésitation. Aux XVIe et XVIIe siècles, les deux locutions en définitif et en définitive existaient, étant en fait des raccourcis d’expressions juridiques : en jugement définitif et en sentence définitive. La fréquence d’usage de l’expression en sentence définitive a rendu la locution elliptique en définitive de plus en plus usitée, devenant  ’ en définitive ’ la seule forme admise à notre époque dans les ouvrages de référence.

 

 

Faire ses emplettes

C’est la rentrée ! Le moment de ‘ faire ses emplettes ‘… Mais d’où vient ce mot ? Il est ancien, datant du XIIe siècle et vient du latin populaire implicita du verbe implicare qui veut dire ‘ employer ‘. Mais employer quoi ? Quel rapport avec les courses à faire ? Tout simplement ‘ employer de l’argent en achats ‘.

Olibrius

Bien drôle de mot ! Qu’est-ce qu’un olibrius ? C’est un personnage extravagant, excentrique et qui se fait remarquer de ce fait. On parle souvent de ‘ drôle d’olibrius ‘ ou ‘ d’espèce d’olibrius ‘. Bon, voilà on sait ce que c’est. Maintenant, d’où vient de mot ? Un peu de culture (pas celle des champs^^) ? Le mot vient du nom propre Olybrius (avec un Y). Ah ? Il a donc existé ? Bien sûr, c’était un empereur romain du nom exact : Flavius Anicius Olybrius. Son règne fut très bref  car il mourut de mort naturelle peu de temps après être monté sur le trône. Le surnom dépréciatif  ’ olibrius ‘ serait lié justement à ce très court règne. Olybrius était un aristocrate romain devenu gendre de l’empereur Valentinien III en épousant la princesse Galla Placidia, et envisagé pour le trône impérial dès 465 mais Anthémius lui fut préféré. Quelques années plus tard, il devint empereur romain à son tour, régnant du 11 juillet au 23 octobre 472, à la fin de l’Empire romain d’Occident qui se termina en 476. Son règne fut sans grande influence en dehors du territoire de l’Italie sans même être reconnu par l’empire d’Orient, soumis aux pressions  de l’empereur romain d’Orient Léon 1er,  du Pape de Rome, des rois barbares (le vandale Genséric), des Patrices (le Patrice suève Ricimer) et d’autres généraux d’armées romaines barbarisées en pleine décomposition.

Ancre ou encre ?

Ancre ou encre ? Les deux orthographes existent, mais ne désignent pas les mêmes mots. L’ancre avec un A est l’ancre de marine. Le mot vient du latin ancora, lui-même issu du grec agkura, tandis que l’encre avec un E est l’encre pour écrire, du bas latin encautum emprunté au grec egkauston / egkaiein (= brûler), à l’origine du mot encaustique qui désigne l’art de peindre à la cire fondue, mais également un produit destiné à faire briller le bois.

Palimpseste

Qu’est-ce qu’un palimpseste ? Le mot vient du latin palimpsestus lui-même issu du grec ancien palímpsêstos = ’ gratté de nouveau ‘, il désigne un manuscrit sur parchemin déjà utilisé, dont on a effacé les inscriptions pour y écrire de nouveau. La méthode fut utilisée au Moyen Âge essentiellement entre les VIIe et XIIe siècles par des copistes réutilisant d’anciens manuscrits pour y copier de nouveaux textes, par économie à cause du coût très élevé lié à la rareté des parchemins. Les vieux manuscrits étaient désencrés ou effacés à l’aide de pierre ponce. De nombreux écrits ont été ainsi perdus, comme des textes juridiques tombés en désuétude, mais également des textes de penseurs grecs pré-chrétiens, ou des écritures gothiques. On peut cependant retrouver l’ancien texte dans certains palimpsestes grâce aux techniques modernes de restauration de documents utilisant la chimie, l’imagerie aux rayons ultraviolets ou le rayonnement synchrotron.

Ecobuage

L’écobuage désigne le débroussaillement par le feu. C’est une pratique agricole ancestrale qui existe partout dans le monde. Le terme d’écobuage est apparu en 1797 dans les Annales de l’Agriculture. Il s’agirait, selon le Dictionnaire étymologique, d’un mot de l’Ouest d’origine obscure mais probablement lié au dialectal gobuis qui signifie terre pelée, de gobe = motte de terre. À l’origine, il s’agit d’arracher la végétation et la couche superficielle de l’humus au moyen d’une ‘ écobue ‘, un outil proche de la houe, puis d’incinérer ces éléments en petits tas et enfin d’épandre les cendres sur les terrains pour les enrichir en éléments nutritifs. Cette pratique chère en main-d’œuvre a progressivement disparu pour laisser place au brûlage direct des végétaux sur pied et qui a quand même conservé l’appellation ‘ d’écobuage ‘. La technique comporte de nombreux dangers : mal maîtrisée, elle peut engendrer de catastrophiques incendies et porter atteinte à l’équilibre biologique, dégrader les sols et polluer par émission de goudrons et dioxines. L’écobuage est très réglementé.

Cadrant ou cadran ?

Cadrant ou cadran ? Les deux orthographes existent, mais les significations sont différentes !

Cadrant : c’est le participe présent du verbe cadrer. Exemple : ‘ En cadrant sa prise de vue… ‘

Cadran : c’est un nom masculin. Le cadran solaire, par exemple. Le mot vient du latin quadrare = carré.

Auparavent ou auparavant ?

Auparavent ou auparavant ? La bonne orthographe est : auparavant (terme qui est en fait une forme renforcée du mot ‘ avant ‘, signifiant ‘ autrefois ‘). Il est tentant d’effectuer une confusion avec le mot paravent, qui prend bien un E ! Mais le paravent, destiné à protéger du vent, n’a rien à voir avec ‘ auparavant ‘. Un piège à éviter !

Applaudir ou aplaudir ?

Applaudir ou aplaudir ? La bonne orthographe est : applaudir, avec 2 p. En effet, ce verbe datant du XIVe siècle vient du latin applaudere (de même sens), composé de ab et plaudere qui signifie frapper, battre. Le b de ‘ab‘ s’est transformé en p pour créer le verbe applaudir (et le nom lié : applaudissement). Voici une astuce pour vous souvenir de l’orthographe de ce mot, c’est très simple, on a besoin de deux mains pour applaudir, il faut donc deux P.

Ascendant ou ascendent

Ascendant ou ascendent ? La bonne orthographe est : ascendant, tant pour l’adjectif (qui désigne ce qui monte, un vent ascendant par exemple), que pour le nom (ascendant astrologique, ascendant familial, avoir de l’ascendant, du pouvoir sur quelqu’un), bien que le mot ascendant (avec un A) vienne du latin ascendens (avec un E).

Essentiel ou essenciel ?

Essentiel ou essenciel ? On écrit bien de l’essence, avec un C, mais certainement pas ‘ essenciel ‘ ! La bonne orthographe est : essentiel (avec un ‘t’). Pourquoi ? Parce que le mot ‘ essence ‘ vient du latin philosophique essentia (avec un T). Le mot ‘ essentiel ‘ vient quant à lui du bas latin essentialis également avec un T (fin du XIIe siècle – source Dict.Étym.).

Hypothécaire ou hypothéquaire ?

Hypothécaire ou hypothéquaire ? Vu que l’on écrit hypothèque, avec ‘ que ‘ à la fin, il est facile de se laisser tenter d’écrire hypothéquaire, mais non, c’est une erreur ! La bonne orthographe est : hypothécaire. Le nom ‘ hypothèque ‘ vient lui-même du latin hypotheca (avec un ‘c’ !) emprunté au grec hupotêkê = ‘ ce qu’on met dessous ‘ (Dict. Étym.), et désignant en fait un gage, mettre en gage (prêt hypothécaire).

Sujétion ou suggestion ?

Sujétion ou suggestion ? Les deux noms existent mais attention, ils n’ont pas du tout la même signification, mieux vaut éviter d’employer l’un à la place de l’autre, ça ferait désordre !

La sujétion est en rapport avec le sujet (du latin subjectus = ‘ soumis à ‘ et du latin scolastique subjectum = ‘ ce qui est subordonné ‘ – source Dict. Étym.), l’assujettissement. C’est l’état d’une personne ou d’une collectivité soumise à une domination, une contrainte, qu’elle soit humaine (lois par exemple) ou liée à la nature (les aléas climatiques par exemple).

La suggestion (du latin suggerere = porter sous) désigne quant à elle le fait de suggérer une idée par exemple, de proposer quelque chose à la réflexion d’une autre personne.

Connexion ou connection ?

Connexion ou connection ? Erreur très courante ! La bonne orthographe est ‘ connexion ’. En revanche on écrit bien connectique, connecter (du latin connectere = lier ensemble) et connecteur. Le mot connexion vient du latin connexio.

Réflexion ou réflection ?

Réflexion ou réflection ? On écrit ‘ réflexion ‘. En revanche on écrit bien un réflecteur. On écrit aussi ‘ réfection ‘ (comme la réfection d’un vieux bâtiment par exemple), cela provoque parfois des confusions. Le mot réflexion vient du bas latin reflexio, qui signifie ‘ action de tourner en arrière ‘ (sens intellectuel).

Lasagne

Les ‘ lasagne ‘ (et non pas lasagnes) sont des pâtes en forme de larges plaques, d’origine italienne, plus précisément de Bologne. Le nom italien est lasagna, issu du grec ancien lasana = trépied de cuisine. Cependant, cette origine est contestée par certains auteurs qui lui attribueraient une origine persane, d’une pâtisserie en forme de ruban, de l’arabe lawzinag (gâteau aux amandes) et emprunté au pehlevi lawzenak, de lawz = amande, à l’origine également du mot losange (Dict.Étym.). Ce nom (lasagne) fut utilisé par les Romains pour désigner le récipient dans lequel ils faisaient cuire les lasagne, puis les pâtes utilisées prirent elles-mêmes ce nom, voire même carrément le plat cuisiné tout entier, superposition de larges pâtes et d’une sauce contenant des tomates, du fromage et de la viande. Il existe cependant beaucoup de recettes différentes, on peut utiliser des courgettes, des poireaux, des épinards (lasagne verdi), des fruits de mer, du lard etc.

On trouve des références aux lasagne depuis le XIIIe siècle, mais sans tomates à l’époque vu qu’elles n’existaient pas encore en Europe. La tomate fut rapportée en Europe (tout d’abord Espagne et Italie) au XVIe siècle par les conquérants espagnols mais ne fut pas consommée immédiatement, elle servit de décoration ornementale, soupçonnée au départ d’être poison et donc impropre à la consommation. La tomate ne fut cultivée pour son fruit à consommer qu’à partir du XVIIe siècle. Enfin, le fromage utilisé pour les lasagne est en général du parmesan, mais aussi de la ricotta ou de la mozarella.

Maître queux

Un maître queux (et non pas ‘ maître queue ‘ ! Attention à l’orthographe !) était autrefois un cuisinier sur un bateau, mais le terme désigne un cuisiner de manière générale, à notre époque. L’origine du mot ‘ queux ‘ est latine, de coquuus (coquere = cuire). L’écriture actuelle avec un ‘ x ‘ à la fin date du XVIe siècle. Ce terme désignait une charge bien particulière, le maître queux était responsable des ragoûts, des mets et des entremets, tandis que le hâteur (du nom hâte = broche à rôtir, du latin hasta = lance et du germanique harsta = gril – source Dict. Étym.) cuisait les rôtis et le potager les… potages évidemment !

Le mot coq a la même origine latine, mais en plus emprunté au néerlandais kok au XVIIe siècle, qui n’était autre qu’un cuisinier de l’immense et célèbre flotte hollandaise (1671 Arnoul -source Dict. Étym.). Petit rappel également, en anglais, cuisiner se dit ‘ to cook ‘, assez proche car de même racine.

Tapenade

La tapenade est un célèbre produit à base d’olives de la gastronomie provençale. Cependant, il y a très longtemps, à savoir dans l’Antiquité, existait déjà la purée d’olives. Caton l’Ancien (politique, écrivain et militaire romain, appelé aussi Caton le Censeur), deux siècles av. J.C., expliquait comment faire l’epityrum avec des olives vertes (ou noires) dénoyautées, que l’on assaisonnait d’huile, vinaigre, coriandre, cumin, fenouil, menthe et rue (plante vivace). Ce produit ne contenait cependant pas de câpres, présentes dans la tapenade. Il existe de la tapenade verte et de la tapenade noire.

Origine du mot tapenade : le mot provençal tapeno (et tapena en Occitan) qui signifie justement… câpres ! Les câpriers poussent facilement en Provence. Il en existe plus de 150 espèces sur la planète (régions chaudes et tropicales), mais on ne trouve que le ‘ câprier épineux ‘ en France, probablement importé par les Phocéens et les premières colonies grecques qui arrivaient d’Ionie. La recette actuelle de la tapenade date de 1880, attribuée par Jean-Baptiste Reboul au chef Meynier de Marseille (restaurant ‘ La Maison dorée ‘).

Oeufs en meurette

Les œufs en meurette sont un plat bourguignon, les œufs pochés sont accompagnés d’une sauce au vin rouge, aux oignons, lardons, échalotes revenus dans le beurre : la meurette (nom issu de l’ancien français murette = sauce et muire = saumure), le tout sur des croûtons ou pain grillé aillé. On peut ajouter quelques champignons émincés.

L’histoire des œufs en meurette serait liée à celle de la recette du bœuf bourguignon, afin de ne pas perdre la sauce une fois la viande mangée. Il suffit alors de remettre la sauce à ébullition et d’y jeter les œufs pour les pocher.

Le vin rouge : utiliser du Bourgogne, le même que celui qui a servi à faire la sauce.

Etymologie du mot vorace

L’adjectif  ’ vorace ‘ s’applique autant à des animaux qu’à des humains ou à des plantes (plantes voraces par exemple), qui mangent par nature avec beaucoup d’avidité. Le mot est apparu au XVIIe siècle et vient du latin vorax qui signifie insatiable, avide.

Faire florès

L’expression ‘ faire florès ‘ signifie ‘ obtenir un succès éclatant ‘ (dictionnaire), ce qui conduit à se faire une bonne réputation. Le mot vient du latin floridus (= fleuri, couvert de fleurs) et l’expression fait office de métaphore avec le principe de la floraison lorsque les fleurs se répandent sur les arbres au printemps. Etre couvert de fleurs, donc de compliments après avoir réussi quelque chose de remarquable. Cette expression n’est cependant plus tellement utilisée de nos jours, assez vieillie.

Crime de lèse-majesté

La locution nominale ‘ crime de lèse-majesté ‘ désigne au sens propre un ‘ attentat perpétré contre un prince ou son autorité ’ (dictionnaire), et de manière générale tout délit d’opinion à réprimander (époque de l’hérésie, à partir du XIIe siècle). Ce sens est désormais vieilli, et le terme est plus généralement utilisé au sens figuré, désignant le fait de porter atteinte à l’honneur de quelqu’un. Le mot est formé à l’aide du préfixe ‘ lèse ‘ (du latin laesa = blessée), qui peut s’ajouter de même à d’autres noms, souvent féminins (exemple : société), signifiant qu’il est porté atteinte à ce que ces mêmes noms désignent.

Le boustrophédon

En voilà un drôle de mot ! Boustrophédon ! Ce mot désigne en fait un système d’écriture très ancien, très archaïque grec étrusque, qui possède cette particularité d’être lu ‘ alternativement de gauche à droite et de droite à gauche ‘ (dictionnaire). Son origine vient du grec (bien sûr !) bous = boeuf, et strephein = tourner. Le verlan (envers à l’envers, argot codé) en est d’ailleurs issu. Les palindromes, figures de style caractérisées par des textes ou mots qui peuvent se lire dans les deux sens, dont la succession de lettres est la même de gauche à droite comme de droite à gauche (symétrie bilatérale), s’inspirent justement du boustrophédon. Exemples : radar, kayak, rotor, été, ‘ Esope reste ici et se repose ‘ (J. Capelovici alias Maître Capello). Pour en revenir au boustrophédon, un exemple connu est celui des tablettes rongo-rongo de l’île de Pâques, écrites en ‘ boustrophédon inversé ‘. Ah, qu’est-ce que le boustrophédon inversé ? On part de la ligne inférieure du support (et non pas supérieure !), on lit la première ligne de gauche à droite puis on tourne ce support à 180 degrés. On lit la deuxième ligne de gauche à droite aussi, puis on retourne et on recommence avec la troisième ligne etc. Autre exemple de texte écrit en boustrophédon (Grèce antique), les ‘ lois de Solon ‘ (législateur) publiées vers l’an 594 avant l’ère chrétienne.

Les zazous

Bien que le mot ‘ zazou ’ soit de moins en moins employé, il faisait partie à une époque du vocabulaire courant. Je me souviendrai toujours de ma grand-mère utilisant ce nom quand elle voulait désigner des gens un peu farfelus. C’est un mot qui m’amusait d’ailleurs, quand j’étais enfant. Sa consonnance, probablement ! Plus concrètement, les zazous ont existé, eh oui ! C’était tout simplement un courant de mode dans les années 1940, rassemblant des jeunes amoureux de jazz. Ils portaient des vêtements anglais ou américains. L’origine du terme se trouve dans la chanson ‘ Zah Zuh Zaz ‘ de Cab Calloway (chef d’orchestre et chanteur de jazz américain). Très anticonformistes, les zazous jouèrent un rôle sous l’occupation allemande. Pour marquer leur opposition au régime, ils organisaient des concours de danse, les opposant notamment aux soldats allemands. Ils allèrent même, par bravade, jusqu’à porter volontairement des étoiles jaunes marquées ‘ zazou ‘, ‘ swing ‘ ou ‘ goy ‘ à l’époque des lois raciales de Pétain et des Nazis. Ils furent évidemment arrêtés, puis relâchés après un court séjour au camp de Drancy. Le tissu étant rationné pendant la guerre, ils provoquaient en portant des vêtements longs. De même, ils se laissaient pousser les cheveux par bravade envers le décret qui ordonnait de récupérer les cheveux chez les coiffeurs pour en faire des pantoufles. Un autre de leurs signes distinctifs était enfin le port du parapluie, qu’ils prenaient soin de ne jamais ouvrir.

Un parka ou une parka ?

Le mot ‘ parka ‘ est masculin ou féminin, au choix ! On dit un parka ou une parka, aucune possibilité de se tromper. Le mot vient du russe emprunté à l’anglo-américain, lui-même issu de l’inuit, ce qui n’étonnera personne vu ce qu’il désigne, ‘ manteau court à capuchon, en tissu imperméable ‘ (dictionnaire), c’est un anorak épais. En français, on l’appelle aussi une ‘ doudoune ‘.

