posts dans la catégorie 'DIFFICULTES langue FRANCAISE'


En l’occurrence ou en l’occurence ?

Le nom féminin occurrence (avec CC et RR) vient du latin occurrere = présenter. En l’occurrence signifie : en cette circonstance, en ce cas. Astuce pour se souvenir de son orthographe : doubler toutes les consonnes placées entre deux voyelles.

Signification de : à l’instar

À l’instar de est l’adaptation de la locution latine ad instar = à la ressemblance. Instar désignait autrefois, dans la langue latine, le poids qui était placé sur le plateau d’une balance pour assurer son équilibre. Donc à l’instar de signifie comme, de la même façon que. Exemple : À l’instar de son grand-père, il est devenu menuisier. À l’instar s’oppose à contrairement.

Deux ou trois… ou deux à trois…

Laquelle de ces deux phrases est correcte ? 1- Nous avons besoin de deux ou trois personnes de plus pour remplir le car. 2 – Nous avons besoin de deux à trois personnes de plus pour remplir le car. Bonne réponse : la première phrase. Pourquoi ? Parce que si les nombres se suivent (deux et trois par exemple) et que leur écart ne peut pas être fractionné (dans les phrases ci-dessus, on ne peut pas couper des personnes), l’approximation doit être marquée par l’utilisation de la conjonction de coordination ou. Si les nombres ne se suivent pas ou que l’écart entre eux peut être fractionné, on utilisera alors la préposition à. Exemples corrects : 1- Ce troupeau de moutons compte environ quatre-vingts à cent têtes (nombres qui ne se suivent pas). 2 – Je pense mettre trois à quatre heures pour aller chez toi (les nombres trois et quatre se suivent mais on peut les fractionner en minutes et secondes).

Former et formuler

Le mois de janvier est une époque idéale pour former et surtout formuler des vœux ! Mais attention, ces deux verbes transitifs (verbes qui introduisent un complément d’objet direct ou indirect), à savoir former et formuler, ne sont pas synonymes, voici la subtilité : former des vœux, des souhaits, c’est les concevoir, qu’on les formule, qu’on les exprime ou pas ! Je forme le vœu que la paix règne un jour sur notre planète. Ce vœu, il peut être juste dans ma tête, dans mon cœur, tout comme je peux l’exprimer aussi, en faire part à quelqu’un. En revanche, formuler  des vœux, des souhaits, c’est les exprimer, les énoncer de manière claire, oralement ou par écrit (au téléphone, de vive voix, par mail ou carte postale à l’occasion de la nouvelle année par exemple).

Energique et énergétique

Il m’arrive de remarquer des confusions entre ces deux termes (encore à la télévision ce midi au cours d’une émission censée être sérieuse !) : énergique et énergétique. L’adjectif énergique désigne ce qui manifeste de l’énergie, comme par exemple marcher d’un pas énergique, être énergique. Le nom féminin énergie est connu depuis le XVe siècle. Il est issu du bas latin energia, emprunté au grec energeia, qui signifie ‘ force en action ‘ et s’oppose à dynamis (grec) qui signifie ‘ force en puissance ‘. L’adjectif énergétique quant à lui apparaît dans l’Encyclopédie en 1765, et signifie ‘ qui paraît avoir une énergie innée ‘. Son sens actuel est apparu à la fin du XIXe siècle (du grec energetikos = actif). Cet adjectif désigne ce qui est relatif aux sources d’énergie, à l’énergie mais se rapporte également aux aliments qui apportent de l’énergie : un aliment énergétique (synonyme : calorique) et non pas énergique ! On parle d’apport énergétique.

Imbécillité ou imbécilité ?

Comment écrire ce mot ? Imbécillité (avec 2 L) ou imbécilité (avec un seul L) ? Réponse : imbécillité (avec 2 L). Pourquoi ? Bien que le nom imbécile ne prenne qu’un seul L, ce qui justement provoque le doute généralement, imbécillité prend 2 L, parce que le mot vient du latin imbecillitas (1355) avec 2 L, désignant la faiblesse de corps au sens propre mais également le manque de ressources et d’énergie psychique au sens figuré. Le mot imbécile (du latin imbecillus) existe depuis le XVe siècle mais signifie stupide depuis le XVIIe siècle. Il ne prend qu’un seul L pour la bonne raison que s’il en prenait 2, la prononciation serait différente, comme par exemple : brille, fourmille, fille. Au départ cependant, en moyen français, il prenait 2 L. Ce n’est qu’en 1798 que l’Académie française fixe son orthographe avec un seul L dans son dictionnaire, précisément pour éviter la prononciation en -ille.

Au ras ou au raz ?

Au raz de l’eau ou au ras de l’eau ? Réponse : au ras de l’eau, ras la casquette, ras bord mais raz de marée ! Ras vient du verbe raser, écrit avec un s et non pas un z, astuce pour en retenir l’orthographe ! Le raz désigne quant à lui un courant marin mais également un détroit parcouru par des courants de marée rapides, c’est un mot d’origine normande bien qu’on trouve ces raz essentiellement en Bretagne : la Pointe du Raz, le Raz de Sein. Quand vous avez un doute sur l’orthographe, mettez un s, vous êtes plus sûrs d’avoir juste, car c’est l’orthographe la plus courante, hors l’explication ci-dessus liée aux courants marins. Ah ! Petite précision : on ne prononce pas le z !

Voir et regarder

La différence entre voir et regarder est liée au degré de vision. Voir quelque chose, c’est l’apercevoir ou même le voir inconsciemment, sans forcément y faire attention (exemple : ‘ tiens, j’ai déjà vu ça quelque part…’). Regarder implique une attention particulière, une observation. Par exemple ‘ voir la télévision ‘ signifiera que l’on aperçoit le poste de télévision dans son champ de vision, tandis que ‘ regarder la télévision ‘ signifiera que l’on est attentif aux programmes (contenu média lié au poste de télévision, au-delà du meuble en lui-même qui n’a aucune utilité à part les émissions présentées). En anglais, on différenciera de même les verbes to see (voir) et to watch (regarder).

Persister et persévérer

Persister et persévérer, ces deux verbes se ressemblent beaucoup. Cependant il existe une infime différence qui se situe au niveau de l’usage. La nuance réside dans le sens sous-entendu. On va persister dans son erreur, mais on va persévérer dans son action (positive). Dans les deux cas il s’agit en général d’atteindre un but. Exemples : ‘ Je  sais que j’ai tort car on me l’a prouvé mais je persiste parce que je suis têtu et que je veux toujours avoir raison ‘ (ici le but est d’avoir raison absolument). ‘ J’ai raté mon examen mais je persévère car je sais que je l’aurai un jour à force de travailler ‘ (ici le but est d’obtenir le diplôme).

Visionner et visualiser

Les verbes visionner et visualiser concernent tous deux la vision, la vue, mais ne s’utilisent pas dans les mêmes contextes. Visionner : ce verbe est essentiellement utilisé dans le cadre professionnel, notamment quand il s’agit de vérifier si un film (ou un clip, une séquence) est publiable, diffusable. Vérifier si le montage est correct. Visualiser : ce verbe fait essentiellement référence à la visualisation mentale, la vision de l’esprit. Par exemple, si quelqu’un vous explique le chemin pour aller à un endroit précis, vous allez visualiser ce chemin mentalement pour vous en souvenir, vous imaginez la deuxième route qu’il faut prendre à droite, le monument dans un rond-point qu’on vous indique etc. Cependant, en informatique, le verbe visualiser désigne le fait de ‘ présenter des données sur un écran ‘ (Dict. Larousse).

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL. 
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Manquer de tomber ou manquer tomber

Dans le langage oral, on utilisera manquer tomber (sans de). En revanche, dans le langage écrit, notamment littéraire, on utilisera de préférence manquer de tomber (avec de). Cependant, on dira et on écrira toujours il a failli tomber (sans de).

Se faisant ou ce faisant ?

Se faisant ou ce faisant ? Que doit-on écrire ? L’erreur est très courante d’écrire se à la place de ce, surtout lorsqu’il est placé devant un verbe, comme c’est le cas dans pour ce faire ou ce faisant. Si on peut remplacer par cela, c’est ce qu’il faut écrire, comme dans les expressions figées : et ce, sur ce, ce me semble. Dans le cas contraire, si on ne peut pas remplacer par cela, il faut écrire se  qui est un pronom réfléchi. Exemple : utilisez un marteau pour ce faire. = utilisez un marteau pour faire cela. Exemple : ce faisant, il fut surpris par la pluie. Se faisant : se faisant passer pour un gendarme, il a obtenu les renseignements qu’il voulait (se faire passer pour…).

 

Aménager et emménager

Le verbe transitif aménager désigne le fait de disposer du mobilier dans une pièce, une maison, paysager un jardin etc. En revanche, le verbe intransitif emménager s’applique aux personnes directement, qui s’installent dans un logement pour y habiter, et qui y apportent leurs meubles. L’aménagement du logement a lieu en général parallèlement à l’emménagement.

C ou Q

Règle : la lettre Q est toujours suivie d’un U sauf les 2 mots suivants : coq, cinq.
Les noms suivants s’écrivent avec un C : cacao, vicaire, acabit, acacia, acoustique, fisc…
Les noms suivants s’écrivent avec QU : quatre, quatorze, quadrille, quantième…

Mots qui commencent par un H

Concernant les mots commençant par un H, dans certains cas on doit faire la liaison, mais pas dans d’autres.

Pour savoir si le H doit être aspiré ou pas, voir si l’on peut placer l’article défini le ou la devant le mot :  on dit ‘ l’hypothèse ‘ et non pas ‘ la hypothèse ‘.

Faire la liaison : des hypothèses, des habitudes, des homéopathes, des hôtels, des honoraires…

Ne pas faire la liaison (le H est ‘ aspiré ‘) : un hibou, un harnais, un handicap, un héron, des hachettes, un hérisson, un hachoir…

Quand le nom et le verbe sont homonymes

Quand un nom (exemple : le travail) et le verbe (exemple : je travaille) sont homonymes, le nom s’écrit en général plus simplement que le verbe : un recueil, il recueille ; un sommeil, il sommeille ; une vis, je visse ; un travail, elle travaille. Dans d’autres cas, il s’écrit complètement différemment : une croix, je croise – ou s’écrivent de la même façon : une place, je place.

QUAND – QUANT – QU’EN

Règle : quand prend un D à la fin si on peut le remplacer par lorsque. Quand tu auras terminé ton travail, tu pourras aller au cinémaQuant prend un T à la fin quand il signifie : ‘ pour ce qui est de ‘, ‘ en ce qui concerne ‘ (il est suivi de à ou de au). Quant à, quant au, quant aux… Quant aux gens qui critiquent ta décision, n’y fais pas attention, ils ne sont pas à ta place, suis donc ta route sans t’en préoccuper. 

Qu’en s’écrit en deux mots quand il se décompose en QUE… EN. Qu’en fais-tu ?

Adverbes en -ment

Règle : les adverbes terminés en -MENT s’écrivent :

1/ -AMMENT : s’ils sont formés sur un adjectif en ANT : méchant, méchamment ; complaisant, complaisamment ; indépendant, indépendamment ; élégant, élégamment etc.
2/-EMMENT : s’ils sont formés sur un adjectif en ENT : violent, violemment ; récent, récemment ; conscient, consciemment ; patient, patiemment etc.

Adjectifs masculins en ILE

La règle : les adjectifs (au masculin) se terminant en -ILE s’écrivent comme : immobile, facile, utile, agile etc. 

Exceptions : civil, subtil, vil, puéril, volatil, viriltranquille.

Pluriel des noms

De manière générale, le PLURIEL = le SINGULIER + S : une chaise, des chaises. Attention, les noms finissant en : S, X, Z, ne changent pas au pluriel : une voix, des voix – un choix, des choix – un gaz, des gaz. Les noms finissant en EU comme cheveu par exemple, prennent parfois un X au pluriel (cheveux), tandis que d’autres prennent un S comme pneu => pneus. Il existe encore d’autres possibilités selon les terminaisons, voir dans ce cas nos articles spécifiques (noms finissant en OU, AIL etc.).

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A l’attention de ou à l’intention de

Que doit-on écrire dans l’en-tête d’un courrier ? À l’attention de… ou à l’intention de… ?

Voici la règle : à l’intention de… signifie ‘ en l’honneur de ‘, tandis que à l’attention de… est justement utilisé dans l’en-tête d’un courrier pour indiquer le nom du destinataire.

