posts dans la catégorie 'Conjugaison'


Elle s’est fait ou faite embaucher ?

Comment écrire le verbe faire au participe passé + infinitif au féminin ? Elle s’est fait ou faite embaucher (ou autre verbe à l’infinitif) ? Quand il est immédiatement suivi d’un infinitif, le participe passé du verbe faire est invariable. On écrira donc : elle s’est fait embaucher (mais on écrira : elle a été embauchée). Dans les autres cas, il faut accorder. Par exemple on écrira : elle s’est faite belle (belle est un adjectif, là il faut accorder selon les règles d’accord habituelles).

Appui ou appuie

Appui ou appuie ? Les deux mots existent mais l’un est un nom et l’autre correspond à la conjugaison du verbe appuyer. Un appui est nom masculin formé à partir du verbe appuyer au sens de soutien, de support moral, matériel ou physique. Un appuie-tête : dans ce cas, il s’agit du verbe appuyer, qui sert à former le nom composé, c’est la raison pour laquelle appuie prend un e à la fin. (Je/il/elle/on) appuie (avec un e à la fin) correspond au verbe appuyer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif présent (pour la deuxième personne du singulier). Le verbe appuyer est formé de ad (préposition) et du latin populaire appodiare, de podium = soubassement et emprunté au grec podion = petit pied (dict.étym.).

Transfert et transfère

L’erreur est courante de confondre les deux mots au niveau de l’écriture. Transfert est un nom, on dit UN transfert. Un transfert de marchandises, par exemple. Mais on écrit : je (il/elle/on) transfère les marchandises. Là il s’agit du verbe du 1er groupe (terminé en -er) transférer. À la première comme à la troisième personne du singulier, le verbe prend un e, et certainement pas un t ! Le nom transfèrement quant à lui est spécifiquement utilisé dans le cadre carcéral, puisqu’il désigne le fait de transférer un détenu d’un lieu vers un autre.

Seyant ou seillant ?

Un vêtement seyant, c’est un vêtement qui va bien à une personne, bien assorti. L’adjectif seyant (et non pas seillant comme on le voit souvent écrit !) vient du verbe seoir, qui signifie : aller bien à… et qui vient du latin sĕdēre = être assis, par l’ancien français sedeir = seoir. L’infinitif de ce verbe n’est d’ailleurs plus utilisé, on ne l’emploie qu’à certains temps et notamment à la troisième personne du singulier comme du pluriel : il sied, ils siéent, il seyait, il siéra, il siérait, de même qu’au participe présent seyant et au participe passé sis(e).

Elle s’est laissé ou laissée prendre au piège ?

Que doit-on écrire ? Elle s’est laissée prendre au piège (accord au féminin) ou elle s’est laissé prendre au piège (sans accord au féminin) ? C’est la deuxième solution : elle s’est laissé prendre au piège. En effet, dans ce cas d’accord du participe passé (laissé) avec un infinitif (prendre), s’ (s apostrophe) représente ‘elle’ et se retrouve donc COD (complément d’objet direct) de prendre au piège. De ce fait  il ne commande pas l’accord de laissé.

Différence entre verbe transitif et verbe intransitif

1/ Les verbes transitifs expriment une action du sujet. Ils nécessitent la présence d’un complément d’objet direct (COD) répondant généralement aux questions : qui ? Quoi ? Ce sont les verbes transitifs directs. Exemple : ‘ Il aménage sa maison. ‘ (Il aménage quoi ? Sa maison). D’autres verbes transitifs sont accompagnés d’un complément d’objet indirect (COI), à savoir construit indirectement à l’aide d’une préposition, qui répond plutôt aux questions : de qui ? De quoi ? À qui ? Ce sont les verbes transitifs indirects. Exemple : ‘ Nous rêvons de vacances ‘ (Nous rêvons de quoi ? De vacances).
2/ Les verbes intransitifs expriment quant à eux une action se limitant au sujet et sont reconnaissables au fait de ne jamais avoir de complément d’objet. Exemple : ‘ Il emménage. ‘

Attention ! Beaucoup de verbes peuvent être soit transitifs soit intransitifs, selon la manière dont ils sont employés. Exemple : ‘ Je mange du chocolat.’ (verbe transitif), je mange (verbe intransitif)

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Aménager et emménager

Le verbe transitif aménager désigne le fait de disposer du mobilier dans une pièce, une maison, paysager un jardin etc. En revanche, le verbe intransitif emménager s’applique aux personnes directement, qui s’installent dans un logement pour y habiter, et qui y apportent leurs meubles. L’aménagement du logement a lieu en général parallèlement à l’emménagement.

Verbes POUVOIR – VOULOIR – VALOIR

Les verbes du troisième groupe POUVOIR, VOULOIR et VALOIR ont une particularité, ils prennent X, X T aux personnes du singulier du présent de l’indicatif : je peux, tu peux, il/elle peut ; je veux, tu veux, il/elle veut ; je vaux, tu vaux, il/elle vaut.