Tache ou tâche ?

L’erreur qui consiste à confondre ‘ tache ‘ et ‘ tâche ‘ est courante. La tache sans accent circonflexe est la marque naturelle que l’on peut avoir sur le corps comme par exemple une ‘ tache de vin ‘, ou la tache sale comme faire une tache sur sa chemise. Le mot vient du latin populaire tacca = signe. La tâche avec accent circonflexe désigne quant à elle le travail à effectuer par nécessité, la mission à remplir en général dans un temps imparti. Exemples : ‘ Cette fois-ci, tâche d’être sage chez ta grand-mère ! ‘ – ‘ J’arrive d’ici une heure, il me reste encore une tâche à effectuer. ‘ Le mot vient du latin taxare = taxer. Exemple de phrase utilisant les deux mots : ‘ Il faut que je tâche de ne pas me faire de taches au restaurant ce midi. ‘

Les catacombes

Le nom ‘ catacombe ‘ est féminin et ne s’utilise qu’au pluriel : des catacombes. On ne parle jamais d’une catacombe, mais de catacombes. Le mot vient du latin tumba = tombe, mais également du grec kata = en dessous et tumba = tombe. Alors pourquoi ne dit-on pas ‘ cataTombes ‘ au lieu de ‘ cataCombes ‘ ? Parce que ce mot, comme beaucoup d’autres, a subi une altération depuis l’origine.

Quasi ou quasi- ?

L’adverbe ‘ quasi ‘, qui veut dire ‘ presque, à peu près ’ vient du latin quasi (quam et si) = comme si. Avez-vous remarqué que certaines fois, il est suivi d’un trait d’union, mais pas toujours ? La règle est assez simple, encore faut-il la connaître ! Quand ‘ quasi ‘ est suivi d’un nom, on met un trait d’union. Quand ‘ quasi ‘ est suivi d’un adjectif, on ne met pas de trait d’union. En général, on distingue assez facilement un nom d’un adjectif (pour le nom, on peut mettre un ou une devant). Exemples : ‘ Il est quasi impossible de franchir ce mur. (adjectif) ‘ – ‘ Sur la plage, les gens se mettent en maillot de bain dans la quasi-totalité des cas. (nom) ‘. emoticone Astuce pour le cas où l’on hésite : quand on peut remplacer ‘ quasi ‘ par ‘ quasiment ‘, il ne faut pas mettre de trait d’union. Exemple : ‘ Il est quasiment impossible de franchir ce mur. ‘

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Une effluve ou un effluve ?

On ne dit pas ‘ une effluve ‘ (l’erreur est courante !), mais  ‘ UN effluve ‘ pour désigner l’émanation qui peut s’exhaler d’un corps, d’un aliment ou d’un végétal. Le mot est d’origine latine, il vient de effluvium qui signifie ‘ écoulement ‘. Astuce pour vous souvenir du genre masculin, pensez à son origine, on dit UN écoulement, donc UN effluve.

Un éphéméride ou une éphéméride ?

Tout le monde connaît ces fameux petits calendriers dont on retire une feuille chaque jour, appelés ‘ éphémérides ‘. Cependant, une erreur courante consiste à dire ‘ un éphéméride ‘ au singulier (comme on dit UN calendrier), alors que ce nom est féminin. On dit ‘ UNE éphéméride ‘. Le mot éphémère vient du grec ephêmeros = qui dure un jour (de hêmera = jour). Le mot est féminin pluriel en astronomie, désignant les tables qui donnent chaque jour des ‘ valeurs calculées de grandeurs astronomiques variables ‘ (dictionnaire) : les éphémérides.

Parafine ou paraffine

Les bougies sont, comme on le sait, fabriquées à partir d’une substance appelée… paraffine et non parafine. Le mot prend  2 F. Comment cela s’explique-t-il ? C’est l’étymologie qui nous donne la réponse, et donc l’astuce pour se souvenir de l’orthographe de paraffine : le mot vient du latin parum affinis = qui a peu d’affinité. On se souvient généralement de l’orthographe du mot affinité, donc il suffit d’y penser pour connaître celle du mot paraffine.

Une tentacule ou un tentacule ?

Tout le monde sait que les pieuvres et autres céphalopodes possèdent des appendices souples et mobiles appelés ‘ tentacules ‘. Tiens, pourquoi ce nom au fait ? Si l’on cherche du côté de son étymologie, on découvrira que le mot vient du latin tentare qui veut dire ‘ toucher ‘. Tout s’explique donc ! Revenons à présent à la question du départ, à savoir si ‘ tentacule ‘ est un nom masculin ou féminin. Pas facile de le deviner vu qu’on l’utilise en général au pluriel ! Beaucoup de gens disent ‘ une tentacule ‘, c’est une erreur. Le nom est masculin, on dit ‘ UN tentacule ‘.

Une haltère ou un haltère ?

Si la question est posée, c’est qu’il y a souvent erreur ! Beaucoup de gens disent ‘ une haltère ‘ mais c’est une faute. On dit et écrit UN haltère, c’est un nom masculin. Son origine est grecque, il vient de haltêres qui signifie ‘ balancier ‘. Le sport associé aux haltères est l’haltérophilie (nom féminin bien sûr !).

Une termite ou un termite ?

Bien des gens se trompent et disent (et écrivent) ‘ une termite ‘, alors que ce nom est masculin : UN termite. Le mot vient du bas latin termes, termitis (même signification). En revanche, on dira bien UNE termitière pour désigner l’habitat des termites !

Une pétale ou un pétale ?

En voilà une erreur courante ! Dire (et écrire) ‘ une pétale de fleur ‘ alors que le nom est masculin : UN pétale. L’origine de ce mot est grecque. Il vient de petalon qui signifie ‘ feuille de plante ‘.

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Omnubiler ou obnubiler ?

Une erreur courante consiste à dire (voire à écrire) ‘ omnubiler ‘ à la place du bon mot :  ‘ obnubiler ‘, avec un B ! Le mot désigne le fait d’avoir l’esprit obscurci, obsédé par une idée fixe, une passion.  Exemple : ‘ Denis est obnubilé par sa collection de timbres, il en cherche de nouveaux chaque jour. ‘ Du point de vue étymologique, l’obnubilation est liée aux nuages, puisque le verbe ’ obnubiler ‘ vient du latin obnubilare, de nubes qui signifie ‘ nuage ‘. Quel rapport avec l’esprit ? Les nuages obscurcissent le ciel quand ils l’envahissent, de là cette comparaison métaphorique avec un esprit un peu trop encombré de pensées.

A brûle-pourpoint

La locution ‘ à brûle-pourpoint ‘ désigne une ‘ action brusque et sans ménagement ‘ (dictionnaire). Mais pourquoi ‘ brûle ‘ ? Pourquoi ‘ pourpoint ‘ ? Qu’est-ce qu’un pourpoint ? Les origines en sont militaires. Le pourpoint (de l’ancien français porpoint = piqué) était un vêtement très ajusté que les hommes portaient du XIIe au XVIIe siècle, et qui couvrait le buste. Lorsqu’un soldat tirait sur un homme à bout portant (ou très près), cela brûlait le pourpoint de la victime. L’expression désigne bien alors une action vive, avec effet de surprise puisqu’on ne peut pas tirer de près sur quelqu’un sans le surprendre. De là cette métaphore liée à l’effet de surprise d’une part mais au principe d’efficacité d’autre part.

Munificence ou magnificence ?

Munificence et magnificence, voilà deux mots bien souvent confondus ! Ils n’ont pourtant pas la même signification.

La munificence désigne une disposition qui porte à donner largement, faisant référence à la notion de grandeur dans la générosité. Si vous souhaitez par exemple demander de l’argent à quelqu’un, n’hésitez pas à faire appel à sa munificence, bref à sa grande et célèbre générosité. Le mot ‘ munificence ‘ vient du latin munificentia, de munificus qui veut dire ‘ libéral ‘, mais issu de munus (= cadeau) et facere (= faire).

En revanche, le mot ‘ magnificence ‘ (et non pas magnificience comme on le voit parfois !) désigne ‘ la qualité de ce qui est magnifique ‘ (dictionnaire). Attention, en matière de littérature, la magnificence désigne aussi la générosité, la prodigalité (donc à rapprocher de la munificence). On parlera cependant plus facilement de la magnificence d’un palais ou d’un paysage grandiose. Le mot magnificence vient du latin magnificentia, de magnus qui signifie ‘ grand ‘.

Un grabataire

Un grabataire est une personne très malade qui ne quitte plus (ou presque plus !) son lit. Mais pourquoi un tel nom ? Le mot vient de grabatum qui désignait autrefois un petit lit sans rideaux.  Les grabats étaient réservés aux esclaves, aux pauvres et aux  » philosophes cyniques  » (de l’école philosophique antique fondée par Antisthène, matérialiste, anticonformiste, subversive et jubilatoire… ce qui ne plaisait pas à tout le monde !). Le mot vient également du latin grabatus (lit bas) lui-même emprunté au grec krabbatos (litière). Un grabat (nom vieilli, de moins en moins utilisé) désigne de nos jours un lit de très mauvaise qualité, peu confortable, dans lequel on dort bien sûr très mal… et sur lequel on souffre.

Une billevesée

Une billevesée (nom féminin avec 2 L) est ‘ une parole vide de sens , une idée creuse ‘ (dictionnaire), autrement dit une ânerie, une bêtise, une sottise, un discours frivole, ridicule ! Le mot s’utilise d’ailleurs généralement au pluriel : raconter des billevesées. Il vient de l’ancien français billevese qui désigne une cornemuse (beille = boyau et veser = gonfler). Une billevesée est une outre pleine d’air, tout comme la nature des choses exprimées ! Molière utilisait le terme de billevesées (au pluriel) notamment dans son oeuvre ‘ Les femmes savantes ‘. Rabelais quant à lui parlait de ‘ billes vezées ‘, en deux mots, toujours en rapport avec le boyau soufflé, donc rempli d’air. La vèze est aujourd’hui l’autre nom de la cornemuse bladderpipe (les Acadiens l’écrivent aussi ‘ vèse ‘, on peut le voir parfois écrit ‘ vesse ‘).

Avoir l’heur de…

La locution ‘ avoir l’heur de… ‘ ne prend pas de E à ‘ heur ‘ ! Elle vient du latin augurium qui signifie ‘ augure ‘, ‘ présage ‘. Cela nous amène à sa signification : avoir la chance de… Avoir l’heur de plaire à quelqu’un = avoir la chance de plaire à quelqu’un. Le mot heur est symboliquement lié au destin et à ses caprices. Par exemple, l’expression ‘ tout n’est qu’heur et malheur ‘ signifie que tout est lié au destin dans son principe binaire de bonheur et de malheur. Attention, ne pas confondre avec ‘ heure ‘ (unité de temps)  qui vient du latin hora.

Qu’est-ce qu’un bouc émissaire ?

L’expression ‘ bouc émissaire ‘ désigne une personne innocente sur laquelle retombent toujours les torts et les responsabilités. Son origine est religieuse. Le nom vient du latin caper emissarius qui signifie ‘ le bouc envoyé ‘. Il s’agissait autrefois d’un rite expiatoire annuel au cours duquel le grand prêtre d’Israël désignait deux boucs dont l’un était sacrifié à Dieu et l’autre était envoyé, chassé dans le désert vers le démon sauvage Azazel dont le nom signifie ‘ dieu-bouc ‘. Voir description dans le chapitre 16 du Lévitique pour plus d’informations. Le bouc était censé envoyer toutes les fautes des Israélites dans le désert après qu’elles lui soient portées sur la tête par Aaron. Le sacrifice de substitution était ainsi pratiqué.

Qu’est-ce qu’un succédané ?

Un succédané est un produit de substitution (qui remplace un produit), mais de moins bonne qualité, un erzatz. Le mot vient du latin succedere qui signifie ‘ remplacer ‘. Notons que le verbe succéder possède la même étymologie. Il n’a cependant pas le même sens puisqu’il désigne plutôt le fait de ‘ venir après ‘, ‘ prendre la place de ‘. Attention, en termes de droit le sens est un peu différent, dans le cadre d’une succession, prendre une succession, régler une succession en tant qu’ayant droit d’un défunt, hériter de ses biens.

Banquaire ou bancaire ?

Il est courant de voir écrit ‘ banquaire ‘ à la place de ‘ bancaire ‘, cette dernière écriture étant la bonne orthographe, bien sûr ! Une carte bancaire. Origine de la confusion : on écrit bien ‘ une banque ‘ avec ‘ que ‘ à la fin. Rappelons que le mot ‘ banque ‘ vient de l’italien banca qui veut dire d’abord ‘ table de comptoir ‘ et ensuite ‘ établissement de crédit ‘, car autrefois en Italie (XVe siècle – Lombardie), les premiers banquiers s’installaient sur des bancs dans des lieux ouverts.

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL.
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Associal ou asocial ?

En voilà une erreur courante ! Beaucoup de gens écrivent associal, avec deux S, peut-être par confusion avec le mot association qui lui, prend bien deux S. La bonne réponse : asocial, avec un seul S. Une personne asociale est une personne qui refuse les règles de la société, du latin socius = compagnon + -a privatif.

Arborigène ou aborigène ?

L’erreur courante consiste à écrire : arborigène, peut-être par confusion avec les arbres ? La bonne réponse est : aborigène. Le mot vient du latin aborigenes = ‘ habitant originaire d’un pays ‘ (dictionnaire étymologique), de origo = ‘ origine ‘. Notons que le suffixe -gène vient du grec genos, qui signifie ‘ race ‘.

Aquisition ou acquisition ?

La bonne réponse est : acquisition. Le mot vient du latin juridique acquisitio (= augmentation) du radical acquisitum + suffixe -io. Origine XIIIe siècle. Le terme d’acquisition désigne tant le fait d’acquérir quelque chose que la chose acquise. Exemples : ‘ Faire l’acquisition d’une maison. ‘ – ‘ Je te présente ma dernière acquisition. ‘

Sot-l’y-laisse

Le nom masculin ‘ sot-l’y-laisse ‘ appelé aussi ‘ médaillon ‘ en cuisine, date officiellement de 1798 (Académie française). Il désigne le petit morceau de chair très fine situé au-dessus du croupion des volailles, au creux des os iliaques (il y en a 2 par volaille). Plusieurs explications existent : 1 – Le morceau étant relativement caché par l’os à cet endroit, le sot ne le voit pas et le laisse. 2 – Ce morceau est tellement goûteux que seul un sot pourrait le laisser. 3 – Le roi Louis XIV ne mangeait que ce morceau dans le poulet. C’était son mets favori, d’où le fait que le sot-l’y-laisse en soit devenu la partie noble, alors que vu l’endroit où il se trouve, a priori le sot-l’y-laisse aurait pu avoir un caractère ‘ bas ‘. Louis XIV aurait laissé le reste aux sots (les autres !).

Qu’est-ce qu’un folio ?

Le nom masculin ‘ folio ‘ vient du latin folium qui signifie ‘ feuille ‘. C’est le feuillet d’un registre, d’un manuscrit, d’un livre mais également le numéro (chiffre numéral situé en général en haut) de chaque page d’un livre en termes de typographie. Le folio est composé dans un corps plus petit que le texte en typographie classique. Par exemple, si le texte est écrit en Arial 12, le folio sera en Arial 8 ou 10.

Attention, pas d’impair ! Les pages de droite doivent être toujours impaires ! La première page d’un livre est le ‘ folio recto ‘ (locution latine qui signifie ‘ feuillet qui est à l’endroit ‘) ou ‘ recto ‘, et le revers est le ‘ folio verso ‘ (locution latine qui signifie ‘ feuillet qui est à l’envers ‘) ou ‘ verso ‘.

Encornet – poulpe – calamar – seiche – pieuvre

Le poulpe ou pieuvre est un mollusque céphalopode (dont les pieds sortent de la tête selon l’étymologie  grecque kephalê = tête et podos = pied) qui possède 8 tentacules avec 2 rangées de ventouses chacun (parfois jusqu’à plus de 200 ventouses par tentacule). Sa tête est munie d’un bec corné. Le poulpe a la capacité de changer de couleur et de structure de peau selon son environnement et son humeur. Il jette un épais nuage d’encre noire (sépia) en cas d’attaque pour masquer sa fuite. La pieuvre est très reconnaissable et se distingue parfaitement du calamar. En anglais, la pieuvre est appelée octopus à cause de ses 8 bras.

Le calamar ou calmar possède 8 bras et 2 tentacules (décapode) munis de ventouses. C’est un céphalopode à coquille interne cornée, appelée ‘ plume « ‘. Selon les régions, ce mollusque est aussi appelé encornet, chipirion (Pays basque) et supion (Provence – le mot supion désigne alors les plus petits calamars). Les calamars constituent un ordre et il en existe près de 300 espèces, d’où l’existence d’une quantité importante de noms vernaculaires pour désigner le même animal ou l’un de ses cousins. L’encornet est en fait une espèce de calamar, tout comme la seiche. Le calamar peut mesurer jusqu’à 17 mètres de longueur (calmar géant des profondeurs).

La seiche est voisine du calamar. En matière gastronomique, la distinction n’est pas toujours faite et la seiche est aussi appelée parfois encornet. Ces animaux se ressemblent beaucoup. La seiche possède un corps ovale et mesure environ 30 cm. Le fameux ’ os de seiche ‘ que tout le monde connaît est en fait un flotteur interne. C’est une coquille calcaire cornée. Sa tête est munie de 8 bras courts munis de ventouses et 2 grands tentacules (attention, c’est un nom masculin : UN tentacule !) qui projettent un liquide noir (appelé couramment ‘ encre de seiche ‘ mais dont le vrai nom est ‘ sépia ‘, utilisé en cuisine et en photographie) pour se défendre lorsqu’elle se sent en danger.

Qu’est-ce qu’une objurgation ?

Le nom féminin objurgation date du XIIIe siècle et vient du latin objurgare = blâmer et objurgatio = réprimande, de jurgare = quereller, de juris = droit. Une objurgation est une demande pressante, une adjuration mais également une remontrance, un violent reproche, une vive admonestation, une mise en garde à prendre au sérieux, destinée notamment à dissuader quelqu’un de faire quelque chose. Le mot objurgation est plus utilisé au pluriel qu’au singulier : des objurgations. Le verbe associé est : objurguer.