On peut par exemple organiser un pot de départ à l’intention d’une personne qui va partir en retraite (en son honneur). On envoie en revanche un courrier à l’attention de telle ou telle personne.

Hors et or

Souvent, hors et or sont confondus à l’écrit (hors est écrit à tort à la place de or). Ce sont pourtant des mots très différents, voici la règle : or est une conjonction de coordination tandis que hors est une préposition qui signifie ‘ à l’extérieur de ‘. Pour ne pas se tromper (astuce), remplacer or ou hors par en-dehors de, et si c’est possible, alors la bonne écriture est horsExemples : être hors de vue – or il n’a pas dit le contraire pour autant. Une autre solution consiste à remplacer or ou hors par et, et si cela est possible, il faut mettre la conjonction or. Exemple : Il a acheté une voiture neuve, or (et) il venait déjà d’en acquérir une il y a trois mois.

On a – on n’a pas

Comment savoir si on met n’ (n apostrophe) devant un verbe qui commence par une voyelle ? Effectivement, on ne l’entend pas du fait de la liaison, alors comment deviner ?
Pour distinguer on de on n’, mettez le verbe à une autre personne (nous par exemple), cela vous permettra de vérifier s’il est à la forme négative ou positive.

On a mal aux pieds => Nous avons mal aux pieds.

On n’a pas mal aux pieds = > Nous n’avons pas mal aux pieds.

Prêter main forte – mains fortes ou main-forte ?

Main-forte est un nom féminin totalement inusité au pluriel. On écrit donc prêter main-forte, avec un trait d’union et toujours au singulier.

Pour se faire ou pour ce faire ?

Pour ce faire ou pour se faire ? Les deux solutions existent mais ne veulent pas dire la même chose.

Pour ce faire = pour faire cela (quelque chose).  En inversant cela donne : pour ce faire, mis pour pour faire cela. Pour ce faire, vous devez d’abord remplir la feuille d’inscription.
Pour se faire => doit être suivi d’un verbe à l’infinitif. Pour se faire admettre en 3ème année, il doit déjà avoir suivi avec succès les cours les deux premières années.

Tort ou tord ?

Tort ou tord ? Les deux mots existent, ce sont des homophones, ils n’ont pas les mêmes significations : tort = avoir tort, se tromper / tord = du verbe tordre (tordre un pied, tordre du linge…). Je tords, tu tords, il tord (surtout pas de T !), nous tordons, vous tordez, ils tordent.

 

Adverbes en -ument

Les adverbes se terminant par -ument ne prennent pas d’accent circonflexe sauf : assidûment, congrûment, incongrûment, continûment, crûment, dûment, indûment, goulûment, nûment.

Noms composés avec faux ou nouveau

La question est toujours de savoir s’il faut un trait d’union ou pas. Les noms composés commençant par faux ou nouveau n’en prennent pas sauf faux-filet, faux-fuyant, faux-monnayeur, faux-semblant et nouveau-né. Il suffit de retenir cette (petite) liste par coeur. Attention, faux-bourdon prend un trait d’union dans le sens musical (procédé d’improvisation qui consiste en l’adjonction de deux voix parallèles à une mélodie préexistante), l’abeille mâle (faux bourdon) en revanche n’en prend pas.

 

En définitif ou en définitive ?

Que doit-on écrire (et dire !) ? En définitif ou en définitive ? On utilise souvent à tort en définitif à la place de en définitive. L’expression en définitif a existé autrefois mais n’existe plus et constitue désormais un barbarisme. En définitive est une locution adverbiale formée d’après l’adjectif définitive, du bas latin definitivus qui veut dire « fixé, décisif ». Elle signifie « après tout, tout bien considéré, en conclusion, en dernière analyse, au final ». Exemple :  En définitive, ils ont quand même déménagé malgré leur hésitation. Aux XVIe et XVIIe siècles, les deux locutions en définitif et en définitive existaient, étant en fait des raccourcis d’expressions juridiques : en jugement définitif et en sentence définitive. La fréquence d’usage de l’expression en sentence définitive a rendu la locution elliptique en définitive de plus en plus usitée, devenant  ’ en définitive ’ la seule forme admise à notre époque dans les ouvrages de référence.

 

 

Couper court ou couper cours ?

Que doit-on écrire ?  ‘ Couper court ‘ ou ‘ couper cours ‘ ? La bonne orthographe est : couper court. Pourquoi ? Parce que cela signifie ‘ écourter ‘, ‘ mettre fin en interrompant brutalement ‘ et non pas couper le cours comme le cours d’un fleuve par exemple. Écourter ==> court.

 

 

Elle a l’air sérieux ou elle a l’air sérieuse ?

Que doit-on dire ?  ‘ Elle a l’air sérieux ‘ ou ‘ elle a l’air sérieuse ‘ ? Les deux solutions existent mais n’ont pas la même signification :

Elle a l’air sérieux : c’est son air qui est sérieux. Une mine grave, qui ne rigole pas. L’adjectif s’accorde avec ‘ air ‘.  Comme le nom ‘ air ‘ est masculin singulier, l’adjectif également.

Elle a l’air sérieuse : c’est elle (sujet) qui est concernée par l’adjectif  ‘ sérieuse ‘. Elle inspire confiance, on pense qu’elle est sérieuse.

Autant que faire se peut ou autant que faire ce peut ?

Que doit-on écrire ? ‘ Autant que faire se peut ‘ ou ‘ autant que faire ce peut ‘ ? L’Académie française est très claire à ce sujet, il s’agit d’une locution signifiant ‘ dans la mesure du possible ‘, et elle s’écrit ‘ autant que faire se peut ‘.

Il faut mieux ou il vaut mieux ?

Une erreur courante consiste à écrire : ‘ il faut mieux ‘ à la place de ‘ il vaut mieux ‘. Les deux constructions existent cependant, mais s’utilisent différemment. On écrira : il vaut mieux partir de bonne heure. On écrira : la vaisselle n’est pas bien propre, il faut mieux la laver. Dans le deuxième exemple, nous pouvons remarquer la présence d’un verbe à l’infinitif (laver). C’est l’astuce qui vous permettra de ne pas vous tromper. Si un verbe suit, il faut le faire passer avant le mot ‘ mieux ‘, et dans le cas où la phrase garde son sens, on doit utiliser ‘ faut ‘, et dans le cas où la phrase perd son sens, on écrit ‘ vaut ‘. Exemples : ‘ il faut mieux laver = il faut laver mieux ‘. ‘ Il vaut mieux partir ‘ ne veut plus rien dire si l’on écrit ‘ il vaut partir mieux ‘.

Une autre astuce : nous pouvons remplacer ‘ vaut mieux ‘ par ‘ mieux vaut ‘ (exemple : mieux vaut partir plus tôt) tandis que c’est impossible pour ‘ faut mieux ‘.

Instinctif ou instinctuel ?

Instinctif est un adjectif ou un nom (selon son emploi : par exemple ==>’ un geste instinctif ’ ou ‘ cet homme est un instinctif ‘ signifiant ‘ c’est un impulsif ‘) qui se rapporte à l’instinct et aux actions ou attitudes qui y sont liées. L’instinct, en éthologie, est la ‘ part héréditaire et innée des tendances comportementales, c’est aussi l’impulsion déraisonnée qui conduit l’homme dans ses actes ‘ (Dictionnaire Larousse). Instinctuel est davantage un terme (adjectif) purement utilisé en psychologie pour désigner tout ce qui est pulsionnel, et qui donc se rapporte aussi à l’instinct mais l’accent est mis sur le principe de pulsion.

Appétit ou appétence

Le nom masculin ’ appétit ‘ vient du latin appetere = convoiter. Il désigne généralement l’envie de manger, mais également l’envie, le vif désir d’une chose. Le nom féminin ‘ appétence ‘ vient quant à lui du latin appetentia = désir. Il se rapproche fort de l’appétit mais avec en plus une connotation instinctive, faisant référence à des désirs liés à la nature et non à un raisonnement quelconque, expression de penchants naturels. On peut parler cependant indifféremment d’appétence ou d’appétit sexuel. En revanche, la vue d’un plat ‘ appétissant ‘ nous donnera de l’appétit.

Echalotte ou échalote ?

Echalotte ou échalote ? Seule la deuxième orthographe est bonne : échalote, avec un seul T. L’erreur courante consistant à écrire (pour certains !) ‘ échalotte ‘ vient du fait que beaucoup de mots en ‘ otte ‘ prennent 2 T (exemples : grotte, botte, biscotte, culotte, charlotte, roulotte etc.).

Ancre ou encre ?

Ancre ou encre ? Les deux orthographes existent, mais ne désignent pas les mêmes mots. L’ancre avec un A est l’ancre de marine. Le mot vient du latin ancora, lui-même issu du grec agkura, tandis que l’encre avec un E est l’encre pour écrire, du bas latin encautum emprunté au grec egkauston / egkaiein (= brûler), à l’origine du mot encaustique qui désigne l’art de peindre à la cire fondue, mais également un produit destiné à faire briller le bois.

Marchand ou marchant

Marchand ou marchant ? Les deux orthographes existent mais ne désignent pas les mêmes mots.

Marchand : c’est celui qui vend de la marchandise, le commerçant. Ce nom prend donc un D à la fin.

Marchant : c’est le participe présent du verbe marcher. Exemple : ‘ En marchant dans l’allée, elle trouva une jolie petite fleur.’

Cadrant ou cadran ?

Cadrant ou cadran ? Les deux orthographes existent, mais les significations sont différentes !

Cadrant : c’est le participe présent du verbe cadrer. Exemple : ‘ En cadrant sa prise de vue… ‘

Cadran : c’est un nom masculin. Le cadran solaire, par exemple. Le mot vient du latin quadrare = carré.

Auparavent ou auparavant ?

Auparavent ou auparavant ? La bonne orthographe est : auparavant (terme qui est en fait une forme renforcée du mot ‘ avant ‘, signifiant ‘ autrefois ‘). Il est tentant d’effectuer une confusion avec le mot paravent, qui prend bien un E ! Mais le paravent, destiné à protéger du vent, n’a rien à voir avec ‘ auparavant ‘. Un piège à éviter !

Applaudir ou aplaudir ?

Applaudir ou aplaudir ? La bonne orthographe est : applaudir, avec 2 p. En effet, ce verbe datant du XIVe siècle vient du latin applaudere (de même sens), composé de ab et plaudere qui signifie frapper, battre. Le b de ‘ab‘ s’est transformé en p pour créer le verbe applaudir (et le nom lié : applaudissement). Voici une astuce pour vous souvenir de l’orthographe de ce mot, c’est très simple, on a besoin de deux mains pour applaudir, il faut donc deux P.

Ascendant ou ascendent

Ascendant ou ascendent ? La bonne orthographe est : ascendant, tant pour l’adjectif (qui désigne ce qui monte, un vent ascendant par exemple), que pour le nom (ascendant astrologique, ascendant familial, avoir de l’ascendant, du pouvoir sur quelqu’un), bien que le mot ascendant (avec un A) vienne du latin ascendens (avec un E).

Essentiel ou essenciel ?

Essentiel ou essenciel ? On écrit bien de l’essence, avec un C, mais certainement pas ‘ essenciel ‘ ! La bonne orthographe est : essentiel (avec un ‘t’). Pourquoi ? Parce que le mot ‘ essence ‘ vient du latin philosophique essentia (avec un T). Le mot ‘ essentiel ‘ vient quant à lui du bas latin essentialis également avec un T (fin du XIIe siècle – source Dict.Étym.).

Hypothécaire ou hypothéquaire ?

Hypothécaire ou hypothéquaire ? Vu que l’on écrit hypothèque, avec ‘ que ‘ à la fin, il est facile de se laisser tenter d’écrire hypothéquaire, mais non, c’est une erreur ! La bonne orthographe est : hypothécaire. Le nom ‘ hypothèque ‘ vient lui-même du latin hypotheca (avec un ‘c’ !) emprunté au grec hupotêkê = ‘ ce qu’on met dessous ‘ (Dict. Étym.), et désignant en fait un gage, mettre en gage (prêt hypothécaire).

Sujétion ou suggestion ?

Sujétion ou suggestion ? Les deux noms existent mais attention, ils n’ont pas du tout la même signification, mieux vaut éviter d’employer l’un à la place de l’autre, ça ferait désordre !