Verbes en AP

Règle : les verbes en AP prennent PP : apprivoiser, apporter,  apparenter, apprécier etc.
Exceptions : apaiser, apanager, apercevoir, apetisser, apeurer, apitoyer, aplanir, aplatir, apostropher, apostasier, aponter, apurer.

Verbes en YER

Règle : dans le cas des verbes en — OYER et — UYER on transforme le Y en I devant un E muet : je nettoie, nous nettoyons ; j’essuie, nous essuyons.

Les verbes en -AYER peuvent conserver en revanche le Y devant un E muet : je paie ou je paye, nous payons ; je remblaie ou je remblaye, nous remblayons.

Précision : à l’imparfait de l’indicatif et au présent du subjonctif on doit mettre un I après le Y : nous nous ennuyions — il faut que vous nettoyiez les lieux.

Verbes en CER

Règle : les verbes terminés en CER à l’infinitif prennent une cédille sous le C devant A et O seulement : j’avance, nous avançons, il avançait, nous avancions.

Tort ou tord ?

Tort ou tord ? Les deux mots existent, ce sont des homophones, ils n’ont pas les mêmes significations : tort = avoir tort, se tromper / tord = du verbe tordre (tordre un pied, tordre du linge…). Je tords, tu tords, il tord (surtout pas de T !), nous tordons, vous tordez, ils tordent.

 

Ils se sont tout dit ou tout dits ?

On écrit : ‘ ils se sont tout dit ‘ et non pas ‘ ils se sont tout dits ‘, comme le propose notamment et à tort le correcticiel de Word. ‘ Tout ‘ est le COD (complément d’objet direct) et ‘ se ‘ est dans le cas présent un pronom indirect. Vu qu’il faut accorder avec le COD, on ne met pas de S à ‘ dit ‘.

Laissé ou laissée ?

Se laisser et laisser s’accordent en genre et en nombre… ou pas… selon les cas ! 1 – Le participe passé prend le genre et le nombre, quand la chose ou la personne en question le précède. Voici quelques exemples : ‘ La fenêtre qu’il a laissée ouverte. ‘ – ‘ Les affaires qu’il a laissées à la maison.’ 2 – Si ‘ laissé ‘ est suivi d’un infinitif, il est invariable sauf… si le sujet de ce même infinitif le précède (se trouve avant). Voici quelques exemples : ‘ Elle a laissé entrer ses amis à la maison (invariable). ‘ – ‘ Elle les a laissés entrer (variable –> les = ses amis). ‘ 3 – Concernant ‘ se laisser ‘, l’accord ne se fait que dans un seul cas avec le sujet, à savoir si celui-ci est également sujet de l’infinitif. Voici quelques exemples : ‘ Elle s’est laissée aller (s’ = soi – on accorde – c’est bien elle qui se laisse aller). ‘ – ‘ Elle s’est laissé prendre sa place (s’ = à soi – on n’accorde pas – ce n’est pas elle qui prend la place, mais quelqu’un d’autre). ‘

Clore ou clôturer ?

Les verbes clore et clôturer existent. Notons que le premier ne prend pas d’accent circonflexe contrairement au deuxième. Leur origine est liée puisque le nom verbal de ‘ clore ‘ est ‘ clôture ‘. Ils sont tous deux liés à la notion de fermeture. La différence réside surtout dans leurs emplois. On utilisera le verbe clore dans des phrases comme ‘ clore un chapitre ‘, ‘ clore une négociation ’, ‘ clore les paupières ‘ (on verrait difficilement  ‘ clôturer les paupières ‘ !). Le verbe clôturer est lié au fait d’entourer d’une clôture au sens propre : ‘ clôturer un terrain ‘. Cependant, on peut dire aussi ‘ clore un terrain ‘ et ‘ clôturer un compte en banque ‘ (mais on peut dire aussi ‘ clore un compte ‘, c’est correct). Dans le doute, si vous ne savez pas quel verbe employer, utilisez le verbe clore car il est officiellement admis par l’Académie, contrairement à l’abusif  ’ clôturer ‘.