Différence entre rêve, songe, cauchemar et utopie

Le rêve (de l’ancien français desver = ‘ vagabonder, perdre le sens ‘, du gallo-romain esvo = ‘ vagabond ‘ et du latin classique exvagus = ‘ vagabond ‘) représente, au sens propre du terme, un ensemble de phénomènes psychiques que l’on éprouve pendant le sommeil dont il est possible de mémoriser partiellement le contenu, surtout dans les quelques minutes qui suivent le réveil. Au sens figuré, le rêve désigne une représentation consciente plus ou moins idéalisée d’une chose que l’on désire, par exemple rêver d’être riche, d’avoir une jolie maison, de trouver le bonheur, de partir en vacances au bout du monde, de s’acheter tel modèle de voiture etc. Le rêve en ce sens peut parfaitement être réalisé s’il n’est pas trop utopique.

L’utopie (nom qui vient du monde imaginaire Utopia créé par le philosophe humaniste Thomas More au début du XVIe siècle)  désigne quant à elle le rêve impossible, l’espérance vaine, la conception imaginaire d’un monde idéal totalement hors de la réalité concrète. Par exemple, il est utopique de penser qu’un jour tous les peuples vivront en paix. C’est une illusion, une chimère.

Le songe (du latin somnium, de somnus = sommeil) est différent, il désigne le rêve mais plutôt dans un registre poétique. Dans la mythologie, les Songes étaient les fils du Sommeil. Sorties de l’enfer, ces divinités avaient pour rôle d’apporter aux hommes, pendant leur sommeil, des images autant véridiques que trompeuses. Dans les songes de l’époque antique, les dieux étaient également censés apparaître à leurs fidèles pour leur apporter la guérison. Un songe apporte donc un message particulier (souvent considéré comme céleste par de nombreuses cultures), ce qui le différencie du rêve.

Le cauchemar, lui, désigne un rêve pénible et angoissant. Le mot vient de l’ancien français caucher = fouler et du néerlandais mare = fantôme (en anglais, un cauchemar se dit d’ailleurs ‘ nightmare ‘).

Assis-toi, assieds-toi ou assois-toi ?

Le verbe ‘ asseoir ‘ est souvent maltraité ! L’erreur courante consiste à dire, à l’impératif présent, ‘ assis-toi ‘ alors qu’il faut dire ‘ assieds-toi ‘ ou ‘ assois-toi ‘ (bien que cette dernière forme soit moins agréable d’un point de vue phonétique). Concernant la conjugaison aux autres personnes, on écrit ‘ asseyons-nous ‘ ou ‘ assoyons-nous ‘ et ‘ asseyez-vous ‘ ou ‘ assoyez-vous ‘. Le verbe vient du latin assidere = ‘ être assis auprès ‘. Le verbe ‘ s’asseoir ‘ se disait ‘ se seoir ‘ jusqu’au XVIIe siècle, d’où le E situé entre le S et le O.

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Rénumération ou rémunération ?

Beaucoup de gens se trompent et disent rénumération … au lieu de rémunération. Cette erreur peut venir de la confusion avec le mot numération. Le nom féminin rémunération vient du latin remuneratio, de munus, muneris qui signifie cadeau. Ne pas confondre avec numerus qui signifie nombre.

Inéquité ou iniquité ?

Doit-on dire inéquité ou iniquité ? La bonne réponse est iniquité, bien que l’erreur soit courante d’utiliser inéquité ! Le nom féminin iniquité vient du latin iniquitas qui signifie injuste (aequitas + préfixe in-, de aequus = ‘ égal ‘). L’iniquité désigne une grave injustice, l’absence d’équité, d’égalité. La confusion vient d’ailleurs du fait que le mot équité commence par un É et non par un I. On écrit d’ailleurs inéquitable (qui n’est pas équitable). L’iniquité désigne ce qui est inique. Un arbitrage inique est un arbitrage guidé par des préférences pour une équipe au détriment d’une autre, quelle qu’en soit la raison (match truqué). En langage soutenu, on utilisera l’adjectif iniquement pour signifier : de manière inique.

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Origine du mot crustacé

Le mot ‘ crustacé ‘ qui désigne des animaux invertébrés dont le corps est revêtu d’un exosquelette plus ou moins rigide (squelette extérieur) appelés arthropodes, vient du latin scientifique crustaceus, mot lui-même traduit du grec malakostrakos en latin crusta qui signifie ‘ croûte ‘. Les crustacés vivent essentiellement dans l’eau de mer (animaux marins) comme par exemple les crabes, homards, crevettes et langoustes, mais également dans l’eau douce (animaux dulçaquicoles ou dulcicoles) pour certaines espèces comme les écrevisses voire sur terre comme les cloportes. Il en existe plusieurs dizaines de milliers d’espèces connues.

Origine du mot voyage

Le mot ‘ voyage ‘ vient au départ du latin via qui signifie ‘ chemin ‘, ‘ voie ‘, ‘ route ‘. Le mot a été créé à partir du latin viaticum (= ‘ provisions de route ’) et viaticus (= ‘ relatif au voyage ‘), mots venant eux-mêmes de via. En 1080, Roland utilisait l’ancien français veiage. Le mot a évolué au XIIIe siècle : voiage. Il désignait les pèlerinages et croisades, vu qu’à l’époque, le tourisme n’existait pas encore ! La forme moderne est apparue à la fin du XIVe siècle. Du latin viaticum vient également le nom masculin (maintenant vieilli) viatique, qui désignait l’argent et les provisions que l’on donnait à quelqu’un pour son voyage. Autrefois en latin, il existait plusieurs manières de désigner le voyage : soit iter ou itineris (à l’origine du mot français itinéraire), soit comme vu plus haut via, soit enfin peregrinatio (utilisé pour les voyages à l’étranger) et navigatio (utilisé pour les voyages en bateau). Le nom masculin pèlerin vient d’ailleurs du latin peregrinus (= ‘ étranger ‘) et le verbe naviguer du latin navigare, de navigium ( = ‘ embarcation ‘).

Summum étymologie

Le nom masculin ‘ summum ‘ (le U se prononce O) est un mot emprunté au latin summum qui signifie ‘ au plus haut point ‘. Il est utilisé dans la langue française depuis le début du XIXe siècle (on le trouve notamment dans ‘ Modeste mignon ‘ d’Honoré de Balzac – 1844). Synonymes : apogée, acmé, sommet, point culminant. On parle par exemple du summum autant que de l’apogée d’une civilisation.

Origine de voguer et wagon

Le verbe ‘ voguer ‘ vient de l’ancien bas allemand wogon qui est une variation de wagon signifiant littéralement ‘ se balancer ‘. Le mot italien vogare est quant à lui emprunté à l’ancien français.

Le nom masculin ‘ wagon ‘ vient en revanche de l’anglais waggon qui désigne un chariot (dictionnaire étymologique). Le mot anglais vient lui-même du germanique wagna, de racine indo-européenne (en latin, le mot est veho).

Origine du mot chocolat

Le mot chocolat vient de l’espagnol chocolate, issu du nahuatl (langue indigène toujours parlée au Mexique et au Salvador) xocoatl - chocolatl, lui-même dérivé de xocolli qui signifie amer et de atl (mot aztèque) qui désigne l’eau. Une autre origine lui est attribuée, assez proche d’ailleurs ! Selon le philologue Ignacuio Davila Garibi, le mot chocolat pourrait être un mélange créé par les conquistadors espagnols, et viendrait du mot maya chocol, et du nahuatl atl. Cette version n’est cependant pas officiellement confirmée. La première explication est plus plausible.

Un peu d’histoire : autrefois (1 000 ans av. J.-C.), les fèves de cacao étaient utilisées comme monnaie d’échange mais également comme unité de calcul en Amérique centrale. Cela se retrouve dans les hiéroglyphes mexicains. Des résidus de chocolat ont été trouvés également dans des poteries très anciennes datant de 2 600 ans. Le cacaoyer était véritablement l’arbre des dieux. Du cacao été retrouvé également dans des tombes auprès des défunts, laissant supposer qu’un rituel funéraire existait à ce niveau. Une fois importé en Europe par les conquistadors, en premier lieu à la cour du roi Charles Quint (XVIe siècle), le chocolat fut utilisé essentiellement par les plus riches, en tant que denrée rare donc chère !

Enfer et paradis

Le mot ‘ enfer ‘ est apparu au Xe siècle et vient du latin chrétien infernum désignant ‘ le lieu d’en bas ‘. Le mot voisin ‘ infernal ‘ quant à lui vient du bas latin infernalis de infernus signifiant ‘ qui est relatif aux Enfers ‘, ‘ qui est en dessous ‘, lié à infra, inferior. L’enfer, dans les religions,  désigne le lieu de supplice destiné aux ‘ damnés ‘ mais également au sens figuré un endroit ou un moment très désagréable. Exemple : ‘ Cette réunion n’en finissait pas, ce fut un enfer ! ‘ On dit aussi ‘ les enfers ‘.

Le mot ‘ paradis ‘ est apparu au Xe siècle et vient du latin ecclésiastique paradisus qui désignait un ‘ parc destiné aux bienheureux ‘, mot lui-même issu du grec paradeisos qui vient de l’iranien (avestique plus précisément, langue de l’Avesta qui était le livre saint des zoroastriens – voir Zarathoustra) paridaiza signifiant ‘ l’enclos du seigneur ‘. Le mot désigne aussi au sens figuré un lieu très agréable : un petit coin de paradis.

Drastique et draconien

L’adjectif ‘ drastique ‘ vient du grec drastikos signifiant ‘ qui opère ‘. Ses synonymes sont  : draconien, rigoureux, sévère, strict. Des mesures drastiques, des mesures draconiennes. En médecine, ce mot désigne un remède particulièrement énergique, notamment certains purgatifs comme la coloquinte, le jalap, la bryone ou le nerprun (dans ces cas-là, il s’agit non plus d’un adjectif mais d’un nom masculin : un drastique).

L’adjectif ‘ draconien ‘ vient de Dracon qui était un législateur athénien (Grèce antique – VIIe siècle av. J.-C.) très réputé pour sa grande sévérité. Dracon écrivit les premières lois de la cité, et les afficha sur des panneaux de bois et des stèles afin que tous ceux qui savaient lire puissent les voir et soient au courant de ces lois. Avant lui, les lois se transmettaient oralement, c’est donc une grande avancée historique dans la mesure où ce sont les premières traces écrites en matière de législation. Il est à noter que ces lois étaient particulièrement sévères, par exemple le vol était puni de mort ! Elles faisaient également la distinction entre le meurtre volontaire et l’homicide involontaire (Démosthène Contre Leptine 158).

Astérisque

L’astérisque est un signe typographique en forme de petite étoile (*) destiné à indiquer un renvoi dans un texte, pour plus d’explications quant à un mot, une expression ou une citation. Pourquoi un tel nom ? L’étymologie nous renseigne bien à ce niveau. Le mot vient du grec asteriskos qui signifie tout simplement petite étoile. D’autres mots ont une origine liée aux étoiles : un astéride (échinoderme pourvu de nombreux bras à ventouses, les astérides formant une classe à eux seuls), une astérie (étoile de mer), un astéroïde (du grec astêr = étoile et eidos = aspect – c’est un petit corps rocheux ou métallique qui gravite autour du Soleil). Ne pas confondre avec Astérix, le célèbre personnage de bande dessinée créé par R. Goscinny et A. Uderzo en 1959 et apparu en premier lieu dans le journal Pilote !

Aficionado

Le mot ‘ aficionado ‘ est un mot espagnol présent dans la langue française depuis la fin du XIXe siècle. Il désigne au départ les amateurs de courses de taureaux et de corridas en Espagne, mais par extension il désigne maintenant, au sens figuré, des amateurs passionnés quel que soit l’objet d’intérêt. Pluriel : des aficionados.

Origine du mot cacahuète

Le mot ‘ cacahuète ‘ vient de l’espagnol cacahuete, lui-même dérivé du mexicain cacahuate et issu du mot nahuatl (langue des Aztèques) tlacacahuatl (tlalli = terre et cacahuatl = cacao). On peut l’écrire également cacahouète. C’est le fruit/graine de l’arachide, légumineuse cultivée dans les pays chauds. Le mot date du début du XIXe siècle. La cacahuète a été découverte par les explorateurs espagnols lors de la conquête du nouveau monde. Ils en ont bien sûr ramené en Europe puis en ont exporté vers l’Asie et l’Afrique pour y cultiver l’arachide. Le mot arachide est plus ancien et date du XVIIIe siècle. Il vient du latin arachidna, lui-même emprunté au grec arakidna ou arakos qui désigne la gesse, plante grimpante décorative de l’hémisphère nord utilisée également comme fourrage.

Différence entre prémisse et prémices

Une prémisse (nom féminin) du latin prae = avant et missus = envoyé, désigne un argument dont découle le raisonnement, un fait d’où découle une conséquence, autrement dit un fait primitif, à l’origine de ce qui s’est passé ensuite. En logique, les prémisses sont les propositions que contient un raisonnement, ses éléments principaux, ses bases à partir desquelles on tire la conclusion logique. Les prémisses constituent chacune des deux premières propositions (majeure et mineure) d’un syllogisme, dont découle la troisième. Base, début, commencement, hypothèse. Une prémisse est démontrée par un raisonnement ultérieur ou tient son évidence d’elle-même, de par sa nature propre.

Les prémices (nom féminin pluriel) désignaient, au temps des Grecs et des Romains, les premiers fruits que donnait la terre ou les premiers animaux d’un troupeau, généralement offerts aux divinités. L’origine est latine, de primitiae = premiers fruits de l’année, de primus = premier. De manière générale, les prémices désignent les premières manifestations de quelque chose. Exemples : ‘ Les doux regards sont des prémices de l’amour ‘- ‘ Les jonquilles en fleurs sont des prémices du printemps. ‘ – ‘ Les premières gelées de novembre sont les prémices de l’hiver. ‘

Aux dépens de…

La locution ‘ aux dépens de… ‘ s’écrit au pluriel et non au singulier comme on le voit parfois écrit. Par ailleurs, ‘ dépens ‘ prend un S à la fin et non un D comme écrit souvent ( ‘ dépend ‘ ou ‘ dépends ‘). Cette erreur provient probablement de la confusion avec ‘ dépendre ‘ qui prend un D. Du point de vue étymologique, le mot vient de ‘ dépense ‘ (despans), du latin dispensum.

Plainte et plinthe

Attention à l’orthographe de ces deux homonymes : plainte et plinthe. Ils n’ont pas du tout les mêmes significations. La ‘ plainte ‘ est dans le sens du mécontentement, de la dénonciation (porter plainte contre…), tandis que la ‘ plinthe ‘ (du grec plinthos = brique) désigne la bande de bois ou de carrelage située en bas des murs pour les protéger des coups de pied.

Homonymes for, fort et fors

Le nom masculin ‘ for « ‘ (du latin forum = tribunal) s’utilise essentiellement dans la locution ‘ en son for intérieur ‘. L’étymologie nous renseigne bien sur sa signification : en son âme et conscience, ‘ au plus profond de sa conscience ‘, en soi-même, dans ses pensées secrètes.

L’adjectif fort (féminin = forte) désigne ce qui est puissant, robuste (du latin fortis).

La préposition fors (du latin foris = hors de) est plutôt littéraire et guère utilisée de nos jours. Elle signifie ‘ hors ‘, ‘ excepté ‘.

Dédicasse ou dédicace ?

Eh oui, l’erreur est courante ! On n’écrit pas ‘ dédicasse ‘ mais ‘ dédicace ‘. Le mot vient du latin dedicatio, du verbe dedicare qui signifie ‘ dédier ‘.

Origine du mot tontine

Une tontine est dans le principe un acte, un système d’investissement par lequel plusieurs personnes achètent conjointement un bien dont la propriété est répartie entre les survivants à chaque décès d’une personne, et ceci jusqu’au dernier survivant. Mais d’où vient le mot ? Il a été créé à partir du nom de la personne qui a mis en place ce système pour Mazarin, à savoir le banquier napolitain Lorenzo Tonti au XVIIe siècle.

Sans coup férir

L’expression ‘ sans coup férir « ‘ signifie ‘ sans avoir à combattre ‘, ‘ sans résistance ‘. Férir vient du latin ferire qui veut dire ‘ frapper ‘.  Ce verbe était utilisé à l’époque médiévale dans le sens de ‘ frapper ‘, ceci en rapport avec les armes en fer des soldats. Férir = croiser le fer. Seul le participe passé de ce verbe existe encore (à part dans l’expression ‘ sans coup férir ‘) à savoir ‘ féru ‘ dans son acception figurée ‘ être passionné par ‘, et non au sens propre.

Différence entre interjection et onomatopée

L’interjection et l’onomatopée sont assez souvent confondues, ce qui peut se comprendre vu la différence en réalité assez subtile, à savoir que l’onomatopée est liée au principe d’imitation, contrairement à l’interjection. Dans les deux cas, il s’agit de mots courts et invariables. L’interjection (du latin interjectio, de jacere = ‘ jeter, lancer ‘) exprime un sentiment, un ordre, une émotion spontanée et n’évolue qu’avec la langue : chut ! Va ! Hélas ! Aïe ! Crotte !… L’onomatopée (du grec onomatopoiia = ‘ création de mots ‘) quant à elle est extensible à l’infini puisqu’elle part de l’imitation, et on peut tout imiter, donc inventer n’importe quelle onomatopée à tout moment, le principe n’est pas lié à des règles précises de construction à part la ressemblance avec un bruit existant : Ouah ! Miaou ! Splash ! Crac ! Boum ! Hue ! Ding ! Dong ! Bang ! Plouf ! Bling ! Flop ! Hop ! Blabla ! Pouah ! Sniff ! Couac ! Tic-tac ! Vroum ! Badaboum ! Hum ! Bof ! Glouglou ! Coucou !… L’onomatopée est une forme d’interjection, tandis que toutes les interjections ne sont pas des onomatopées.

Cerf et serf

Les deux noms masculins cerf et serf ne doivent pas être confondus, leurs significations n’ont pas de point commun, et pourtant les fautes sont fréquentes !

Un cerf (du latin cervus = cerf) est un animal ruminant de la famille des cervidés, caractérisé notamment par les bois qui surmontent sa tête.