La sujétion est en rapport avec le sujet (du latin subjectus = ‘ soumis à ‘ et du latin scolastique subjectum = ‘ ce qui est subordonné ‘ – source Dict. Étym.), l’assujettissement. C’est l’état d’une personne ou d’une collectivité soumise à une domination, une contrainte, qu’elle soit humaine (lois par exemple) ou liée à la nature (les aléas climatiques par exemple).

La suggestion (du latin suggerere = porter sous) désigne quant à elle le fait de suggérer une idée par exemple, de proposer quelque chose à la réflexion d’une autre personne.

Connexion ou connection ?

Connexion ou connection ? Erreur très courante ! La bonne orthographe est ‘ connexion ’. En revanche on écrit bien connectique, connecter (du latin connectere = lier ensemble) et connecteur. Le mot connexion vient du latin connexio.

Réflexion ou réflection ?

Réflexion ou réflection ? On écrit ‘ réflexion ‘. En revanche on écrit bien un réflecteur. On écrit aussi ‘ réfection ‘ (comme la réfection d’un vieux bâtiment par exemple), cela provoque parfois des confusions. Le mot réflexion vient du bas latin reflexio, qui signifie ‘ action de tourner en arrière ‘ (sens intellectuel).

Flic flac ou flic-flac ?

Flic flac (sans trait d’union) et flic-flac (avec trait d’union) désignent tous deux le bruit du clapotement de l’eau. Cependant, il existe une légère différence quant à l’utilisation ou non du trait d’union. S’il s’agit de l’onomatopée (exemple : la pluie tombant du toit sur les dalles de l’allée faisait flic flac), on ne met pas de trait d’union. Si on utilise le mot comme substantif (nom qui doit être accompagné d’un déterminant), on met le trait d’union. Exemple : le flic-flac de l’eau de pluie qui tombe du toit sur les dalles de l’allée est agréable à entendre.

À pied ou à pieds ?

L’erreur courante consiste à écrire ‘ à pieds ‘ avec un S, ce qui pourrait paraître logique vu que nous avons deux pieds, donc pluriel ! La langue française étant remplie de difficultés et pièges divers, on ne sera pas étonné d’apprendre que l’on écrit ‘ à pied ‘, sans S. Exemple : ‘ Il va à l’école à pied. ‘ De même, on écrit ‘ avoir pied ‘ et ‘ perdre pied ‘.

Chic ou chics ?

Le mot ‘ chic ‘ en tant que nom s’utilise toujours au singulier : avoir du chic, bon chic bon genre. Lorsqu’il est utilisé comme adjectif, l’usage actuel (dictionnaire) fait qu’il est toujours invariable en genre (pas de féminin) mais s’accorde en nombre (singulier/pluriel) : des quartiers chics, des hôtesses chics. Selon l’Académie, le mot est cependant encore invariable officiellement. On a donc le choix, en attendant que tout le monde soit d’accord, mais la langue évoluant bien plus vite que l’Académie pour des raisons de temps (il faut plusieurs dizaines d’années minimum entre chaque version du dictionnaire de l’Académie, travail très long à réaliser), le mieux est de se fier au dictionnaire.

Alentour ou alentours ?

Les mots ‘ alentour ‘  et ‘ alentours ‘ existent bien, l’un avec un S à la fin et pas l’autre. Lorsqu’il est employé comme adverbe et signifiant ‘ proximité, autour ‘, on ne met pas de S à la fin. Exemple : ‘ Son hôtel étant situé en plein centre-ville de la capitale, il a pu visiter tous les musées alentour. ‘ En revanche, lorsque ‘ alentours ‘ est utilisé comme nom, il prend un S et s’utilise ainsi : ‘ aux/les alentours ‘. En tant que nom, il est accompagné d’un déterminant : ‘ aux/les ‘, et toujours au pluriel. Exemples : ‘ Ils arriveront aux alentours de 13 heures. ‘ -’ Les alentours de cette villa sont très jolis. ‘

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL. 
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Rendre la pareille ou l’appareil ?

Si votre voisin vous a prêté sa perceuse et que vous lui la redonnez, vous lui rendez l’appareil (l’appareil étant la perceuse). En revanche, une autre fois, ce voisin a besoin d’une tondeuse, la sienne étant en panne. Vu qu’il vous a déjà aidé, vous lui prêtez donc votre tondeuse tout naturellement, ainsi vous lui rendez la pareille. Cela signifie que l’on fait à quelqu’un ce qu’il a déjà fait vis-à-vis de nous. Ceci concerne les bonnes comme les mauvaises actions. Quelqu’un vous fait du mal un jour, et vous, pour lui rendre la pareille (‘ la pareille ‘ signifiant ‘ la chose pareille ‘), vous lui en faites à votre tour, même si ce n’est pas la meilleure façon de vivre en paix avec les autres, ceci est juste un exemple. Tout le monde est quitte.

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Laissé ou laissée ?

Se laisser et laisser s’accordent en genre et en nombre… ou pas… selon les cas ! 1 – Le participe passé prend le genre et le nombre, quand la chose ou la personne en question le précède. Voici quelques exemples : ‘ La fenêtre qu’il a laissée ouverte. ‘ – ‘ Les affaires qu’il a laissées à la maison.’ 2 – Si ‘ laissé ‘ est suivi d’un infinitif, il est invariable sauf… si le sujet de ce même infinitif le précède (se trouve avant). Voici quelques exemples : ‘ Elle a laissé entrer ses amis à la maison (invariable). ‘ – ‘ Elle les a laissés entrer (variable –> les = ses amis). ‘ 3 – Concernant ‘ se laisser ‘, l’accord ne se fait que dans un seul cas avec le sujet, à savoir si celui-ci est également sujet de l’infinitif. Voici quelques exemples : ‘ Elle s’est laissée aller (s’ = soi – on accorde – c’est bien elle qui se laisse aller). ‘ – ‘ Elle s’est laissé prendre sa place (s’ = à soi – on n’accorde pas – ce n’est pas elle qui prend la place, mais quelqu’un d’autre). ‘

Cauchemard ou cauchemar ?

Il est tentant de vouloir mettre un D à la fin et d’écrire ‘ cauchemard ‘, mais c’est une erreur ! La bonne orthographe est : cauchemar. Pourquoi cette erreur alors ? Parce que la confusion est souvent faite avec l’adjectif ‘ cauchemardesque ‘, qui quant à lui, prend bien un D.

Du réglisse ou de la réglisse ?

Une erreur courante consiste à dire ‘ du réglisse ‘ ( au masculin), alors que ce mot est féminin, on dit ‘ de la réglisse ‘. En revanche, on dit bien ‘ un bâton de réglisse ‘.

Un hôte, une hôte et une hôtesse

Le mot ‘ hôte ‘ au masculin possède deux significations, à savoir à la fois la personne qui reçoit quelqu’un en sa demeure, mais également la personne qui est reçue, invitée. Exemples : des chambres d’hôtes – ‘ les hôtes de ces bois ‘ (les animaux qui vivent dans les bois). Une hôte (féminin) désigne en revanche uniquement la personne reçue (femme). Mais alors, qu’est-ce qu’une hôtesse ? C’est la femme qui reçoit ! Résumé : au masculin, pas de différence mais au féminin on utilise deux mots différents.

Tache ou tâche ?

L’erreur qui consiste à confondre ‘ tache ‘ et ‘ tâche ‘ est courante. La tache sans accent circonflexe est la marque naturelle que l’on peut avoir sur le corps comme par exemple une ‘ tache de vin ‘, ou la tache sale comme faire une tache sur sa chemise. Le mot vient du latin populaire tacca = signe. La tâche avec accent circonflexe désigne quant à elle le travail à effectuer par nécessité, la mission à remplir en général dans un temps imparti. Exemples : ‘ Cette fois-ci, tâche d’être sage chez ta grand-mère ! ‘ – ‘ J’arrive d’ici une heure, il me reste encore une tâche à effectuer. ‘ Le mot vient du latin taxare = taxer. Exemple de phrase utilisant les deux mots : ‘ Il faut que je tâche de ne pas me faire de taches au restaurant ce midi. ‘

Quasi ou quasi- ?

L’adverbe ‘ quasi ‘, qui veut dire ‘ presque, à peu près ’ vient du latin quasi (quam et si) = comme si. Avez-vous remarqué que certaines fois, il est suivi d’un trait d’union, mais pas toujours ? La règle est assez simple, encore faut-il la connaître ! Quand ‘ quasi ‘ est suivi d’un nom, on met un trait d’union. Quand ‘ quasi ‘ est suivi d’un adjectif, on ne met pas de trait d’union. En général, on distingue assez facilement un nom d’un adjectif (pour le nom, on peut mettre un ou une devant). Exemples : ‘ Il est quasi impossible de franchir ce mur. (adjectif) ‘ – ‘ Sur la plage, les gens se mettent en maillot de bain dans la quasi-totalité des cas. (nom) ‘. emoticone Astuce pour le cas où l’on hésite : quand on peut remplacer ‘ quasi ‘ par ‘ quasiment ‘, il ne faut pas mettre de trait d’union. Exemple : ‘ Il est quasiment impossible de franchir ce mur. ‘

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Un HLM ou une HLM ?

L’erreur est très courante de dire ‘ un HLM ‘, alors que c’est féminin, on dit ‘ UNE HLM ‘. Pourquoi ? Parce que HLM (ou H.L.M.) est le sigle de ‘ habitation à loyer modéré ‘. On dit bien ‘ UNE habitation ‘ (là, personne ne se trompe !), donc aucune raison de mettre HLM au masculin ! En revanche, on dira UN logement en HLM.

Un autoroute ou une autoroute ?

On ne dit pas ‘ un autoroute ‘ (et combien se trompent pourtant !) mais ‘ UNE autoroute ‘. Pour s’en souvenir, l’astuce est simple, personne ne fait l’erreur habituellement : on dit bien UNE auto et UNE route. Le féminin s’applique donc également au mot ‘ autoroute ‘ (une route pour les autos).

Une effluve ou un effluve ?

On ne dit pas ‘ une effluve ‘ (l’erreur est courante !), mais  ‘ UN effluve ‘ pour désigner l’émanation qui peut s’exhaler d’un corps, d’un aliment ou d’un végétal. Le mot est d’origine latine, il vient de effluvium qui signifie ‘ écoulement ‘. Astuce pour vous souvenir du genre masculin, pensez à son origine, on dit UN écoulement, donc UN effluve.

Un écritoire ou une écritoire ?

On ne dit pas ‘ un écritoire ‘ mais ‘ UNE écritoire ‘ pour désigner le ‘ nécessaire à écrire ‘ ou ’ la pièce où l’on étudie ‘, c’est un nom féminin. Il vient du bas latin scriptorium, mot qui existe aussi en français mais masculin quant à lui : un scriptorium. Autrefois, à l’époque moyennageuse, ce mot désignait les ateliers d’écriture et d’enluminure des monastères.

Un écumoire ou une écumoire ?

Voici un ustensile que tout le monde possède dans sa cuisine : l’écumoire, cette grande cuillère plate et trouée qui sert à écumer ! Une erreur courante consiste à dire ‘ un écumoire ‘ alors que ce nom est féminin, on dit : UNE écumoire.

Un éphéméride ou une éphéméride ?

Tout le monde connaît ces fameux petits calendriers dont on retire une feuille chaque jour, appelés ‘ éphémérides ‘. Cependant, une erreur courante consiste à dire ‘ un éphéméride ‘ au singulier (comme on dit UN calendrier), alors que ce nom est féminin. On dit ‘ UNE éphéméride ‘. Le mot éphémère vient du grec ephêmeros = qui dure un jour (de hêmera = jour). Le mot est féminin pluriel en astronomie, désignant les tables qui donnent chaque jour des ‘ valeurs calculées de grandeurs astronomiques variables ‘ (dictionnaire) : les éphémérides.

Clore ou clôturer ?

Les verbes clore et clôturer existent. Notons que le premier ne prend pas d’accent circonflexe contrairement au deuxième. Leur origine est liée puisque le nom verbal de ‘ clore ‘ est ‘ clôture ‘. Ils sont tous deux liés à la notion de fermeture. La différence réside surtout dans leurs emplois. On utilisera le verbe clore dans des phrases comme ‘ clore un chapitre ‘, ‘ clore une négociation ’, ‘ clore les paupières ‘ (on verrait difficilement  ‘ clôturer les paupières ‘ !). Le verbe clôturer est lié au fait d’entourer d’une clôture au sens propre : ‘ clôturer un terrain ‘. Cependant, on peut dire aussi ‘ clore un terrain ‘ et ‘ clôturer un compte en banque ‘ (mais on peut dire aussi ‘ clore un compte ‘, c’est correct). Dans le doute, si vous ne savez pas quel verbe employer, utilisez le verbe clore car il est officiellement admis par l’Académie, contrairement à l’abusif  ’ clôturer ‘.