Je me suis permis ou permise de…

Le participe du verbe permettre à la forme pronominale (pour rappel, c’est un verbe qui se conjugue avec deux pronoms de la même personne, comme par exemple ‘ je ‘ et ‘ me ‘) est invariable. On ne dira donc pas, en admettant que le sujet soit féminin dans cet exemple : ‘ Je me suis permise de venir plus tôt au rendez-vous. ‘ MAIS ‘ Je me suis permis de venir plus tôt au rendez-vous. ‘

En revanche, s’il y a un COD (complément d’objet direct) avant le verbe, là il faut accorder. Exemple : ‘ L’attitude très familière qu’elles se sont permise à l’égard du maire a choqué toute l’assemblée. ‘ Explication : ‘ Attitude ‘ est le COD, et vu qu’il est placé avant le verbe, il faut accorder au féminin singulier, et surtout pas avec ‘ elles ‘ au pluriel ! Elles ne se permettent pas elles-mêmes. Elles se permettent quoi ? Une attitude (COD). Attention, on dira : ‘ Elles se sont permis des attitudes très familières avec le maire. ‘ Nous revenons là dans le premier cas de figure où le participe est invariable.

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Qu’est-ce qu’un verbe défectif ?

Un verbe défectif est un verbe auquel il manque des temps ou des personnes au niveau de sa conjugaison. Il ne possède donc pas toutes les formes de conjugaison attestées pour les verbes de la même série. En voici quelques-uns :

Absoudre (veut dire excuser, pardonner) = ne se conjugue pas au passé simple de l’indicatif ni à l’imparfait du subjonctif.

Choir (veut dire tomber) = s’utilise surtout à l’infinitif, mais également au présent de l’indicatif, aux première et deuxième personnes du singulier (je et tu) et troisièmes personnes du singulier et du pluriel (il-elle et ils,-elles). Pas de conjugaison avec nous et vous au présent de l’indicatif. Il se conjugue également au passé simple et futur sous les formes suivantes : cherra et choira, et au passé simple, passé composé et plus-que-parfait. Le participe passé : chu et chue.

Falloir = ce verbe n’a pas d’impératif ni de participe présent. C’est un verbe impersonnel qui se conjugue à la troisième personne (ex. il faut).

Nuire (veut dire causer du tort) =  son participe passé n’a pas de féminin ni de pluriel, et ne prend pas de T  : nui.

Pouvoir = ce verbe n’a pas d’impératif.

Rire = ce verbe n’a pas de féminin ni de pluriel au participe passé : ri.

Survivre = le participe passé de ce verbe est invariable : survécu. Pas de féminin ni de pluriel.

Assis-toi, assieds-toi ou assois-toi ?

Le verbe ‘ asseoir ‘ est souvent maltraité ! L’erreur courante consiste à dire, à l’impératif présent, ‘ assis-toi ‘ alors qu’il faut dire ‘ assieds-toi ‘ ou ‘ assois-toi ‘ (bien que cette dernière forme soit moins agréable d’un point de vue phonétique). Concernant la conjugaison aux autres personnes, on écrit ‘ asseyons-nous ‘ ou ‘ assoyons-nous ‘ et ‘ asseyez-vous ‘ ou ‘ assoyez-vous ‘. Le verbe vient du latin assidere = ‘ être assis auprès ‘. Le verbe ‘ s’asseoir ‘ se disait ‘ se seoir ‘ jusqu’au XVIIe siècle, d’où le E situé entre le S et le O.

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Vous contredites ou vous contredisez ?

Le verbe contredire est souvent victime de maltraitance linguistique ! Contrairement aux idées reçues, il ne se conjugue pas comme les verbes dire et redire ! Au présent de l’indicatif et de l’impératif, les composés de dire (hors verbes dire et redire), à savoir contredire, dédire, interdire, médire et prédire, se terminent par -isez à la 2ème personne du pluriel : vous contredisez, dédisez, interdisez, médisez, prédisez. L’exemple est flagrant sur le verbe interdire. Personne n’irait dire : vous interdites ! Autre erreur possible (et courante !) : certains sont tentés d’ajouter de la complication là où il n’y en a pas, à savoir mettre (en plus !) un accent circonflexe : vous contredîtes ! Non, pas d’accent, oubliez-le ! Le verbe maudire quant à lui prend deux S à la deuxième personne du pluriel : vous maudissez. Il se conjugue comme finir.

L’eau bouille ou l’eau bout ?

Le verbe bouillir est souvent maltraité ! On dit bien il faut que l’eau bouille (présent du subjonctif) mais on dit l’eau bout (présent de l’indicatif). Erreur courante : au passé simple, il ne faut pas dire l’eau bouilla mais l’eau bouillit.

Mouvoir – promouvoir – émouvoir

Voici 3 verbes sources d’erreurs de conjugaison : mouvoir, promouvoir et émouvoir. Beaucoup de gens disent : ‘ je promouvois ‘, alors qu’il faut dire ‘ je promeus ‘. Dans la pratique courante, on utilise surtout la formule ‘ faire la promotion de… ‘. Cela rend l’erreur impossible. Les trois verbes se conjuguent selon les mêmes règles sauf au participe passé où émouvoir et promouvoir ne prennent pas d’accent circonflexe, contrairement à mouvoir : mû (mue), ému (émue) et promu (promue) / ayant mû, ayant ému, ayant promu.

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