Un serf (du latin servus = esclave) était autrefois une personne attachée à un domaine seigneurial appelé fief. Les serfs cultivaient la terre moyennant une redevance payée au seigneur propriétaire en échange de la protection de ce dernier (rapport de vassalité). Attention, il ne faut pas confondre le servage et l’esclavage. Le serf jouissait d’une personnalité juridique contrairement à l’esclave qui n’avait aucun droit. Le serf était considéré comme une personne liée à un contrat, tandis que l’esclave était considéré comme un bien meuble, comme une chose. Le serf appartenait à la terre (par contrat) tandis que l’esclave appartenait à son maître et ne jouissait d’aucun droit. Le serf pouvait posséder des biens, se marier, hériter, exercer une action en justice contrairement à l’esclave.

Différence entre cacosmie et cacostomie

Les deux noms féminins ’ cacosmie ‘ et ‘ cacostomie ‘ viennent du grec kakos = ‘ mauvais ‘, voilà donc un point commun ! Mais s’il existe deux mots, on peut supposer à juste titre qu’ils n’ont pas tout à fait les mêmes significations.

La cacosmie (du grec kakos = ‘ mauvais ‘, et osmê = ‘ odeur ‘)  est une modification du sens olfactif (odorat) qui conduit les personnes atteintes de cette pathologie à sentir certaines odeurs fétides, des mauvaises odeurs, voire à les aimer, à les apprécier. L’origine en est soit physiologique (rhume, sinusite…) soit psychologique (hystérie, psychotisme…).

La cacostomie (du grec kakos = ‘ mauvais ‘ et stoma = ‘ bouche ‘) est une mauvaise odeur de la bouche, une mauvaise haleine. On la nomme également ‘ halitose ‘ (terme médical). Vous saurez ainsi quoi dire, et de manière élégante, à votre charmant collègue la prochaine fois qu’il vous parlera d’un peu trop près… Langue ce sera plus diplomate que de lui dire qu’il p… de la g… ! Origine : des troubles fonctionnels de la bouche ou du système digestif, mais parfois pour des raisons hygiéniques… pensez à vous laver les dents régulièrement !

Un pamphlet

Le nom masculin ‘ pamphlet ‘ vient de l’anglais pamphlet, lui-même issu du latin médiéval pamfletus, de Pamphiletus qui est le diminutif de Pamphilus (titre d’une comédie populaire écrite sous forme de poème du XIIe siècle puis d’un écrit satirique du XVIe siècle). Le mot latin est lui-même emprunté au grec ancien pamphilos qui signifie ‘ aimé de tous ‘. Le pamphlet est un genre littéraire de nature relativement calomnieuse, qui va à l’encontre de quelqu’un, qui critique de manière virulente (les diatribes – violentes critiques – sont d’ailleurs souvent écrites sous forme de pamphlets), qui provoque des polémiques et attaque ouvertement. Les pamphlets sont brefs et ne dépassent en général pas les 100 pages. Ils font même plus souvent une ou deux pages. Exemple : Napoléon le petit ‘ de Victor Hugo (1852) est un pamphlet politique. Expulsé de France après s’être violemment opposé au coup d’État du 2 décembre 1851 et réfugié de ce fait à Bruxelles, il y critique ouvertement Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III) quelques mois après cette expulsion.

Une diatribe

Le nom féminin ‘ diatribe ‘ vient du latin diatriba , lui-même emprunté au grec diatribê qui signifie ‘ exercice d’école ‘. Il désigne ‘ un texte ou discours qui attaque de façon virulente une personne ou une institution ‘. C’est une critique amère, négative, voire même injurieuse, écrite généralement sous forme d’un pamphlet ou d’une satire. Une diatribe est une accusation, un réquisitoire voire une délation. Émile Zola en constitue un excellent exemple avec son célèbre article ‘ J’accuse ‘ écrit dans le journal l’Aurore le 13 janvier 1898 à propos de l’affaire Dreyfus, sous forme d’une lettre ouverte au Président de la République de l’époque, Félix Faure.

Qu’est-ce qu’une capilotade ?

Le nom féminin ‘ capilotade ‘ (aussi écrit ‘ cabirotade ‘) vient de l’espagnol capirotada qui désigne un ragoût aux câpres. Il possède deux sens, l’un propre et l’autre figuré. Au sens propre, il s’agit bien d’un plat cuisiné, constitué de morceaux de viande déjà cuits, de restes, c’est une sorte de ragoût. Au sens figuré, mettre en capilotade signifie mettre en pièces, en mauvaise situation, en ruine, écraser, mettre en faillite, en échec, par comparaison avec le plat de viande en morceaux.

Qu’est-ce qu’une anaphore ?

Le nom féminin ’ anaphore ‘ est un terme de rhétorique (‘ art de persuader par le discours ‘). Il vient du grec anaphora qui signifie ‘ reprise ‘. Il désigne, en linguistique, les procédés de répétition, et en matière stylistique, désigne le fait de répéter les mêmes mots ou groupes de mots (syntagmes) au début de chaque phrase d’un texte (ou partie de texte) dans le but de renforcer le message, de provoquer une certaine symétrie, de rythmer la phrase voire de provoquer un effet musical. C’est ce que l’on appelle une ‘ figure de style ‘. Corneille en use par exemple dans certains passages du Cid et de Horace. Du Bellay l’utilise également dans son célèbre sonnet ‘ Heureux qui comme Ulysse ‘. L’anaphore est également présente dans certains discours, afin de leur donner plus de portée et insister sur certains points particuliers.

Différence entre calendrier et almanach

Un almanach est un calendrier mais tout calendrier n’est pas un almanach !

Un calendrier (du latin calendarium = ‘ livre d’échéances ‘, de calendae = ‘ calendes ‘), outre un programme échelonné dans le temps (exemple : calendrier des réunions) est généralement un tableau où sont notés les jours, les semaines, les mois et faisant éventuellement mention des fêtes de l’année et des cycles lunaires.

Un almanach (du latin médiéval almanachus, de l’arabe al-manakh lui-même issu du grec salmeskhoiniaska = ‘ livre des naissances ‘) est un calendrier un peu particulier. Il est en général illustré et comporte tout un tas d’indications diverses sur la météo, l’astronomie, l’astrologie, les plantations saisonnières, voire la cuisine, la médecine ou encore d’autres thèmes.

Pomoculture et pomiculteur

La pomoculture (appelée aussi la pomiculture) est la culture des arbres fruitiers à pépins, et notamment la culture des pommes mais pas seulement (coing, poire…). Le pomiculteur (la pomicultrice) est le professionnel de cette culture. Ces mots viennent du latin pomum qui veut dire ‘ fruit ‘ et cultura = culture.

Menhir et dolmen

Si vous êtes déjà allé en Bretagne ou en Grande-Bretagne, vous avez certainement entendu parler, voire vu des menhirs et des dolmens. Il y en a d’ailleurs dans d’autres régions, mais l’origine est bretonne. Menhir veut dire en breton ‘ pierre longue ‘. Men/maen = pierre, et hir = long.  Dolmen veut dire en breton ‘ table de pierre ‘. Taol/tol = table, et men/maen = pierre. Ces pierres dressées sont visibles dans tout le territoire celte. Une belle visite à effectuer : les alignements de Carnac dans le sud du département du Morbihan. Des alignements mégalithiques impressionnants, près de 4 000 pierres !

Que signifie nycthémère ?

Qu’est-ce qu’un ‘ nycthémère ‘ ? C’est pourtant quelque chose que nous connaissons tous, mais rarement nommé, enfin pas tous les jours ! Il s’agit de la durée des 24 heures du cycle biologique, et qui correspond à un jour et une nuit. C’est une unité physiologique de temps (nom masculin). L’adjectif associé est ‘ nycthéméral(e) ‘, par exemple : ’ cycle nycthéméral ‘. Un mot bien compliqué dont l’étymologie est pourtant simple et nous renseigne parfaitement : il vient du grec nux, nuktos = nuit et hêmera = jour.

Ne pas confondre oiseau et oiseux

Le nom masculin ‘ oiseau ‘ (qui désigne l’animal) vient du latin populaire aucellus, qui est une contraction de avicellus, de avis = oiseau. D’où le nom d’aviculture désignant l’élevage des oiseaux.

L’adjectif ‘ oiseux ‘ (inutile, qui ne fait rien, fainéant) en revanche vient du latin osiosus, de otium qui veut dire ‘ loisir ‘. Une discussion oiseuse est une discussion sans intérêt. Le mot ‘ oisif ‘ vient de ‘ oiseux ‘ et désigne une personne qui n’a pas d’occupation particulière.

Qu’est-ce qu’un coulonneux ?

Un coulonneux est un éleveur de pigeons voyageurs. Mais d’où ce mot provient-il ? Il vient du mot picard coulon qui veut dire pigeon, du latin colombus, et colomba pour colombe. Le terme de colombophile est plus connu, de même signification que coulonneux, qui est plutôt utilisé dans le nord de la France.

A l’envie ou à l’envi ?

Voici une locution adverbiale souvent mal orthographiée : à l’envi et non à l’envie.  L’explication d’une telle orthographe se trouve dans l’étymologie de cette locution. Elle vient en effet de l’ancien français envier, issu du latin invitare qui signifie inviter et par extension provoquer au jeu, inviter au jeu et envi qui désigne un défi, une gageure. À l’envi signifie à qui mieux mieux, en renchérissant sur l’autre. Se critiquer à  l’envi = se critiquer mutuellement en en rajoutant à chaque fois.

Indemme ou indemne ?

Une erreur fréquente consiste à écrire ‘ indemme ‘ au lieu de ‘ indemne ‘ qui est la bonne orthographe (avec un M suivi d’un N). emoticone Astuce : pour s’en souvenir, pensez au verbe  » indemniser  » et au nom féminin  » indemnité « , qui sont en général bien écrits. Le mot  » indemne  » vient du latin indemnis, de in privatif et de damnum = dommage. Indemne = qui n’a pas de dommage, l’étymologie du mot est très claire.

Les fonds ou les fonts baptismaux ?

Voilà un terme que l’on voit écrit à tort de plusieurs manières (pour le premier terme, sans parler du deuxième) : fonds baptismaux, fronts baptismaux, fonts baptismaux. La bonne orthographe est la troisème : ‘ fonts ‘ avec un T. Pourquoi ? Tout simplement parce que le mot vient de ‘ fontaine ‘, du latin fons, fontis. Il est toujours écrit au masculin pluriel, il n’a pas de singulier.

Qu’est-ce qu’un mataf ?

Le mot ‘ mataf ‘ est un mot argotique qui désigne un matelot. L’argot est un parler familier, un registre de langue spécifique à un groupe social, utilisé notamment autrefois dans le milieu des malfaiteurs, par exemple : ‘ argot parisien ‘ – son but était d’exclure tout autre personne de la communication, une manière de parler sans que ce soit compris par les non initiés, volonté de cryptage au départ. Son origine exacte n’est pas vérifiée mais ‘ mataf ‘ pourrait venir de ‘ matafion ‘, nom d’un petit cordage utilisé autrefois sur les galères, et du mot ‘ matafian ‘ (= matelot) emprunté à l’italien matafione (même signification).

Suprématie étymologie

Le nom féminin ‘ suprématie ‘ vient de l’anglais supremacy, de supreme… qui vient du français ! La boucle est bouclée ! Il désigne une supériorité, une position dominante incontestable et une autorité incontestée. Exemples : suprématie du droit, des lois, suprématie d’un modèle économique particulier, d’un État… Le mot ‘ suprême « ‘ quant à lui vient du latin supremus, qui est le superlatif de superus (même notion de supériorité).

Origine du mot protagoniste

Le mot ‘ protagoniste ‘ vient du grec prôtagônistês, à savoir l’acteur qui a le premier rôle dans une pièce de théâtre, de prôtos = ‘ premier ‘, et agônizesthari = ‘ combattre ‘. Son étymologie est  en partie commune avec celle du mot ’ agonie ‘ (du grec agônia = lutte) de par la notion de combat, même si au final les deux mots ont des sens actuels complètement différents et a priori sans rapport, à part leurs origines communes. De ce fait et par extension, les protagonistes sont les acteurs principaux d’un événement, d’une affaire, donc pas seulement au niveau théâtral !

Origine du mot sornette

Le mot sornette vient de l’ancien français sorne, qui signifie ‘ obscur, plaisanterie ‘, et s’utilise en général au pluriel : des sornettes. ‘ Raconter des sornettes ‘ = ‘ raconter des bêtises ‘. C’est une manière familière pour désigner un discours frivole, une bagatelle.

Différence entre cause et conséquence

La cause (du latin causa = même signification) est ce qui produit, provoque un effet… duquel suivent les conséquences (du latin consequentia = ‘ suite, succession ‘, et dérivé de consequi = ‘ suivre, venir après ‘), les suites d’un événement particulier. La cause (les causes ) est (sont) l’origine, la conséquence (les conséquences) est (sont) ce qui vient après l’événement qui se trouve au milieu. Exemple : ‘ Gildas a grillé un stop (cause 1). Malheureusement, une voiture arrivait sur la voie principale au même moment  (cause 2). Les deux voitures ont eu un accident (événement). Trop abîmées, elles ont été envoyées à la casse (conséquences 1 et 2) et les deux conducteurs ont dû être hospitalisés, blessés grièvement (conséquence 3) etc. plus : gendarmes, assurances, problèmes de santé, contravention, points de permis en moins… conséquences associées et supplémentaires.

Origine du mot scandale

Le nom masculin ‘ scandale ‘ vient du latin ecclésiastique scandalum, qui signifie ‘ piège, obstacle ‘.  Le sens figuré plus communément utilisé signifie ‘ occasion de péché pour soi-même ou pour les autres ‘ et vient quant à lui du grec ecclésiastique (lui aussi… origine religieuse compréhensible puisqu’il s’agit de ‘ péché ‘ dans les deux cas) skandalon, de même signification que l’hébreu mikchôl = ‘ obstacle, ce qui fait trébucher ‘. De manière générale, au-delà de la signification basée à l’origine sur le péché, le mot scandale désigne tout ce qui est lié à une action jugée mauvaise qui retentit publiquement, quelles que soient les responsabilités réelles ou supposées des acteurs de ce scandale. Notions d’éclat, d’indignation.

Origine du mot morceau

Le nom masculin ‘ morceau ‘ vient de l’ancien français mors qui signifie morsure, du latin morsus (même signification), de mordere = mordre. Le mot ‘ mors ‘ existe toujours, il désigne une pièce de harnachement que l’on insère dans la bouche des chevaux (sur la langue), pour pouvoir le conduire et régler son allure. Les morceaux sont donc des fragments, comme mordus, détachés d’un tout. Verbe morceler = ‘ diviser en morceaux ‘.

Origines du mot bistro – bistrot

Bistro écrit aussi bistrot : en voilà un mot qui pose problème ! Plusieurs hypothèses existent à propos de ses origines, en voici les principales : 1 - Il a été pensé un moment que le mot Bistro venait du russe bistro qui signifie ‘ vite ‘. Au cours de la Première Guerre mondiale, les Cosaques (soltats russes) occupaient Paris. Grands buveurs de vodka, et ne parlant pas français, ils commandaient à boire dans les cabarets en disant ‘ bistro, bistro ! ‘ (‘ vite, vite ! ‘), le mot serait resté dans notre langue… mais cette théorie s’est avérée fausse car il fut prouvé que le mot existait déjà une cinquantaine d’années plus tôt. 2 - Le mot viendrait du poitevin ‘ bistraud ‘ et de l’angevin ‘ bistrou ‘, désignant autrefois les gardiens de bestiaux puis à partir de 1900 les domestiques des cabarets et autres débits de boissons. Le mot ‘ bistraud ‘ désigna aussi les marchands de vin eux-mêmes. 3 - Le mot viendrait, selon l’étymologiste Pierre Giraud, de ‘ bistouille ’ qui désigne un cabaret. 4 - Le mot pourrait venir également de ‘ bistrouille ‘, qui désigne un mélange de vin et de café dans le nord de la France.

Différence entre affoler et raffoler

Le verbe ‘ affoler ‘ (avec 2 F et un seul L) est lié au nom masculin ‘ fou ‘. Affoler comme rendre fou. Le mot ‘ fou ‘ quant à lui vient du latin folis, qui veut dire ‘ sac, ballon ’. Mais quel rapport avec un fou ? C’est très simple. L’analogie vient du fait qu’un ballon aille de côté et d’autre, qu’il n’est pas stable par définition. Un ballon roule, peut aller à droite ou à gauche indifféremment, s’arrêter, avancer selon le terrain sur lequel il se trouve. Son instabilité est à l’origine du mot ‘ fou ‘ par comparaison comportementale.

Le verbe ‘ raffoler ‘ a exactement la même étymologie (latin folis), d’où la ressemblance entre les deux verbes à part leur première lettre. Mais quel rapport avec l’affolement ? La réponse est simple : le verbe raffoler signifiait, au XIVe siècle, ‘ devenir fou, être follement épris ‘.  Effectivement, si l’on dit : ‘ Je raffole des confitures de ma grand-mère ‘, on signifie bien quelque part que les confitures en question sont tellement délicieuses qu’on en devient comme fou.

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Origine du mot détritus

Le mot ‘ détritus ‘ apparut dans la langue française vers le milieu du XVIIIe siècle. Il vient du latin detritus qui signifie ‘ usé, broyé ‘. Les détritus sont effectivement des déchets, des résidus, des restes, des ordures, des rebuts, des rognures, des balayures, des reliquats, des choses que l’on jette, dont on se débarrasse. Exemple : ‘ Il faudrait vraiment nettoyer le fond du jardin de Mémé, il est rempli de détritus. ‘

Détective étymologie

Le mot ‘ détective ‘ est assez récent, datant du XIXe siècle. Il vient du verbe anglais to detect qui signifie découvrir, lui-même issu du latin detergere = découvrir. Les romans policiers sont remplis d’affaires résolues justement par des détectives. Certains sont même très célèbres comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot, Nestor Burma, Miss Jane Marple, Harry Dickson, Rouletabille, Sam Spade…

Avocat étymologie

Le mot ‘ avocat ‘ dans son sens juridique (car il existe aussi pour désigner un fruit) vient du latin advocatus = ‘ défenseur, avoué, appelé auprès ’.  Sous l’Ancien Régime, le rôle de l’avocat était de défendre les couvents, les villes etc. Ce n’est qu’en 1790 sous la Révolution française que le mot prit son sens actuel.

Le mot ‘ avocat ‘ en tant que fruit n’a pas du tout la même origine. Il vient de l’anglais avocado (Sir Hans Sloan en 1699) et issu de l’espagnol aguacate, venant d’encore plus loin, à savoir du nahuatl (langue que les descendants des Aztèques parlent au Mexique) ahuacacuahitl qui signifie littéralement ‘ arbre à testicule ‘ (ahuacatl = testicule) en raison de la ressemblance de forme entre le fruit et l’organe désigné ci-dessus.