Parafine ou paraffine

Les bougies sont, comme on le sait, fabriquées à partir d’une substance appelée… paraffine et non parafine. Le mot prend  2 F. Comment cela s’explique-t-il ? C’est l’étymologie qui nous donne la réponse, et donc l’astuce pour se souvenir de l’orthographe de paraffine : le mot vient du latin parum affinis = qui a peu d’affinité. On se souvient généralement de l’orthographe du mot affinité, donc il suffit d’y penser pour connaître celle du mot paraffine.

Une tentacule ou un tentacule ?

Tout le monde sait que les pieuvres et autres céphalopodes possèdent des appendices souples et mobiles appelés ‘ tentacules ‘. Tiens, pourquoi ce nom au fait ? Si l’on cherche du côté de son étymologie, on découvrira que le mot vient du latin tentare qui veut dire ‘ toucher ‘. Tout s’explique donc ! Revenons à présent à la question du départ, à savoir si ‘ tentacule ‘ est un nom masculin ou féminin. Pas facile de le deviner vu qu’on l’utilise en général au pluriel ! Beaucoup de gens disent ‘ une tentacule ‘, c’est une erreur. Le nom est masculin, on dit ‘ UN tentacule ‘.

Un caténaire ou une caténaire ?

Tout le monde connaît les fameux fils de contact qui servent à alimenter les trains en énergie, appelés caténaires. Au pluriel, pas de souci bien sûr ! C’est au singulier que les erreurs sont courantes. Beaucoup de gens disent ‘ un caténaire ‘, mais c’est ‘ UNE caténaire ‘ qu’il faut dire. Caténaire est un nom féminin.

Un immondice ou une immondice ?

On parle souvent de tas d’immondices pour désigner un tas d’ordures ou de choses sales. Quand on utilise le mot au pluriel, cas le plus fréquent, pas de problème. C’est au singulier que ça se gâte ! Beaucoup de gens disent ‘ un immondice ‘ (peut-être en rapport avec le tas qui est masculin… ?) alors que ce nom est féminin, on dit : UNE immondice.

Hors paire ou hors pair ?

Il ne faut pas écrire ‘ hors paire ‘ mais ‘ hors pair ‘, sans E à la fin. Pourquoi ? Parce que cela signifie ‘ hors de pair ‘ en tant que ‘ sans égal ‘ (pair = ‘ égal ‘ dans ce cas précis). Exemple : un cuisinier hors pair = un cuisinier vraiment exceptionnel.

Un ou une anagramme ?

En voilà une question ! Quel est le genre de ce nom : anagramme ? Beaucoup de gens disent  » un anagramme  » alors que c’est un nom féminin, on dit ‘ une anagramme ‘. L’erreur s’explique facilement car il est l’un des deux seuls mots se terminant par -gramme à être de genre féminin, l’autre mot est ‘ épigramme ‘ (une épigramme) dans le sens ‘ petit poème satirique ‘, mais aussi de genre masculin (un épigramme) pour désigner en termes de boucherie le ‘ haut de côtelettes d’agneau ‘. Tous les autres noms terminés par – gramme sont masculins. Exemples : kilogramme, centigramme, programme, organigramme, télégramme, hologramme etc.

Herbeux ou herbu ?

Les adjectifs herbeux (herbeuse) et herbu (herbue) existent mais ne désignent pas exactement la même chose. Voici la différence : un endroit herbeux est un endroit où il y a de l’herbe, peu importe sa quantité. Exemple : une allée herbeuse, un chemin herbeux. Un endroit herbu est quant à lui recouvert de beaucoup d’herbe, mais vraiment en très grosse quantité. Exemple : une prairie herbue.

Pleins de… ou plein de…

Une erreur courante consiste à écrire pleins de… sous prétexte qu’il y en a beaucoup ! La bonne réponse est plein de… sans S à plein ! Exemples : plein de fruits, plein de monde, plein de bonheur etc. Plein est dans ce cas utilisé comme adverbe. Il signifie beaucoup. Il est alors invariable. Il existe cependant un cas où plein doit être accordé en genre (fém./masc.) et en nombre (sing./plur.) avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte, à savoir quand il est utilisé en tant qu’adjectif. Il signifie alors rempli. Exemples : une tasse pleine de café, des champs pleins de fleurs, des vacances pleines de surprises. Attention ! L’adjectif plein possède la particularité de pouvoir se placer avant le nom et son déterminant. Dans ce cas, il est invariable, comme lorsqu’il est utilisé en tant qu’adverbe. Exemple : Il y a des fleurs plein le jardin.

Je me suis permis ou permise de…

Le participe du verbe permettre à la forme pronominale (pour rappel, c’est un verbe qui se conjugue avec deux pronoms de la même personne, comme par exemple ‘ je ‘ et ‘ me ‘) est invariable. On ne dira donc pas, en admettant que le sujet soit féminin dans cet exemple : ‘ Je me suis permise de venir plus tôt au rendez-vous. ‘ MAIS ‘ Je me suis permis de venir plus tôt au rendez-vous. ‘

En revanche, s’il y a un COD (complément d’objet direct) avant le verbe, là il faut accorder. Exemple : ‘ L’attitude très familière qu’elles se sont permise à l’égard du maire a choqué toute l’assemblée. ‘ Explication : ‘ Attitude ‘ est le COD, et vu qu’il est placé avant le verbe, il faut accorder au féminin singulier, et surtout pas avec ‘ elles ‘ au pluriel ! Elles ne se permettent pas elles-mêmes. Elles se permettent quoi ? Une attitude (COD). Attention, on dira : ‘ Elles se sont permis des attitudes très familières avec le maire. ‘ Nous revenons là dans le premier cas de figure où le participe est invariable.

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL. 
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Aucun ou aucuns ?

L’erreur courante consiste à mettre un S à aucun (aucuns)… qui n’en prend pas ! Exemples : Je n’ai eu aucun souci à trouver la route. – Il n’a reçu aucune menace. Pourquoi ? Parce que aucun(e) = pas un(e) seul(e). Il ne faut donc pas accorder non plus au pluriel le nom qui suit aucun. Tout est au singulier.

Il existe cependant deux cas d’emploi de aucuns (avec un S). Le premier existe au sens littéraire pour signifier quelques personnes, il s’agit de la locution d’aucuns, quasiment inutilisée dans le langage courant, vous ne pouvez donc pas vous tromper. Le deuxième cas concerne l’emploi avec le nom frais, qui s’utilise toujours au pluriel mais on ne le remarque pas forcément vu qu’il prend un S à la fin (attention, ne pas confondre avec l’adjectif frais/fraîche !). Exemple : Ce magasin ne compte aucuns frais supplémentaires pour la livraison des articles à domicile.

Qu’est-ce qu’un verbe défectif ?

Un verbe défectif est un verbe auquel il manque des temps ou des personnes au niveau de sa conjugaison. Il ne possède donc pas toutes les formes de conjugaison attestées pour les verbes de la même série. En voici quelques-uns :

Absoudre (veut dire excuser, pardonner) = ne se conjugue pas au passé simple de l’indicatif ni à l’imparfait du subjonctif.

Choir (veut dire tomber) = s’utilise surtout à l’infinitif, mais également au présent de l’indicatif, aux première et deuxième personnes du singulier (je et tu) et troisièmes personnes du singulier et du pluriel (il-elle et ils,-elles). Pas de conjugaison avec nous et vous au présent de l’indicatif. Il se conjugue également au passé simple et futur sous les formes suivantes : cherra et choira, et au passé simple, passé composé et plus-que-parfait. Le participe passé : chu et chue.

Falloir = ce verbe n’a pas d’impératif ni de participe présent. C’est un verbe impersonnel qui se conjugue à la troisième personne (ex. il faut).

Nuire (veut dire causer du tort) =  son participe passé n’a pas de féminin ni de pluriel, et ne prend pas de T  : nui.

Pouvoir = ce verbe n’a pas d’impératif.

Rire = ce verbe n’a pas de féminin ni de pluriel au participe passé : ri.

Survivre = le participe passé de ce verbe est invariable : survécu. Pas de féminin ni de pluriel.

Il pleut averse ou il pleut à verse ?

On écrit ‘ une averse ‘ (+ grosse pluie), et il est fort tentant d’écrire ‘ il pleut averse ‘ par confusion avec le mot ‘ averse ‘. C’est une erreur ! On écrit : ‘ il pleut à verse ‘ (en 2 mots) pour signifier qu’il pleut abondamment. L’ancienne locution était : ‘ il pleut à la verse ‘ (du verbe ‘ verser ‘).

Une heure sonne mais deux heures sonnent

L’erreur est courante de voir écrit ‘ deux heures (ou 3, 4, 5 etc.) sonne ‘ alors qu’il faut accorder le verbe sonner avec le premier élément, à savoir le sujet singulier ou pluriel. Une heure ou une heure et demie : accord au singulier. Deux heures (ou plus…) sonnent. Petite précision pour la demi-heure. On écrit ‘ demie ‘ au féminin singulier dans ‘ deux heures et demie (etc.) ‘, mais la règle est différente pour midi et minuit, il faut écrire au masculin singulier : midi et demi, minuit et demi.

Bel et bien ou belle et bien ?

On écrira : ‘ Cette femme est bien belle ‘ (là, on écrit ‘ belle ‘)  mais si l’on utilise la locution ‘ bel et bien ‘, ’ bel ‘ est invariable car nous sommes en présence d’une locution dite adverbiale, invariable par définition. Exemple : ’ Elle est bel et bien enceinte. ‘ On écrira aussi : ‘ Elle est bel et bien belle. « ‘ Bel et bien = réellement, de manière certaine.

Assis-toi, assieds-toi ou assois-toi ?

Le verbe ‘ asseoir ‘ est souvent maltraité ! L’erreur courante consiste à dire, à l’impératif présent, ‘ assis-toi ‘ alors qu’il faut dire ‘ assieds-toi ‘ ou ‘ assois-toi ‘ (bien que cette dernière forme soit moins agréable d’un point de vue phonétique). Concernant la conjugaison aux autres personnes, on écrit ‘ asseyons-nous ‘ ou ‘ assoyons-nous ‘ et ‘ asseyez-vous ‘ ou ‘ assoyez-vous ‘. Le verbe vient du latin assidere = ‘ être assis auprès ‘. Le verbe ‘ s’asseoir ‘ se disait ‘ se seoir ‘ jusqu’au XVIIe siècle, d’où le E situé entre le S et le O.

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Vous contredites ou vous contredisez ?

Le verbe contredire est souvent victime de maltraitance linguistique ! Contrairement aux idées reçues, il ne se conjugue pas comme les verbes dire et redire ! Au présent de l’indicatif et de l’impératif, les composés de dire (hors verbes dire et redire), à savoir contredire, dédire, interdire, médire et prédire, se terminent par -isez à la 2ème personne du pluriel : vous contredisez, dédisez, interdisez, médisez, prédisez. L’exemple est flagrant sur le verbe interdire. Personne n’irait dire : vous interdites ! Autre erreur possible (et courante !) : certains sont tentés d’ajouter de la complication là où il n’y en a pas, à savoir mettre (en plus !) un accent circonflexe : vous contredîtes ! Non, pas d’accent, oubliez-le ! Le verbe maudire quant à lui prend deux S à la deuxième personne du pluriel : vous maudissez. Il se conjugue comme finir.

L’eau bouille ou l’eau bout ?

Le verbe bouillir est souvent maltraité ! On dit bien il faut que l’eau bouille (présent du subjonctif) mais on dit l’eau bout (présent de l’indicatif). Erreur courante : au passé simple, il ne faut pas dire l’eau bouilla mais l’eau bouillit.

Mouvoir – promouvoir – émouvoir

Voici 3 verbes sources d’erreurs de conjugaison : mouvoir, promouvoir et émouvoir. Beaucoup de gens disent : ‘ je promouvois ‘, alors qu’il faut dire ‘ je promeus ‘. Dans la pratique courante, on utilise surtout la formule ‘ faire la promotion de… ‘. Cela rend l’erreur impossible. Les trois verbes se conjuguent selon les mêmes règles sauf au participe passé où émouvoir et promouvoir ne prennent pas d’accent circonflexe, contrairement à mouvoir : mû (mue), ému (émue) et promu (promue) / ayant mû, ayant ému, ayant promu.