Origine du mot rictus

Le nom masculin ‘ rictus ‘ est assez récent, datant de la fin du XIXe siècle. Il vient du même mot latin rictus, qui désigne le contour de la bouche ouverte, issu du latin ringi = ouvrir la bouche en montrant les dents. Le rictus est en fait une contraction de la bouche, la plupart du temps peu agréable à voir, comme une sorte de grimace.

Origine du mot juge

Le mot ‘ juge ‘ vient du latin judicis, judex, de jus = ‘ droit, justice ‘, et de dicere = ‘ dire ‘. Le verbe ‘ juger ‘ est quant à lui issu du latin judicare = ‘ déclarer coupable, condamner ‘. Le mot ‘ juge ‘ est identique au masculin et au féminin. Un juge n’est pas forcément un juge de tribunal, le mot désigne également les personnes qui font partie d’un jury, quel qu’en soit le domaine.

Origine du mot procureur

Le nom masculin ‘ procureur ‘ est issu du verbe ‘ procurer ‘, lui-même signifiant ‘ avoir soin de ‘, du latin procurare (même sens) et de cura = soin (les mots ‘ curatif ‘, ‘ cure ‘… et ‘ curé ‘ viennent aussi de cura). Au XIIe siècle, le mot signifiait ‘ avoir soin de ‘, puis au XVe siècle, il évolua vers ‘ faire obtenir ‘. Cela nous amène à la définition actuelle de procureur que nous connaissons dans le domaine juridique.

Origine du mot audience

Le terme d’audience (nom féminin) vient du latin audientia qui désigne l’action d’entendre, du verbe audire = écouter. Du XIIe au XVIIe siècle, le sens fut attaché à ce principe d’écoute. Ensuite, il évolua selon son acception dans le domaine juridique (déjà existante), à savoir ‘ une séance au cours de laquelle une juridiction interroge les parties ‘. Une audience désigne également un entretien avec un supérieur ou, dans le domaine des médias, l’intérêt que portent les auditeurs ou téléspectateurs à une émission particulière. L’audience des émissions est régulièrement contrôlée pour vérifier si elles sont rentables.

Qu’est-ce qu’un alinéa ?

Le nom masculin ’ alinéa ‘ vient du latin ad lineum qui signifie ‘ à la ligne ‘. Il désigne le signe de ponctuation signalant le début d’un nouveau paragraphe à l’intérieur d’un texte. Il s’agit du retrait d’une ligne en général équivalent à 4 espaces. C’est également le passage compris entre deux retraits. Synonymes : intervalle, interligne, marge. En termes juridiques, l’alinéa est en revanche une subdivision de paragraphe. Il en existe plusieurs sortes : alinéa rentrant, alinéa saillant, alinéa aligné, pavé, alinéa ouvrant, alinéa fermant.

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Qu’est-ce que l’acrimonie ?

Le mot ‘ acrimonie ‘ vient du latin acrimonia = ‘ âcreté du sang, de la bile ‘. Il désigne la mauvaise humeur exprimée essentiellement par des propos et un ton hargneux, acerbes, mordants. Ses synonymes sont : causticité, aigreur, amertume. On parle ‘ d’élan acrimonieux ‘ pour désigner l’attitude correspondante. L’expression ‘ acrimonie fielleuse ‘ (de ‘ fiel ‘ = bile des animaux) est également utilisée.

Addiction ou adiction ?

La bonne réponse est ‘ addiction ‘ avec deux D. Ce mot est un anglicisme mais d’étymologie latine, de ad dicere ou ad dictus qui signifie ‘ dire à ‘. L’origine du mot explique donc la présence de 2 D (cf. ad dicere).  L’expression était autrefois juridique, utilisée lorsque l’on mettait en esclavage une personne endettée et insolvable. Ensuite, le mot anglais a été utilisé dans le cadre du rapport de soumission de l’apprenti par rapport à son maître. Puis le mot a évolué vers la définition actuelle, à savoir le caractère compulsif et répétitif de certains comportements avec perte de contrôle de la personne sur elle-même, ce qui crée la dangerosité de l’addiction.

Qu’est-ce qu’un satisfecit ?

Le mot ‘ satisfecit ‘ est emprunté au latin, et utilisé essentiellement dans un cadre scolaire. Il est lié au verbe ‘ satisfaire ‘, du latin satisfacere = payer, rémunérer. Un satisfecit désigne une ‘ attestation donnée en témoignage de satisfaction ‘, par un professeur à son élève. Le satisfecit peut être assimilé à une récompense, un compliment, une reconnaissance, une approbation, un prix, un diplôme, une médaille, une mention, voire autrefois un ‘ bon point ‘.

Différence entre disette et famine

La disette et la famine ont bien un rapport : la faim. Cependant, ces mots ne désignent pas exactement les mêmes degrés de faim. La disette est la pénurie de vivres, de nourriture mais également des choses nécessaires à la vie de manière générale. Le mot viendrait du grec (sans certitude) disekhtos qui signifie ‘année bissextile, année de malchance ‘.

La famine (de faim, du latin fames – même signification) désigne le manque total de nourriture pendant un moment donné, à un endroit donné. Il ne s’agit plus de pénurie comme pour la disette, mais d’absence totale. Cela ne concerne que la nourriture.

Origine du mot panurgisme et des moutons de Panurge

Le nom masculin ‘ panurgisme ‘ vient du personnage de Rabelais appelé Panurge.  Dans l’histoire, celui-ci est le fils de Gargantua et le compagnon de Pantagruel. Un jour, Panurge eut en mer une dispute avec le marchand Dindenault alors qu’il se rendait au pays des Lanternes, et se vengea en lui achetant l’un de ses moutons qu’il jeta ensuite à la mer. Les autres moutons, alertés par les bêlements du mouton qui se noyait, le suivirent tous ainsi que le marchand qui se noya également en s’accrochant au dernier mouton pour essayer de l’empêcher de basculer. De là l’expression ‘ moutons de Panurge ‘ pour désigner les gens qui suivent (physiquement mais surtout en pensée) les autres bêtement sans réfléchir, de même que les effets de foule, de masse, de groupe sans réflexion personnelle. Le panurgisme est donc un mot très péjoratif qui désigne un comportement passif, conformiste, en référence aux moutons de Panurge qui ont suivi bêtement leur camarade lancé dans la mer.

Origine du mot casino

Le nom masculin ’ casino ‘ vient de l’italien ‘ casa ‘ qui veut dire ‘ maison ‘. Au départ, il s’agissait simplement de ‘ maison de plaisance ‘ puis le terme a évolué pour désigner finalement une ‘ maison de jeu ‘ dont l’accès est réglementé, notamment interdit aux mineurs et aux ‘ interdits de jeux ‘ en raison des risques liés aux jeux d’argent. Les premiers casinos ont été construits à Venise au XVIIe siècle. Quant aux États-Unis, les célèbres ‘ saloons ‘ faisaient office de premiers casinos puisque les clients y jouaient notamment aux cartes. Les principaux jeux de casinos sont les ‘ machines à sous « ‘, la Boule, la Roulette, le Black-jack, le Craps, le Poker… Les personnes qui gèrent les tables de jeux sont appelés des ‘ croupiers ‘.

La moxibustion

Qu’est-ce que la moxibustion ? Ce mot vient de moxa, mot d’origine japonaise (de mogusa = bourre végétale) qui désigne une ‘ herbe brûlante ‘, qui est en fait de l’armoise séchée. La moxibustion consiste à brûler de l’armoise séchée, en général sur des points d’acupuncture, dans un but thérapeutique. L’origine de cette pratique remonte à plus de 2 500 ans, très connue notamment en Chine.

Origine du mot livre

Le mot ‘ livre ‘ (au sens littéraire, pas la mesure de poids ni la monnaie anglaise) vient du latin liber, libri qui signifie ‘ aubier ‘. Autrefois, bien avant le papyrus, le liber désignait une pellicule entre le bois et l’écorce sur laquelle on écrivait (Virgile).

Cilice ou silice ?

Les deux mots ‘ cilice ‘ et ‘ silice ‘ existent, ce sont des homophones. Le premier est masculin, le deuxième est féminin, et ils ne désignent pas la même chose.

Le cilice est une large ceinture de crin portée autrefois sur la peau en guise de pénitence. Le mot vient du latin cilicium, qui signifie ‘ étoffe en poil de chèvre de Cilicie ‘. La Cilicie est une région du sud de la Turquie d’Asie.

La silice est de l’oxyde de silicium. Le mot vient du latin silex, silicis = silice. Le silicium est un ‘ non-métal ‘ brun à éclat métallique. Le verre de silice, par exemple, est obtenu à partir de quartz fondu.

Qu’est-ce qu’une didascalie ?

Le nom féminin ‘ didascalie ‘ vient du grec didaskalia qui signifie ‘ enseignement ‘ (voir le rapport avec le nom masculin ‘ didactique ‘, du grec didaskein = enseigner). Il est utilisé essentiellement, à notre époque, pour désigner les instructions de jeu et de mise en scène données par l’auteur d’une pièce de théâtre et nécessaires aux comédiens (maquillage, habillement, humeur, comportements particuliers selon les scènes, les répliques…). Ce mot est très ancien et s’appliquait autrefois aux pièces de théâtre de la Grèce antique.

Une impéritie

Qu’est-ce qu’une impéritie ? Ce nom féminin vient du latin imperitia, de peritus qui signifie ‘ expérimenté ‘ et in (transformé dans le cas présent en im à cause du P) qui indique le côté négatif. Ce mot désigne le manque d’habileté, d’expérience, de capacité dans la fonction exercée.

Un palimpseste

Qu’est-ce qu’un palimpseste ? Ce nom masculin vient du latin palimpsestus, lui-même issu du grec palimpsestos, de psan = gratter et de palin = nouveau. ‘ Gratter nouveau ‘ ? Effectivement, l’étymologie est très claire, puisqu’un palimpseste est un manuscrit écrit sur un parchemin dont on a gratté, retiré la première écriture.

Origine du mot aberrant

Déjà, la bonne orthographe est ‘ aberrant ‘ avec deux R car il arrive souvent de le voir écrit avec un seul R (aberant). Cet adjectif est lié au verbe ‘ aberrer ‘ qui vient du latin aberrare signifiant ‘ s’écarter ‘. Le nom lié est ‘ aberrance ‘. L’aberrance désigne ce qui s’éloigne (nous retrouvons l’étymologie) de ce que l’on appelle le bon sens, les règles. Ce mot s’applique particulièrement aux idées et aux actes. Une idée aberrante = complètement folle, dénuée de bon sens.

Méditerranée, méditerrannée ou méditérannée ?

Il est très courant de voir ce mot mal écrit, voici la bonne orthographe avec une petite astuce qui devrait aider à la retenir : la méditerranée – les eaux méditerranéennes. 2 R ! Pourquoi ? En rapport avec le mot ‘ terre ‘, qu’en général tout le monde sait écrire (ou presque). Un peu d’étymologie : le nom ‘ Méditerranée ‘ vient du latin mediterraneum (mare), qui signifie ‘ mer au milieu des terres ‘. Il est donc bien question de terre, d’où les 2 R. Il faut en revanche mettre un seul N. Résumé : 2 R 1 N.

Expression : des querelles intestines

L’expression ‘ des querelles intestines ‘ désigne des profonds désaccords, des bagarres à l’intérieur d’un groupe, d’une famille, d’un clan. Mais quel rapport avec les intestins (les boyaux) ? Aucun, enfin pas vraiment ! L’origine se trouve dans l’étymologie du mot ‘ intestin ‘ qui au XIVe siècle est venu du latin intestinus qui signifie ‘ intérieur ‘. Le mot intestin dans le sens ‘ boyau ‘ vient du latin intestinum, qui signifie ‘ viscère ‘.  L’expression ‘ des querelles intestines ‘ est donc liée à la notion d’intérieur, et non de boyaux (pour information, le mot boyau vient lui-même du latin botellus qui signifie… saucisse). Des querelles à l’intérieur d’un groupe, et non pas dans les boyaux des gens !

Ambivalent ou ambivalant ?

Ambivalent ou ambivalant ? La bonne réponse est ‘ ambivalent ‘ avec un E. Cet adjectif est lié au nom ‘ ambivalence ‘, qui vient du latin ambo = deux, et vadere = valoir. L’ambivalence désigne ce qui a deux côtés, deux aspects opposés ou très différents, voire deux sentiments contradictoires en matière de psychologie.

Décadent ou décadant ? Et décade ?

Décadent ou décadant ? Le bonne réponse est ‘ décadent ‘ et ‘ décadente ‘ pour le féminin. Cet adjectif désigne le fait d’être en décadence,  à savoir en déclin, au commencement de la ruine. Le mot ‘ décadence ‘ vient du latin decadentia, de cadere qui signifie ‘ tomber ‘. Ne pas confondre avec le nom ‘ décade ‘ (groupe de dix), qui a quant à lui une origine grecque, de dekas, dekados = groupe de 10 (donc même signification). Le mot décade désignera notamment une période de 10 jours tandis que le mot décennie désignera plutôt une période de 10 ans.

Succulent ou succulant ?

Succulent ou succulant ? La bonne réponse est ‘ succulent ‘ avec un E. Cet adjectif vient du latin succulentus, de succus qui veut dire sucre. Rien d’étonnant alors, selon cette étymologie, à ce que le mot ‘ succulent ‘ soit associé à quelque chose de délicieux !

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Différence entre néphrite et névrite

Les deux paronymes néphrite et névrite ne doivent pas être confondus.

Le nom ‘ néphrite  ‘ vient du grec nephritis (nosos) qui signifie ‘ maladie des reins ‘, avec le préfixe néphr-  qui vient du grec nephros et signifie ‘ rein ‘. La néphrite est une inflammation du rein. Les ‘ coliques néphrétiques ‘ touchent d’ailleurs aussi les reins. Nota : les mots qui commencent par le préfixe néphr- ne prennent pas de trait d’union, ils s’écrivent tous en un seul mot (néphrocèle, néphrologie, néphropexie…).

Le nom ‘ névrite ‘ vient du grec neuron qui signifie ‘ nerf ‘, formé à partir du préfixe névr- (même étymologie). La névrite est, comme son étymologie le laisse deviner, une lésion inflammatoire des nerfs.

Différence entre progéniture et primogéniture

Le nom ‘ progéniture ‘ vient du latin genitura, qui signifie ‘ génération, créature ‘, d’après un autre mot latin, progenies, qui signifie ‘ race, lignée ‘, de gignere qui veut dire ‘ engendrer ‘. Ce mot désigne l’ensemble des enfants (la descendance), par rapport aux parents.

Le mot ‘ primogéniture ‘ vient du latin primogenitus, qui signifie ‘ né le premier ‘. Ce mot désigne donc la priorité de naissance entre frères et sœurs, l’aînesse, et non la totalité des enfants.

Le préfixe servo-

Il existe plusieurs mots souvent mal orthographiés en raison de la méconnaissance de leur étymologie, c’est le cas notamment des mots formés avec le préfixe servo- :

Ce préfixe vient du latin servus, qui signifie esclave, et n’a rien à voir avec le… cerveau ! Les noms formés avec le préfixe servo- désignent donc naturellement des mécanismes asservis. Attention, ils ne prennent pas de trait d’union, erreur TRÈS courante également ! Voici la liste de ces noms : servocommande, servodirection, servofrein, servomécanisme et servomoteur.

Différence entre flagrance et fragrance

Attention, ces deux paronymes ne doivent pas être confondus. Leurs significations sont très différentes.

Le nom ‘ flagrance ‘ (du latin flagrans = brûlant) désigne ce qui est flagrant, à savoir évident. Exemple : ‘ Avec ces preuves, on ne peut que constater la flagrance du délit. ‘

Le nom ‘ fragrance ‘ (du latin fragrantia, de fragrare = sentir bon) est surtout utilisé dans le domaine de la parfumerie, pour une raison bien simple, il désigne une odeur agréable. Exemple : ‘ La parfumeuse m’a fait sentir plusieurs fragrances avant que je ne choisisse finalement le parfum qui me convient. ‘

Différence entre harde et horde

Les mots ‘ harde ‘ et ‘ horde ‘ désignent bien des rassemblements… mais avec une différence importante !

Une harde (du francique herda = troupeau – en allemand, le mot est herde) est un troupeau d’animaux sauvages. Exemple : ‘ Une harde de bisons investit la prairie depuis quelques jours. ‘

Une horde (du tartare horda, emprunté au turc ordu = camp) est un ensemble, un groupe de personnes très violentes et causant beaucoup de dégâts sur son passage (des barbares). Exemple : ‘ Des hordes de guerriers sauvages envahirent la région. ‘

Différence entre kérosène et kérogène

Les deux noms kérosène et kérogène existent, mais leurs significations sont différentes et même si leur point commun est le pétrole, il ne faut pas les confondre !

Le kérosène (du grec kêros = cire et suffixe -ène) est le carburant que l’on met dans les avions, tandis que le kérogène (du grec kêros = cire, et gennan =  produire) est une roche imprégnée d’hydrocarbures lourds, gisement pétrolifère. C’est la forme sous laquelle se présente essentiellement la matière organique fossilisée dans les roches. Le kérogène est insoluble dans les solvants organiques, contrairement aux hydrocarbures.

Syphon ou siphon ?

Le mot ‘ siphon ‘ prend un ‘ i ‘ et non un ‘ y ‘. Il est pourtant courant de le voir écrit ‘ syphon ‘. Son origine est latine, de sipho, mot lui-même issu du grec siphôn.

Caroussel ou carrousel ?

Il est courant de voir écrit ‘ caroussel ‘ voire ‘ carroussel ‘ à la place de ‘ carrousel ‘ qui prend en réalité deux R et un seul S. Le mot vient de l’italien carosela qui est un jeu de cavaliers, d’où le nom des célèbres manèges de fêtes foraines tout comme les parades cavalières, appelés carrousels ! Le mot italien est lui-même issu de l’arabe kurradj qui est un jouet pour les enfants, constitué de chevaux harnachés, nous restons donc dans le même domaine lié aux chevaux.

Armoirie ou armoiries ?

Le nom féminin ’ armoiries ‘ s’écrit toujours au pluriel, on dit ‘ des armoiries ‘, et jamais ‘ une armoirie ‘. Il vient de l’ancien français armoyer qui signifiait ‘ orner d’armes héraldiques ‘. Pourquoi ce mot est-il au pluriel ? Parce qu’il désigne un ensemble de choses, à savoir les signes, devises et ornements divers de l’écu d’une famille noble comme d’un État ou d’une ville. Il y a plusieurs choses, donc plusieurs armoiries, jamais une seule.

Accoustique ou acoustique ?

Une erreur courante consiste à écrire ‘ accoustique ‘ au lieu de ‘ acoustique ‘, avec un seul C. Le mot vient du grec akouein qui signifie ‘ entendre ‘. Exemple : ‘ Paul joue de la guitare acoustique. ‘

Hotte et hôte ?

Les mots ‘ hotte ‘ et ‘ hôte ‘ existent bien, mais n’ont pas les mêmes significations.

Le nom féminin ‘ hotte ‘ (comme la célèbre hotte du Père Noël !) vient du francique hotta, de l’allemand dialectal hotze, qui signifie ‘ berceau ‘. Il désigne un grand panier porté sur le dos, tenu avec des bretelles, et destiné à l’origine à porter non pas des jouets comme le Père Noël, mais des produits agricoles, comme par exemple le raisin.

Le nom masculin ‘ hôte ‘ (avec un accent circonflexe) vient du latin hospes (même signification). Il désigne celui qui est reçu quelque part mais également celui qui reçoit. Le féminin est ‘ hôtesse ‘. Exemple : des maisons d’hôtes. Il désigne également ceux qui vivent dans un endroit précis : ‘ les hôtes de ces bois ‘ en parlant des animaux qui vivent dans la forêt. Les mots hôpital et hôtel sont liés par le sens et la base étymologique au mot ‘ hôte ‘.

 

Différence entre marri et mari

Les deux mots ‘ marri ‘ et ‘ mari ‘ existent mais n’ont pas les mêmes significations.

L’adjectif ‘ marri ‘ (‘ marrie ‘ au féminin) vient de l’ancien français se marrir, qui signifie s’ennuyer. Il signifie attristé, fâché, chagrin. Être marri.

Le nom ‘ mari ‘ vient du latin maritus, de mas, maris = ‘ mâle ‘. Il désigne l’époux.

Différence entre pâle et pale

Les deux mots ‘ pâle ‘ et ‘ pale ‘ existent, mais n’ont pas les mêmes significations. Voici les différences, afin d’éviter de les confondre pour les écrire correctement :

L’adjectif ‘ pâle ‘ (du latin pallidus = ‘ de couleur jaune pâle’) désigne précisément un teint peu coloré, blême, blafard. Un visage pâle. C’est pour cela que les Amérindiens appelaient ainsi les ‘ blancs ‘ venus les coloniser.

Le nom féminin ’ pale ‘ (du provençal pala = ‘ pelle ‘) désigne un ‘ élément en forme d’aile vrillée fixé au moyeu d’une hélice ‘, mais également la partie plate d’un aviron. Les pales d’un hélicoptère.

Rubicond ou Rubicon ?

Les deux mots ‘ rubicond ‘ et ‘ Rubicon ‘ existent, le tout est de bien les écrire selon le sens de la phrase dans lequel on les emploie, car nous allons voir qu’ils n’ont pas du tout la même signification.

L’adjectif ‘ rubicond ‘ désigne un visage très rouge. Le mot vient du latin rubicondus, de ruber qui signifie… rouge ! Au féminin, on écrit ‘ rubiconde ‘ (pour parler dans ce cas d’une face).

En revanche, le ‘ Rubicon ‘, avec une majuscule, et un fleuve italien. Une expression bien connue qui signifie ‘ se lancer dans une entreprise risquée ‘. Mais pourquoi ? Il faut remonter à l’époque romaine où le droit interdisait aux généraux de passer ce fleuve qui servait de frontière entre la Gaule et l’Italie. Tenter de le franchir était dans ce cas à ses risques et périls !

Les principaux nuages

Voici la liste des 10 genres de nuages avec quelques explications :

Cirrus signifie en latin ‘ boucle de cheveux ‘. Altitude entre 6 et 15 km. Filaments blancs (comme des ‘ cheveux d’ange ‘), pas de précipitations. Ressemble aux traînées de condensation derrière les avions. Il annonce l’arrivée proche d’une dépression.

Cirrostratus. Du latin sternere = étendre. Altitude entre 4,5 et 12 km. Il a l’apparence d’un voile continu de filaments translucides. Pas de précipitations.

Cirrocumulus. Du latin cumulus = entassement, gros amas. Altitude entre 5 et 10 km. Formé de cristaux de glace, il ressemble à un entassement de morceaux de coton, sa forme évoque également un troupeau lointain de petits moutons.

Altocumulus. Du latin altum = hauteur. Altitude entre 2 et 6 km. Il est constitué de gouttelettes d’eau (parfois de glace). Ce sont des couches de nuages blancs ou gris. Annonce un changement de temps.

Altostratus. Altitude entre 2 et 5 km, mais épais de 500 à 3000 mètres ! C’est un nuage en couche grise striée, qui laisse faiblement transparaître le soleil. Il est accompagné de précipitations (pluie ou neige).

Nimbostratus. Du latin nimbus = nuage de pluie. Les nimbostratus sont des altocumulus épaissis dans le sens vertical (entre 2 et 10 km d’épaisseur). L’altotratus est constitué de gouttelettes en suspension, il est très opaque, large et haut.

Stratocumulus. Altitude entre 0,5 et 2 km. Il est épais d’environ 600 mètres. On le reconnaît à sa forme de larges masses sombres et rondes, par vagues.

Stratus. Nuage très bas, de zéro à quelques centaines de mètres d’altitude maximum. C’est ce que l’on appelle le brouillard quand il est au sol.

Cumulus. Nuage bas, jusqu’à 2 km d’altitude en général. Mais il peut être plus haut parfois. C’est le nuage ‘ chou-fleur ‘, ou ‘ moutons ‘. Il se transforme en général en d’autres nuages.

Cumulonimbus. Altitude entre 2 et 18 km, à très grande extension verticale. C’est le nuage ‘ enclume ‘ caractéristique, quand il est en fin d’évolution (cristaux de glace à l’extrémité supérieure). Il apporte des orages, des tornades, de la grêle, des précipitations violentes descendantes.

Origine des mots génie et génial

Le nom ‘ génie ‘ vient du latin genius qui signifie ‘ divinité tutélaire ‘ (=  divinité qui tient sous sa protection, d’où les histoires merveilleuses mettant en scène des génies), signifiant au figuré ‘ inclination, talent ‘ au XVIe siècle (Rabelais). Le sens évolua au XVIIe siècle, désignant alors une aptitude supérieure, d’où par exemple le ‘ Génie militaire ‘.

L’adjectif  ’ génial ‘ est apparu au XVIe siècle et vient du latin genialis signifiant à l’origine ‘ qui a un caractère de fête ‘. Le sens n’évolua qu’au XIXe siècle pour désigner alors le fait d’avoir du génie.

Expression française en grande pompe

L’expression ‘ en grande pompe ‘ signifie dans le luxe, avec solennité. Son origine est très ancienne et nous ramène au XIIe siècle, où le mot ‘ pompe ‘ désignait une fête luxueuse. Mais pourquoi un tel nom ? La réponse se trouve dans son étymologie, du latin pompa, signifiant littéralement ‘ cortège pompeux ‘, issu du grec pompê =  ‘ pompes funèbres ‘. Pas très gai ! Mais les enterrements dignes de ce nom étant réservés autrefois aux gens riches, on peut comprendre mieux cette origine.

Etymologie du mot monopole

Le mot ‘ monopole ‘ vient du latin monopolium, lui-même issu du grec monopôlion = droit de vendre seul, de monos = seul et pôlein = vendre. À l’origine, le monopole désignait la faculté attribuée à un marchand par le ‘ Prince ‘ d’avoir le droit d’être le seul à vendre certaines marchandises, au préjudice de tous les autres marchands (Acad. 1 – 1694). Le principe de monopole en tant que trafic exclusif existe toujours à l’heure actuelle, dans beaucoup de domaines marchands. Les monopoles sont établis selon des conditions financières bien précises et portent souvent préjudice à la liberté du commerce. L’État exerce notamment, en vertu des privilèges liés à sa condition même d’État, le monopole de la vente de beaucoup de produits.

Pourquoi les phasmes portent-ils ce nom ?

Les phasmes, ces insectes inoffensifs ressemblant à des bouts de bois que l’on élève souvent dans les écoles et faisant la joie des enfants, se nomment ainsi en raison de leur relative invisibilité, puisque leur caractéristique la plus extraordnaire est de pouvoir se confondre avec les branches ou les feuilles sur lesquelles ils se trouvent. C’est pour eux une question de survie, cela leur permet d’échapper à leurs prédateurs lorsqu’ils sont à l’état naturel.  Le mot ‘ phasme ‘ vient du grec phasma… qui signifie… fantôme, de phaineîn = apparaître ! Eh oui !

Etymologie du mot flèche

Le mot ‘ flèche ‘ vient du francique fliugika qui signifie ‘ celle qui vole ‘ (moyen néerlandais : vliecke). Le mot allemand fliegen = voler possède la même étymologie. Attention, le mot ‘ flèche ‘ prend un accent grave, l’erreur étant courante de vouloir y mettre un accent circonflexe !

Que signifie le mot nyctalope ?

Le nom ‘ nyctalope ‘ vient du grec nuktalôps = qui voit la nuit. Cette faculté de voir dans l’obscurité, la pénombre, peut être observée chez certains humains mais surtout des animaux comme les félins (le chat est connu pour voir la nuit) et les animaux nocturnes en général. Leur œil est pourvu d’adaptations spécifiques, avec notamment plus de bâtonnets. La contrepartie est que la vision diurne (de jour) est nettement moins bonne.

Qu’est-ce qu’une mélopée ?

Le mot ‘ mélopée ‘ vient du bas latin melopoeia, issu du grec melos = mélodie et poieîn = faire.  Il désigne une mélodie lancinante, monotone. Dans l’Antiquité grecque, il s’agissait d’un chant rythmé qui accompagnait la déclamation (pièce d’éloquence – par exemple ‘ les déclamations de Sénèque ‘).

Qu’est-ce qu’une logorrhée ?

Le mot ‘ logorrhée ‘ vient du latin logos = parole et rheîn = couler. Il désigne une capacité à parler énormément, de manière intarissable. En matière de psychiatrie, il s’agit d’un trouble du langage.

Que veut dire le mot interlope ?

L’adjectif ‘ interlope ‘ vient de l’anglais interloper = bateau contrebandier. Il signifie donc louche, voire illégal, en fraude. Exemple : un commerce interlope (un commerce de faux, d’articles de contrebande).

Qu’est-ce qu’un havresac ?

Le mot ‘ havresac ‘ vient du mot allemand Habersack =  sac d’avoine. C’est un sac à dos porté par les soldats ou les campeurs, qui contient leur équipement. Il apparut lors de la guerre de Trente Ans, désignant à l’époque le sac en toile des soldats.

Qu’est-ce qu’un galimatias ?

Un galimatias, du bas latin ballimathia qui signifie ‘ chanson obscène ‘, désigne un discours embrouillé et confus, incompréhensible, une rédaction obscure, mal écrite, qui donne l’air de dire quelque chose mais qui finalement ne dit rien. L’expression liée est : ‘ c’est un pur galimatias ‘. Il existe également ce que l’on appelle le ‘ galimatias double ‘. Ce dernier désigne un discours incompris de tous, non seulement de ceux qui l’entendent ou le lisent, mais également de celui qui le fait.

Qu’est-ce qu’une édicule ?

Une édicule, du latin aedicula qui signifie ‘ petite maison ‘, et aedes = maison, est une petite construction installée sur la voie publique :  Abribus, toilettes publiques, kiosque, bouche de métro etc. C’est également une construction annexe, secondaire.

Qu’est-ce qu’une clepsydre ?

Une clepsydre est une horloge antique d’origine égyptienne destinée à mesurer le temps par écoulement d’eau dans un récipient gradué. Le mot vient du latin clepsydra, du grec klepsudra = ‘ qui vole l’eau ‘ (kleptein = voler et hudôr = eau).

Qu’est-ce qu’une capilotade ?

Une capilotade est un ragoût constitué de restes de viandes déjà cuites, coupés en petits morceaux. Ce mot vient de l’espagnol capirotada, qui signifie… ragoût ! L’expression liée ‘ mettre en capilotade ‘ signifie mettre en pièces, en charpie, en miettes, écraser.

Qu’est-ce qu’un bachi-bouzouk ?

Un bachi-bouzouk est un cavalier mercenaire (soldat irrégulier) de l’armée ottomane, possédant un armement non standardisé très léger. C’est un mot turc signifiant ‘ mauvaise tête ‘. Les bachi-bouzouks étaient surtout utilisés pour la reconnaissance, l’information, la poursuite et l’occupation du terrain. Dans la bande dessinée Tintin, le capitaine Haddock utilise cette expression en tant qu’insulte.

Origine du mot kaléidoscope

Le mot kaléidoscope désigne un appareil constitué d’un tube opaque et de plusieurs miroirs placés de manière à faire apparaître des dessins symétriques. Il fut inventé par un physicien anglais du nom de Sir David Brewster en 1818. Le mot vient du grec kalos = beau,  eîdos = aspect et skopeîn = regarder.

Origine du mot fromage

Le mot fromage  vient du latin populaire formaticum, lui-même dérivé de forma (forme à fromage), fourme puis forme puis formage au XIIIe siècle (ancien français), devenu fromage par permutation de deux lettres au fil du temps. Le mot fourme existe encore et désigne un fromage au lait de vache des montagnes du Cantal, la fourme d’Ambert.

D’où vient le mot entrechat ?

Ne cherchez pas de petit félin appelé ‘ chat ‘ dans ce mot ! Le mot ‘ entrechat ‘ est apparu au XVIIe siècle et vient de l’italien intrecciata = entrelacé, abréviation de capriola intrecciata = saut entrelacé.

Qu’est-ce qu’une coquecigrue ?

Si quelqu’un vous envoie chercher la coquecigrue, dites-vous bien que cette personne se moque de vous ! La coquecigrue est un animal imaginaire chimérique et burlesque (dont on trouve trace dans les écrits de Rabelais notamment) issu d’un coq, d’une grue et de… ciguë… dont il est censé raffoler… n’en mangez surtout pas, Socrate en a déjà fait les frais ! Par extension, une coquecigrue est une farce, une absurdité, une chimère, un ‘ conte en l’air ‘, une baliverne. Conter des coquecigrues = raconter des balivernes. Exemple : ‘ Il vous payera à la venue des coquecigrues ‘ (il ne vous payera jamais).

Différence entre confiture, compote, marmelade et gelée

La confiture (de confire) est une préparation de fruits frais et de sucre cuits ensemble et dont le sucre assure par principe la conservation. Une confiture contient au minimum 45 % de fruits. Les colorants et conservateurs sont interdits. Confiture de fraises.

La compote (du latin compositus qui veut dire ‘ mélangé ‘) est une préparation de fruits frais ou secs que l’on cuit avec de l’eau et du sucre. Une compote contient au minimum 85 % de fruits. Les conservateurs, arômes et colorants sont interdits. Compote de pommes.

La marmelade (du portugais marmelada, de marmelo qui signifie ‘ coing ‘) est une compote de pulpe de fruits cuite avec du sucre de manière à obtenir la consistance d’une purée. Une marmelade contient au minimum 20 % de fruits. Les conservateurs sont interdits. Marmelade de coing. La marmelade d’orange est en fait une gelée dans laquelle sont ajoutés des zestes de d’oranges finement coupés.

La gelée est un jus de fruits cuits avec du sucre, qui se solidifie en refroidissant. Une gelée contient au minimum 35 % de fruits. Les conservateurs sont interdits. Gelée de groseille, cassis, pommes, coings, qui sont des fruits riches en pectine.

Entre-temps ou entre temps ?

Doit-on écrire ‘ entre-temps ‘ ou ‘ entre temps ‘ ? La réponse est : ‘ entre-temps ‘ avec un trait d’union (dictionnaire de l’Académie française 1932), orthographe toujours valable. Cet adverbe vient de l’ancien français entretant = ‘ dans cet intervalle de temps ‘.

Différence entre incident et accident

Le mot ‘ incident ‘ date du XIIIe siècle et vient du latin scolastique incidens, du verbe incidere qui signifie ‘ survenir, tomber sur…’ et désigne un événement qui arrive par hasard, mais également et surtout un événement fâcheux qui perturbe une action. Exemple : un incident diplomatique.

Le mot ‘ accident ‘ est plus ancien, datant du XIIe siècle. Il vient du latin accidens = ‘ qui arrive ‘, du verbe accidere qui signifie ‘ survenir ‘.  Le sens actuel date cependant du XVIIIe siècle (J.J. Rousseau), à savoir ‘ un événement provoquant des dommages matériels ‘. Un accident est plus fort qu’un incident. Exemple : un accident de travail.

Différence entre courbature et contracture

Le mot ‘ courbature ‘ (XVIe siècle) vient du provençal courbaduro, attraction de court et de battu. Il désigne des douleurs musculaires sans aucune gravité suite à un effort important. Par exemple, lorsque l’on fait du sport soudainement, sans y être habitué. De même au réveil, après une nuit de sommeil, il faut un temps avant que le corps ne se réveille à son tour. Le mot ‘ contracture ‘ quant à lui, du latin contractura, désigne une contraction musculaire durable accompagnée de raideur, et involontaire. Les contractures peuvent apparaître derrière la tête notamment quand on est enrhumé voire fébrile.

Tsunami, raz de marée et mascaret

Le mot tsunami vient du même mot japonais qui signifie ‘ vague portuaire ‘. Les tsunamis se produisent en général dans l’océan Pacifique. Un tsunami est donc un raz de marée (écrit aussi raz-de-marée), mais provoqué quant à lui par une éruption volcanique, un séisme ou un glissement de terrain. Le mot raz de marée est plutôt le terme général désignant de grosses vagues qui peuvent aller jusqu’à 20 ou 30 mètres de hauteur, et provoquées également par les tempêtes, ce qui ne concerne pas le tsunami dont les trois origines possibles sont précisées plus haut. Le mascaret (du gascon mascaret), quant à lui, est également assimilé au raz de marée, mais se caractérise par une énorme vague qui remonte un fleuve, et se produit notamment en France (sur la Dordogne et la Garonne), en Chine, en Angleterre et au Brésil, aux embouchures des grands fleuves à marée montante et au moment des équinoxes. Le mascaret est beaucoup moins haut que le tsunami, mais peut aller jusqu’à 2 mètres de hauteur (Indonésie).