Ils se sont rendu compte ou se sont rendus compte ?

La bonne réponse est : ‘ ils se sont rendu compte ‘. Il ne faut pas accorder rendu. Rendre est un verbe occasionnellement pronominal. Il peut s’utiliser au participe passé avec l’auxiliaire avoir ou être selon les cas. Ici, il s’agit de l’auxiliaire être. Même si habituellement on doit accorder, ce n’est pas le cas ici car le complément d’objet (compte qui est un nom) suit le verbe. Prenons un autre verbe, le verbe acheter. On écrira : ‘ Elles se sont acheté de nouvelles chaussures. ‘ Là non plus, il ne faut pas accorder, pour les mêmes raisons. Dans la conjugaison de se rendre compte, pour être sûr de ne pas se tromper il faut juste se souvenir que le participe passé est invariable, il ne faut jamais accorder. En revanche, on accorde dans les exemples suivants, qui sont de configuration différente : ‘ Ils se sont rendus à la réunion prévue hier soir. ‘ ou ‘ Elles se sont enfuies de la maison en courant. ‘

Sur-mesure ou sur mesures ?

Un objet ou un vêtement est fabriqué ‘ sur-mesure ‘, et le mot prend un trait d’union. On ne doit pas accorder ‘ mesure ‘ au pluriel (exemple : ‘ sur mesures ‘ comme on le voit parfois écrit à tort), ‘ sur-mesure ‘ est un nom masculin invariable, il signifie ‘ à la mesure ‘, selon une mesure précise bien établie.

Aller de pair ou de paire ?

On écrit ‘ aller de pair ‘ et non ‘ aller de paire ‘, comme par exemple une paire de chaussures.  ‘ De pair ‘ signifie ici à l’unisson, ensemble, dans un but commun, et ne suppose pas particulièrement que seuls deux éléments soient associés.

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Bon gré mal gré

Dans ‘ bon gré mal gré ‘ il ne faut pas attacher ‘ mal ‘ et ‘ gré ‘ comme on le voit souvent écrit à tort : ‘ bon gré malgré ‘. Pourquoi ? Parce que l’expression signifie de bon ou de mauvais gré, autrement dit volontairement ou pas, à ne pas confondre avec la préposition ‘ malgré ‘ (en un seul mot) qui signifie ‘ contre le gré ‘, ‘ en dépit de ‘.

Aux dépens de…

La locution ‘ aux dépens de… ‘ s’écrit au pluriel et non au singulier comme on le voit parfois écrit. Par ailleurs, ‘ dépens ‘ prend un S à la fin et non un D comme écrit souvent ( ‘ dépend ‘ ou ‘ dépends ‘). Cette erreur provient probablement de la confusion avec ‘ dépendre ‘ qui prend un D. Du point de vue étymologique, le mot vient de ‘ dépense ‘ (despans), du latin dispensum.

Homonymes for, fort et fors

Le nom masculin ‘ for « ‘ (du latin forum = tribunal) s’utilise essentiellement dans la locution ‘ en son for intérieur ‘. L’étymologie nous renseigne bien sur sa signification : en son âme et conscience, ‘ au plus profond de sa conscience ‘, en soi-même, dans ses pensées secrètes.

L’adjectif fort (féminin = forte) désigne ce qui est puissant, robuste (du latin fortis).

La préposition fors (du latin foris = hors de) est plutôt littéraire et guère utilisée de nos jours. Elle signifie ‘ hors ‘, ‘ excepté ‘.

Hétéroclite et hétérogène

Voilà deux mots souvent confondus : hétéroclite et hétérogène. Leurs utilisations sont pourtant différentes, mais ils ont le même antonyme : homogène.

L’adjectif ‘ hétéroclite ‘ est avant tout de nature péjorative. Exemple : ‘ Son salon est rempli d’objets hétéroclites ‘ == > Son salon est rempli d’objets dépareillés, de toutes natures, sans unité, sans harmonie, disparates. L’essentiel à retenir est le manque d’unité, le côté désordre. En ce qui concerne l’adjectif ‘ hétérogène ‘, il fait référence à une diversité de nature dans une même unité. Une terre ou une langue peut être hétérogène. Ce terme n’est pas péjoratif contrairement à  ‘ hétéroclite ‘.

Béni – bénie – bénit – bénite

Les quatre solutions existent : béni, bénie, bénit, bénite. Mais attention à l’orthographe selon les cas, les erreurs sont très courantes ! Voici quelques petites explications de base qui devraient vous aider à y voir plus clair.

Béni et bénie : participe passé dans un temps composé de la forme active, dont le complément est un objet soumis à une ‘ bénédiction rituelle ‘ ==> Exemple : le chapelet que le prêtre a béni  (accorder en genre et en nombre : les médailles que le prêtre a bénies). Au passif ou actif quand ce qui est béni n’est pas un objet ==> Exemples : le pape a béni la foule – la foule a été bénie par le pape.

Bénit et bénite : adjectif qui qualifie un objet soumis à une bénédiction rituelle ==> Exemples : du pain bénit – de l’eau bénite. Participe passé dans un temps simple ou composé forme passive à condition que le sujet soit un objet soumis à une bénédiction rituelle ==> Exemple : mon chapelet a été bénit par le pape. Attention, cela ne fonctionne que pour les objets ! On écrira donc ‘ le mariage a été béni par le prêtre ‘ (on ne met pas de T à ’ béni ‘ dans ce cas car le sujet – mariage - n’est pas un objet).

Ce qui s’ensuit ou ce qui s’en suit ?

L’erreur consistant à écrire ‘ ce qui s’en suit ‘ est courante ! La bonne réponse est : ‘ ce qui s’ensuit ‘, du verbe ‘ s’ensuivre ‘ (qui désigne la conséquence de quelque chose) assez particulier par le fait qu’il ne se conjugue qu’à la 3e personne du singulier ou du pluriel. Il existe cependant un cas où ‘ en ‘ est séparé du verbe : dans le cadre de l’emploi du participe passé, mais attention, on rajoute l’auxiliaire ‘ être ‘ ! ‘ Il s’en est suivi ‘.

Différence entre interjection et onomatopée

L’interjection et l’onomatopée sont assez souvent confondues, ce qui peut se comprendre vu la différence en réalité assez subtile, à savoir que l’onomatopée est liée au principe d’imitation, contrairement à l’interjection. Dans les deux cas, il s’agit de mots courts et invariables. L’interjection (du latin interjectio, de jacere = ‘ jeter, lancer ‘) exprime un sentiment, un ordre, une émotion spontanée et n’évolue qu’avec la langue : chut ! Va ! Hélas ! Aïe ! Crotte !… L’onomatopée (du grec onomatopoiia = ‘ création de mots ‘) quant à elle est extensible à l’infini puisqu’elle part de l’imitation, et on peut tout imiter, donc inventer n’importe quelle onomatopée à tout moment, le principe n’est pas lié à des règles précises de construction à part la ressemblance avec un bruit existant : Ouah ! Miaou ! Splash ! Crac ! Boum ! Hue ! Ding ! Dong ! Bang ! Plouf ! Bling ! Flop ! Hop ! Blabla ! Pouah ! Sniff ! Couac ! Tic-tac ! Vroum ! Badaboum ! Hum ! Bof ! Glouglou ! Coucou !… L’onomatopée est une forme d’interjection, tandis que toutes les interjections ne sont pas des onomatopées.

Abhérant ou aberrant ?

Voilà un mot qui fait souvent l’objet de confusion avec le verbe ‘ adhérer ‘. On n’écrit pas abhérant mais aberrant. Cet adjectif vient du latin aberrare qui signifie ‘ s’écarter ‘. Une chose aberrante est effectivement une chose qui s’écarte du ‘ bon sens ‘, des normes, voire qui dépasse l’entendement.

Prendre parti, parti pris, prendre à partie…

Parti et partie, dans quels cas mettre un S ou pas ?

Parti : 1 – prendre parti (il s’agit de ‘ parti ‘ au masculin, prendre ‘ le parti de… ‘, la défense de…, prendre position pour…) 2 – Parti pris (en tant qu’opinion préconçue, décidée à l’avance) 3 – Tirer parti de (tirer avantage de, utiliser).

Partie : prendre quelqu’un à partie (accuser quelqu’un, l’attaquer).

Exorbitant ou exhorbitant ?

Il est courant de voir écrit le mot ‘ exhorbitant ‘ au lieu de  » exorbitant « . Pourquoi compliquer quand on peut faire simple ? Pas besoin de H ! L’explication de cette erreur se trouve principalement dans le fait qu’il existe plusieurs mots prenant quant à eux un H : exhaler, exhausser, exhaustion, exhaustif, exhéréder, exhérédation, exhiber, exhibition, exhorter, exhortation, exhumer, exhumation… d’où une confusion compréhensible. D’un point de vue étymologique, le mot ‘ exorbitant ‘ vient du bas latin exorbitare qui signifie ‘ dévier ‘. Par exemple, un prix exorbitant est un prix qui dépasse le prix habituel ou attendu, qui dépasse la mesure. Des yeux exorbités sont des yeux qui dépassent de leurs orbites, tellement ils sont grands ouverts.

Indemme ou indemne ?

Une erreur fréquente consiste à écrire ‘ indemme ‘ au lieu de ‘ indemne ‘ qui est la bonne orthographe (avec un M suivi d’un N). emoticone Astuce : pour s’en souvenir, pensez au verbe  » indemniser  » et au nom féminin  » indemnité « , qui sont en général bien écrits. Le mot  » indemne  » vient du latin indemnis, de in privatif et de damnum = dommage. Indemne = qui n’a pas de dommage, l’étymologie du mot est très claire.

Acquis de conscience ou acquit de conscience ?

L’erreur courante consiste souvent à écrire ‘ par acquis de conscience ‘ (avec un S) au lieu de  » par acquit de conscience  » (avec un T), qui est la bonne orthographe. Pourquoi ? Parce que le mot vient du verbe acquitter (avec un T), à ne pas confondre avec le verbe acquérir, pour lequel le participe passé est effectivement ‘ acquis ‘ avec un S. S’acquitter d’une dette = la payer. Or, un acquit est une reconnaissance écrite d’un paiement (expression ‘ pour acquit ‘, qui veut dire ‘ qui est acquitté, payé ‘). Par extension, la formule ‘ par acquit de conscience ‘ désigne le fait d’être sûr de sa conscience, pour éviter un remord ultérieur, comme le fait qu’un paiement soit effectif dans le cas de ’ pour acquit ‘ (acquitté).

Les fonds ou les fonts baptismaux ?

Voilà un terme que l’on voit écrit à tort de plusieurs manières (pour le premier terme, sans parler du deuxième) : fonds baptismaux, fronts baptismaux, fonts baptismaux. La bonne orthographe est la troisème : ‘ fonts ‘ avec un T. Pourquoi ? Tout simplement parce que le mot vient de ‘ fontaine ‘, du latin fons, fontis. Il est toujours écrit au masculin pluriel, il n’a pas de singulier.

Exclu et inclus

Voici deux mots de sens opposés qui n’obéissent pas aux mêmes règles d’orthographe : exclu ne prend pas de  S  à la fin, tandis que inclus en prend un. Clin doeil On dit pourtant exclusion et inclusion mais voici une petite astuce pour s’en souvenir : au féminin, on ne dit pas excluse mais exclue, tandis qu’on dit incluse et non pas inclue.

Des dates butoir

Des ‘ dates butoir ‘ au pluriel : on ne doit pas accorder ‘ butoir ‘ car c’est un nom et pas un adjectif. En revanche, on écrit ‘ des butoirs ‘ (il s’agit d’un nom dans ce cas).

Différence entre célébrer et commémorer

Les verbes ‘ célébrer ‘ et ‘ commémorer ‘ sont souvent confondus, en raison de leurs sens assez proches. Voici la différence : on commémore un événement (date de la naissance ou de la mort d’un personnage célèbre, de la fin d’une guerre, de la création d’un État etc.), tandis qu’on célèbre un souvenir, une fête, un anniversaire. Par exemple, on ne peut pas dire : ‘ commémorer l’anniversaire de la mort d’un personnage célèbre ‘, on dira ‘ commémorer la mort – sans préciser ‘ anniversaire ‘ – d’un personnage célèbre. ‘ En revanche on peut célébrer le souvenir d’une victoire, ou célébrer l’anniversaire des 50 ans de mariage de Papy et Mamy.