Etymologie du mot séisme

Le nom masculin ‘ séisme ‘ est apparu à la fin du XIXe siècle, donc relativement récent. Il vient du grec seismos qui signifie ‘ tremblement de terre ‘, ‘ ébranlement ‘. Autrefois, on parlait simplement de tremblement de terre.

Etymologie du mot taxer

L’origine du mot ‘ taxer ‘ remonte à la fin du XIIIe siècle, étant une variation de tausser, tauxer jusqu’au XVIe siècle. Le mot vient du latin taxare qui signifie taxer, évaluer tout simplement !

Etymologie du mot banque

Le mot banque vient de l’italien banca, qui était au XVe siècle une ‘ table de comptoir ‘, ‘ table de changeur ou de commerçant ‘. Le terme italien désigna plus tard un ‘ établissement de crédit ‘, les banquiers lombards travaillant sur des bancs dans des lieux ouverts. Le mot est arrivé en France avec l’installation de banques italiennes dans la ville de Lyon. Le terme de ‘ billet de banque ‘ est apparu de ce fait à la fin du XVIe siècle, tout d’abord appelé ‘ lettre de banque ‘.

Etymologie du mot finance

Le mot ‘ finance ‘ vient de l’ancien français finer qui signifie payer, ‘ mettre à bonne fin ‘, qui est une forme altérée de finir = ‘ amener à fin ‘. Le mot fin en ancien français désigne l’argent. En latin médiéval, on retrouve le mot financia qui signifie ‘ redevance ‘.

Etymologie du mot pétrole

Le mot pétrole (XIIIe siècle) vient du latin médiéval petroleum, de petra = pierre, et oleum = huile, ce qui signifie littéralement ‘ huile de pierre ‘, lui-même issu du grec ancien pétrélaion, de même composition basique que le mot latin : pétra = pierre, et élaion = ‘ huile d’olive ‘. Les mots dérivés n’apparurent cependant qu’à la fin du XIXe siècle avec le début de l’exploitation pétrolière.

Différence entre menteur et mentor

Les mots menteur et mentor existent, mais n’ont pas la même signification !

Le menteur est celui qui dit volontairement des choses fausses. Le mot mentor, dont l’étymologie correspond à un personnage de la mythologie grecque appelé Mentor, précepteur de Télémaque et ami d’Ulysse (oeuvre de Fénelon 1699), désigne un guide attentif, un conseiller expérimenté.

Différence entre dicton et proverbe

Les mots dicton et proverbe sont connus de tous, mais leurs significations diffèrent quelque peu, d’où l’utilité d’avoir plusieurs mots !

Le mot ‘ dicton ‘ désigne une sentence populaire à but pratique. Il est assez souvent régional et concerne les choses de la nature. Le mot ‘ dicton (XVe siècle) vient du latin dictum, qui signifie ‘ sentence ‘. À l’origine, les dictons étaient faits pour aider la population à se souvenir des moments où il faut planter ou semer certaines graines, indiquant également les dates de moissons, aidant aussi à prévoir la météo etc.  Dans les dictons, on retrouve souvent le nom des saints et des mois. Exemple : En avril, ne te découvre pas d’un fil ‘. Cela signifie que la saison n’est pas suffisamment avancée pour trop se découvrir, et que si on le fait, on risque de prendre froid et d’être malade.

Le mot ‘ proverbe ‘ est souvent lié à des pays précis mais pas forcément. Il vient du latin proverbium, de verbum qui signifie ‘ mot ‘ (XVIIe siècle). Exemple : un proverbe chinois. Il peut concerner également des régions. Les proverbes ont un sens assez général du point de vue de la philosophie de vie. Exemple : L’habit ne fait pas le moine. ‘ Cela veut dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Etymologie de soldat

Pourquoi soldat s’écrit-il avec un T à la fin ? Voici la réponse. Le mot date du XVIe siècle mais vulgarisé au XVIIe siècle, remplaçant l’ancien mot ‘ soudard ‘. Il vient de l’italien soldato, de soldare qui signifie ‘ payer une solde ‘. Le mot soudard quant à lui vient de l’ancien soudoier (mais aussi les variantes soldier et soldoier), de sold ou soud, ancienne forme de sou = argent. À ce propos, le verbe soudoyer a la même origine !

Repaire et repère

Repaire et repère sont des homonymes souvent confondus. Le mot repaire vient de l’ancien français repairier, qui signifie ‘ revenir chez soi ‘, issu du bas latin repatriare = patrie. Il désignait donc la demeure des hommes (XIe siècle) avant de désigner l’abri des animaux (XVIe siècle). Au XVIIe siècle, le nom désigna ensuite, au sens figuré, l’endroit où se cachaient les brigands. Repère quant à lui vient du latin reperire, qui signifie retrouver (XVIe siècle) et fait allusion à un retour au point de départ. Au XVIIIe siècle, le sens évolue vers le sens actuel ‘ marque, jalon ‘, d’où le ‘ point de repère ‘.

Ne pas confondre consommer et consumer

D’un point de vue étymologique, consommer (XIIe siècle) vient du latin consummare, dont la signification est ‘ réaliser dans son ensemble, parfaire, accomplir jusqu’au bout, achever, faire la somme.’ Le mot fut justement longtemps confondu (jusqu’au XVIIe siècle) avec le mot consumer, à cause de son étymologie. Consumer vient en revanche du latin consumere, qui signifie détruire peu à peu. On constate effectivement que les deux mots latins consummare et consumere sont assez proches, d’où les confusions.

Etymologie de printemps

Le mot printemps (XVIe siècle) vient du latin primus tempus, qui signifie ‘ premier temps, première saison ’. En ancien français, au XIIe siècle, le mot était prinstans, remplaçant le premier mot primevère (qui est resté pour désigner la fleur) mais aussi primevoire du latin populaire prima vera (‘ au début du printemps ‘).

Pléonasme : apparence extérieure

Il est courant d’entendre parler d’apparence extérieure… c’est un pléonasme, l’apparence étant ce qui se présente immédiatement à la vue ou à la pensée ! Expression liée : ‘ Il ne faut jamais se fier aux apparences. ‘ Effectivement l’apparence peut tromper, c’est bien connu. Quant à son extériorité, elle est totalement évidente, puisque précisément elle ne laisse pas transparaître la partie intérieure, plus profonde, et bien souvent plus vraie. Cela n’exclut pas pour autant que l’intérieur puisse ressembler à l’extérieur, mais ce n’est pas systématiquement le cas. Le mot apparence vient de apparoir avec une influence du latin impérial apparentia (Tertulien, écrivain africain de langue latine et père de l’Église d’Occident – IIe siècle), et signifia vraisemblance jusqu’au XIXe siècle.

Pléonasme : prévenir d’avance

Tout le monde a déjà entendu une phrase du style : ‘ Je te préviens d’avance, si tu n’arrêtes pas tes bêtises, tu seras puni ! ‘… C’est un pléonasme. Le verbe prévenir vient du latin praevenire (XVe siècle), de prae = avant et de venire = venir. Au XVIe siècle, le verbe prévenir signifiait  aller au-devant des désirs, puis au XVIIIe siècle, la signification évolua vers avertir.

Pléonasme : Eurêka ! J’ai trouvé !

L’interjection eurêka vient du grec hêurêka qui signifie… ‘ j’ai trouvé ! ‘ Il est donc inutile de préciser que l’on a trouvé la solution si l’on prononce le mot eurêka qui se suffit à lui-même, c’est un pléonasme ! Pour la petite histoire, on attribue cette exclamation à Archimède lorsqu’il découvrit la poussée des liquides sur les corps immergés, alors qu’il prenait son bain… d’où la Loi d’Archimède sur la flottabilité des corps ! Profitons-en pour rappeler le principe de cette loi : ‘ tout corps plongé dans un fluide reçoit une poussée de bas en haut égale au poids du volume du fluide déplacé.’

Pléonasme : s’esclaffer de rire

S’esclaffer signifie rire bruyamment. C’est donc un pléonasme que de dire : ‘ Il s’est esclaffé de rire en voyant son accoutrement.’ Le mot (XVIe siècle Rabelais) vient du provençal esclafa = éclater, de clafa = frapper bruyamment.

Etymologie des mots avatar et avarie

Le mot avatar (1800) vient du sanscrit avâtara, qui désigne la descente sur terre d’un être divin, puis les différentes réincarnations et transformations successives de Vishnu (Vichnou), au nombre de 10 : poisson, tortue, sanglier, homme-lion, nain, les deux Sama, Krichna, Bouddha et Calci. Plus concrètement, le mot désigne dès la fin du XIXe siècle ‘ chacune des formes diverses que prend successivement une chose ou une personne ‘.

Attention, avatar ne doit pas être confondu avec le mot avarie, qui signifie mésaventure et qui est souvent utilisé à sa place (barbarisme, faute de langage). L’origine de ce mot vient de l’italien avaria, emprunté à l’arabe awar, qui signifie ‘ dommage ‘ (XIIIe siècle).

Mardi gras et carnaval

Mardi gras n’a pas lieu à la même date selon les années (par rapport au calendrier grégorien), mais c’est toujours un mardi, et ce jour précède systématiquement le Mercredi des Cendres, qui quant à lui marque le début du Carême (période de pénitence dans la tradition chrétienne). Sa date est déterminée 41 jours avant Pâques. Il s’agit donc de faire la fête avant le jeûne. Pour cela, on organise notamment des carnavals un peu partout dans le monde. Le mot carnaval (XVIe siècle Ronsard) vient de l’italien carnevale, altération de carneleva qui signifie ‘ enlève-chair ‘, du latin caro, carnis, et du latin médiéval carnelevare qui signifie ‘ retirer la chair ‘ (= retirer la viande de la table). Carnaval = retirer la chair, la viande. Pour résumer, les gens font la fête (le carnaval) avant qu’on leur retire la viande, ceci dû à la période de jeûne qui suit juste après (jeûne devenu symbolique dans la réalité des faits à notre époque, mais la tradition reste).

Différence entre gêne et gène

Les mots gêne et gène existent, mais leurs significations sont différentes.

1 – Le mot ‘ gêne ‘ tout comme ses dérivés ‘ gêneur ‘, ‘ gêner ‘, ‘ gênant ‘… fait référence à la notion de malaise, d’impression désagréable. Se sentir gêné. Le mot existe depuis le début du XVIe siècle de l’ancien français gehine ( = torture – XIIIe siècle) lui-même dérivé de gehir (XIIe siècle) qui signifiait ‘ faire avouer la torture ‘, mot d’origine germanique, de l’ancien allemand jëhan (ancien haut allemand jehän = avouer). Au XVIIe siècle, le mot gêne signifiait ‘ tourment ‘. Embarasse

2 – Le mot ‘ gène ‘ désigne le segment d’ADN transmis de manière héréditaire, et qui participe à la synthèse d’une protéine correspondant à un caractère précis. Le mot vient du grec genos, qui signifie ‘ génération ‘ (Johannsen 1911). emoticone

Différence entre ciseau et ciseaux

Un ciseau et des ciseaux ? Pas du tout la même chose, et les deux existent !

Le ciseau (au singulier) est un outil métallique tranchant destiné à travailler le bois, mais également le fer ou la pierre, très utilisé notamment en menuiserie : un ciseau de menuisier. Ce terme est utilisé également dans le domaine du sport : faire un ciseau, sauter en ciseau (mouvement croisé des jambes). Le mot ciseau vient du latin populaire cisellus (XIIe siècle), altération d’un dérivé de caesellus, de caedere, qui signifie couper.

Les ciseaux (au pluriel) appelés aussi ‘ paire de ciseaux ‘ (car composée de deux ciseaux dont les tranchants se croisent), sont l’instrument que tout le monde possède chez soi, et qui sert à découper du papier et des étoffes essentiellement. Des ciseaux de couturier.

Faire bonne chère ou faire bonne chair ?

La bonne expression est ‘ faire bonne chère ‘, et non ‘ faire bonne chair ‘. Le mot ‘ chère ‘ vient du latin cara, qui signifie visage, et de l’ancien français chière tiré du latin (même signification). Le sens ancien de l’expression signifiait ‘ faire bonne figure ‘, ‘ être aimable ‘ mais depuis le XVIIe siècle, elle signifie bien manger, voire faire ripaille, se goinfrer ! Mais quel rapport entre les deux significations ? C’est simple : faire bonne figure supposait savoir bien recevoir ses invités, bien les accueillir… ce qui laissait présager un repas agréable et bien fourni, une table bien servie dans une ambiance joviale.
Aimer la bonne chère ‘, c’est aimer les bonnes choses (pas seulement du point de vue nourriture d’ailleurs !). L’expression s’oppose à ‘ faire maigre chère ‘, qui signifie faire un mauvais repas.

Gourmand et gourmet

Il y a une grande différence entre gourmand et gourmet.  Le gourmand mange sans modération, avec avidité, et le terme est même péjoratif. On dit d’ailleurs que ‘ la gourmandise est un vilain défaut ‘, en raison de la notion d’excessivité qui s’y trouve liée.

Le gourmet quant à lui, apprécie la bonne chère (et non pas ‘ chair ‘ !), mais en connaisseur, sans aucun excès. Il reste sobre dans tous les cas et apprécie réellement le bon goût de certains plats ou vins, sachant les distinguer de nourritures ou boissons bas de gamme. Les mots gourmet et gourmand ont la même étymologie, ils viennent de l’ancien français gromet, qui désignait le valet de marchand de vin (XVe siècle).

Le jeu de Sudoku

Le jeu de Sudoku est constitué d’une base carrée de neuf cases de côté, elle-même subdivisée en autant de sous-grilles identiques que l’on appelle régions. Le principe est d’obtenir une seule fois chaque chiffre de 1 à 9 dans chaque région. On peut aussi utiliser des signes autres que des chiffres. C’est un jeu très ancien d’origine japonaise, écrit aussi Su Doku (su = chiffre et doku = unique). Il fut repris par un mathématicien suisse au XVIIIe siècle, Leonhard Euler mais ne fut connu en Occident qu’à partir de la parution du jeu dans un magazine américain en 1970 (Number Place). Voici un site où vous pourrez créer vous-même à l’infini, et gratuitement, vos propres grilles : http://sudoku-gratuit.help-ordi.com

Marocain et maroquin

Les mots marocain et maroquin existent, mais ont une signification différente, bien que l’étymologie soit la même, comme nous allons le constater. Leur étymologie commune est : Maroc. Marocain est l’adjectif de Maroc (exemple : un tapis marocain) ainsi que le nom des habitants de ce pays (les Marocains). Maroquin désigne un cuir, à l’origine fabriqué au Maroc, d’où son nom. La peau de chèvre ou de mouton (‘ peau de chagrin ‘ dans ce cas) est tannée au sumac ou à la noix de galle, ce qui lui confère un grain apparent, irrégulier et large, ainsi qu’une grande solidité. Elle est assez résistante pour être utilisée comme reliure des livres raffinés. Elle se prête également aux travaux décoratifs, en raison de sa finesse. Le mot maroquinerie, que tout le monde connaît, désignant le magasin où l’on vend des sacs à main, des portefeuilles et autres objets en cuir, vient de maroquin.

Pécunier ou pécuniaire ?

Le nom pécunier n’existe pas ! Il est pourtant utilisé par beaucoup de gens, c’est un barbarisme. Le vrai mot est pécuniaire. Il signifie : qui a rapport à l’argent. Son origine remonte au XIIIe siècle, du latin pecuniarius = relatif à l’argent. Le pécune constitue d’ailleurs l’argent, les ressources. Ne pas confondre avec le pécule, qui n’a pas du tout la même origine. Pécule vient du latin peculium, de pecus qui signifie : bétail. Le mot pécule désigne, dans sa signification moderne, un capital économisé peu à peu, lié à l’argent comme pécuniaire. Mais comme l’étymologie nous l’apprend, il est en rapport avec le bétail en premier lieu. C’est par extension que le rapport à l’argent est apparu dès le XVIe siècle (péculat = être concussionnaire, à savoir un agent de la fonction publique qui exige et perçoit des sommes non dues, très courant autrefois !…). On accumule du bétail, tout le monde sait qu’il n’y a pas qu’une vache dans un  troupeau ! Pour l’argent, c’est pareil.

Agoniser ou agonir ?

Agonir, qui existe bel et bien, est souvent confondu avec agoniser, verbe du premier groupe qui se conjugue comme ses petits camarades habituels du même groupe. Utiliser agonir à la place de agoniser est un barbarisme (ici, utilisation dans un sens non approprié). L’origine en est peut-être la conjugaison du verbe agoniser, elle-même souvent erronée. Nombreux sont ceux qui disent : il agonit, au lieu de il agonise. Agoniser (du latin ecclésiastique agonizare = lutter) veut dire être en train de mourir (lutter contre la mort), tandis que agonir (de l’ancien français ahonnir =  insulter) signifie insulter, le sens n’a pas changé. Exemple : agonir quelqu’un d’injures.

Un infarctus ou un infractus ?

Nombreux sont les gens qui disent infractus au lieu de infarctus. C’est un barbarisme ! Le vrai mot est bien sûr infarctus. Apparu à la fin du XIXe siècle, il vient du latin in, qui veut dire : dans, et farcire qui veut dire… farcir (le tissu nécrosé ressemble à de la farce, d’où cette origine) ! Astuce pour ne plus se tromper en prononçant le mot : on ne dirait jamais fracir, mais bien farcir. Le R se trouve bien après le A et non avant.

Un dilemme ou un dilemne ?

Voici un barbarisme très courant : beaucoup de gens disent un dilemne, alors que le vrai mot est un dilemme. Le mot dilemme (XVIe siècle) vient du latin dilêmma emprunté au grec dis = deux fois, et lêmma = argument.

Pantomime ou pantomine ?

Il est courant de dire pantomine, alors que le vrai mot est pantomime ! C’est un barbarisme. Le mot pantomime vient du grec pantomimos = qui imite tout (de pan/pantos = tout, et mimos = mime).  Le mot pantomime est apparu au milieu du XVIe siècle, signifiant : ‘ acteur de mime ‘. Il désigne maintenant, dans le sens figuré, un comportement ridicule. Exemple : ’ Arrête donc cette pantomime, tu es ridicule ! ‘

Dégradation et déprédation

Les deux mots existent. Les dégradations sont des dégâts qui concernent essentiellement les bâtiments, sans qu’il y ait forcément une intention malveillante. Les causes peuvent en être tout simplement les intempéries ou l’érosion naturelle. Exemple : ’ La dégradation de cette maison est de plus en plus importante depuis que ses propriétaires l’ont abandonnée. ‘

Les déprédations en revanche supposent une intention malveillante au départ, des pillages accompagnés de dégâts. Déprédation vient du latin depraedatio et contient praeda qui signifie proie.