Etant donné… ou étant donnés…

Il existe deux cas d’utilisation de ‘ étant donné ‘. Si on place l’expression devant le nom, elle est invariable. Exemples : Étant donné les trop nombreux spectateurs, le cinéma a dû refuser du monde. ‘ (‘ spectateurs ‘ étant le nom).  – ‘ Étant donné la conjoncture actuelle, les gens voyagent beaucoup moins. ‘ (‘ conjoncture ‘ étant le nom). Si on la place en revanche derrière le nom, elle s’accorde en genre et en nombre. Exemple : ‘ Les sujets étant donnés, les candidats à l’examen n’ont plus qu’à plancher ! ‘ (‘ sujet  ’ étant le nom).

Sans dessus dessous – ou – sens dessus dessous ?

L’erreur courante consiste à écrire sans dessus dessous pour exprimer ce qui est mal rangé, comme s’il n’y avait ni dessus ni dessous, sans aucun dessus, sans aucun dessous. En réalité, cette locution dont la bonne orthographe est SENS dessus dessous signifie que ce qui se trouve dessus peut se trouver dessous et inversement. Il s’agit de sens et non pas d’absence de quoi que ce soit, qui impliquerait la notion de négation. Pour la raison expliquée ci-dessus, on écrit sens, dans quel sens se trouvent les affaires, elles sont sens dessus dessous. Petite précision phonétique qui explique aussi l’erreur courante, on ne prononce pas le S à la fin de sens alors qu’habituellement on le prononce, comme par exemple dans sens interdit. Exemple : Range donc ta chambre, tes affaires sont sens dessus dessous !

De plein pied ou de plain-pied ?

Beaucoup de gens écrivent ‘ une maison de plein pied ‘…  C’est une erreur ! La bonne orthographe de cette locution adverbiale est : une maison de plain-pied pour décrire une maison dont toutes les pièces sont situées au même niveau (et non pas une maison pleine de pieds… quoi que ce ne soit pas exclu pour autant !), qui n’a pas d’étage, avec un trait d’union et plain s’écrit avec un A et non un E. L’adjectif plain, du latin planus = plan, égal, signifiait en effet ‘ plan, uni ‘ jusqu’au XVIe siècle mais n’est plus utilisé à part dans cette locution.

Avoir voix ou droit au chapitre ?

Beaucoup de gens disent ‘ avoir droit au chapitre ‘… mais c’est une erreur ! La bonne expression est ‘ avoir voix au chapitre ‘. Cela signifie que l’on a le droit effectivement de quelque chose… mais quoi ? Le droit d’avoir la voix… au chapitre, c’est-à-dire d’exprimer son opinion dans une assemblée, de participer à une délibération et de pouvoir se mêler légalement de l’affaire en question.

Différence entre deuxième et second

Les mots deuxième et second veulent dire la même chose, à savoir qui vient immédiatement après le premier. Alors où se situe donc la différence ? La première réponse se trouve dans la chronologie de l’apparition de ces mots. Le mot second date du XIIIe siècle, tandis que le mot deuxième n’est apparu qu’au XIVe siècle et peu utilisé avant le XVIIe siècle. La deuxième réponse est un peu plus subtile, liée au contexte de l’utilisation de ces mots. Explication : on utilise en général deuxième lorsque l’énumération dépasse le chiffre 2. Exemple : ’ Sur 10 coureurs à l’arrivée de la course, Fabien est arrivé deuxième. ‘ En revanche, on utilise second quand l’énumération ne dépasse pas 2. Exemple : ’ L’immeuble de Marie comporte deux étages, et elle habite au second. ‘ Dans cet exemple, si l’immeuble comportait trois ou quatre étages, on dirait : ‘ Marie habite au deuxième étage. ‘ Cependant, l’Académie française précise que second a été longtemps la forme la plus courante, et ne valide pas la différence exprimée par certains grammairiens, estimant plutôt que l’emploi dans le sens évoqué plus haut est juste une réduction. Concernant la Seconde Guerre mondiale, on dit bien seconde, vu qu’il n’y en a pas eu de troisième. Espérons que sa dénomination ne change jamais !

Accord des adjectifs de couleur

S’il s’agit d’adjectifs simples, il faut accorder en genre et en nombre (masculin/féminin et singulier/pluriel) avec le nom auquel ils se rapportent. Exemple : ‘ une robe blanche. ‘ Cependant, quand le mot désignant la couleur est un nom commun utilisé adjectivement, il ne faut pas accorder : noisette, marron, paille, pastel, jonquille etc. Exemple : ‘ des vestons marron. ‘

Attention, certains noms sont assimilés à de véritables adjectifs, ce sont les exceptions que voici, il faut donc les accorder : écarlate, fauve, incarnat, mauve, pourpre et rose. Exemple : ‘ des gants roses et des chaussures mauves. ‘

Autre règle générale : quand les adjectifs de couleur sont reliés par un trait d’union, ils sont invariables. Exemple : ‘ une tapisserie dans les tons bleu-vert. ‘ (On voit que ‘ bleu ‘ et ‘ vert ‘ ne sont pas accordés). De même lorsqu’ils sont reliés par ‘ et ‘. Exemple : ‘ des chaussures noir et blanc. ‘ Cependant, si l’on accorde ‘ noir ‘ et ‘ blanc ‘, le sens de la phrase est modifié. Explication : ‘ des chaussures noires et blanches ‘ signifie que certaines chaussures sont noires et d’autres blanches.

Dans le cas des ellipses, il ne faut pas accorder ni mettre de trait d’union : jaune citron, gris perle, bleu azur etc. Lorsqu’ils sont suivis d’un autre adjectif, il ne faut pas accorder non plus : ‘ des cheveux châtain foncé. ‘

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Entre-temps ou entre temps ?

Doit-on écrire ‘ entre-temps ‘ ou ‘ entre temps ‘ ? La réponse est : ‘ entre-temps ‘ avec un trait d’union (dictionnaire de l’Académie française 1932), orthographe toujours valable. Cet adverbe vient de l’ancien français entretant = ‘ dans cet intervalle de temps ‘.

Doit-on accorder répondre présent et marcher droit ?

Tout le monde connaît la locution ‘ répondre présent ‘… mais doit-on l’accorder en genre et en nombre ? La réponse est NON.  Exemple : ‘ Elles ont répondu présent à l’appel. ‘… et non ‘ présentes ‘. C’est le même principe que pour ‘ marcher droit ‘. Exemple : ‘ Ils ont marché droit au commandement de leur chef. ‘… et non pas ‘ droits ‘. En revanche, on écrira (en accordant) : ‘ Elles étaient toutes présentes à la réunion d’information.’

Les années à venir ou les années avenir ?

La bonne réponse est : les années à venir, et non les années avenir. Erreur courante. Explication : ce sont les années qui vont venir (du verbe venir), même s’il s’agit bien d’avenir ! Pour éviter de vous tromper, remplacez ‘ à venir ‘ par ‘ qui s’annonce(nt) ‘. Si le remplacement est possible, il s’agira de la bonne orthographe, à savoir ‘ à venir ‘. Exemple : Les beaux jours à venir = Les beaux jours qui s’annoncent. Si le remplacement est impossible, il faudra alors écrire avenir en un seul mot. Exemple : À l’avenir, je sais que je pourrai te faire confiance.

Avoir affaire… ou avoir à faire…

Les deux écritures existent mais ne s’utilisent pas dans les mêmes contextes. Avoir affaire à quelqu’un ou à quelque chose (‘ affaire ‘ en un seul mot). Cela signifie être confronté à…, être en rapport avec… Exemple : ‘ Tu vas avoir affaire à moi ! ‘ En revanche, on écrit en deux mots quand il s’agit d’une tâche à effectuer, à faire. Exemple : ‘ N’oublie pas qu’en mon absence, tu as la lessive à faire. ‘

Différence entre pourquoi et pour quoi

Pourquoi : c’est un adverbe interrogatif qui signifie ‘ pour quelle raison ‘ mais également un nom : le pourquoi. Exemple : ‘ Pourquoi es-tu allé en vacances au Canada ? ‘ La réponse pourrait être ‘ Parce que j’ai toujours été fasciné par ce pays qui me fait rêver depuis tout petit.’

Pour quoi : signifie ‘ pour quelle chose ‘, ‘ pour cela ‘ et s’oppose à ‘ pour qui ‘. Pour = préposition, et quoi = pronom relatif. Exemples : ‘ Vous venez pour quoi faire ? ‘ – ‘ C’est ce pour quoi il est venu. ‘ – ‘ Lui offrir un cadeau ? Pour quoi faire ? ‘

Bouillon, potage et soupe

Le bouillon, comme son nom l’indique, est bouilli ! C’est le plus clair des potages, il est liquide. Par exemple, une fois cuit le pot-au-feu, au-delà de la viande et des légumes, on en retire le bouillon que l’on peut déguster en tant que potage ou soupe. Il est possible bien sûr d’y rajouter de la crème fraîche, du vermicelle, du pain ou tout autre ingrédient destiné à l’épaissir. Il deviendra alors de la soupe. Mais on peut le prendre aussi tel quel. Attention, ne pas confondre avec le ‘ bouillon de onze heures ‘ (voir l’article à ce sujet), très mauvais pour la santé ! Le potage est plus consistant, mais cependant liquide, toujours à base de bouillon. Il ne comporte pas de pain, mais plutôt du vermicelle, du lait, du riz, du tapioca… La soupe est consistante, épaisse, agrémentée de pain, mais toujours à base de bouillon bien sûr ! Soupe au(x) chou(x), à l’oignon…  Bon appétit ! Langue

Homicide, assassinat et meurtre

Le terme d’homicide (avec un seul M, contrairement à  ‘ homme ‘) regroupe tout ce qui concerne le fait de tuer une personne, volontairement ou pas. Un homicide volontaire (volonté de tuer). Un homicide involontaire (principalement dans le cas d’un accident). Un homicide peut être un parricide (tuer son père ou sa mère), matricide (tuer sa mère uniquement) fratricide (tuer son frère ou sa sœur -  ‘ une guerre fratricide ‘), infanticide (tuer son enfant), régicide (tuer le roi… ce qui est déjà plus rare !). Le coupable d’homicide est appelé un assassin.

Qu’est-ce qu’un assassinat alors ? C’est un homicide aussi, mais avec cette spécificité qu’il est prémédité. La personne a l’intention de tuer bien avant de le faire, l’assassinat n’est pas le fruit de circonstances hasardeuses, mais bien réfléchi et préparé.

Alors un meurtre, qu’est-ce que c’est ? C’est aussi un homicide… mais non prémédité, contrairement à l’assassinat. Un meurtre peut être fait sous l’emprise d’un état de démence lié à la prise importante d’alcool ou de stupéfiants par exemple, ou bien lors d’une bagarre qui tourne mal entre plusieurs personnes. L’emploi d’une arme (ou tout objet susceptible d’être dangereux comme un couteau ou un outil tranchant par exemple) suppose qu’en l’utilisant, la personne a l’intention de tuer. Il y a bien intention de donner la mort (homicide volontaire) au moment des faits, mais il n’y a pas préméditation. Le scénario de l’homicide n’a pas été calculé d’avance comme dans le cas d’un assassinat.

Cela dit, le terme de meurtre avec préméditation existe dans le Code pénal, on y précise d’ailleurs que cela s’appelle un assassinat. L’article 221-3 du Code pénal stipule textuellement :  » Le meurtre commis avec préméditation constitue un assassinat. Il est puni de la réclusion à perpétuité. « 

Pluriel de mots français d’origine latine en -um

À l’heure actuelle, les mots français d’origine latine qui se terminent en -um s’écrivent à la française au pluriel (avec un S), tandis qu’en latin, c’est un A.

Exemples : des aériums, des albums, des aquariums, des factums, des factotums, des mémorandums, des médiums, des pensums, des préventoriums, des quorums, des référendums, des sanatoriums, des sérums, des ultimatums. Cependant, on peut écrire des maxima, des minima, même s’il est préférable d’écrire des maximums et des minimums. D’autre part, on écrit des errata (singulier : un erratum) et des addenda (ce dernier est invariable).

Poêle : masculin ou féminin ?

Le nom ‘ poêle ‘ est soit masculin, soit féminin… selon son sens !

Un poêle (masculin) est un appareil de chauffage, tandis qu’une poêle (féminin) désigne l’ustensile de cuisine. Exemples : un poêle à bois, une poêle à crêpes.

Orgue : masculin ou féminin ?

Le nom ‘ orgue ‘ est masculin quand il est au singulier ou s’il désigne plusieurs instruments, on dit un orgue / des orgues. Exemple : un orgue de Barbarie, des orgues de Barbarie. Cependant, on utilise le féminin pluriel dans le cas de : les grandes orgues. Il s’agit malgré tout d’un seul instrument dans ce cas, et non plusieurs !

Lettres muettes

Certains mots sont difficiles à écrire si l’on n’en connaît pas l’orthographe ‘ de tête ‘, à savoir qu’ils ne s’écrivent pas comme on les prononce, ils cachent de petits secrets : les lettres muettes !

Mots cachant une(des) lettre(s) muette(s) – liste non exhaustive - : aspect, corps, damner, doigt, puits, remerciement, respect, sangsue, sculpteur, sept, temps, vingt… 

Mots terminés par une consonne muette – liste non exhaustive – : broc, coup, fusil, laid, nez, paix, repas, sang, sourd, tabac, thym, trop, trot… 

Les verbes en -oter ou en -otter

Voici quelques exemples de verbes en -oter, ce sont les plus courants (un seul T) : annoter, chevroter, chuchoter, clignoter, emmailloter, escamoter, fagoter, gigoter, grignoter, papoter, pianoter, radoter, sangloter, tapoter, toussoter, tripoter…

Voici maintenant d’autres verbes (moins courants), mais qui prennent deux T : ballotter, botter, boulotter, calotter, culotter, débotter, décalotter, décrotter, déculotter, emmenotter, émotter (briser les mottes), flotter, frisotter, frotter, garrotter, grelotter, marcotter, marmotter, se motter, trotter.

Un L ou LL ?

Fourmilière (nid des fourmis) et fourmilier (mammifère américain pourvu d’une longue langue qui mange des fourmis et des termites) ne prennent qu’un seul L, de même pour fourmilion ou fourmi-lion (insecte dont la larve mange des fourmis).  En revanche, fourmillement et fourmiller prennent deux L. Cela vient du son [j] (comme pied, bille, yeux, paille).  Imbécile et imbécilement prennent un seul L mais imbécillité en prend deux.

Je vous saurais gré ou je vous serais gré ?

Je vous saurais gré ou je vous serais gré ? La première solution est la bonne, et la deuxième est fausse, erreur courante pourtant ! En fait, cette expression qui permet d’exprimer sa reconnaissance est à la base : savoir gré… (Académie française). Savoir gré à quelqu’un de quelque chose. Exemple : ‘ Je vous saurais gré d’avoir l’amabilité de m’envoyer le dossier d’inscription dans les meilleurs délais. ‘

Bicentenaire de Mérimée en 2003 – Dictée de Bernard Pivot

Bernard Pivot a décidé, en 2003, de créer la dictée de Compiègne du bicentenaire de Mérimée… en son hommage. Voici ce texte, publié dans le livre de Françoise Maison, ‘ La Dictée de Mérimée ‘, Château de Compiègne, Séguier, 2003, 64 p.

NAPOLÉON III : MA DICTÉE D’OUTRE-TOMBE

Moi, Napoléon III, empereur des Français, je le déclare solennellement aux ayants droit de ma postérité et aux non-voyants de ma légende : mes soixante-quinze fautes à la dictée de Mérimée, c’est du pipeau ! De la désinformation circonstancielle ! De l’esbroufe républicaine ! Une coquecigrue de hugoliens logorrhéiques !
Quels que soient et quelque bizarroïdes qu’aient pu paraître la dictée, ses tournures ambiguës, Saint-Adresse, la douairière, les arrhes versées et le cuisseau de veau, j’étais maître du sujet comme de mes trente-sept millions d’autres. Pourvus d’antisèches par notre très cher Prosper, Eugénie et moi nous nous sommes plu à glisser çà et là quelques fautes. Trop sans doute. Plus que le cynique prince de Metternich, à qui ce fieffé coquin de Mérimée avait probablement passé copie du manuscrit.
En échange de quoi ?
D’un cuissot de chevreuil du Tyrol ?

La dictée de Mérimée

Cette célèbre dictée fut écrite puis récitée en 1857 par… Prosper Mérimée (1803 – 1870) pour distraire la cour selon la demande de l’Impératrice Eugénie. Il en existe plusieurs versions dont voici la supposée première, publiée par Léo Claretie en 1900.

Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l’amphitryon, fut un vrai guêpier. Quelles que soient et quelqu’exiguës qu’aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu’étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, il était infâme d’en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et mal bâtis et de leur infliger une raclée alors qu’ils ne songeaient qu’à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires.

Quoi qu’il en soit, c’est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s’est laissé entraîner à prendre un râteau et qu’elle s’est crue obligée de frapper l’exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés, une dysenterie se déclara, suivie d’une phtisie.

- Par saint Martin, quelle hémorragie, s’écria ce bélître ! À cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l’église tout entière.

Jus de fruit ou jus de fruits ?

La règle veut que l’on écrive ‘ jus de fruits ‘ avec un S à fruits (pluriel). En revanche, on écrit : jus de pomme, jus de poire, jus d’abricot, jus de tomate, jus de viande etc. Le nom d’un fruit (ou d’autre chose) particulier reste au singulier, même s’il y en a plusieurs dans le jus.

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Conjecture et conjoncture

Le mot conjecture vient du latin conjectura, de cum = avec, et jacere = jeter. Il désigne une supposition, une hypothèse fondée sur des apparences. Exemple : se perdre en conjectures = envisager de nombreuses possibilités, et aussi être perplexe (embarrassé face à une situation).

Le mot conjoncture, proche au niveau de l’écriture, n’a pas le même sens. C’est un dérivé du verbe conjoindre. En ancien français, on disait conjointure (d’après le latin conjunctus - XIVe siècle). La conjoncture est le résultat d’un concours de circonstances. Une conjoncture désigne également une situation économique, sociale ou politique à un moment précis, qui résulte d’un ensemble de facteurs bien définis. Exemple : une conjoncture difficile (période de crise).

Partager avec… ou partager entre…

Nous pouvons partager un gâteau avec nos invités, tout comme nous pouvons le partager entre nos invités. Dans le premier cas, nous en gardons une part, tandis que dans le second cas, nous ne gardons rien pour nous, toutes les parts vont aux invités.

Clin doeil L’utilisation de ‘ avec ‘ suppose que nous sommes inclus dans le partage. L’utilisation de ‘ entre ‘ nous exclut de ce même partage.

Matinal ou matineux ?

Les adjectifs matinal / matinale et matineux / matineuse existent ! Mais ces deux mots très proches n’ont pas les mêmes significations, comme nous allons le voir !

Matinal désigne celui qui s’est levé tôt, mais cela peut n’arriver qu’une seule fois, ou occasionnellement. Exemple : ‘ Vous êtes bien matinal aujourd’hui ! ‘ Le mot matinal désigne également ce qui est propre au matin, comme par exemple la rosée matinale. Le mot matineux quant à lui désigne celui qui a l’habitude de se lever tôt. Cependant, ce mot est de moins en moins utilisé et remplacé par matinal, qui est valable également. À l’inverse, on n’utilisera pas matineux pour désigner la rosée du matin ni dire qu’une personne s’est levée tôt exceptionnellement.

Nettoiement ou nettoyage ?

Nettoiement et nettoyage existent mais… il y a une petite subtilité à connaître !

Nettoiement correspond à l’ensemble des opérations de nettoyage. Par exemple on parlera des services de nettoiement d’une ville, tandis qu’on parlera d’une entreprise de nettoyage. On réalise également le nettoiement d’un port (retirer la vase etc.). Le mot nettoyage est le plus utilisé des deux. Nettoyage d’un vêtement, d’un sol, des vitres…

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Différence entre liquide et fluide

La notion de fluide est plus étendue que celle de liquide en ce sens que les fluides comprennent les liquides et les gaz. Un liquide est donc forcément un fluide, tandis qu’un fluide n’est pas forcément un liquide ! Par exemple, l’eau et l’air sont des fluides. L’air peut être gazeux ou liquide selon les cas (bouteilles d’air liquide). L’eau peut être un fluide liquide (quand elle coule) ou gazeux (vapeur d’eau, quand elle est chauffée à plus de 100 °C, les molécules y sont indépendantes et agitées, échappant à la force de gravitation), elle peut être solide aussi (glace). Les nuages sont constitués de vapeur d’eau, celle-ci étant présente en permanence dans l’atmosphère.

Différence entre : industriel et industrieux

L’adjectif industrieux qualifie une personne qui a de l’habileté dans son métier. Il désigne également l’activité, le dynamisme. Exemple : des abeilles industrieuses. Le premier sens du nom industrie désigne l’habileté, et industrieux vient de ce premier sens. Le nom industrie possède un second sens, lié à la production de richesses par la transformation des matières premières. L’adjectif industriel provient de ce second sens. Exemple : une zone industrielle.

Différence entre outremer et outre-mer

Outremer et outre-mer existent mais ne désignent pas la même chose !

1 – Outremer (en un seul mot) désigne la couleur outremer, à savoir le bleu intense de la pierre du même nom ou lapis-lazuli.

2 – Outre-mer (avec un trait d’union) désigne quant à lui un territoire situé au-delà de la mer (de manière générale). Exemple : les pays d’outre-mer. Autre exemple : la France d’outre-mer (sans majuscule) et le ministre de l’Outre-mer (avec une majuscule dans ce cas puisqu’il s’agit d’un nom propre).

Différence entre éveiller et réveiller

Éveiller signifie tirer normalement du sommeil, sans contrainte particulière, sortir de l’engourdissement. Exemple : éveil de la nature. Éveiller signifie également sensibiliser une personne à quelque chose de particulier. Exemple : éveiller un enfant à la lecture. Les disciplines d’éveil, à l’école primaire, sont d’ailleurs destinées à développer le goût de la curiosité intellectuelle et de l’observation chez l’enfant. Exemple : éveil musical (destiné à donner un certain goût de la musique).

Réveiller est plus fort, suggérant l’idée d’éveiller à nouveau. Exemple : réveiller l’appétit, la curiosité. Ce terme suppose que l’on éveille à nouveau, avec un certain effort, quelque chose d’endormi, de caché.

Différence entre carnassier et carnivore

Les mots carnassier et carnivore possèdent le même radical, à savoir carn, qui signifie chair. Le mot carnassier désigne systématiquement des animaux qui mangent régulièrement de la chair crue essentiellement et qui la chassent, à l’exclusion des oiseaux rapaces (exemple : les lions). Le mot carnivore s’applique en revanche à tout ce qui mange de la viande (qu’elle soit crue ou cuite), à savoir des animaux, mais aussi des humains ou des plantes. Exemple : les plantes carnivores. De ce fait, un carnassier est forcément carnivore, tandis qu’un carnivore n’est pas nécessairement carnassier.

Qu’est-ce qu’une syllepse ?

En grammaire, une syllepse est un accord de mots selon le sens et non selon des règles grammaticales. Pour plus de clarté, voici un exemple typique, celui des accords avec ON. Le pronom indéfini ‘ on ‘ désigne soit une personne soit un groupe de personnes. Mais quel que soit le cas (un ou plusieurs), on conjugue le verbe qui suit au singulier 3e personne. Exemple : ‘ On va au cinéma  ’. Attention, il y a un piège ! Il faut savoir que l’adjectif ou le participe passé s’accorde en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/pluriel) avec la ou les personne(s) désignée(s) par le pronom ‘ on ‘. Admettons que dans une phrase, ‘ on  désigne ‘ moi et mon frère ‘. Nous sommes donc deux personnes. Nous écrivons ‘ on va au cinéma ‘ (présent de l’indicatif), selon la règle expliquée plus haut. Voyons maintenant le cas où l’on utilise un adjectif. Exemple : ‘ On est fatigués ‘ (nous sommes plusieurs), là il faut accorder ‘ fatigués ‘. Enfin, avec l’utilisation d’un participe passé auxiliaire être, on accorde également. Exemple : ‘ On est partis ‘, ‘ on est allés au cinéma ‘. Pour résumer, l’accord dépend de ce à quoi ‘ on  se rapporte.