Gravement et grièvement

Gravement et grièvement sont des synonymes. Alors pourquoi deux mots ? On utilise ‘ gravement ‘ à partir du moment où l’on veut signifier la gravité d’une chose.  Exemple : être gravement malade. En revanche, ‘ grièvement ‘ ne s’emploie plus que dans un seul sens, à savoir associé avec ‘ blessé ‘. Exemple : il est grièvement blessé. En fait, il existait autrefois un mot populaire pour dire ‘ gravité ‘ (du latin gravitas = pesanteur), il s’agissait de ‘ grièveté ‘, mais il a été éliminé par l’Académie. Le mot ‘ grièvement ‘ (XIVe siècle) a remplacé l’ancien français griefment. Puis il a été remplacé peu à peu par ‘ gravement ‘ (du latin gravis = lourd, pénible).

Conjecture et conjoncture

Le mot conjecture vient du latin conjectura, de cum = avec, et jacere = jeter. Il désigne une supposition, une hypothèse fondée sur des apparences. Exemple : se perdre en conjectures = envisager de nombreuses possibilités, et aussi être perplexe (embarrassé face à une situation).

Le mot conjoncture, proche au niveau de l’écriture, n’a pas le même sens. C’est un dérivé du verbe conjoindre. En ancien français, on disait conjointure (d’après le latin conjunctus - XIVe siècle). La conjoncture est le résultat d’un concours de circonstances. Une conjoncture désigne également une situation économique, sociale ou politique à un moment précis, qui résulte d’un ensemble de facteurs bien définis. Exemple : une conjoncture difficile (période de crise).

Différence entre évoquer et invoquer

Les verbes évoquer et invoquer existent mais leur signification est différente.

Le verbe évoquer vient du latin evocare qui signifie ‘ faire apparaître les esprits ‘. Il peut être effectivement utilisé dans ce sens, mais pas seulement. On peut surtout évoquer le passé ou un évènement ancien, cela signifie qu’on en parle en y repensant. Le verbe est également utilisé dans le domaine juridique. Exemple : évoquer une affaire.

Le verbe invoquer quant à lui vient du latin invocare, qui signifie ‘ appeler à l’aide, au secours à l’aide d’une prière ‘. Exemple : invoquer un Saint précis pour demander une guérison. Invoquer possède une extension de sens, à savoir implorer. Invoquer du secours = implorer du secours. En matière juridique, le verbe est également utilisé pour signifier ‘ citer en sa faveur ‘. Exemple : invoquer un texte de loi précis pour sa défense.

Saint Modeste

Saint Modeste fut élu évêque de Trèves en Rhénanie, il était également confesseur, quand la ville se trouvait sous la domination des Francs, au moment où Clovis devint roi des Francs. Il est fêté le 24 février. Autrefois, on l’invoquait pour guérir la rougeole. Son prénom vient du latin ‘ modestus ‘ qui signifie calme, mesuré.

Cérébral et cervical

Les deux mots existent mais leur sens diffère !

Cérébral : vient du latin cerebrum qui signifie cerveau. Le mot désigne ce qui est relatif au cerveau.

Cervical : vient du latin cervix, cervicis qui signifie cou, nuque. Le mot désigne donc ce qui est en rapport avec la nuque. Vertèbres cervicales… et non pas cérébrales !

Genet ou genêt ?

Genet ou genêt ? Les deux existent mais ont des significations différentes !

Un genet est un cheval espagnol qui fut très utilisé au Moyen Âge comme palefroi, tandis qu’un genêt est une plante à fleurs blanches ou jaunes. Cet arbuste pousse en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Il est d’ailleurs très répandu en France. Historiquement, le genêt est connu pour être à l’origine du surnom de la dynastie des ‘ Plantagenêt ‘. Le compte du Maine et d’Anjou Geoffroy V (XIIe siècle) aimait à porter un brin de genêt sur son chapeau, le genêt se transforma ainsi en emblème. Le surnom Plantagenêt vient du latin planta (brin) et genista (genêt).

Pourquoi une vache s’appelle-t-elle une vache ?

La vache est la femelle reproductrice bien connue et répandue de l’espèce bovine, et productrice de lait. Mais pourquoi ce nom ? L’origine remonte au XIe siècle et vient du latin vacca, qui signifie… vache, issu de racine supposée indo-européenne waka. Le nom désigne aussi, depuis le XIIe siècle, le cuir fait avec de la peau de vache et dont seront faits plus tard les sacs à main des dames dès la fin du XVIIIe siècle. Il désigne également, depuis ce même siècle, une femme méchante ou aux mœurs dévergondées, en rapport avec l’animal dénommé vache peu réputé pour sa grande gentillesse ! D’ailleurs, le mot vacherie, désignant tout d’abord (XIe siècle) l’étable à vaches, désigna plus tard la méchanceté, au XIXe siècle. Exemple : faire une vacherie à quelqu’un = lui faire un sale tour.

Etymologie de agriculture – agraire – agricole

Le mot agraire est apparu au XIVe siècle, issu du latin agrarius, de ager qui signifie champ. Lois agraires. Agricole est apparu également au XIVe siècle, du latin agricola qui signifie laboureur. Agriculture est apparu plus tard, au XVe siècle, du latin agricultura.

Il est important de noter cependant que le préfixe agro- vient du grec agros = champ. Culture (XIVe siècle) vient du latin cultura, de colere qui signifie cultiver. De là tous les noms désignant des cultures particulières : horticulture (fleurs, plantes), sylviculture (forêts), aquaculture (production animale ou végétale en milieu aquatique), pisciculture (poissons), conchyliculture (coquillages), ostréiculture (huîtres), mytiliculture (moules), riziculture (riz) etc.

Différence entre étable, bergerie et écurie

Étable, bergerie et écurie sont des espaces destinés à abriter des animaux, mais pas les mêmes ! L’étable accueille des animaux qui vivent en troupeaux, essentiellement les vaches et bœufs. Quant aux moutons, leur lieu s’appelle la bergerie, et l’écurie accueille bien sûr les chevaux.

Un peu d’étymologie pour mieux comprendre : 1 – Étable : XIIe siècle, le mot vient du latin stabula, de stabulum qui signifie demeure pour animaux, de stare qui veut dire se tenir. 2 – Bergerie : début XIIe siècle, le mot berger vient du latin populaire verbecarius, de berbex qui signifie brebis. 3 - Écurie : en rapport avec le mot écuyer. Au XIIe siècle, l’escuerie désignait la fonction d’écuyer (celui qui portait l’écu – bouclier – des chevaliers… donc qui montait à cheval !) puis désigna le local où se trouvaient les chevaux soignés par leurs écuyers. Le sens actuel du mot écurie apparut au XVIIe siècle.

Polyvalent ou polyvalant ?

Combien de fois voit-on la faute ! Nombreux sont ceux qui hésitent entre ‘ polyvalent ‘ et ‘ polyvalant ‘.
Il n’y a qu’une solution : POLYVALENT avec un E. Le mot vient de polyvalence, qui désigne ce qui possède plusieurs compétences, plusieurs spécialités. Exemple : un emploi polyvalent.  ‘ Poly- ‘ vient du grec polus, qui signifie ‘ nombreux ‘ et ‘ -valent ‘ vient du latin valens, valentis, qui est le participe présent de valere, signifiant ‘ valoir ‘.

Saint Claude

Le prénom Claude vient de l’adjectif latin claudus, qui veut dire boiteux (voir le verbe claudiquer = boiter).  Claude la Colombière naquit en France en 1641, à Saint-Symphorien-d’Ozon (Rhône). Il rejoignit la Compagnie de Jésus en 1659 puis fut ordonné prêtre en 1669. Il enseigna ensuite la rhétorique (art du ‘ bien parler ‘) et la prédication (art de ‘ prêcher la bonne parole ‘). Envoyé à Londres comme prédicateur de la Duchesse d’York, il fut emprisonné et exilé suite à des calomnies, et mourut à Paray-le-Monial (Saône et Loire) en 1682 (source Jésuites). Le Pape Pie XI le béatifia en 1929 et, plus récemment il fut canonisé par le Pape Jean-Paul II en 1992.

Différence entre recouvrer, retrouver et recouvrir

Le verbe recouvrer signifie ‘ entrer en possession ‘, retrouver ce que l’on avait perdu. Exemple : recouvrer la raison (= retrouver la raison). En revanche, on dira : retrouver ses clés. Le mot recouvrer vient du latin recuperare (XIe siècle). Il fut d’ailleurs longtemps confondu avec recouvrir. Recouvrer possède un autre sens, lié aux finances, signifiant ‘ recevoir le paiement d’une somme due ‘. Tout le monde connaît le terme de ‘ services de recouvrement ‘ du Trésor Public !

Le verbe recouvrir quant à lui désigne le fait de couvrir entièrement. Exemple : ‘ La neige a recouvert le village ’.

Qu’est-ce qu’un chancelier ?

En Allemagne et en Autriche, le Chancelier (ou la Chancelière) est le chef du Gouvernement, comme le Premier ministre en France. Dans les autres cas, c’est un haut dignitaire politique ou de justice. Garde des Sceaux, Consul, celui qui a la garde des Sceaux dans un consulat, une administration. Le titre de Chancelier fut aussi attribué autrefois, entre la dynastie des Mérovingiens et le XIIe siècle, au haut dignitaire de l’Église catholique chargé d’assister le souverain pour régler les affaires judiciaires. Le costume des magistrats (robe) vient de là. Plus tard, le Chancelier eut pour mission, jusqu’à la Révolution, d’apposer le Sceau Royal sur les Édits, et son nom se transforma en Garde des Sceaux, nom toujours utilisé et lié au titre de Ministre de la Justice. Le Ministère de la Justice s’appelle d’ailleurs la Chancellerie. Pour les diplomates en revanche, la Chancellerie désigne le Ministère des Affaires étrangères (dictionnaire juridique).

D’un point de vue étymologique, le mot chancelier au XIe siècle vient du latin impérial cancellarius, qui signifie huissier de l’Empereur qui se tenait près des grilles (cancelli).

Etymologie du mot mental

Le mot mental est apparu au XVe siècle, il vient du latin mentalis, de mens, mentis qui signifie ‘ esprit ‘. La racine est man, qui signifie ‘ penser ‘ et se rattache à maneo = rester en place sur un objet. En sanscrit, on trouve manas, qui veut dire ‘ entendement ‘.

Etymologie du mot foire

Le mot foire est apparu au XIIe siècle. Il signifie ‘ marché ‘, du bas latin feria = jour de fête. En latin classique, feriae, feria sont les jours de repos, donc de fête ! Les feriae novendiales étaient des fêtes ayant lieu à Rome tous les neuf jours, associées aux fêtes religieuses.

Saint Gaston

Le prénom Gaston est d’origine germanique, il vient de Gasto, de ‘ gast ‘ qui signifie ‘ étranger ‘ mais aussi ‘ vast ‘ qui veut dire ‘ hôte ‘. On le fête le 6 février. Saint Gaston, appelé aussi Saint Vaast (et autrefois Vedastus), était évêque d’Arras au VIe siècle mais également il fut le catéchiste de Clovis 1er, converti au catholicisme à la demande de sa femme Clotilde. Il restaura l’église suite à l’invasion d’Attila en l’an 450 et contribua largement pendant une quarantaine d’années à l’évangélisation du peuple païen de cette région. La légende dit que Saint Gaston rendit la vue à un aveugle et guérit un boiteux. Il apprivoisa également un ours qui terrorisait la population, raison pour laquelle il est souvent représenté avec un ours à ses côtés (la ‘ légende dorée ‘ parle quant à elle d’un loup). Saint Gaston est le patron des marchands de chapeaux et il était coutume autrefois de l’invoquer pour soigner les migraines et les aphtes. Il mourut en 540, ses restes ont été mis en 1227 dans la cathédrale d’Arras.

Sainte Agathe

Sainte Agathe est la patronne de l’île de Malte, elle se fête le 5 février. Elle est également la patronne des nourrices, en rapport avec le fait que ses deux seins furent arrachés lors du supplice. Son prénom vient du grec agathos = bon. Femme d’une grande beauté issue d’une famille noble, elle fut martyrisée à Catane (Sicile) en 251, à l’époque de la persécution de Dèce. Sa richesse et sa beauté attirèrent précisément Quintien, le Gouverneur de Palerme, qui voulut l’épouser. Mais elle refusa ses avances. Vexé, Quintien la fit torturer par ses bourreaux qui lui déchirèrent les membres, puis il la fit mettre en prison sans lui donner à manger ni la soigner. La légende dit que Saint Pierre apparut la première nuit et soigna ses blessures, affolant les gardes par sa venue. Quintien, furieux, lui fit déchirer le corps au point qu’elle finit par mourir. Le pape Symniaque fit construire une église en son nom en l’an 500, près de Rome. Ses reliques se trouvent en grande partie à Catane et les habitants l’invoquent toujours contre les éruptions de l’Etna. Son invocation sauva aussi l’île de Malte en 1551 lors d’une attaque des Turcs, c’est pourquoi elle est devenue patronne de cette île depuis ce temps.

Expression : au grand dam (de quelqu’un) n’a rien à voir avec les dames !

L’expression ‘ au grand dam ’ (de quelqu’un) signifie au grand détriment, désavantage. Le mot ‘ dam ‘ n’a rien à voir avec les dames ! Apparu en 842, il vient du latin damnum utilisé à l’époque dans le domaine juridique pour signifier ‘ dommage ‘. Le mot a évolué vers ‘ damage ‘ au XIe siècle puis ‘ domage ‘ au XIIe siècle (avec un seul M). Le mot ‘ dommage ‘ est resté dès le XVIe siècle (avec deux M), et ‘ dam ’ n’est plus utilisé depuis que dans cette expression ‘ au grand dam ’. En revanche, les ‘ dommages et intérêts ‘ existent toujours !

Etymologie du mot programme

Le mot programme est apparu à la fin du XVIIe siècle et vient du grec programma, qui signifie affiche, de pro = devant, et de la racine de grapheîn qui signifie écrire, gramma = lettre.

Sainte Véronique

Sainte Véronique est la femme qui a essuyé le visage du Christ quand il monta au calvaire au Golgotha. Sa fête est le 4 février. Elle est donc très liée au célèbre Saint Suaire (conservé maintenant à Saint-Pierre de Rome) : le voile utilisé a gardé l’empreinte du visage du Christ. Ce prénom est un dérivé de Bérénice. En grec ‘ pherenik ‘ veut dire ‘ porteuse de victoire ‘, et vera icona signifie l’icône véritable. Mais l’étymologie provient aussi du latin véra (= vraie) et icône (= image). Sainte Véronique est patronne des lingères et des photographes, mais elle est également invoquée par les femmes pour avoir un bon cycle menstruel. La légende dit qu’après être allée à Rome et montré le Saint Suaire à l’empereur romain Tibère-César, elle fut comblée d’honneurs car la vision du linge guérit l’empereur d’une grave maladie, la lèpre. Puis elle demanda à retourner à Jérusalem où elle mourut de faim, enfermée dans un cachot. Une autre tradition veut qu’elle soit allée plutôt en Gaule en l’an 47, précisément à Soulac, et son mari Amateur (ou Amadour ou Zachée), lui, se serait retiré à Rocamadour (Roc-Amadour, de son prénom) dans un ermitage.

Saint Blaise

Saint Blaise se fête le 3 février. Très lié à l’agriculture mais également à la médecine, il est le patron des éleveurs de porcs, bovins et ovins, des drapiers et cardeurs, des meuniers, des tailleurs de pierre, des sonneurs de cor et musiciens, et en Russie, patron des troupeaux. Il était évêque de Sébaste en Arménie, et fut martyrisé sous Lucinus en 316, dépecé par les bourreaux avec des peignes de fer. La tradition veut qu’il soit invoqué pour soigner la gorge notamment quand des arêtes s’y plantent. Il fut invoqué également pour soigner les animaux et les maladies des dents au XIIe siècle. C’est le patron de Dubrovnik où il serait apparu dans les airs, en l’an 971, pour prévenir ses habitants d’une attaque imminente des Vénitiens. Il existe une statue de Saint Blaise dans l’église de Saint-Georges-du-Vièvre (Eure). Étymologie : Blaise viendrait de Blandux qui veut dire doux, ou de Belasius (Bela = habitude et Syor = petit), ce qui en fait un être gentil, humble, doux, dévoué.

Origine du jeu de poker

Le jeu de poker pourrait venir lointainement d’un jeu de cartes perse appelé Nas (XVIe siècle) et du jeu du Primero populaire en Angleterre (et Primera en Espagne). Les colons français ont apporté avec eux le ‘ poque ‘ (proche de pochen en allemand, qui veut dire ‘ bluff ‘) en Louisiane, au début du XVIIIe siècle. Le jeu est vite devenu courant à la Nouvelle-Orléans, puis s’est étendu peu à peu à toute l’Amérique. On suppose que ce sont les Américains eux-mêmes qui ont transformé le mot ‘ poque ‘ en ‘ poker ‘. En France, il existait aussi le jeu de poche ou de piquet, ce peut être aussi à l’origine lointaine du poker. En anglais, le verbe ‘ to poke ‘ signifie ‘ tisonner ‘, c’est une possibilité envisagée également. En fait, plusieurs origines doivent s’être mêlées pour arriver au mot actuel.

Etymologie des mots urbain et rural

Le mot urbain est apparu au XIVe siècle, il vient du latin urbanus, de urbs qui signifie ville mais également les habitants d’une ville : les urbains. Le mot urbain s’oppose au mot rural, qui désigne la campagne (les ruraux = les gens qui habitent la campagne). Le mot rural vient du bas latin (fin du XVe siècle) ruralis, de rus, ruris = campagne.

Etymologie du mot ozone

Le mot ozone est récent, apparu en 1840, créé par le chimiste et physicien allemand Christian Friedrich Schönbein grâce à une expérience (oxydation ménagée du phosphore et électrolyse de l’eau) dont l’odeur particulière lui inspira le mot ‘ ozone ‘, venant du grec ozein, qui signifie exhaler une odeur.

Etymologie du mot hiérarchie

Le mot hiérarchie, substantif féminin, trouve son origine au XIVe siècle. Il vient du latin ecclésiastique hierarchia, emprunté au grec hieros qui signifie sacré, et arkhie qui signifie commandement.

La fête de la Chandeleur