Différence entre recouvrer, retrouver et recouvrir

Le verbe recouvrer signifie ‘ entrer en possession ‘, retrouver ce que l’on avait perdu. Exemple : recouvrer la raison (= retrouver la raison). En revanche, on dira : retrouver ses clés. Le mot recouvrer vient du latin recuperare (XIe siècle). Il fut d’ailleurs longtemps confondu avec recouvrir. Recouvrer possède un autre sens, lié aux finances, signifiant ‘ recevoir le paiement d’une somme due ‘. Tout le monde connaît le terme de ‘ services de recouvrement ‘ du Trésor Public !

Le verbe recouvrir quant à lui désigne le fait de couvrir entièrement. Exemple : ‘ La neige a recouvert le village ’.

Ne pas confondre : quand et quant

Il faut distinguer quant (avec un T) de l’adverbe de temps quand (avec un D). Quant est systématiquement suivi de la préposition à ou de l’article contracté au/auxClin doeil Astuce : on prononce bien [quanta] et non [quanda] ! Exemple : ‘ Quant à toi, je te conseille de te tenir tranquille ! ‘

Il arrive cependant que quand soit suivi de à, mais dans des cas bien précis, ceux des inversions. Exemple : ’ Quand à la soupe on rajoute de la crème, elle est meilleure. ‘ Il s’agit bien de l’adverbe de temps. La phrase signifie : ‘ Quand on rajoute de la crême à la soupe, elle est meilleure. ‘ Quand veut alors dire lorsque. Généralement, quand est utilisé dans ce type de phrase : ‘ Quand je serai prêt, je vous préviendrai. ‘

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Différence entre illettré et analphabète

Illettré et analphabète sont synonymes mais il existe cependant une petite nuance.

Illettré (1560 – Pasquier – Dict. Étym.), du latin illiteratus = ignorant, fait référence essentiellement à l’absence ou au très peu d’études au-delà de l’école primaire. À l’origine, un illettré était un ‘ ignorant en littérature ’ (en ‘ lettres ’). Au sens actuel du mot, une personne illettrée est allée à l’école mais son apprentissage ne lui a pas permis, pour diverses raisons, de maîtriser de manière durable la lecture, l’écriture et le calcul. L’état d’une personne illettrée s’appelle l’illettrisme (néologisme – 1978).  Analphabète (de l’italien analfabeto = illettré) est plus fort et concerne plus particulièrement une personne qui ne sait pas lire du tout, qui n’a jamais appris à lire, et à l’origine ‘ qui ne connaît pas l’alphabet ’, le nom alphabet venant du latin impérial alphabetum, de alpha et bêta, les deux premières lettres de l’alphabet grec. L’état d’une personne ou d’une population analphabète s’appelle l’analphabétisme (Larousse mensuel illustré – 1907).

Différence entre méfiance et défiance

Voilà deux mots qui se ressemblent beaucoup ! Mais s’il existe deux mots, c’est qu’il y a une raison ! Être méfiant signifie accorder difficilement sa confiance, être sur ses gardes naturellement, soupçonner facilement de possibles intentions malhonnêtes de la part des autres. La défiance quant à elle est un terme proche mais moins fort, plutôt réservé à une méfiance occasionnelle vis-à-vis de quelqu’un, par exemple une personne que l’on ne connaît pas bien. Se défier d’une personne revient à s’y fier avec précaution.

Trait d’union ou pas devant  » même  » ?

Devant ‘ même ‘, il faut parfois un trait d’union, mais pas toujours ! Le seul cas où l’on doit en mettre est quand le premier mot est un pronom personnel, à savoir : moi, toi, soi, lui, elle, nous, vous, eux. Exemple : moi-même. Remarque : on écrit ‘ même ‘ au pluriel avec nous, vous et eux (nous-mêmes, vous-mêmes, eux-mêmes) sauf dans le cas du pluriel de politesse avec ‘ vous ‘ (vous-même) si l’on s’adresse à une seule personne. ‘ Nous-même ‘ ne se met pas au pluriel non plus dans le cas du ‘ pluriel de majesté ‘ (utilisé par les hauts dignitaires) ou de modestie.

En revanche, on ne met pas de trait d’union à  : le jour même, cela même, ici même, là même, par là même, tout de même…

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Précédent ou précédant ?

Doit-on écrire précédent ou précédant ? Les deux orthographes existent, mais les mots et les sens sont différents !

Précédant : c’est le participe présent du verbe précéder. Exemple : ‘ Précédant son frère de deux places, il a gagné la course. ‘

Précédent(e) : 1- Adjectif signifiant ‘ qui est immédiatement avant ‘. Exemple : ‘ Il est arrivé le jour précédent. ‘ – ‘ Regardez bien votre manuel, vous trouverez la solution de ce problème à la page précédente. ‘ ( contraire de ‘ suivante ‘) 2 – Nom masculin. Exemple : ‘ Une aventure sans précédent. ‘ De là vient l’adverbe ‘ précédemment ‘ (auparavant).

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL. 
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Diagnostic ou diagnostique ?

Diagnostic ou diagnostique ? Les deux existent et voici la différence :

Diagnostic (nom masculin) : c’est l’identification d’une maladie par ses symptômes, ou de la nature d’un dysfonctionnement. Diagnostiquer = établir un diagnostic. Alors diagnostique, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est cette fois pas un nom mais un adjectif ! C’est ce qui est relatif au diagnostic, à savoir par exemple un test diagnostique (test destiné à établir un diagnostic).

Édité en juin 2015, voici ‘ Alpha et le secret des mots ‘, de Corinne DUVAL. 
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Quelconque

L’adjectif indéfini ‘ quelconque ‘ signifie ‘ quel que ce soit, quel qu’il soit, quelle qu’elle soit…’ et suit en général le nom qu’il qualifie. Exemple :  ’ Un objet quelconque ‘.  Lorsque ce mot est précédé de un, il prend alors un sens péjoratif (dépréciatif, défavorable). Exemple : ‘ Un quelconque personnage ’.

Même et mêmes… dans quels cas accorder !

emoticone Même ou mêmes ? Variable dans certains cas, invariable dans d’autres. Explications :

Cool 1 – Variable (on accorde) : 11- Quand il renforce un pronom. Exemple : ‘ Ses parents eux-mêmes sont agriculteurs. ‘ 12- Quand il renforce un pronom démonstratif ou un nom. Exemple : ’ Lors d’une fête, le professeur a revu quelques anciens élèves, ceux-là mêmes qu’il n’avait pas oubliés. ‘ 13- Quand il veut dire ‘ semblable ‘.  Il s’accorde avec le nom qu’il qualifie. Exemple : ‘ Sylvie a les mêmes chaussures qu’Isabelle, mais pas la même coiffure. ‘ 14- Quand il s’agit d’un pronom, il s’accorde alors en genre et en nombre. Exemple : ‘ Tu voudrais avoir les mêmes qu’elle. ‘

Cool 2 – Invariable (on n’accorde pas) : 21- Quand il veut dire ‘ également, aussi, y compris ‘. C’est dans ce cas un adverbe, et on ne l’accorde donc pas. Exemple : ‘ Il ramasse toujours les pièces par terre, même celles d’un centime. ‘ 22- Même est également un adverbe dans les locutions suivantes : à même de, même plus, tout de même, de même, même si etc. Exemple : ‘ Dans cet état, Paul n’est pas à même de travailler. ‘

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Quand accorder ensemble

emoticone ’ Ensemble ’ peut être un nom ou un adverbe, et peut donc être variable ou invariable selon le cas.

Sourire 1 – Ensemble invariable : c’est un adverbe. Il ne faut jamais l’accorder même si son sens contient la notion de pluriel et c’est bien là que l’erreur se trouve de manière récurrente. Exemple : ’ Nous irons ensemble à cette réunion. ‘ (Nous sommes bien plusieurs, mais il ne faut pas accorder ensemble).

Sourire 2 – Ensemble variable : c’est un nom. Exemples : ’ La théorie des ensembles. ‘ – ‘ J’ai dessiné des ensembles de formes sur ma feuille. ’ Il faut donc accorder au pluriel.

emoticone Astuce : remplacez ‘ ensemble ’ par ‘ l’un avec l’autre , si c’est possible, c’est donc un adverbe, et par conséquent on n’accorde pas, il est invariable. Exemple : ‘ Nous irons ensemble (l’un avec l’autre) à cette réunion. ‘

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Les homophones équivalent et équivalant

emoticone Il ne faut pas confondre les deux homophones ’ équivalent ‘ et ‘ équivalant ‘.

1- Équivalent(e) : c’est un adjectif ou un nom, selon les cas. Exemples : ‘ Ces deux sommes sont équivalentes ‘ (adjectif). ‘ Il a vendu aujourd’hui l’équivalent des ventes d’une semaine entière ‘ (nom).

2- Équivalant : c’est le participe présent invariable du verbe ‘ équivaloir ‘. ‘ Équivalant ‘ = ‘ qui équivaut ‘. Exemple : ‘ Son travail fourni aujourd’hui équivalant (= qui équivaut) à 7 heures, cet employé sera payé 7 heures.’

Clin doeil Astuce pour s’en souvenir : mettez au féminin. Si c’est impossible, il s’agit du verbe au participe présent, finissant par ANT : équivalant.

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Ne pas confondre littéraire et littéral

emoticone Il ne faut pas confondre ‘ littéraire ‘ et ‘ littéral ‘, leurs significations sont différentes.

1 - ‘ Littéraire ‘ (de litterae en latin = belles-lettres) concerne directement la littérature et les belles-lettres. Un prix littéraire, un magazine littéraire, un critique littéraire, des études littéraires. On dit aussi d’une personne : ‘ c’est un(e) littéraire ‘ (à l’inverse, on dit ‘ un matheux / une matheuse ‘ en langage familier pour désigner celui(celle) qui est doué(e) en mathématiques).

2- ‘ Littéral ‘ (formé sur littera en latin = lettre) est conforme à la lettre, au sens strict des mots. Une traduction littérale est une traduction effectuée mot à mot. ‘ Littéral ‘ s’utilise également dans le cas d’une ‘ langue littérale ‘ qui constitue la langue écrite, en opposition à la langue parlée. En mathématiques, une valeur littérale est une valeur écrite en lettres, s’opposant à l’écriture en chiffres.

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Ne pas confondre découvrir et inventer

Innocent Il ne faut pas confondre ‘ découvrir ‘  et ‘ inventer ‘, leurs significations sont différentes.

1 -Découvrir ‘ est en rapport avec ce qui existe déjà mais qui est caché… avant la découverte. Découvrir un trésor, un territoire, un secret.

2 -Inventer ‘ est le fait de créer en premier. Inventer un nouvel appareil ou un nouveau concept. Cependant, le terme ‘ inventeur ‘ est utilisé également en droit pour désigner celui qui a trouvé un objet (par exemple un trésor enfoui sous la terre), sachant que la loi attribue à l’inventeur, au bout d’un an, tout objet trouvé et non réclamé par son propriétaire.

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Ne pas confondre original et originel

Cool Il ne faut pas confondre ‘ original ‘ et ‘ originel ‘, leurs significations sont différentes.

1 - Original est en rapport avec le caractère primitif d’une chose. L’original d’une oeuvre. L’original sert de modèle à des copies éventuelles, mais n’a lui-même pas eu de modèle. ‘ Original ‘ désigne également le caractère unique du style d’un artiste. Un style ou un jeu original, une oeuvre originale. ‘ Original ‘ désigne enfin le caractère singulier d’une personne. Cet homme est un original (un excentrique).

2 - Originel est en lien direct avec l’origine, et ne s’emploie pas substantivement contrairement à ‘ original ‘. Cela signifie qu’on ne peut pas dire ‘ un originel ‘, alors qu’on peut dire ‘ un original ‘. Péché originel, justice originelle.

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Différence entre maturité et maturation en langage horticole

Langue Il ne faut pas confondre ‘ maturité ‘ et ‘ maturation ‘ en langage horticole. La maturité désigne ce qui est mûr, tandis que la maturation est une étape qui mène à la maturité, les progrès successifs vers la maturité.

Exemple : ‘ Ce fruit est arrivé précocement à maturité grâce à un ensoleillement exceptionnel qui en a accéléré la maturation.’

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Noms avec un « i » après deux « l » : llier

emoticone Certains noms s’écrivent avec un ‘ i ‘ après ‘ ll ‘ : llier. Voici la liste : groseillier, aiguillier, chevillier, coquillier, éventaillier, joaillier, mancenillier, marguillier, médaillier, millier, quillier, quincaillier, vanillier.

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